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Finaliste

Marie-Eve Gonthier

UQAR - Université du Québec à Rimouski

Marie-Eve Gonthier - MT180 - 2016


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu'est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Oui, mais pas dans les détails. J'ai seulement exposé les grandes lignes de mon projet à ma famille à quelques reprises. La plus grande question était alors : pourquoi me suis-je tournée vers le clavardage?

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d'enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi… ?
Ma recherche représente plutôt une évolution, en lien avec l'impact des divers outils technologiques sur l'écriture. À la maîtrise, j'ai vérifié l'influence du clavardage sur l'écriture. Celui-ci n'ayant pas d'impact défavorable sur l'écriture, pourquoi ne pas tenter son intégration en classe dans un contexte de collaboration, compte tenu de l'intérêt des élèves pour ce mode de communication? Ma recherche représente aussi le désir de trouver des outils pertinents pour motiver les élèves à écrire et les aider à mieux réussir en écriture, de même qu'à leur donner l'envie d'écrire davantage à l'école.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d'étudiant-chercheur? Quelle est l'expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Ma vie d'étudiante-chercheuse est très mouvementée! Entre la rédaction de ma thèse et ce qu'elle implique (collecte, analyse de données…), les charges de cours, la participation à quelques congrès ici et là, et la vie de famille (deux jeunes enfants de un et de trois ans), j'ai peu de répit. Il suffit de bien s'organiser, de se faire un horaire et de s'y tenir. À ce jour, mon expérience la plus enrichissante est mon stage doctoral réalisé à l'Université de Genève, où j'ai eu l'occasion de collaborer avec plusieurs chercheurs réputés. J'ai aussi participé à des congrès internationaux, qui me permettent de faire connaître mes résultats de recherche tout en faisant des rencontres très intéressantes. D'ailleurs, deux congrès à l'international sont prévus dans le courant des prochains mois.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J'ai décidé de participer afin de relever un défi, celui de synthétiser une thèse réalisée en plusieurs années en trois minutes seulement. Il s'agit également d'un exercice de synthèse que je suis contente de réaliser avant de faire ma soutenance de thèse. En plus, je désire faire connaître ma recherche et vérifier si je suis en mesure de la vulgariser de façon adéquate pour le plus grand nombre.

En participant à ce concours, en quoi êtes-vous sortie des sentiers battus?
Je suis sortie des sentiers battus compte tenu que de synthétiser une thèse d'environ 200 pages en trois minutes n'est pas une mince affaire! Ce concours m'a aussi poussée à réfléchir à mon sujet de thèse afin d'en faire ressortir les éléments essentiels, ce qui est un excellent exercice à ce stade de mes études doctorales. Je trouve que ce concours est un excellent moyen de faire connaître les recherches des doctorants et de nous faire cheminer dans notre processus de recherche.