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6 octobre 2021
Thérèse Laferrière et coll.
Réseau PÉRISCOPE

Financé par le FRQSC en collaboration avec la Fondation Antoine-Turmel, le réseau PÉRISCOPE (Plateforme d’Échange Recherche et Intervention sur la Scolarité : Persévérance et réussite) mise sur l’intensification de la participation aux différents niveaux des systèmes éducatifs et de ses résultats afin d’objectiver l’activité collective des 90 chercheur-euse-s universitaires et collégiaux ainsi que des étudiant-e-s qui effectuent des études à proximité de leurs travaux, des centres, chaires, consortium de recherche et partenaires sociaux qui le composent. Le réseau approche l'objet de la réussite scolaire canalisant les actions des agent-e-s de l’éducation, incluant celles des jeunes, à partir de perspectives socioculturelles. C’est d’ailleurs de ces perspectives que découlent les communautés d’apprentissage, les communautés de pratique et les communautés d’élaboration de connaissances.

nSelon les perspectives socioculturelles, la connaissance est distribuée au sein d’une communauté donnée. Qui plus est, apprendre c’est participer de manière de plus en plus intensive au sein d’une communauté. L’identité de l’apprenant-e prend forme alors qu’il ou elle se saisit des valeurs, des savoirs, des façons de penser et d’agir et d’autres artéfacts de « sa » nouvelle communauté d’appartenance. Cette définition de l’apprentissage s’applique tout au long du processus de scolarisation, qu’il s’agisse, par exemple, de l’enfant qui apprend à parler dans son groupe familial, de l’élève qui apprend le français, les mathématiques, l’anglais, la musique ou le soccer à l’école, de l’étudiant-e du collégial qui acquiert les sciences, les arts ou une technique, de l’étudiant-e universitaire qui est en voie de se professionnaliser dans un domaine donné, de l’étudiant-e de deuxième ou de troisième cycle qui  veut mieux informer sa pratique ou qui choisit de faire carrière en recherche.

Par l’intermédiaire des chercheur-euse-s qui en font partie, le réseau PÉRISCOPE offre de nombreuses opportunités à des étudiant-e-s d’apprendre dans une communauté de recherche spécifique : soit en assistant un-e professeur-e qui monte une revue de littérature sur, par exemple, l’engagement de l’élève en classe, en participant aux travaux d’une équipe de recherche qui prépare une collecte de données sur l’inclusion scolaire ou sur autre question pertinente, en prenant part aux activités du Centre de recherche et d’intervention sur la réussite scolaire (CRIRES). Cette participation s’intensifiera lorsque des responsabilités additionnelles lui seront confiées, lorsque l’étudiant-e poussera encore davantage sa scolarisation. 

Selon les perspectives socioculturelles, la connaissance est distribuée au sein d’une communauté donnée. Qui plus est, apprendre c’est participer de manière de plus en plus intensive au sein d’une communauté. L’identité de l’apprenant-e prend forme alors qu’il ou elle se saisit des valeurs, des savoirs, des façons de penser et d’agir et d’autres artéfacts de « sa » nouvelle communauté d’appartenance.

L’obtention d’une maîtrise pourra ainsi soit l’habiliter à travailler auprès d’élèves en difficulté ou, en amont, dans une classe où il ou elle sollicitera la participation des élèves plus qu’à l’habituel ou au sein d’un organisme à but non lucratif comme le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) ou chez l’un de ses partenaires. Dans la poursuite d’études doctorales, l’étudiant-e sera appelé-e à une participation contributoire aux savoirs théoriques et pratiques en matière de persévérance, de réussite scolaire et de réussite éducative. La pertinence sociale tout comme la pertinence scientifique de son propre travail de recherche seront valorisées. Lors d’un postdoctorat, sa contribution au PÉRISCOPE inclura des travaux méta sur l’activité collective même de ce réseau, soit l’intensification de la participation au bénéfice de la réussite scolaire. La suite de ce texte, lequel fournit une lecture socioculturelle de la préparation de la relève, met en évidence la participation de postdoctorant-e-s au sein du réseau PÉRISCOPE. 

Ainsi, sous la supervision du chercheur Stéphane Allaire et de la chercheuse Catherine Dumoulin (UQAC), le postdoctorat a offert au réseau une reconceptualisation de la notion même de réussite scolaire: la postdoctorante Marta Teixeira a contribué à la préparation d’une école d’été internationale sur les inégalités scolaires de laquelle un volume est issu, paru aux Presses de l’Université Laval. Aussi sous la responsabilité du chercheur Allaire, la postdoctorante Maryliz Racine procède à une analyse historicoculturelle des publications du réseau. Une augmentation du nombre de publications sur la participation de l’enfant dans son groupe ou de l’élève dans la classe, de l’enseignant-e dans l’école, des relations école-famille-communauté (trois des quatre niveaux de participation qui articulent la recherche-intervention au réseau PÉRISCOPE, le quatrième étant la participation dans les instances décisionnelles) ayant auparavant été constatée, cette postdoctorante a retenu la participation de l’élève dans la classe afin de produire une analyse méta des résultats obtenus à ce niveau. La participation d’autres postdoctorantes n’est pas étrangère à cette augmentation des publications.

Par l’intermédiaire des chercheur-euse-s qui en font partie, le réseau PÉRISCOPE offre de nombreuses opportunités à des étudiant-e-s d’apprendre dans une communauté de recherche spécifique [...] Cette participation s’intensifiera lorsque des responsabilités additionnelles lui seront confiées, lorsque l’étudiant-e poussera encore davantage sa scolarisation. 

Avec la chercheure Anne Lessard (USherbrooke), la postdoctorante Sandy Nadeau avait déjà acquis de solides connaissances en matière de recherche sur l’engagement de l’élève dans la classe. Elle a mis son savoir au service du réseau en créant des synthèses de connaissances sur cette question-clé en matière de persévérance et de réussite scolaires et en traduisant un document méthodologique sur sa mesure en provenance de l’Institute of Education Sciences (Washington, DC).

Il arrive que le réseau accueille, pour sa propre évolution en contexte, un-e posdoctorant-e qui a étudié hors de sa propre dynamique de recherche-intervention. Ce fut le cas d’Audrey Raynault pour qui la collaboration interprofessionnelle, en sciences de la santé et en sciences de l’éducation, était et demeure objet de recherche. Forte de son expertise sur les usages du numérique à des fins de collaboration, elle a rendu le réseau plus présent sur les médias sociaux et dans la communauté, notamment le projet AgiRéussir réalisé avec des bibliothèques municipales. C’est aussi le cas de Caroline Marion qui, spécialisée dans la dimension socio-émotionnelle de l’apprentissage, a apporté une contribution de recherche centrée sur la réduction du stress chez les étudiant-e-s qui, en ce temps de pandémie, en ont peut-être besoin plus que jamais. 

Ces postdoctorats sont rendus possibles grâce à des montages financiers qui puisent à différentes subventions de recherche ou à des contrats de recherche, le financement du réseau ne servant qu’à la portion contributive à son activité collective.  

Bref, la relève au sein du réseau PÉRISCOPE, qui emprunte le chemin de la participation déjà d’ailleurs bien investi par ses membres à des fins de réussite scolaire, se produit par une transformation progressive de l’identité pour la personne qui choisit de prendre part à son activité collective, que ce soit en contribuant à l’activité d’un-e chercheur-euse ou d’une équipe de recherche en particulier, à l’activité d’un centre, d’une chaire ou d’un consortium de recherche ou, encore, en contribuant aux nécessaires repérages et à la mise en relation de résultats de recherche, à la mise en valeur ou à la visibilité de son activité collective axée sur la réussite scolaire.

Auteur(e)

  • Thérèse Laferrière et coll.
    Réseau PÉRISCOPE

    Thérèse Laferrière
    Université Laval
    Thérèse Laferrière est professeure titulaire à l'Université Laval. Elle a dirigé le Centre de recherche et d'intervention sur la réussite scolaire (CRIRES) de 2009 à 2018 et elle est présentement la chercheure principale du réseau Plateforme Échange Recherche Intervention sur la Scolarité : Persévérance et Réussite (PÉRISCOPE) qui regroupe quelque 90 chercheur-e-s et une cinquantaine de partenaires. 

    Stéphane Allaire
    Université du Québec à Rimouski
    Stéphane Allaire est professeur en pratiques éducatives au secondaire au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Chicoutimi. Ses activités d’enseignement concernent principalement l’intervention pédagogique et la formation pratique des futurs enseignants. Il est responsable de l’équipe FRQ-SC sur le partenariat recherche-pratique en éducation.

    Jean Jacques Demba
    École normale supérieur de Libreville
    Jean Jacques Demba est enseignant associé à l’École normale supérieure de Libreville. Il s’intéresse aux questions de l’échec, de la réussite scolaire, de l’équité et de l’inclusion scolaire, ainsi qu’aux pratiques enseignantes et aux liens entre l’évaluation et la réussite scolaire. Il est chercheur au Groupe de Recherche en Sciences Humaines et Sociales (Libreville) et demeure connecté au réseau PÉRISCOPE. 

    Catherine Dumoulin
    Université du Québec à Chicoutimi
    Catherine Dumoulin est professeure agrégée en intégration scolaire et sociale (UQAC). Elle s'intéresse plus particulièrement à l'inclusion scolaire des élèves à besoins particuliers. Elle participe à des projets de recherche visant d'une part, à l'amélioration des services d'aide aux personnes en situation de handicap et d'autre part, à mieux comprendre les mécanismes de collaboration école-famille notamment dans les milieux défavorisés. 

    Anne Lessard
    Université de Sherbrooke
    Anne Lessard est professeure à l’Université de Sherbrooke. Titulaire de la Chaire de recherche de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke sur l’engagement, l’intégration et la réussite des élèves, elle s’intéresse aux élèves en difficultés, d’abord comme enseignante, puis comme directrice adjointe au secondaire et comme professeure-chercheure. Elle est présentement la Doyenne de la Faculté d’éducation.

    Caroline Marion
    Université du Québec à Trois-Rivières
    Caroline Marion est docteure en éducation-psychologie sur le transfert des connaissances ancré dans une prise en compte des personnes. Conceptrice et formatrice du Programme Mieux-être de l’Université du Québec à Trois- Rivières depuis 2012, elle poursuit en parallèle des recherches sur le bien-être/ mal-être des personnes (adultes et enfants) ainsi que sur les thématiques de pleine conscience.  

    Sandy Nadeau
    Université de Sherbrooke
    Sandy Nadeau est professeure adjointe au département d’enseignement au préscolaire et au primaire à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke. Elle s’intéresse à l’adaptation de l’élève en situation de vulnérabilité sociale au regard des interactions avec son environnement familial, scolaire et social. Ses travaux portent sur la résilience scolaire, la collaboration école-famille-communauté et les besoins des élèves. 

    Maryliz Racine
    Périscope
    Maryliz Racine est docteure en Histoire, diplômée de l’Université Laval et de l’Université Aix-Marseille. Elle fut récipiendaire de plusieurs distinctions et bourses, dont celle du FRQSC. Depuis, elle travaille en innovation sociale au Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec. Au Réseau PÉRISCOPE, elle mobilise ses compétences méthodologiques et historiennes pour enrichir la vie scientifique du réseau.

    Audrey Raynault
    Polytechnique Montréal
    Audrey Raynault est conseillère pédagogique à la Polytechnique MTL tout en poursuivant le projet « Vers un Modèle collaboratIf axé sur la participation active de l’Élève pour qui un plan d’intervention est jugé nécessaire à sa réussite (MIXITÉ) ». Ce projet est réalisé de manière collaborative entre l’école qui accueille l’élève et un CIUSSS de la région de Montréal.

    Marta Teixeira
    Université Laval, UQÀM
    Marta Teixeira est docteure en psychopédagogie et enseigne au département d’études sur l’enseignement et l’apprentissage et au département des fondements et pratiques en éducation à l'Université Laval et au département d’éducation et de formation spécialisées à l’UQAM. Ses recherches portent notamment sur la construction d’un concept égalitaire de l’intelligence pour contrer les inégalités scolaires et sociales.

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