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La preuve par l'image

Lancement de l'appel de propositions 2017 « La preuve par l'image »

Pour la deuxième année, l'Acfas est heureuse de s'associer au Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) pour lancer l'appel de propositions des concours 2017 « La preuve par l'image » (version francophone) et « Science exposed » (version anglophone)! Nous vous invitons à soumettre, dès à présent, votre image. La date limite de dépôt est le 31 janvier 2017. Pour avoir plus d'informations, consultez la page de l'appel de propositions ou le site Internet du CRSNG

Lauréate et les lauréats du Concours 2016

La lauréate et les lauréats ont été dévoilés durant l'émission Découverte à Ici Radio-Canada Télé et récompensés durant le 72e Gala de l'Acfas : 

Preuve - lauréats 2016
Youcef Bioud, Christian Riel (CRSNG), Émilie Peco, Chérif Matta et François Rheault. Crédits : Hombeline Dumas
  • Prix du jury : Youcef Bioud de l'Université de Sherbrooke pour son image Les moissons du ciel
    • Parrainé par Radio-Canada
  • Prix du jury : Chérif Matta de l'Université Mount Saint Vincent pour son image Les liaisons ingénieuses
    • Parrainé par Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG)
  • Prix du jury : Émilie Peco de l'Université McGill pour son image Intégrité territoriale
    • Parrainé par Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG)
  • Prix du public : François Rheault de l'Université de Sherbrooke, pour son image Matière blanche haute en couleur 
    • Parrainé par Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG)

Écoutez les lauréats

Découvrez les 20 images finalistes dans le diaporama ci-dessous :

    • Les moissons du ciel
      PRIX DU JURY 2016 : Youcef Bioud

      UdeS - Université de Sherbrooke

    • Les liaisons ingénieuses
      PRIX DU JURY 2016 : Chérif Matta

      Mount Saint Vincent University

    • Intégrité territoriale
      PRIX DU JURY 2016 : Émilie Peco

      Université McGill

    • Matière blanche haute en couleur
      PRIX DU PUBLIC 2016 : François Rheault

      Université de Sherbrooke

    • Cimetière de verre
      Mélanie Aubin

      IOS Services Géoscientifiques

    • Des larves qui ne manquent pas d'air
      François Chartier

      Université Laval

    • Filtre à scories
      Dominique Claveau-Mallet

      Polytechnique Montréal

    • Panique écarlate
      Julie Constanzo

      UdeS - Université de Sherbrooke

    • Un compacteur à déchets
      Julie Alix Denoncourt

      Université Laval

    • Réflexe lumineux
      Yann Develle

      UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières

    • Un éboueur qui roule sur l'or
      Weimeng Ding

      Polytechnique Montréal

    • Courants artistiques du Saint-Laurent
      Pascal Dubé

      Institut Maritime du Québec

    • Un petit plancton aux grands enjeux
      Maeva Giraudo

      EC - Environnement Canada

    • Éphémère fleur de verre
      Mathieu Lapointe

      Polytechnique Montréal

    • Je touche donc je suis
      François-Joseph Lapointe

      UdeM - Université de Montréal

    • Usées jusqu’à l’os
      Andrée-Anne Marchand

      Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

    • Soif d’éternité
      Jolyane Meloche

      Université Laval

    • L’espoir d’une population
      Alexandre Paiement

      Université Laval

    • Numériser pour mieux dénombrer
      Andrew Plowright

      Université de Colombie-britannique

    • Criminelle en conserve
      Tony Savard

      Agriculture et Agro-Alimentaire Canada

    Les moissons du ciel

    PRIX DU JURY 2016 : Youcef Bioud

    UdeS - Université de Sherbrooke

    Voici un champ de blé sans gluten… En fait, ces faisceaux de tiges qui se pressent les unes contre les autres sont des nanofils de phosphure d’indium. La procédure pour les obtenir est assez simple. On fait baigner le matériau dans une solution d’acide fluorhydrique, où passe un courant électrique, et les filaments se forment tout naturellement. La structure tridimensionnelle qui en résulte intéresse tout particulièrement l’industrie des cellules photovoltaïques, car la surface de captation des photons émis par le Soleil s’en trouve augmentée. De fait, la lumière peut être absorbée aussi bien en surface que dans l’épaisseur du matériau. Une manière encore plus efficace de moissonner l’énergie solaire.  Diamètre d’un filament : entre 20 et 200 nanomètres. Fabrication par gravure électrochimique et observation par microscope électronique à balayage.

    Sujets : énergie

    Les liaisons ingénieuses

    PRIX DU JURY 2016 : Chérif Matta

    Mount Saint Vincent University

    Le biochimiste averti reconnaîtra, au premier coup d’œil, le couple de bases nucléiques guanine-cytosine. Cette configuration moléculaire, bien que familière, représente toutefois une première. Car, sur cette image, les liaisons entre les noyaux des atomes n’ont pas été dessinées : elles ont été calculées de manière quantique. En effet, nous avons sous les yeux une carte topographique de la densité électronique de chacun des atomes qui partitionnent le territoire. Cette densité est illustrée par les petites lignes qui convergent vers les noyaux. Et c’est l’interaction de ces champs de potentialité qui fait émerger les « chemins de liaisons » optimaux de densité électronique reliant, entre eux, les atomes.- Image générée par ordinateur des « chemins de liaisons » d’après la théorie du chimiste théoricien canadien Richard Bader (1931-2012)

    Sujets : biologie, physique, chimie

    Intégrité territoriale

    PRIX DU JURY 2016 : Émilie Peco

    Université McGill

    Nous voici au cœur du système nerveux d’une larve de drosophile, qui fonctionne selon les mêmes principes de base que celui des mammifères (dont l’humain). On y distingue trois couples d’astrocytes (en blanc) délicatement enroulés autour des voies neuronales longitudinales (en bleu). D’autres astrocytes sont présents, mais n’ont pas été révélés par le marquage. Ces cellules gliales aux ramifications complexes sont essentielles au fonctionnement du système nerveux central, mais de nombreux rôles restent encore à découvrir. Cependant, il apparaît clairement que les astrocytes ne se distribuent pas au hasard : ils couvrent systématiquement les mêmes territoires neuraux. Reste à comprendre les mécanismes qui leur montrent le chemin.- Grossissement 120 x - Microscope confocal à fluorescence

    Sujets : biologie, neurosciences & psychologie

    Matière blanche haute en couleur

    PRIX DU PUBLIC 2016 : François Rheault

    Université de Sherbrooke

    Nous avons tous une vague idée de la matière grise : ces replis à la surface du cerveau. Mais la matière blanche qui se cache en dessous est moins familière. Elle se compose d’une multitude de réseaux de câblages faits d’axones, qui sont les prolongements des neurones. Ces câbles sont recouverts de myéline, une substance blanche facilitant la circulation de l’information électrochimique. D’un cerveau à l’autre, ces réseaux d’axones présentent tous la même organisation, bien qu’ils aient chacun leurs caractères distinctifs. Grâce à l’imagerie médicale, et de puissants logiciels, on peut procéder à la dissection virtuelle d’un cerveau pour ne laisser apparaître que ses principales autoroutes nerveuses.Reconstruction virtuelle d’un cerveau : vue latérale de gauche. 

    Sujets : biologie

    Cimetière de verre

    Mélanie Aubin

    IOS Services Géoscientifiques

    En collaboration avec : Valérie LecomteCes silhouettes fantomatiques sont des vestiges de microalgues, les diatomées. Le spécimen en bleu, de type Pleurosigma sp., est rarement observé en entier dans les échantillons de sédiments provenant des lacs du Nord québécois. D’une remarquable symétrie, cette microstructure est en fait le squelette externe de l’organisme, composé de silice. Les diatomées sont présentes dans presque tous les milieux aquatiques, et se retrouvent donc systématiquement dans les analyses sédimentaires. Pour réaliser cet examen, une fois séchés et tamisés, les sédiments sont saupoudrés sur un ruban adhésif de carbone afin d’être scrutés au microscope électronique. L’analyse permet, entre autres, d’étudier la répartition des métaux dans les sédiments de lacs.- Largeur de la diatomée principale : 186 micromètres.- Microscope électronique à balayage, en mode électrons rétrodiffusés.

    Sujets : environnement, biologie

    Des larves qui ne manquent pas d'air

    François Chartier

    Université Laval

    En collaboration avec : Patrick LapriseNous sommes à l’intérieur de l’embryon d’une drosophile à quelques heures de l’éclosion sous la forme d’un petit ver microscopique. Le cas échéant, sa respiration serait assurée par tout un réseau de ramifications (en orangé). Ce sont des petits tubules remplis d’air qui acheminent l’oxygène partout dans le corps de la larve. Les chercheurs les étudient attentivement, car les mécanismes qui dictent les élongations et les bifurcations de ces tubules, chez la drosophile, se sont conservés dans l’évolution jusqu’à nous. Et leurs dysfonctionnements sont à l’origine de nombreuses pathologies chez l’humain. C’est dire que les mouches à fruits peuvent encore conduire à de fructueuses découvertes- Grossissement 750 x - Microscope confocal et technique de l’immunofluorescence 

    Sujets : biologie

    Filtre à scories

    Dominique Claveau-Mallet

    Polytechnique Montréal

    Ces sphères minuscules sont des scories, des roches artificielles issues des fonderies où se fait l’extraction du fer. Bonne nouvelle, elles pourraient bien sauver nos lacs des invasions de cyanobactéries, ces algues bleu-vert qui prolifèrent dès qu’augmentent les concentrations de phosphore. De fait, les résidus sidérurgiques que sont les scories contiennent de la chaux qui réagit avec le phosphore dissous dans l’eau. La réaction de précipitation produit alors des cristaux d’hydroxyapatite, la masse granuleuse apparaissant dans la partie supérieure de l’image. Les cristaux se fixant aux scories, ils y poursuivent leur croissance pour ainsi piéger plus de phosphore. Une idée astucieuse pour de l’eau cristalline…- Grossissement 4000 x- Microscope électronique à balayage 

    Sujets : environnement

    Panique écarlate

    Julie Constanzo

    UdeS - Université de Sherbrooke

    En collaboration avec : Martin Lepage, Benoit PaquetteSur cette imagerie par résonance magnétique (IRM), on aperçoit le réseau sanguin d’un cerveau de rat, vu du dessus. La région plus dense, en haut à droite, initialement saine, a été ciblée par radiothérapie. Le but était de reproduire les effets secondaires de ce traitement. En effet, si cette technique d’irradiation entraîne la nécrose (mort) des tumeurs, elle endommage parfois les tissus cérébraux environnants. Dans une sorte de réaction de « panique », des vaisseaux sanguins se mettent alors à croître de façon anarchique. Grâce à la présente méthode d’utilisation innovante de l’IRM, il serait désormais possible pour les cliniciens de suivre efficacement  l’évolution de ces changements vasculaires. Le cas échéant, les patients pourraient bénéficier de l’administration précoce de médicaments appropriés.- Imagerie par résonance magnétique (IRM) d’un cerveau de rat irradié- Taille du cerveau : 2 cm dans sa longueur

    Sujets : santé, neurosciences & psychologie

    Un compacteur à déchets

    Julie Alix Denoncourt

    Université Laval

    En collaboration avec : Steve Charette, Richard JanvierLe protozoaire Tetrahymena, dont on ne distingue qu’une fraction en bleu, est un organisme unicellulaire vivant en eau douce. Celui-ci revient d’une chasse aux bactéries (taches vertes) dont il se nourrit. Elles se retrouvent stockées dans une vacuole digestive en compagnie des défécations produites par d’autres protozoaires (en orangé). Une fois sa digestion terminée, le protozoaire compacte les résidus de son repas pour former des boules fécales plus massives (en rouge). Or, certaines bactéries, qui survivent à la digestion, peuvent s’y retrouver piégées. Une fois évacuée, la boule fécale leur offrira une bonne protection contre les aléas d’un environnement décidément hostile.- Grossissement 3000 x- Microscope électronique à transmission et colorisation

    Sujets : biologie, organismes vivants

    Réflexe lumineux

    Yann Develle

    UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières

    Collée contre la paroi d’un tube à essai, on distingue l’extrémité de la moelle épinière d’une souris. Un arc lumineux, produit par une technique photographique appelé light painting, vient compléter cette représentation artistique du réflexe rotulien. C’est le fameux réflexe qui fait automatiquement lever la jambe lorsqu’on frappe le tendon situé sous la rotule. Ce stimulus, illustré par la ligne rose, est modulé au niveau de la moelle épinière, puis il est réacheminé en sens contraire par un motoneurone, ligne devenue violette, ce qui provoque la réaction musculaire. Les chercheurs étudient ce circuit nerveux en vue d’améliorer la récupération motrice des personnes victimes d’une lésion de la moelle épinière.- Longueur de la moelle épinière : environ 1,2 cm- Photographie produite en déplaçant un point lumineux pendant la prise d’une photographie à longue ouverture 

    Sujets : santé, neurosciences & psychologie

    Un éboueur qui roule sur l'or

    Weimeng Ding

    Polytechnique Montréal

    En collaboration avec : Ariel WilsonVoici un macrophage (en bleu), une cellule du système immunitaire, en train d’engloutir de minuscules pépites d’or (en jaune) sur la surface d’une rétine de rat (mauve). Depuis peu, ces nanoparticules d’or sont utilisées afin de cibler des cellules et d’y acheminer des médicaments de façon localisée. Toutefois, cette technique est peu utilisée dans l’œil, un organe complexe et fragile. C’est pourquoi l’observation de cet éboueur rétinien en pleine action, rarement capté à si petite échelle, représente un coup de chance inouï. Et c’est une indication rassurante que les nanoparticules d’or ne risquent pas de s’accumuler dans l’œil… puisque les macrophages sont là pour faire le ménage.- Grossissement 15 000 x- Microscope électronique à balayage et colorisation

    Sujets : biologie, santé

    Courants artistiques du Saint-Laurent

    Pascal Dubé

    Institut Maritime du Québec

    Pour faciliter la navigation fluviale, on modélise les courants portés par les marées. Ici sont illustrées les prédictions numériques des courants du fleuve Saint-Laurent entre Québec et Rimouski. Chaque couleur correspond à une direction de courants : rouge vers le nord, bleu clair vers le sud, ou encore vert vers l’est. Plus la nuance tend vers le pâle, plus le courant est rapide. Le mince filet vert représente la rivière Saguenay, et l’on y voit l’intense activité au confluent (en blanc). Cette modélisation ne représente qu’un instant dans la vie du fleuve. En réalité, les courants virent sans cesse, et dans quelques heures, ce jet de peinture aura une allure complètement différente!- Chaque pixel représente 400 m2- Image créée à l’aide d’un outil logiciel

    Sujets : environnement

    Un petit plancton aux grands enjeux

    Maeva Giraudo

    EC - Environnement Canada

    En collaboration avec : Magali Houde, Guillaume CottinVoici Daphnia, une espèce très commune de zooplancton d’eau douce. Elle possède un œil unique, et ses antennes lui servent principalement à nager et à se nourrir. Sous sa carapace transparente, on voit ses protéines d’hémoglobine (en orangé), transportant l’oxygène. Son alimentation riche en algues microscopiques donne cette couleur verte à son tube digestif. En dessous, on aperçoit quelques œufs, qu’elle a possiblement produits seule, en parthénogenèse. Il est essentiel d’étudier la daphnie et les effets des polluants sur sa reproduction et sa croissance, car elle est à la base de la chaîne alimentaire de milliers d’espèces. De fait, si elle venait à disparaître, c’est tout l’écosystème aquatique qui s’effondrerait.- Grossissement 63 x- Microscope optique

    Sujets : organismes vivants

    Éphémère fleur de verre

    Mathieu Lapointe

    Polytechnique Montréal

    Quotidiennement, on dépose nos contenants de verre dans le bac vert. Or, à ce jour, il existe peu de manières originales de recycler le verre concassé. Toutefois, grâce à une astucieuse technique, il est appelé à connaître une seconde vie en contribuant au traitement des eaux usées. Plongés dans un bassin d’eau souillée, avec un polymère qui sert de liant, ces fragments de verre ont capturé leur lot de contaminants. Par un splendide hasard, ceux-ci ont pris la forme d’une fleur étincelante, qui telle une ancre descendra rapidement vers le fond du bassin de traitement. Cette prometteuse méthode de purification de l’eau est déjà aussi performante que l’utilisation traditionnelle du sable extrait des sols.- Grossissement 100 x- Microscope optique et inversement des couleurs

    Sujets : ressources naturelles, environnement

    Je touche donc je suis

    François-Joseph Lapointe

    UdeM - Université de Montréal

    Nous avons devant les yeux un réseau social de bactéries. Pour obtenir cette image, le chercheur a serré la main de 1001 personnes croisées dans la rue. Il prélevait sur sa paume à intervalles réguliers une population microbienne de plus en plus diversifiée. Il a ensuite analysé l’ADN de ces communautés, avant de traduire les données dans un logiciel de visualisation, attribuant une couleur différente à chaque échantillon. Les « fils » relient les bactéries ayant une similarité génétique d’au moins 95%, jusqu’à former parfois de véritables pelotes! Contrairement aux idées reçues, la plupart des bactéries ont un rôle bénéfique pour notre corps, et ce genre d’expérience permet de mieux comprendre comment elles se comportent « en société ».- Visualisation des similarités de séquences génétiques des bactéries à un seuil d’identité de 95%, générée à l’aide du logiciel GEPHI, en utilisant l’algorithme Force Atlas 2

    Sujets : biologie

    Usées jusqu’à l’os

    Andrée-Anne Marchand

    Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)

    En collaboration avec : Julie O'ShaughnessyEn vieillissant, certaines personnes développeront l’arthrose rachidienne, une forme de détérioration de la colonne vertébrale. Sur cette radiographie, deux vertèbres lombaires superposées présentent des zones de dégénérescence colorées en jaune et bleu. En vert, la zone de superposition de ces deux régions montre le rétrécissement du canal vertébral, ce qui compresse la moelle épinière. Appelée sténose centrale, cette condition entraîne une perte de mobilité chez les patients, en plus d’occasionner de vives douleurs. Bien que ce processus ne soit pas réversible, des entraînements spécifiques sont susceptibles d’améliorer leur qualité de vie, en attendant l’intervention chirurgicale.- Largeur : 7,5 cm- Radiographie numérique, et colorisée, de deux vertèbres obtenue à partir d’un spécimen cadavérique

    Sujets : santé

    Soif d’éternité

    Jolyane Meloche

    Université Laval

    Toutes nos cellules possèdent une kyrielle de petites organelles qui sont productrices d’énergie : les mitochondries (en orangé). Mais l’activité de ces minuscules centrales brûle à petit feu chacune de nos cellules. C’est une mort programmée, toute naturelle. Or, les cellules de type cancéreux, elles, refusent de mourir, pour mieux se multiplier, et désactivent donc leurs mitochondries. C’est ici le cas pour l'hypertension artérielle pulmonaire. Dans la présente cellule, on distingue, par fluorescence orangée, les mitochondries désactivées, tandis que le noyau, lui, nous apparaît dans un bleu spectral. Grâce à cette technique de marquage, il est possible de déterminer si des cellules déréglées répondent aux traitements… afin qu’elles abandonnent leur suicidaire quête d’éternité.- Microscope confocal et marquage des membranes mitochondriales à l’aide d’un colorant. 

    Sujets : santé, cancer

    L’espoir d’une population

    Alexandre Paiement

    Université Laval

    Ces oisillons vont bientôt devenir de majestueux faucons pèlerins. Au centre, le mâle no 220612893, âgé de 25 jours, nous montre sa bague d’identification. Elle permettra aux chercheurs de le suivre tout au long de sa vie. Son flanc marqué de vert indique qu’il est le cadet de la couvée. Lui et sa fratrie sont étudiés de près dès leur naissance : poids, taille, analyses sanguines… Mais lors des manipulations, attention au courroux de la mère! Depuis plus de 30 ans, des projets scientifiques aventureux suivent la population de faucons pèlerins qui niche sur les falaises de Rankin Inlet, au Nunavut. Ils surveillent l’évolution de cette espèce fragilisée par la pollution environnementale. - Photographie prise avec un Canon 7d munit d’une lentille 17-40mm f4

    Sujets : environnement, ressources naturelles, biologie

    Numériser pour mieux dénombrer

    Andrew Plowright

    Université de Colombie-britannique

    Cette carte est un modèle tridimensionnel d’un quartier de la ville de Surrey en Colombie-Britannique. L’image a été créée à l’aide d’un dispositif de télédétection par laser, placé à bord d’un aéronef. Chaque point coloré indique la position où un faisceau lumineux a été réfléchi par le terrain. Avec une précision de quelques centimètres, cette technologie génère des cartes hyper détaillées qui fournissent une foule d’informations. Ici, les données recueillies sont utilisées afin d’évaluer la santé de la forêt urbaine. Cette image, en partie numérisée, permet de déterminer le nombre d’arbres, leur hauteur (dégradé du jaune au rouge) et la densité de leur feuillage.- Dimension : environ 400 m par 800 m - Image composite de données issues de la technologie LIDAR, d’un modèle matriciel et d’une photographie.

    Sujets : environnement, urbanisme & aménagement

    Criminelle en conserve

    Tony Savard

    Agriculture et Agro-Alimentaire Canada

    En collaboration avec : Julie Barrette, Denise ChabotEn bleu, voici la bête noire de l’industrie de la conserve : une bactérie de l’espèce Clostridium botulinum, réputée pour sa neurotoxine mortelle. En forme de bâtonnet, elle est ici en mode survie, en train de former une spore (extrémité gonflée), une copie d’elle-même, au milieu d’un amoncellement de particules de légumes (vert). Elle est très résistante, mais heureusement, un simple chauffage à haute température la neutralise efficacement. Cependant, cela détruit du même coup certaines vitamines, protéines et fibres contenues dans les légumes... C’est pourquoi les chercheurs tentent de trouver de nouvelles techniques qui, tout en préservant les nutriments, seraient fatales à cette importune.- Longueur de la bactérie : 5 micromètres- Microscope électronique à balayage et colorisation 

    Sujets : biologie