Découvrez les lauréats et lauréates 2016

Carine Monat - MT180 - 2016
Premier prix
Carine
Monat
UdeM - Université de Montréal
Le rôle de SAPCD2 et LGN dans la régulation de l’orientation du fuseau mitotique et des divisions asymétriques pendant le développement de la rétine

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J'ai la chance d'avoir une famille très intéressée par ce que je fais. Comme ils sont loin, ce sont les sessions Skype qui se transforment souvent en explications. Avec des analogies culinaires ou géographiques ! Le plus gros défi c'est d'expliquer de façon imagée sans appauvrir l'information (et de connaitre sa géographie !). J'adore les voir « allumer » dès qu'ils ont compris.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Ni l'un, ni l'autre. J'aime tester par moi-même. Et avoir de la matière pour appuyer mes arguments. J'ai besoin de toucher pour comprendre. Faire de la recherche pour moi représente une chance inouïe de pouvoir « lire le vivant », l'observer et le décrire du mieux qu'on peut dans la limite des techniques et de notre imagination.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Ma vie d'étudiante-chercheure est surtout derrière le microscope. Les deux expériences les plus enrichissantes que j'ai vécu sont le fait de réaliser mon projet en collaboration avec une autre étudiante, Catherine Chiu, à Toronto. On a eu à s'apprendre des expériences. Et la deuxième, lorsque nous avons été publiées, après tout ce processus long et stressant.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J'aime bien partager ce que j'ai compris et montrer que la science même la plus fondamentale est accessible et compréhensible si elle est expliquée correctement. J'ai été marquée par "l'auto-déterminisme" véhiculé à l'école, que tout le monde ne peut pas comprendre les maths par exemple.De plus, j'aimerais bien que la science soit considérée comme partie intégrante de la culture, et avec ce format de concours, on peut venir assister aux présentations comme on irait au théâtre ou voir un spectacle de danse.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sorti(e) des sentiers battus?
Après ma présentation, je crains toujours que les gens se demandent « ok, et alors (à quoi ça sert) ? ». Je trouve être sortie des sentiers battus en ne faisant pas de raccourcis vers des applications magiques, hypothétiques et lointaines comme si j'avais à vendre mon projet.

Alex Drolet-Dostaler - MT180 - 2016
Deuxième prix
Alex
Drolet-Dostaler
UQO - Université du Québec en Outaouais
L'évaluation de la pré-implantation d'un nouveau plan de crise établi conjointement par des personnes aux prises avec des troubles mentaux graves et des équipes d'intervenants

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
La première fois que j'ai tenté de vulgariser ma thèse à un membre de mon entourage, le plus gros défi a été de transformer la panoplie d'informations en quelques énoncés simples et cohérents, tout en maintenant l'aspect scientifique. Elle a d'ailleurs tenté d'expliquer mon sujet de thèse à un collègue et elle m'a ensuite raconté les efforts que cela lui a pris pour se souvenir de l'essentiel… J'ai donc compris que mes aptitudes de vulgarisation n'étaient pas au point!

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi…?
Ma recherche représente mon désir de faire une différence dans la vie des personnes plus vulnérables, comme les bénéficiaires de services en santé mentale, en passant par une réflexion éthique sur l'autonomie. Parallèlement, mon projet reflète ma passion pour la psychologie et l'aboutissement d'un long parcours d'apprentissages scientifiques, toujours plus riches les uns que les autres.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Lorsque je me concentre sur la recherche, je suis plutôt du type «ermite», c'est-à-dire que je m'installe dans un lieu tranquille et éloigné des foules, avec amplement de collations et de café pour me stimuler toute la journée! C'est ainsi que je parviens à produire à un rythme qui me convient. La diffusion des résultats en congrès est certes valorisante, mais les moments les plus stimulants sont ceux où l'on arrive à piquer la curiosité des gens qui nous entourent…

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Le concours est une opportunité de combiner aptitudes de communication, créativité graphique et enthousiasme pour la science en quelques minutes. Il s'agit d'un défi relativement simple, mais qui exige une capacité de synthèse exceptionnelle. De plus, la perspective de participer à une finale nationale, voire internationale, et de rencontrer des doctorants d'une variété de domaines, est très excitante.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sortie des sentiers battus?
Ma participation est unique dans la mesure où je présente un enjeu éthique majeur dans le domaine de la prestation de services en santé mentale, mais avec humanité, spontanéité et même un peu d'humour. Tout en diffusant des résultats de recherche, je cherche à sensibiliser la population au thème du consentement aux soins, qui nous concerne tous de près ou de loin et qui sait susciter la controverse.

Maud Gratuze - MT180 - 2016
Troisième prix
Maud
Gratuze
Université Laval
Impact du diabète sur la phosphorylation de la protéine tau dans la maladie d'Alzheimer

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J'ai quelques fois essayé d'expliquer mon sujet de recherche à ma famille sans grand succès. Mais, pour le concours, j'ai renouvelé l'expérience. Cette fois-ci, je leur ai demandé de m'expliquer les points flous pour eux, et ensemble, nous avons cherché des mots plus simples ou des exemples pour clarifier ces zones d'ombres. Le plus gros défi a été de simplifier sans changer le sens.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Le cerveau m'a toujours fascinée! Il est de mieux en mieux compris et pourtant encore plein de mystères. La maladie d'Alzheimer est une terrible maladie qui entraîne la perte des neurones du cerveau. Après plus d'un siècle de recherches, aucun traitement curatif n'existe alors que la maladie touche de plus en plus de personnes. J'essaie donc de contribuer à la résolution d'une des plus grandes énigmes du cerveau!

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Au quotidien, je fais des expériences de biologie moléculaire. J'évalue le niveau de certains marqueurs de la maladie d'Alzheimer chez des souris diabétiques et j'essaie d'en comprendre les mécanismes en mesurant les niveaux de certaines protéines dans le cerveau.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
C'était pour moi un vrai défi! Je ne parle de mon projet qu'avec des scientifiques mais je trouve qu'il est indispensable d'être capable de faire comprendre ses recherches à des personnes pour qui la science n'est pas quotidienne.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sortie des sentiers battus?
Je pense que mon sujet était un atout. Beaucoup de personnes sont concernées par la maladie d'Alzheimer et/ou le diabète (amis ou famille malades) mais peu connaissent le lien entre ces 2 maladies. L'originalité et la nouveauté ont probablement été mes meilleures alliées dans ce concours.

Carine Monat - MT180 - 2016
Prix du public
Carine
Monat
UdeM - Université de Montréal
Le rôle de SAPCD2 et LGN dans la régulation de l'orientation du fuseau mitotique et des divisions asymétriques pendant le développement de la rétine

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J'ai la chance d'avoir une famille très intéressée par ce que je fais. Comme ils sont loin, ce sont les sessions Skype qui se transforment souvent en explications. Avec des analogies culinaires ou géographiques ! Le plus gros défi c'est d'expliquer de façon imagée sans appauvrir l'information (et de connaitre sa géographie !). J'adore les voir « allumer » dès qu'ils ont compris.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Ni l'un, ni l'autre. J'aime tester par moi-même. Et avoir de la matière pour appuyer mes arguments. J'ai besoin de toucher pour comprendre. Faire de la recherche pour moi représente une chance inouïe de pouvoir « lire le vivant », l'observer et le décrire du mieux qu'on peut dans la limite des techniques et de notre imagination.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Ma vie d'étudiante-chercheure est surtout derrière le microscope. Les deux expériences les plus enrichissantes que j'ai vécu sont le fait de réaliser mon projet en collaboration avec une autre étudiante, Catherine Chiu, à Toronto. On a eu à s'apprendre des expériences. Et la deuxième, lorsque nous avons été publiées, après tout ce processus long et stressant.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J'aime bien partager ce que j'ai compris et montrer que la science même la plus fondamentale est accessible et compréhensible si elle est expliquée correctement. J'ai été marquée par "l'auto-déterminisme" véhiculé à l'école, que tout le monde ne peut pas comprendre les maths par exemple.De plus, j'aimerais bien que la science soit considérée comme partie intégrante de la culture, et avec ce format de concours, on peut venir assister aux présentations comme on irait au théâtre ou voir un spectacle de danse.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sorti(e) des sentiers battus?
Après ma présentation, je crains toujours que les gens se demandent « ok, et alors (à quoi ça sert) ? ». Je trouve être sortie des sentiers battus en ne faisant pas de raccourcis vers des applications magiques, hypothétiques et lointaines comme si j'avais à vendre mon projet.

Miché Ouédraogo - MT180 - 2016
Finaliste
Miché
Ouédraogo
ÉNAP - École nationale d'administration publique
Gestion et transfert des connaissances dans le secteur public : comment relever le défi?

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J'ai tenté à plusieurs reprises de vulgariser ma thèse auprès des membres de ma famille. Je dois avouer que le plus grand défi pour moi a été de traduire le jargon technique et méthodologique que j'utilise dans le cadre de ma recherche en terme plus simple et plus facile à saisir.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi…?
Pour moi, ma thèse représente un choix de carrière réfléchi, car c'est au fil de mes différents cours et formations que j'ai développé une passion pour l'administration publique. Toute chose qui m'a motivé à approfondir mes connaissances dans ce domaine avec ma thèse.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Ma vie d'étudiant chercheur au quotidien est partagée entre mon domicile, mon bureau d'assistant de recherche et mes salles de cours. Mon expérience la plus enrichissante a été lorsque j'ai eu l'occasion de partager mes premiers résultats de recherche avec ma directrice et certains collègues et avoir leur retour positif. J'ai compris que c'était possible et que je pouvais y arriver avec de la détermination.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J'ai choisi ce concours parce que mon sujet de thèse me passionne au point que j'ai envie de partager ce que je fais avec le plus grand nombre de personnes possible. Ce concours est pour moi une tribune exceptionnelle pour cela, et je ne compte pas rater l'occasion.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sorti des sentiers battus?
Le fait de trouver les mots qu'il faut pour un public non initié. Me convaincre moi-même que c'est possible et que je peux y arriver si j'y crois et que j'ai la foi.

Ilies Tebbiche - MT180 - 2016
Finaliste
Ilies
Tebbiche
INRS - Institut national de la recherche scientifique
Simulation et modélisation pour la séquestration du CO2 avec des résidus miniers

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Oui, plusieurs fois même! Le plus grand défi était de trouver un fil conducteur ou un intérêt partagé chez l'interlocuteur. C'est là que j'ai pris conscience de l'importance du langage corporel pour susciter l'intérêt de l'autre.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
C'est plutôt un choix de carrière, je voulais exercer en tant qu'ingénieur de recherche. J'ai choisi un sujet de doctorat qui rentre dans le cadre de mon aspiration de carrière car il me permet de développer des compétences précises.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Je viens presque de débuter (environ 5 mois), je pense que le meilleur est à venir!

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
C'était un défi personnel, je cherchais notamment à booster mes compétences en communication.

Christine Beaulieu - MT180 - 2016
Finaliste
Christine
Beaulieu
École Polytechnique de Montréal
Comment la ségrégation granulaire influence-t-elle le transfert de chaleur dans un four rotatif?

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Une thèse de doctorat est quelque chose de très précis. Il est difficile d'en faire ressortir les grandes idées et les concepts intéressants qui peuvent être compris par tout le monde, tout en demeurant scientifiquement rigoureux! À chaque fois que quelqu'un me demande en quoi consiste mon sujet de doctorat, j'essaie de trouver une nouvelle façon de l'expliquer et ça me fait bien rire. Je cherche encore la façon optimale. Le concours Ma Thèse en 180 secondes m'a beaucoup aidée dans cette direction.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
La recherche s'est présentée à moi comme une poursuite normale de mon cheminement scolaire. À la fin de mon baccalauréat, j'avais encore soif de connaissances. J'aime travailler sur des problèmes abstraits et avoir des tâches différentes de jour en jour, de semaine en semaine. La recherche est aussi une superbe occasion pour moi de voyager, de rencontrer d'autres étudiants et professeurs et de participer à un tas d'activités.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
La vie d'étudiant-chercheur change énormément d'un jour à l'autre. Je qualifierais mon doctorat de véritables montagnes russes : de gros stress et des périodes beaucoup plus calmes, des grandes victoires suivies d'épreuves très éprouvantes… J'ai eu l'opportunité de présenter mes travaux devant mes pairs lors d'une conférence internationale à Barcelone. Cette présentation a représenté un réel défi pour moi, mais j'y ai énormément appris!

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Il s'agit d'un concours très encouragé dans mon groupe de recherche. Plusieurs étudiants en génie chimique avaient participé dans les années passées et ils n'en retenaient que du bien! Personnellement, je trouvais qu'il s'agissait d'un concours original et différent. De plus, j'ai toujours adoré vulgariser des notions scientifiques. C'était un beau défi!

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sortie des sentiers battus?
Ce concours m'a fait travailler énormément d'aptitudes que je n'avais jamais approfondies avant. En particulier, j'étais extrêmement angoissée à l'idée de parler devant une centaine de personnes dans un amphithéâtre! Étonnamment, j'ai beaucoup apprécié l'expérience. J'espère être sortie des sentiers battus en présentant mon sujet d'une manière différente, en l'introduisant avec une petite histoire plutôt qu'en plongeant directement dans la thématique.

Alain Serge Agnessan - MT180 - 2016
Finaliste
Alain Serge
Agnessan
UWO - University of Western Ontario
Montrer l'indicible. Ethos et iconotextualité post-apocalyptiques dans la BD et le cinéma sur le génocide rwandais

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J'essaie continuellement de vulgariser ma thèse à ma famille, mes amis. Le défi majeur, bien avant celui de leur faire comprendre à l'aide de mots simples les problèmes que je tente de résoudre avec ma thèse, est de leur démontrer que les études littéraires sont aussi importantes que les recherches en sciences dures. Ce n'est pas toujours évident, mais je parviens, progressivement, à faire des émules.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
C'est en année de licence que cette passion pour la recherche en théorie littéraire s'est « mise en couple » avec moi. Et depuis lors, c'est le grand amour. Ma thèse de doctorat est aussi bien un défi qu'une promesse que j'ai faite au directeur de mon mémoire de maîtrise. Aussi, avec ma thèse qui traite du génocide rwandais, je voudrais faire acte de mémoire pour toutes ces victimes. J'espère y arriver.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Mon expérience la plus enrichissante demeure, indéniablement, mon admission au programme doctoral en études françaises de l'Université de Western Ontario. J'y côtoie chaque jour des enseignants tous très talentueux ainsi que des étudiants de divers champs disciplinaires. Ce melting-pot de savoirs est un merveilleux avantage pour qui veut faire de la recherche universitaire.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
À dire vrai, j'ai décidé d'y participer pour le fun. Je ne m'attendais vraiment pas à en être lauréat. Même si maintenant, je dois avouer que je me sens très honoré et chanceux car les autres doctorants ont, chacun, fait une très belle performance.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sorti des sentiers battus?
Le Temps : parvenir à décrire en trois minutes ce qui demande quatre ou cinq ans de recherches s'avère être déjà un éloignement très prononcé des sentiers battus.

Aurélie Lacroix - MT180 - 2016
Finaliste
Aurélie
Lacroix
Université McGill
Développement de cages d’ADN multivalentes pour améliorer le ciblage thérapeutique

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Quand j'ai commencé mon doctorat, la première chose que j'ai faite a été d'essayer d'expliquer à ma famille mon projet de thèse! Le plus gros défi est d'utiliser des mots simples, et d'essayer de raconter une histoire pour que les gens ne perdent pas le fil. Mais c'est souvent un bon exercice, le monde est réceptif et m'encourage beaucoup. Parfois, les gens s'imaginent que je vais éradiquer le cancer à moi toute seule, alors c'est une bonne façon de leur expliquer qu'il va falloir encore beaucoup de temps, et que chaque chose que l'on découvre est souvent le fruit de la recherche de beaucoup de laboratoires à travers le monde.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Cela fait longtemps que je suis attirée par la recherche pharmaceutique et la science. J'aime aussi avoir l'impression de faire quelque chose d'utile pour les autres! De là à faire un doctorat… je ne l'imaginais pas! Et pourtant, après différentes opportunités dans des laboratoires de recherche et un diplôme d'ingénieur, j'ai réalisé que cela me plaisait énormément. C'est ce qui m'a poussé à commencer : consacrer mes prochaines années à quelque chose qui me passionne ! Je suis très curieuse et intéressée par plein de choses.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
En tant que chimiste, je passe beaucoup de temps dans le laboratoire. Je prépare et caractérise mes nano-objets, puis je les teste sur différentes cellules cancéreuses. Je pense qu'une des expériences les plus enrichissantes pour moi est de travailler dans un environnement multiculturel. Nous sommes beaucoup d'étudiants dans le laboratoire, et nous venons de tous les continents! On travaille beaucoup ensemble, on se donne des conseils, on s'aide… chacun avec nos façons de penser et de travailler.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Après avoir vu des vidéos des participations des années précédentes, j'ai décidé de m'inscrire. D'abord, je trouvais que c'était l'opportunité parfaite pour partager avec mes amis et ma famille ce que je faisais. C'est aussi un très bon exercice de communication pour moi, une qualité essentielle dans ma future carrière. Enfin, je crois que c'est important de partager avec le grand public, car les gens se demandent souvent ce que l'on fait avec nos blouses au fond des laboratoires!

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sorti(e) des sentiers battus?
Présenter ma recherche devant un public non-scientifique était un vrai défi pour moi! On a l'habitude de présenter avec des termes techniques, et on a souvent beaucoup plus de temps que 3 minutes. Ici, il faut réussir à capter et garder l'attention du public. Néanmoins, quel exercice enrichissant et valorisant!

François Fabi - MT180 - 2016
Finaliste
François
Fabi
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
L’utilisation de Par-4 et le contrôle de sa dynamique cytonucléaire pour contrer la chimiorésistance acquise des cancers ovariens

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J'ai plusieurs fois expliqué ma thèse et mes projets à ma famille. Évidemment, cela demande un certain niveau d'abstraction et l'utilisation de métaphores pour faciliter la compréhension. Le plus gros défi, c'est de transformer le vocabulaire hautement technique et d'utiliser des termes qui sont tout aussi pertinents mais simplifiés.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Les deux; mon père étant professeur, j'ai depuis longtemps envisagé la carrière universitaire. L'accord exceptionnel entre dépassement continuel de soi, recherche de pointe, liberté académique et collègues d'excellence motive maintenant mon choix.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Travailler au laboratoire, élaborer et faire des expériences, écrire des projets de recherche et des demandes de bourses, préparer des présentations orales, constamment se garder à jour en lisant les articles les plus récents liés à mon champ de recherche. L'expérience la plus enrichissante jusqu'à maintenant a été mon examen doctoral.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Comme défi personnel, pour prouver ma capacité à expliquer de façon succincte et pertinente des concepts complexes et abstraits. Montrer qu'on peut intéresser les gens avec la recherche fondamentale et rappeler à tous l'importance de cette dernière dans l'avancée des connaissances ET AUSSI des applications thérapeutiques.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sorti des sentiers battus?
Peu de gens de mon domaine participent généralement à ce type de concours; la vulgarisation n'est pas une priorité pour plusieurs chercheurs fondamentaux car l'auditoire habituel est expert.

Emmanuelle Wilhelm - MT180 - 2016
Finaliste
Emmanuelle
Wilhelm
UdeS - Université de Sherbrooke
Identification protéomique d’un nouveau complexe HDAC régulant la latence du VIH par une reconnaissance spécifique du promoteur de base

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Certainement! La réaction la plus particulière a cependant été celle d'une personne appartenant à une communauté touchée par le VIH/SIDA : alors que j'expliquais que j'étudiais des protéines, elle m'a confié que pour elle, c'était comme si je travaillais avec de la viande! C'est là que j'ai compris que la vulgarisation demande de s'adapter à son auditoire, et que différents niveaux de simplification peuvent être nécessaires.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
J'ai toujours été curieuse des phénomènes biologiques et c'est très naturellement que mon cheminement m'a conduit à la recherche en biologie humaine. Aussi, en essayant d'apporter ma contribution à la lutte contre le VIH/SIDA j'ai le sentiment de cultiver mon humanité, ce qui n'est pas toujours facile dans notre société.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Mes journées combinent à un rythme souvent effréné planification et réalisation d'expériences, discussion avec mon directeur et mes collègues, lectures et recherches. Dans un contexte où l'on est souvent isolé dans sa bulle, ce qui m'enrichit beaucoup c'est le partage, tant avec des scientifiques chevronnés qui vont m'amener au-delà de mes questions habituelles, qu'avec des stagiaires débutants, pour qui tout est nouveauté et source d'excitation.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Mes expériences précédentes de vulgarisation et l'encadrement d'étudiants de 1er cycle m'ont montré à quel point il est important de savoir partager sa recherche, surtout dans notre monde actuel tellement centré sur la communication. De plus, c'est un beau défi qui nous amène à prendre un peu de recul par rapport à nos recherches au quotidien.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sortie des sentiers battus?
On voit souvent les scientifiques comme des savants fous réalisant des expériences mystérieuses dans le secret de leur laboratoire. J'ai voulu pousser la métaphore aussi loin que possible tout en restant exacte pour tenter de rendre accessible un sujet complexe et briser un peu ce mythe. Le concours « Ma thèse en 180 secondes » est parfait pour cet exercice!

Fatima-Zohra Er-Rafia - MT180 - 2016
Finaliste
Fatima-Zohra
Er-Rafia
HEC Montréal
La Chine : le nouveau Japon du XXIe siècle?

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
L'exercice de vulgarisation de ma thèse a commencé avec les membres de ma famille et mes amis. Ce n'était pas évident au début, car j'utilisais des termes et un jargon auxquels ils n'étaient pas habitués. Toutefois, grâce à leurs questions de prime abord faciles, je réalisais souvent que des éléments qui étaient pour moi évidents ne l'étaient pas forcément pour les autres ; ce qui m'a obligé à faire très attention lors de la rédaction de ma thèse.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Ma recherche représente ma passion. Je suis une passionnée de l'Asie, des cultures, de l'histoire, de la géopolitique… Grâce à ma thèse, j'ai pu travailler sur tous ces éléments ensemble et j'ai pu maintenir ma motivation tout au long de ma recherche sans me fatiguer ni m'ennuyer. C'était une découverte perpétuelle des facettes de mon sujet.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Le fait d'aller passer près d'un mois en Chine et de confronter la théorie à la réalité a été une expérience fort enrichissante pour moi. J'ai visité diverses organisations dans quelques villes chinoises, j'ai rencontré des gens du monde entier et j'ai interviewé des Chinois de toutes les souches. C'était absolument génial à tous les niveaux!

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Je vois le concours comme une expérience enrichissante à tenter pour clore en beauté ce chapitre de ma vie intitulé «le doctorat». Ce fut un défi de soutenir ma thèse en seulement 45 minutes alors que j'avais beaucoup de choses à dire et à partager avec les autres; cela va être un défi de le faire en 3 minutes seulement et dans des termes vulgarisés. J'ai hâte!

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sortie des sentiers battus?
Ce concours me donne, pour la première fois, l'opportunité de présenter ma recherche devant un public non académique, qui n'est pas composé d'experts dans le domaine. C'est une superbe opportunité à saisir!

Marie-Eve Gonthier - MT180 - 2016
Finaliste
Marie-Eve
Gonthier
UQAR - Université du Québec à Rimouski
Le clavardage pédagogique pour soutenir les élèves en difficulté: écriture, interactions et motivation

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Oui, mais pas dans les détails. J'ai seulement exposé les grandes lignes de mon projet à ma famille à quelques reprises. La plus grande question était alors : pourquoi me suis-je tournée vers le clavardage?

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Ma recherche représente plutôt une évolution, en lien avec l'impact des divers outils technologiques sur l'écriture. À la maîtrise, j'ai vérifié l'influence du clavardage sur l'écriture. Celui-ci n'ayant pas d'impact défavorable sur l'écriture, pourquoi ne pas tenter son intégration en classe dans un contexte de collaboration, compte tenu de l'intérêt des élèves pour ce mode de communication? Ma recherche représente aussi le désir de trouver des outils pertinents pour motiver les élèves à écrire et les aider à mieux réussir en écriture, de même qu'à leur donner l'envie d'écrire davantage à l'école.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Ma vie d'étudiante-chercheuse est très mouvementée! Entre la rédaction de ma thèse et ce qu'elle implique (collecte, analyse de données…), les charges de cours, la participation à quelques congrès ici et là, et la vie de famille (deux jeunes enfants de un et de trois ans), j'ai peu de répit. Il suffit de bien s'organiser, de se faire un horaire et de s'y tenir. À ce jour, mon expérience la plus enrichissante est mon stage doctoral réalisé à l'Université de Genève, où j'ai eu l'occasion de collaborer avec plusieurs chercheurs réputés. J'ai aussi participé à des congrès internationaux, qui me permettent de faire connaître mes résultats de recherche tout en faisant des rencontres très intéressantes. D'ailleurs, deux congrès à l'international sont prévus dans le courant des prochains mois.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J'ai décidé de participer afin de relever un défi, celui de synthétiser une thèse réalisée en plusieurs années en trois minutes seulement. Il s'agit également d'un exercice de synthèse que je suis contente de réaliser avant de faire ma soutenance de thèse. En plus, je désire faire connaître ma recherche et vérifier si je suis en mesure de la vulgariser de façon adéquate pour le plus grand nombre.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sortie des sentiers battus?
Je suis sortie des sentiers battus compte tenu que de synthétiser une thèse d'environ 200 pages en trois minutes n'est pas une mince affaire! Ce concours m'a aussi poussée à réfléchir à mon sujet de thèse afin d'en faire ressortir les éléments essentiels, ce qui est un excellent exercice à ce stade de mes études doctorales. Je trouve que ce concours est un excellent moyen de faire connaître les recherches des doctorants et de nous faire cheminer dans notre processus de recherche.

Mohamed Edahbi - MT180 - 2016
Finaliste
Mohamed
Edahbi
UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Prédiction du comportement géochimique des rejets miniers porteurs de terres rares

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J'ai l'habitude d'expliquer mes travaux de recherche à ma famille et à mes amis. Puisque mon projet est un sujet qui attire autant de curiosité, les gens veulent toujours en savoir davantage sur le sujet. Le plus gros défi a été de cibler l'essentiel pour faciliter la compréhension. Lorsque je parle de la géochimie, la minéralogie, et les éventuels impacts des terres rares sur l'environnement, la vulgarisation devient de plus en plus difficile!

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Ma recherche représentepour moi une chance de développer une expertise novatrice sur la prédiction du comportement géochimique de rejets miniers de terres rares. Cette expertise sera en mesure non seulement de fournir des éléments de réponses nécessaires pour les compagnies minières développant des projets des terres rares, mais également de contribuer à faire du Canada un leader mondial pour l'exploitation responsable de terres rares.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur ?
Mon quotidien d'étudiant-chercheur se résume à la conduite de diverses manipulations expérimentales visant à étudier le comportement des rejets miniers porteurs des terres rares. Je tente de trouver un équilibre entre ma vie personnelle et les multiples projets liés à la recherche. Mon expérience la plus enrichissante est liée à la rencontre de personnes passionnées par la recherche et aux amitiés qui se sont développées au fil des années.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes ?
J'ai décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes pour améliorer mes aptitudes en communication orale et surtout en vulgarisation scientifique, et pour accroître le rayonnement scientifique de mes travaux de recherche.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sorti des sentiers battus ?
Jusqu'à présent, j'ai juste l'habitude de présenter mes travaux de recherche devant un auditoire scientifique. Mais le concours de ma thèse en 180 secondes m'a permis de présenter mes travaux devant un large public non scientifique. Ce travail de vulgarisation nécessite un effort particulier pour apprendre à dire l'essentiel en 180 secondes. Et quel défi!

Adelphine Bonneau - MT180 - 2016
Finaliste
Adelphine
Bonneau
UQAM - Université du Québec à Montréal
Dater l'art rupestre de façon directe en utilisant le radiocarbone et la luminescence stimulée optiquement : application à des sites d'Afrique australe et du Bouclier Canadien

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Expliquer mes travaux de thèse est une question récurrente à chaque réunion de famille. À devoir répéter souvent l'exercice, j'ai fini par trouver quelques phrases et comparaisons qui fonctionnent, en utilisant les thèmes employés autour de la table : séries télévisées, films, et sports en particulier.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
La partie archéologie de ma recherche est un rêve d'enfant. Qui n'a jamais rêvé de prendre la place d'Indiana Jones ? Néanmoins, j'avais une autre passion : la chimie. Trouver un domaine qui allie les deux n'a pas été des plus faciles. Heureusement pour moi, l'archéométrie est une science que l'on mentionne dès la première année de licence en archéologie en France. J'ai ainsi pu adapter mon parcours universitaire pour aller vers ce domaine pour ma maîtrise, puis mon doctorat.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
« Étudiant-chercheur », le terme porte bien son nom. Nous sommes des étudiants, nous sommes là pour apprendre de nos professeurs et encadrants tout en développant nos propres axes de recherche. Pendant mon doctorat, j'ai eu la chance de côtoyer plusieurs personnes formidables qui m'ont enseigné leur savoir et leur savoir-faire. Dans le même temps, j'ai eu l'opportunité d'encadrer une étudiante à la maîtrise pour son stage de fin d'études. Cela a été une expérience très enrichissante, pour la première fois, de transmettre ce que j'avais appris à d'autres personnes et ainsi de participer à mon tour à la transmission du savoir et de la science.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Lors du party du Noël de mon centre de recherche, il a été demandé aux étudiants volontaires de s'essayer à présenter leur thèse en 180 secondes. À la suite de cette expérience, je me suis prise au jeu et j'ai décidé de m'inscrire au concours organisé par mon université.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sortie des sentiers battus?
Mon travail d'étudiante était guide touristique. Ainsi, la vulgarisation scientifique faisait partie de mon travail. J'ai fait visiter différents musées et villes, et suis intervenue auprès de publics très variés, de 7 à 77 ans. Même si mon temps était limité, les visites duraient au moins une heure, voire beaucoup plus. Ainsi la contrainte de temps, telle que celle imposée par ce concours, a été une grande découverte et un défi personnel, habituée que j'étais à m'étendre parfois allégrement sur certains sujets.

Jérémy Brossard - MT180 - 2016
Finaliste
Jérémy
Brossard
ÉTS - École de technologie supérieure
Application de la commande B à un quadricoptère

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Le plus gros défi, c'est d'arriver à distinguer ce qui est important à faire comprendre et ce qui ne l'est pas. Ensuite, de vulgariser dans un langage que les gens en face de nous puissent comprendre. Il faut simplifier son sujet tout en conservant sa substance. Finalement, ça demande beaucoup d'adaptation pour arriver à faire saisir les intérêts.
Les réactions sont globalement positives, car j'aborde le sujet sous l'angle du divertissement et en mettant en avant les intérêts dont la société peut bénéficier. Il y a également les sceptiques qui voient de prime abord l'utilisation controversée que l'on peut faire des drones, ou pensent que ça ne sert pas à grand-chose. J'essaye alors d'agrandir leurs champs de vision et de leur montrer le portrait dans son ensemble.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Après plusieurs années en entreprise, c'était une grosse prise de risque pour moi de retourner dans le domaine universitaire. Non seulement financièrement, mais aussi parce que les modes de fonctionnement sont très différents. Je n'avais vraiment aucune certitude que ça allait marcher. Avec le recul, je me dis que ç'a été un excellent choix. La recherche que je fais actuellement est une opportunité de travailler en profondeur sur un sujet qui me plaît particulièrement. Tout en conservant beaucoup d'autonomie sur où, quand, sur quoi et comment je travaille.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
C'est un équilibre entre plusieurs extrêmes. D'un côté, la recherche permet de s'adonner à une activité cérébrale intense, logique, cartésienne. On remet les choses en question, on cherche à les comprendre en profondeur, on explore l'inconnu. Ça mène parfois à des questions existentielles! C'est super excitant. De l'autre côté, pour contrebalancer, je fais pas mal de sport. Ça permet de se vider l'esprit, d'évacuer et de rechercher des sensations différentes. C'est également un très bon moyen de ne pas rester enfermé dans son laboratoire et de développer un réseau social.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Il y a dans les universités beaucoup de projets de recherche à très fortes valeurs ajoutées, que ce soit pour la société ou les entreprises. C'est d'ailleurs ce que j'ai constaté lors du concours à l'ÉTS. Je suis convaincu que la recherche peut améliorer considérablement nos conditions de vie. Il faut donc la sortir la recherche des universités et la diffuser. Ce serait dommage de laisser croupir les bonnes idées dans le fond des laboratoires. Le concours "Ma thèse en 180 secondes" est une très bonne opportunité pour cela.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sortie des sentiers battus?
Vulgariser au grand public est un exercice challengeant et très motivant à la fois. Il faut arriver à jongler entre une simplification dans un langage le plus universel possible de son sujet, tout en conservant sa consistance et son caractère scientifique. Puis monter sur scène, faire face au public et à la pression, et dérouler son texte de la manière la plus naturelle possible est très confrontant. Ça permet de sortir de sa zone de confort, de développer une autre facette de sa personnalité.

Adam Chehouri - MT180 - 2016
Finaliste
Adam
Chehouri
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
L'optimisation des pales d'éoliennes en matériaux composites par un algorithme génétique

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
En effet, c'est un grand défi pour moi de vulgariser à ma famille mes travaux dans le cadre de mon doctorat. En particulier, la difficulté est centrée autour de l'explication des concepts scientifiques et théoriques. Puisque mes recherches touchent sur la résolution d'un problème d'optimisation (pale d'éolienne) par un algorithme génétique, les commentaires sont surtout sur la méthode de résolution plutôt que sur l'énergie éolienne.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
C'est durant l'étude de mon bac en génie mécanique, en particulier dans les dernières deux années que j'ai commencé à développer un amour envers la recherche et l'innovation. Mes rêves d'enfance étaient de réaliser une carrière qui touche à la fois les sciences, la conception et l'aéronautique.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Ma journée commence au bureau le matin vers 9 heures sauf si je donne des travaux dirigés. En moyenne je travaille 9 heures par jour. Les expériences les plus enrichissantes comme chercheur sont 1) le développement d'une technique pour la gestion des contraintes dans un algorithme génétique en Hiver 2015 et 2) la sortie du traversée du désert que j'ai vécu suite à une chaine d'évènements personnels.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Principalement, je souhaitais partager un message en ce qui concerne la préparation de ma thèse. L'idée de base c'est que le développement de l'outil de conception d'une pale d'éolienne est autant un travail d'art qu'un problème en ingénierie. Ceci a été essentiel pour la compréhension de ma thèse et je crois fortement que cette expérience mérite d'être partagée.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sorti des sentiers battus?
Les deux premières années, je ne maitrisais pas le titre de mon doctorat. Maintenant dans ma troisième et ayant obtenu des résultats pertinents et étant une personne qui vénère les défis, j'ai souhaité participer à la compétition. Avec 3 jours de préparation, j'ai réussi à construire mon discours, mon message, que mon projet de recherche en ingénierie est autant une œuvre d'art qu'une étude scientifique.

Natalie Richer - MT180 - 2016
Finaliste
Natalie
Richer
Université d’Ottawa
Mécanismes du contrôle postural chez les jeunes et les personnes âgées

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Certainement! Je dois régulièrement vulgariser ma thèse, non seulement à ma famille mais aussi à mes amis et collègues. Ce qui constitue le plus gros défi, c'est de rendre le matériel accessible à tous. En autres mots, il faut trouver une façon de rendre le sujet intéressant pour son interlocuteur!

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Un peu un hasard! Je me suis retrouvée fascinée par le sujet lors de mon baccalauréat donc j'ai continué dans cette voie.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
En tant qu'étudiant-chercheur, je passe mes journées à concevoir des études, recueillir des données pour ensuite les analyser et par la suite partager mes résultats au public. Lors de mon doctorat j'ai eu l'opportunité de guider plusieurs étudiants sous-gradués à travers leur propre projet de recherche, qui est toujours une expérience très enrichissante.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Le défi de rendre le sujet de ma thèse accessible et intéressant pour tous!

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sortie des sentiers battus?
Généralement, on partage nos résultats à un public scientifique, mais il est également important de pouvoir informer le public général de nos trouvailles. C'est une habileté qui doit être pratiquée et je crois que cette expérience m'a poussé à la développer.