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Entretien avec Régine Robin, réalisé par Joan Arcand, Université du Québec à Montréal et Interface

[Entretien publié dans le numéro novembre-décembre 1999, du présent magazine. Le numéro est accessible numériquement à la BANQ. De 1984 à 2001, la publication de l'Acfas s'appelait Interface.]

Historienne dans un département de sociologie, avec des intérêts qui vont de la linguistique à l'écriture de fiction, Régine Robin est l’exemple parfait d’une chercheuse multidisciplinaire. Une multidisciplinarité qui se retrouve d’ailleurs dans sa façon toute spéciale d’aborder l’histoire.

Régine Robin
Photographie de la chercheuse, prise lors de l'entretien au printemps 1989. Source : Acfas.

Ce qu’on remarque en pénétrant dans le minuscule bureau de Régine Robin au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), ce sont des affiches de Kafka en noir et blanc, et d’autres très colorées provenant de plusieurs instituts d’art. Quelques caricatures aussi, découpées dans des journaux, sur le socialisme. Le reflet des passions de Régine Robin1 .

Aux personnes qui, ayant pris connaissance de son imposant curriculum universitaire marqué par l’éclectisme, se montrent impressionnées, Régine Robin rétorque modestement : « C’est sans doute plus apparent que réel car en histoire, en littérature, en sociologie, je travaille finalement sur les mêmes choses. » Elle a fait, dit-elle, le « cursus royal » réservé à l’élite. « J’étais fille d’immigrants, mais très bonne élève. Alors on a fait comprendre à mon père, qui me voyait sténodactylo, que j’étais mieux dans les livres. » Elle s’est ainsi retrouvée à la prestigieuse École normale supérieure de Paris puis à la Sorbonne.

Elle enseigna ensuite l’histoire en France pendant une dizaine d’années avant de venir en 1975 s’installer au Québec, où elle prit mari et pays. Elle fit alors la tournée des départements d’histoire et d’études littéraires de l’Université de Montréal, de l’Université Laval et de l’UQAM, pour finalement occuper, depuis 1982, un poste de professeur régulier au Département de sociologie de l’UQAM.

Pourtant, Régine Robin se définit avant tout comme une historienne, une historienne qui s’est un jour trouvée insatisfaite de la façon dont on faisait l’Histoire. Elle est donc allée chercher du côté de la linguistique et c’est ainsi que, dans les années 60-70, elle joua un rôle important dans la fondation de l’École française de l’analyse du discours. Régine Robin fait sans doute partie des personnes qui ont le plus contribué à l’émergence de nouveaux rapports entre historiens et linguistes. Ensuite, elle s’est tournée vers la littérature, une rencontre fondamentale pour elle qui, très jeune, avait senti le besoin d’écrire. Mais que fait-elle donc aujourd’hui dans un département de sociologie ? En riant, parce que ce n’est évidemment pas la première fois qu’on lui pose la question, elle répond : « La sociologie veut bien de moi, là où ses frontières touchent à la culture et à l’imaginaire. Mon grand souhait, ce serait évidemment d’enseigner la sociologie de la litté­rature. »

Régine Robin se définit avant tout comme une historienne, une historienne qui s’est un jour trouvée insatisfaite de la façon dont on faisait l’Histoire.

Mais il existe une clé, explique Régine Robin, un lien entre toutes ces démarches. C’est un mouvement, une pulsion contradictoire : d’un côté, la recherche rationnelle, l’analyse des socié­tés, des formes, des esthétismes, une approche scientifique des phénomènes culturels et sociaux ; de l’autre, une déconstruction de ces approches, une démarche psychanalytique visant à s’approprier une identité, un pays, une culture.

L'histoire des années 30

Régine Robin a ouvert une voie originale et innovatrice à la recherche historique en prenant pour point de départ ses expé­riences personnelles. Juive d’origine ukrainienne, fille d’un militant bolchevique qui a fui la Pologne quand le Parti communiste s’est trouvé décimé par Staline, elle a voulu comprendre pourquoi toute une génération avait été fascinée par le bolchevisme. Elle s’est alors replongée dans la soviétologie et dans la langue russe, dont elle possédait déjà des rudiments. Un acharnement qui en a fait une spécialiste du réalisme socialiste des années 30 au point qu’elle remporta en 1987 le Prix du Gouverneur général du Canada pour son ouvrage intitulé Le réalisme socialiste : une esthétique impossible.

Cette même année, Régine Robin fonde, au département de sociologie, le Cercle d’étude et de recherche sur les années 1930. Un groupe dynamique, composé d’une trentaine de sociologues qui essaient de cerner cet objet historique passionnant que sont les années 30. « Toute notre modernité, y compris la plus horrible, sort de là, explique Régine Robin. C’est la crise de 29, le fascisme, le stalinisme, la préparation de la Deuxième Guerre, un héritage que nous sommes encore en train de vivre. Il est extrê­mement intéressant d’analyser, par exemple, pourquoi les intellectuels de l’époque ont hurlé avec les loups plutôt que de maintenir cette attitude critique que l’on retrouvait dans la société viennoise au tournant du siècle. »

Ces recherches ont fait l’objet de communications au dernier congrès de l’Acfas, lors du colloque organisé par Régine Robin et Maryse Souchard en collaboration avec Dominique Michaud, « L’engagement des intellectuels dans la France des années 30 », et du colloque international « Droits-Liberté-Démocratie » de l’Association canadienne des sociologues et anthropologues de langue française (ACSALF). Par ailleurs, la revue Prothée de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) consacrera son prochain numéro au thème « Esthétique et politique des années 30 ». Enfin, une publication collective sur le rôle de la propagande dans les années 30, Masses sous influence, est en préparation.

Au sein du groupe, on fait bien sûr de l’analyse de discours. On y examine la façon dont, dans les sociétés, les termes et les discours circulent, comment ces discours émergent et deviennent hégémoniques, c’est-à-dire comment ils pénètrent l’ensemble du discours social. Un champ de recherche à la fois distinct de l’histoire des idéologies et de la simple histoire sociale ; distinct aussi de la linguistique : l’analyse du discours est une approche en pleine évolution, selon Régine Robin. « Il y en a qui voudraient tirer la corde vers la linguistique en ayant tendance à couper la discursivité de ses bases sociales. D’autres, au contraire, la tirent vers l’analyse du contenu en contournant la matérialité signifiante du langage. Moi, je suis de ceux et celles qui considèrent le discours comme un objet social, un carrefour où doivent obligatoirement se rencontrer plusieurs disciplines. »

« [...] Moi, je suis de ceux et celles qui considèrent le discours comme un objet social, un carrefour où doivent obligatoirement se rencontrer plusieurs disciplines. »

Que tendent actuellement à démontrer les recherches sur le discours social ? « Une immense pauvreté des idées dans la multiplicité des discours, affirme Régine Robin. Les sociétés disent toujours les mêmes choses, sous des formes diverses. En revanche, ce qui change, c’est la réalité sous-jacente, peu importe la façon dont elle s’exprime. Nous n’y pouvons rien et cette nonmaîtrise du social nous amène à être surpris en permanence. Et ça, c’est rassurant. L’imprévu est toujours là. » Pour appuyer ses propos, elle donne l’exemple des événements de 68 ; deux semaines avant leur déclenchement, le journal Le Monde titrait : « La France s’ennuie ». Et l’exemple de l’arrivée de Gorbatchev, qui a dérouté tout le monde. « C’est une merveilleuse leçon pour les historiens et les sociologues, dont les concepts sont en général inadéquats », dit-elle en souriant malicieusement.

La circulation du discours obéit donc à des périodicités qui ne sont pas celles de l’histoire ou des phénomènes socio-économiques. « On peut continuer de tenir un discours longtemps après que la réalité sociale est morte, poursuit-elle. Mais il peut arriver, au contraire, que le discours change avant que la réalité ne se soit installée. Et tout ça est passionnant à étudier. »

Ce mouvement de va-et-vient, selon Régine Robin, se vérifie aussi dans la recherche de l’identité, qu’elle a fini par considé­rer comme un « fantasme ». « Pourquoi faudrait-il se munir de passeports psychiques en plus de ceux dont on a besoin pour changer de pays ? », demande-t-elle. Des passeports, il en faudrait plusieurs à Régine Robin, car elle a de nombreuses identités. Pour l’imaginaire, elle s’appelle Ajzersztejn. C’est le nom que son père a changé pour Aizertin en France. L’universitaire, l’écrivaine a Robin pour nom de plume et, dans la vie quotidienne, elle s’appelle Maire. Et s’il fallait lui donner aussi un nom dans toutes les langues qu’elle parle? Le russe, l’allemand, l’espagnol, le yiddish...

L'amour des langues

C’est en lisant le journal de Kafka, à 17 ans, que Régine Robin se passionne pour les langues. « Ça m’a interpellée très fortement. J’ai compris que c’était un univers beaucoup plus complexe que je ne le croyais. » Dans son ouvrage sur le yiddish, L’Amour du yiddish : écriture juive et sentiment de la langue (1830-1930), Régine Robin consacre un chapitre entier à Kafka. Celui-ci détestait sa langue maternelle, l’allemand, la langue de la bourgeoisie. La langue qu’il « désirait », c’était le yiddish, considérée à l’époque comme un mauvais allemand, une langue populaire, une langue de femmes. Régine Robin s’est servie de la sémiologie, de l’histoire et de la psychanalyse pour raconter l’épopée de cette « langue rêvée », celle qu’elle-même a entendue bébé quand sa mère lui chantait des berceuses.

La langue qui intéresse Régine Robin, ce n’est donc pas vraiment celle de la communication ou de l’institution littéraire. Non, la langue qui la fascine, c’est « la langue du désir, la langue maternelle ou ce qui a statut de maternel dans la langue, une langue objet d’amour qui peut rendre fou ». C’est celle qu’on a entendue ou qu’on aurait aimé entendre tout enfant. Parce qu’on peut aussi aimer une langue sans la connaître. Qu’on pense, par exemple, aux adolescents qui délirent sur le rock anglais ou amé­ricain, ou aux « fans » de Paolo Conte qui ne savent pas un mot d’italien. Se misent autour d’une langue des enjeux qui ne sont pas uniquement politiques ou sociologiques, mais aussi personnels et fantasmatiques.

La langue qui intéresse Régine Robin, ce n’est donc pas vraiment celle de la communication ou de l’institution littéraire. Non, la langue qui la fascine, c’est « la langue du désir, la langue maternelle ou ce qui a statut de maternel dans la langue, une langue objet d’amour qui peut rendre fou »

Ce rapport aux langues et au langage est au centre du livre sur Kafka que vient de publier Régine Robin chez Belfond. L’éditeur ne pouvait frapper à meilleure adresse. C’est que Kafka habite Régine Robin, littéralement, depuis toujours. Elle a fait le « voyage obligé » à Prague pour aller ramasser un caillou sur sa tombe et y déposer des chrysanthèmes. Elle a tout lu sur Kafka, « un être que tout le monde adore, même s’il était invivable et misogyne. Il nous est sympathique parce qu’il représente l’écrivain hors des institutions, celui qui écrit pour ne pas mourir ». Régine Robin a consacré plusieurs années à préparer cet ouvrage qui l’a profondément transformée, confie-t-elle, et qui se démarque des autres, des centaines d’autres qui ont déjà été publiés sur Kafka. D’abord, parce qu’il n’est pas une nouvelle interprétation de l’œuvre, mais plutôt une explication de la complexité de l’écriture kafkaïenne. D présente également l’être humain au carrefour de la « crise du langage » qui a traversé toute l’intelligentsia germanique au tournant du siècle. Enfin, il démontre la complexité de l’œuvre, dans laquelle on peut s’introduire par trois portes : le sociohistorique (la fameuse question juive), la psychanalyse (une littérature de la dissolution du « moi ») et une mise en scène de son propre scénario (celui de l’impossibilité d’écrire).

Il ne s’agit donc pas d’une biographie de Kafka, même si l’ouvrage repose sur des sources biographiques réelles. D’ailleurs, pour Régine Robin, les récits de vie sont des objets imaginaires. « Une vie ne peut pas se saisir dans un discours lisse et continu. Ce qui m’intéresse ici aussi, c’est ce mouvement de fabrication du discours et son éclatement. Je veux finalement démontrer que seuls les écrivains ont le sens de l’impossibilité de la biographie. »

De la science à la fiction

Régine Robin prépare aussi un ouvrage de fiction. Car chez elle, il n’existe pas de séparation entre la fiction et la science. « La fiction est une expérimentation du problème scientifique. » Ses personnages parlent presque toujours de l’impossibilité de trouver une identité stable et de la difficulté de communiquer. Cette problématique inscrite dans Le Cheval blanc de Lénine ou l’Histoire autre et dans La Québécoite se poursuivra dans L’Immense Fatigue des pierres, ces pierres qui connotent la judaïté de mille façons.

Régine Robin reparlera aussi de l’interculturel et de l’interlangues, ou de ce qu’Antoine Bergman appelle « l’épreuve de l’étranger ». Il s’agira cette fois non pas d’un ouvrage de fiction, comme La Québécoite, mais d’une réflexion scientifique sur la richesse d’être dans un entre-deux-langues ou cultures, dans une « traversée des langues pour mieux jouer de l’étrangeté des langues étrangères et pour faire résonner sa propre langue comme une langue étrangère de façon à y découvrir des potentialités insoupçonnées ».

[...] chez elle, il n’existe pas de séparation entre la fiction et la science. « La fiction est une expérimentation du problème scientifique. » Ses personnages parlent presque toujours de l’impossibilité de trouver une identité stable et de la difficulté de communiquer.

Ce travail, qui s’intitulera La Traversée des langues, est lié au problème du post-modernisme, sur lequel ne semblent pas s’entendre les écrivains ou les artistes, les théoriciens ou les critiques. Le post-modernisme, selon Régine Robin, a opéré un éclatement des pratiques d’écriture et de langage : par l’entrée de la masse dans les circuits de la lecture, une masse formée à l’écoute des médias, à l’image, au changement rapide de sujet, et par l’hété­rogène sous tous ses aspects. Parmi eux, l’écriture féminine, qui a beaucoup plus bouleversé le paysage littéraire que certains ne l’auraient souhaité, et l’écriture minoritaire, dite « éthique ». L’éditeur Belfond lui a de nouveau proposé de se pencher sur la question dans un ouvrage qui s’intitulera Post-modernisme : nouvelle imposture ou relecture du passé.

Chez nous, les Éditions Le Préambule publieront sous peu le rapport de synthèse de la thèse d’État soutenue par Régine Robin, en juin dernier, auprès de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris, Le roman mémoriel : de l’histoire à l’écriture du hors-lieu.

Prolifique, Régine Robin? À n’en pas douter puisqu’elle fait aussi partie de l’équipe des revues culturelles québécoises Spirale et Vice Versa. La question de la langue au Québec y sera bientôt débattue. Polémique, Régine Robin? Ce n’est pas vraiment dans sa nature. Le problème, selon elle, se situe ailleurs que dans un combat pour la langue. « Le véritable combat, c’est de penser une culture québécoise.


  • Entretien avec Régine Robin, réalisé par Joan Arcand
    Université du Québec à Montréal et Interface

    Entretien réalisé par Joan Arcand, journaliste

    Régine Robin - source : Actualités UQAM, février 2021 : actualites.uqam.ca/2021/deces-professeure-emerite-regine-robin/

    La professeure du Département de sociologie Régine Robin, qui a enseigné à l’UQAM de 1982 à 2004, s’est éteinte à l’âge de 81 ans. « Elle était une femme-orchestre de l’intellectualité, une historienne, une essayiste, une romancière », a déclaré au Devoir son collègue et ami Marc Angenot, professeur émérite de l’Université McGill.

    Née en 1939 à Paris, dans une famille de confession juive, Régine Robin vit sa petite enfance sous l’occupation nazie. Après son admission, à l’âge de 20 ans, à l’École normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, elle obtient aux débuts des années 1960 un diplôme d’études en géographie et l’agrégation d’histoire à la Sorbonne. Puis, elle obtient un doctorat de l’Université de Dijon (1969) ainsi que de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris (1989). Elle émigre à Montréal en 1977. 

    Historienne de formation, Régine Robin s’st également intéressée à la linguistique, à la philosophie et à la psychanalyse. Elle a été une pionnière de l’analyse du discours et a apporté d’importantes contributions à l’analyse sociologique de la littérature. Ses ouvrages d’histoire et de sociologie ainsi que ses livres de fiction ont porté, notamment, sur les thèmes de l’identité, de la culture, de la mémoire collective et de la judéité. Son roman La Québécoite (1983), sorte d’autofiction où elle s’invente des vies différentes, a remporté un succès auprès du grand public. Il demeure incontournable pour quiconque s’intéresse au phénomène de l’«écriture migrante». Régine Robin est aussi l’autrice du Cheval blanc de Lénine (Berg/XYZ, 1979), de L’immense fatigue des pierres (XYZ, 1996) et de Cybermigrances (VLB, 2004), ouvrage hybride et nomade.

    Élue membre de la Société royale du Canada en 1988, la professeure émérite a reçu au cours de sa carrière de nombreux prix et distinctions, dont le Prix du Gouverneur général, en 1986, pour son essai Le réalisme socialiste, une esthétique impossible (Payot) et le prix Jacques-Rousseau de l’Acfas (1994). Ce prix souligne les réalisations scientifiques exceptionnelles d’une personne ou d’une équipe qui a dépassé son domaine de spécialisation pour établir des ponts entre différentes disciplines. Régine Robin a également remporté le Prix du meilleur essai de la revue Spirale pour Le Golem de l’écriture (XYZ, 1997), et le Grand Prix du livre de Montréal, pour son ouvrage Berlin chantiers (Stock, 2001), ayant pour thèmes la mémoire collective et le devenir du passé.

    Les dernières recherches de la professeure ont porté principalement sur la question de la mémoire (La mémoire saturée, Stock, 2003), qu’elle interroge par rapport à la Shoah et à l’expérience de la Seconde Guerre mondiale, à laquelle son parcours est étroitement lié en raison de son origine polonaise. Le conseiller littéraire et dramaturgique Stéphane Lépine doit d’ailleurs publier, le printemps prochain, une série d’entretiens avec Régine Robin, intitulée Les ombres de la mémoire (Somme toute).

    Dans une entrevue accordée au Devoir en 2018, la professeure déclarait: «Le Québec a beaucoup changé, surtout chez les jeunes. Il y a plus de place pour la différence. C’est dommage que je ne sois plus prof. Je pense que je m’entendrais plus facilement avec ces jeunes qui sont citoyens du monde, qui sont très sensibles à l’environnement, qui ont des valeurs qui n’étaient pas celles d’il y a 40 ans.»

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