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10 décembre 2020
Zakaria Mestari
Université du Québec à Montréal

En tant qu’étudiant et chercheur en devenir, mon parcours a toujours été et continue d’être parsemé d’occasions de redonner à la société. Que ce soit à travers les projets auxquels je collabore, les différents comités sur lesquels je siège ou par l’intermédiaire des médias.

Zakaria Mestari
Zakaria Mestari. Lors de la finale nationale du concours Ma thèse en 180 secondes, en 2019, il présente sa projet Programme de gestion des comportements problématiques auprès de jeunes enfants ayant du trouble du spectre de l’autisme : implantation et validité sociale. Il remporte de 3e prix du jury. Source : Acfas.

Avant d’entamer mon doctorat, pendant sept ans, j’ai été intervenant spécialisé auprès d’enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme. Ces enfants, leur famille et les intervenants œuvrant auprès d’eux, ont été une source d’inspiration pour mes intérêts de recherche. Le bien-être des intervenants spécialisés des milieux publics et l’implantation d’un nouveau programme afin de leur offrir un meilleur soutien sont au cœur de ma thèse.

Je collabore maintenant, à titre de bénévole,  sur plusieurs projets qui visent à mieux comprendre la situation des enfants à besoins particuliers, comme les besoins de leurs parents et de leur fratrie, afin de mieux soutenir cette micro-société. À titre d’exemple, avec un collègue étudiant en sociologie, nous avons récemment décidé de collaborer avec un regroupement d’organismes communautaires pour lutter contre la désinformation en ligne en valorisant le développement de compétences numériques. Ce projet vise à outiller les différentes populations vulnérables servies  par ces organismes. Le projet est subventionné par le Programme de contributions en matière de citoyenneté numérique octroyé par Patrimoine Canada. Je suis donc cochercheur sur ce projet ayant débuté en octobre 2020.

Je suis aussi bénévole pour deux associations dont les objectifs et les valeurs concordent avec les miennes. Depuis 2018, je siège comme membre du conseil d’administration de l’Association québécoise pour l’analyse appliquée du comportement (QcABA). Cet organisme met en valeur les sciences du comportement à travers la province, en plus d’organiser une conférence annuelle. En tant que représentant étudiant, mon rôle est de faire valoir les intérêts et les besoins des futurs psychologues et analystes du comportement au sein du comité administratif. Depuis 2019, je siège également au conseil d’administration de l’Association générale des étudiant-e-s en psychologie aux cycles supérieurs de l’UQAM (AGEPSY-CS) en tant que trésorier. J’ai ainsi l’opportunité de contribuer à la vie étudiante, ainsi qu’aux discussions et décisions sur les subventions de projets étudiants.

Je considère la vulgarisation scientifique et la dissémination des connaissances comme partie intégrante de la recherche.

Je considère la vulgarisation scientifique et la dissémination des connaissances comme partie intégrante de la recherche. Ainsi en 2019, j’ai participé au concours de vulgarisation Ma thèse en 180 secondes de l’UQAM, puis à la finale nationale canadienne. En plus de me permettre de rencontrer d’autres étudiant-e-s intéressé-e-s par la communication des connaissances, cette expérience m’a amené à mieux synthétiser mes idées, tout en concrétisant mes travaux pour le plus grand nombre. Ayant obtenu la troisième place à la finale nationale, cela m’a également ouvert des portes vers d’autres médias. J’ai eu la chance de découvrir le monde de la radio grâce des participations aux émissions Les années lumière (Radio-Canada) et L’œuf ou la poule (CHOQ), et l'opportunité également de mettre un pied dans le monde télévisuel grâce aux émissions Cabine de recherche (Savoir média) et Ça me regarde (AMI-télé). En plus de faire connaître certains résultats entourant ma thèse, ces expériences ont été très enrichissantes et riches en apprentissages.

Toutes ces expériences sont aussi, voire plus, formatrices que mon parcours scolaire formel. Ce sont autant de manières innovantes pour trouver des solutions afin de mieux épauler les individus aux besoins particuliers et les professionnels des milieux publics travaillant auprès d’eux. J'ai rencontré dans le organismes où je fais du bénévolat des personnes motivées et motivantes, tout en étant confronté aux réalités du terrain. Ma participation à un concours de vulgarisation scientifique et à différents médias de communication m’a permis de découvrir l’envers d’un nouveau décor qui, lorsque bien compris et utilisé, permet de rejoindre un grand nombre d’individus et de disséminer les résultats de la recherche au sein même de la société qui l’a rendue possible.

Je crois qu’il est du devoir de tous les chercheurs et futurs chercheurs de faire preuve d’engagement envers la société, et chacun à sa manière. La collaboration avec les milieux cliniques, la recherche participative (parent partenaire, intervenant-chercheur, etc.), la vulgarisation scientifique et la communication efficace des résultats de recherche sont autant de manières de redonner à la société. En réalité, je crois que tout projet de recherche devrait être fondé sur sa validité sociale et son apport potentiel pour les individus ou les milieux auxquels ils s’intéressent et dans lesquels sont récoltées les données. C’est en redonnant là où l’on a pris que le cercle vertueux de la science devient la roue qui fait avancer nos sociétés.

... je crois que tout projet de recherche devrait être fondé sur sa validité sociale et son apport potentiel pour les individus ou les milieux auxquels ils s’intéressent et dans lesquels sont récoltées les données. C’est en redonnant là où l’on a pris que le cercle vertueux de la science devient la roue qui fait avancer nos sociétés.

Auteur(e)

  • Zakaria Mestari
    Université du Québec à Montréal

    Candidat au doctorat en psychologie à l’UQAM, Zakaria Mestari est titulaire d’une maîtrise de recherche en sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et d’un diplôme d’études supérieures spécialisées en intervention comportementale. Ses expériences cliniques et académiques l’ont mené à développer un intérêt soutenu pour la recherche en autisme et sur les comportements problématiques.

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