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25 mai 2021
Julie Lambert, Olivier D. Asselin, Mélanie Carrier et Olivier Higgins, Jean-Laurence et Jonathan Seaborn, Frédéric Lacroix-Loiselle et Louis-François Richard

« Le cinéma documentaire entretient, comme la recherche scientifique, un rapport d'objectivité avec le réel. Mais dans son rapport à l'état du monde, règle générale, il plonge dans l'eau chaude du politique, et se tient à l'écoute des subjectivités ».

La rédaction.

 

Lambert

 

Julie Lambert
Julie Lambert.

Julie Lambert

UN FILM DE CHASSE DE FILLES
75 minutes
2014

Tourné à l’automne 2013, le long métrage documentaire Un film de chasse de filles propose une incursion dans le monde de la chasse au féminin au Québec. Entre 2002 et 2012, le nombre de demandes de permis faites par des femmes avait doublé dans la province. Intriguée par ce phénomène de féminisation du sport, j’ai donc proposé de suivre mon propre parcours de néophyte en matière de chasse qui tentait de surmonter ses peurs et appréhensions en suivant les étapes pour devenir chasseresse. Ce parcours s’est fait en passant à travers le processus légal d’obtention des permis de chasse, mais surtout par la rencontre et l’accompagnement sur le terrain de quatre chasseuses âgées de 13 à 71 ans provenant des quatre coins du Québec. Il en résulte un film sensible et sensoriel, avec l’émotion comme cible, naviguant à travers les thèmes des sens, de la quête, du dépassement, des relations avec la nature et de la transmission des savoirs.

Synopsis
  • Florence, 72 ans, chasse toute seule depuis 25 ans.
  • Megan, 14 ans, éviscère elle-même ses proies.
  • Hélène, 50 ans, initie huit autres femmes à la chasse chaque année.
  • Jannie, 29 ans, a abattu un cerf de 8 pointes avec son arc.
  • Julie, 36 ans, réalisatrice, chasse pour la première fois de sa vie.

La pratique de la chasse est en pleine mutation au Québec. Un film de chasse de filles vous plonge dans l’univers de ces femmes déterminées à prendre le bois.

Inspiration

Avec la sensibilité de mon regard, le documentaire me permet de me connecter avec mon instinct, d'aller à la rencontre de l'humain et de m'aventurer, l'espace d'un tournage, dans la vie de ces gens. Le documentaire est pour moi un acte d’engagement. Il s'agit de tendre l’oreille à des histoires et les transmettre avec le plus de justesse possible, pour offrir une tribune à des personnes dont les trajectoires de vie m'inspirent.

Je me souviens que lorsque j’ai quitté Montréal il y a plus de 15 ans pour m’installer dans la région de la Capitale-Nationale, je m’étais donné le défi de devenir une « cinéaste de campagne ». Les cinéastes documentaires du cinéma direct comme Pierre Perreault et Michel Brault ont grandement contribué à mon éducation à l’image. Le rapport au territoire et sa représentation filmique se sont naturellement mis à l’avant plan, autant dans ma pratique de cinéaste et d’enseignante que dans mon engagement dans mon milieu.  

La nature est pour moi un terrain de jeu exceptionnel qui, outre la beauté des images, permet un recueillement et une intimité qui favorisent la profondeur des échanges et l’accès à l’intériorité des protagonistes. J’ai eu notamment la chance de rencontrer de près la forêt avec Un film de chasse de filles et de parcourir de long en large les régions du Québec et des Maritimes avec la série documentaire De par chez nous. Mon prochain projet, Femmes des bois, me permettra à nouveau de sortir de ma zone de confort et de défricher un terrain méconnu. J’espère, pour la suite, toujours être guidée par des histoires qui permettent d’entrelacer l’humanité, l’espoir et le territoire.

 

Asselin
À gauche, image extraite de Fondations, 82 minutes, Argus Films, 2019. À droite, image extraite de Le dernier tuyau, 42 minutes, Faits divers médias, 2021.
Olivier D. Asselin
Olivier D. Asselin. Crédits photographiques : Anouk Asselin Gagné

Olivier D. Asselin

FONDATIONS
82 minutes
Argus Films, 2019

Fondations aborde le thème de l'humain contre la machine. En luttant contre l'éviction de son atelier, un artisan forgeron se bat contre trois types de machines : la machine administrative de la ville qui, bien réfugiée derrière ses fonctionnaires zélés, applique froidement des décisions insensées; la machine économique, qui tisse toujours davantage la toile d’une modernité déshumanisante; ainsi qu'une machine industrielle, faussaire par excellente des gestes de notre patrimoine. [La tournée du film est en cours. Consultez cette page.]

LE DERNIER TUYAU
42minutes
Faits divers médias, 2021

Dans un monde dont les signes de désastres environnementaux sont partout, que représente l’avenir pour les jeunes aujourd’hui? Cette investigation de type roadtrip, regroupant huit cégépiens sur le mégaprojet industriel GNL Québec, nous plonge dans la richesse de notre environnement naturel et nous place en position de ressentir l’action citoyenne comme antidote au découragement.

Pourquoi avoir pris la décision de faire Fondations?

Parce que mes amis les forgerons avaient besoin d'aide. J'ai embarqué dans ce tournage à leur demande pour documenter une relation toxique entre un locataire et un propriétaire. Mais plus ils me décrivaient la situation des Forges, plus je comprenais qu'il y avait là un drame extraordinaire à raconter et que je devais entreprendre avec eux une vraie démarche cinématographique.

Et Le dernier tuyau?

Le film a été initié comme un projet pédagogique avec les cégépiens puis, au fil des rencontres, le court métrage initial s'est transformé en moyen métrage tant le matériel filmé était intéressant... J’ajouterais que le processus cinématographique lui-même fut aussi enrichissant que le produit final : nous étions douze dans une camionnette à découvrir le Saguenay. C’était magnifique.

Comment envisagez-vous la question de l’objectivité dans votre démarche?

L'objectivité et la subjectivité sont pour moi les deux extrémités d'une même chose. Et comme l'extrémité d'une chose représente l'endroit où sa substance disparaît, je m'intéresse davantage à l'entre-deux. Je crois que la vie est un perpétuel entre-deux que l'épistémologie moderne s'obstine à regarder selon ses extrémités. Dans Fondations, l'entre-deux présente un homme vulnérable qui croit en une vérité. C'est cette croyance qui m'intéresse. On pourrait dire que le documentariste a le beau rôle de s'intéresser à ce que ses personnages tiennent pour vrai sans avoir à prendre position explicitement. C'est un peu vrai. Mais c'est aussi un peu faux. Car ce qui distingue le documentariste du journaliste est précisément sa prise de position, son interprétation du réel qui, bien qu'apparaissant tantôt évidente, tantôt subtile, est subjective. Le choix même d'un sujet et des intervenants pour le couvrir relève d'un choix éditorial. Plus sa posture est subtile, plus sa démarche s'apparentera à celle du journaliste qui, malgré ses biais inévitables, doit tendre vers l'objectivité. Au contraire, plus la posture du documentariste est franche, plus l'oeuvre documentaire est personnelle et répond à ses nécessités artistiques, créatives. En effet, le documentaire est aussi affaire d'art et de poésie.

 

 

Crédits photographiques : Renaud Philippe
Crédits photographiques : Renaud Philippe

 

Mélanie Carrier et Olivier Higgins
Mélanie Carrier et Olivier Higgins.

Mélanie Carrier et Olivier Higgins

ERRANCE SANS RETOUR
87 minutes
2020
www.errancesansretour.com

Errance sans retour propose un regard à la fois poétique et immersif sur le camp de réfugiés le plus peuplé du monde, soit le camp de Kutupalong au Bangladesh. En 2017, en quelques mois, 700 000 personnes de la minorité musulmane rohingya ont fui le Myanmar (anciennement la Birmanie) pour échapper au génocide et demander l'asile au Bangladesh. Entre poésie et cauchemars, distribution alimentaire et partie de soccer, les Rohingyas du camp de Kutupalong témoignent de leur quotidien et des fantômes du passé.

En mai, le film a remporté le Canadian Screen Award du meilleur film documentaire.

Pourquoi l’avoir fait? Quelles sont vos motivations?

En février 2018, le photographe documentaire Renaud Philippe publiait un message sur Facebook en direct du camp de Kutupalong. Il y disait qu’il n’avait jamais vu une situation d’une telle ampleur. Il y soulignait aussi la faible couverture médiatique de la tragédie. Nous avons aussitôt eu l’idée d’y retourner avec lui afin de réaliser un documentaire qui pourrait apporter un regard différent sur la situation. D’entrée de jeu, l’idée était de s’éloigner d’un reportage classique (ou disons plus journalistique) et d’oser proposer un film plus artistique, où l’humain et l’émotion prendraient le dessus sur les aspects plus didactiques de la situation.

Comment voyez-vous la question de l’objectivité, d’analyse, de recherche dans votre travail?

Il y a mille et une façons de réfléchir à un documentaire. Certes, certains films adoptent une position plus objective que d’autres. Cependant, à notre avis, le cinéma documentaire n’est jamais tout à fait objectif. En tant que réalisatrice ou réalisateur, nous aurons toujours un regard qui nous est propre, en fonction de notre bagage de vie et de notre réalité culturelle, identitaire, économique, sociale, etc. Nous tentons toujours de garder cela en tête, autant dans notre manière de réfléchir que d’exposer notre sujet. Il n’en demeure pas moins que nous croyons que l’analyse et la recherche se doivent d’être approfondies et réfléchies, dans une approche qui se veut ancrée dans l’objectivité. Notre opinion se construit au fur et à mesure de la recherche, voire même du tournage et du montage. C’est ce point de vue que nous souhaitons au final mettre de l’avant et partager, bien qu’il soit faillible et qu’il puisse changer au fil du temps. C’est peut-être pour cette raison que nos films proposent des pistes de réflexion plutôt que des réponses. Errance sans retour est donc d’abord et avant tout un film sur la condition humaine et sur les conséquences d’une telle tragédie plutôt qu’une analyse politico-historique d’une situation. Pour nous, l’approche à la fois onirique et poétique d’Errance sans retour est une façon de rendre justice à ce que vivent les réfugiés de l’intérieur.

 

 

Seaborn
À gauche, extrait de l'épisode Soins de première ligne de la série. À droite, affiche de la série réalisée par Wartin Pantois.

 

Jean-Laurence et Jonathan Seaborn
Jean-Laurence et Jonathan Seaborn. Crédits photographiques : Francis Bouchard

Jean-Laurence et Jonathan Seaborn

FILET SOCIAL
Série documentaire

La série documentaire Filet social est un hymne à l’entraide qui porte une réflexion collective sur les maux de notre société et sur nos services essentiels envers les gens les plus vulnérables. En cette période de crise où la violence conjugale, les problèmes de santé mentale et les inégalités sociales s’accentuent, cette série documentaire prend encore plus de sens. Ce projet devient pour nous, une nécessité qui mérite une tribune.

Depuis que nous sommes tout petits, nous entendons notre père discuter avec notre mère, dans le salon, de sa journée de travailleur social. Il parle de ces histoires des gens qu’il a côtoyés et qu’il tente d’aider, car il les porte en lui.

Quelque part, avec Filet social, nous témoignons de notre admiration envers notre père et nous rendons hommage à ces personnes qui interviennent auprès des plus vulnérables. Même si le premier ministre Legault dit d’eux qu’ils sont « nos anges gardiens », les gens qui s’occupent des plus vulnérables et des cas les plus lourds travaillent avec des retailles de budget et des emplois avoisinant les 15$/heure.

La reconnaissance est un sentiment qui met du gaz dans le moteur, mais malheureusement, dans la vie de tous les jours, il n’est guère au rendez-vous. Le sous-financement des groupes communautaires est loin d’être en phase avec le titre « d’anges » qu’ils reçoivent.

On doit mettre à l’avant-scène cette catégorie de travailleurs essentiels. Il faut que cette reconnaissance passe de la parole aux gestes, et ce n'est pas une nouvelle situation. Une chose que nos recherches nous ont appris, c’est que les besoins sont criants. Pourtant, toutes ces sphères d’entraide sont encore méconnues pour la plupart. Aider son prochain n’a plus rien à voir avec l’Église catholique. C’est un acte de beauté, c’est changer le monde à tous les jours, c’est nourrir l’espoir, c’est redire aux gens qu’ils en valent la peine et nourrir leur amour propre. C’est sans doute l’un des plus nobles métiers du monde que d’aider les autres.

Après plusieurs immersions dans les organismes, notre regard a changé. On n’éprouve plus seulement de l’admiration, mais du respect pour ces soucieux des autres. C’est sans doute aussi l’un des plus durs métiers du monde. Malgré les histoires qui se mélangent dans leurs têtes et l’épuisement, il y a ce désir de justice sociale qui anime les « TS » et les garde fidèles au poste. L’espoir est une émotion qui habite ces lieux et qui nous a frappés par sa force.

Cette émotion teinte chaque épisode et ses sujets lourds, afin de leur donner la couleur de ces milieux communautaires. Après avoir côtoyé toute cette misère humaine et ces héros de l’ombre, c’est la beauté humaine qui nous a subjugués. C’est ce regard, cette vision que nous voulons porter à l’écran. Ce projet s’inscrit dans la lignée de notre démarche artistique, sociale et engagée. Changer le monde par la beauté brute du réel, c’est ce que nous tentons de réaliser, une fois de plus.

L’objectivité est pour nous quelque chose qui n’existe pas vraiment. Nous avons tous nos vérités. Elles sont toutes plus vraies les unes que les autres. Notre vécu fait de notre point de vue un point de vue unique, au même titre que notre singularité. Nous sommes des défenseurs de la vérité. Nous ne défendons pas une vérité absolue, mais bien un sentiment qui nous habite. Si les scientifiques sont guidés par des explications quantitatives (des chiffres), nous sommes guidés par des sentiments, par une compréhension émotive du sujet. Cela dit, la réalité est primordiale. Les faits sont les faits et lors de nos recherches pour documenter des situations, nous ne les déformons jamais, par respect pour les gens et par honnêteté intellectuelle. On s’en fait un code d’honneur. Pour nous, le documentaire n’est pas un spectacle, mais une tranche du réel archivé auquel on associe notre vision singulière.

À travers chaque projet, nous tentons d’établir des ponts entre des mondes qui ne se fréquentent pas. Nous voulons offrir une ouverture sur un monde. Nous pensons que tout commence par ça : mieux connaître pour mieux comprendre.

 

 

Frédéric Lacroix-Loiselle et Louis-François Richard
À gauche, un moment du projet 7 en 7 in situ. À droite, un extrait de Festin en Capsule.                                                                                                          

 

Frédéric Lacroix-Loiselle et Louis-François Richard
Louis-François Richard et Frédéric Lacroix-Loiselle. Crédits : photographie prise par et au café disquaire Le 180g à Montréal.

Frédéric Lacroix-Loiselle et Louis-François Richard

FESTIN EN CAPSULE
Animation image par image
20 minutes

Festin en Capsule est une animation image par image qui montre un homme qui s’inscrit à la réception d’un hôtel, puis se rend dans quelques bistros et bars où il mange et boit à l’excès. L’idée de ce film est née d’un désir de partager des éléments singuliers d’une réalité urbaine japonaise. Le film met en relief certaines expériences personnelles.

L’aspect visuel du film est composé de photographies de peintures, de dessins et d’autres expérimentations liées à l’association de divers médiums. La peinture, qui représente une forte majorité de l’œuvre cinématographique, est réalisée en couches superposées. Chaque nouvelle image détruit la précédente. Le procédé, qui s’est étalé sur 26 mois, est laborieux. Le temps passe, les saisons se succèdent et le parcours du soleil varie de jour en jour, de semaine en semaine, de mois en mois. C’est donc dire que l’environnement agit de façon naturelle et abstraite sur la composition photographique du film.

La musique prend une place importante dans le film. Sa création est d’abord et avant tout une recherche d’ambiance. Le lieu dicte l’atmosphère souhaitée. Le processus créatif repose sur un alliage d’échantillonnages, d’enregistrements d’instruments divers, de bruitage et d’enregistrement sur le terrain (field recordings).

À la suite de la production de ce court-métrage, notre film a été sélectionné par SPIRA, une coopérative vouée au cinéma indépendant, pour le distribuer. Cependant, les mécanismes classiques de distribution de films prennent du temps. De plus, la production d'animation image par image est très solitaire et peut générer un sentiment d’isolement, sentiment exacerbé en contexte pandémique. Nous avons désormais envie de nous réapproprier la ville, de la représenter comme un terrain de jeu et de créer en extérieur, avec ce qu'elle a à nous offrir. Ainsi, en attendant la distribution du court-métrage et dans le but de répondre à notre envie de création et de partager du contenu animé rapidement, l’idée d’un projet vivant et interactif s’est manifestée. C’est de cette manière que nous avons conçu 7 en 7 in situ.

7 EN 7 IN SITU
7 jours,7 animations, 7 lieux extérieurs montréalais, 7 beats   
12 au 18 juin 2021

Le projet 7 en 7 in situ sera entièrement réalisé à l’extérieur, dans différents lieux publics montréalais, du 12 au 18 juin 2021. Le processus de création consiste à peindre sur une surface transparente ainsi qu'à animer des dessins sur acétates. Les sols participent à la création, leurs textures et géométries amenant de nouvelles possibilités. Par le mouvement des nuages et du soleil, l'instant y laisse également ses traces. Chaque animation comportera de la musique créée sur place à la manière du beatmaking, entre autres à l'aide d’enregistrements sur le terrain. L'objectif est de réaliser une animation par jour pour la rendre disponible le soir même sur nos plateformes sociales.

***

Pour citer ce texte :

  • Lambert, J., Asselin, O. D., Carrier, M., Higgins, O., Lacroix-Loiselle, F. et Richard, L.-F Seaborn, J.-L., Seaborn, J. (2021). « L’objectivité dans l’œil des documentaristes ». Magazine de l'Acfas, mai 2021.

 

 

Auteur(e)

  • Julie Lambert, Olivier D. Asselin, Mélanie Carrier et Olivier Higgins, Jean-Laurence et Jonathan Seaborn, Frédéric Lacroix-Loiselle et Louis-François Richard
     
    Julie Lambert

    Julie Lambert vit dans la région de Québec depuis 15 ans. Après une première carrière en travail social, elle effectue un passage à la réalisation en 2007. Depuis, elle a dirigé une quinzaine de courts métrages et s'est grandement impliquée dans le milieu cinématographique de sa ville d'adoption. En 2014, elle a réalisé son premier long métrage documentaire, Un film de chasse de filles, avec le soutien de Téléfilm Canada. En 2017 et 2018, elle a eu le grand bonheur de coréaliser deux saisons de la série documentaire De par chez nous, diffusée sur Unis.Tv. Depuis 2019, elle s'est jointe à l’équipe d’enseignants au programme Créativité et médias du Cégep Limoilou. Elle poursuit sa carrière de cinéaste en parallèle. Son prochain projet Femmes des bois entrera en production dans les prochains mois.

    Olivier D. Asselin

    Diplômé de l’INIS et de l’école des médias de l’UQAM, Olivier D. Asselin a une démarche artistique ancrée dans le réel sociopolitique qui s’incarne tant dans la fiction qu’en documentaire ou en expérimental. Produit avec l'aide de l'ONF, son long métrage documentaire Pipelines, pouvoir et démocratie a été lancé aux RIDM 2015 et présenté dans de multiples festivals par la suite. En 2019, son long métrage Fondations a remporté plusieurs prix dont « Meilleur long métrage documentaire » au Fine Arts Film Festival à Venice, Californie. En fiction, son dernier court métrage L'assaillant, produit à la Coop vidéo de Montréal, a été lancé au festival Fantasia 2018, puis sélectionné dans plusieurs festivals au Québec et à l'étranger. En 2020, il vient de réaliser avec l’ONF  « Contact » Requiem pour un mot, un courts métrages sur la pandémie actuelle.

    Filmographie
    « Contact » Requiem pour un mot (2020), Fondations (2019), L'assaillant (2018); Les Guerriers du spectacle (2016); Pipelines, pouvoir et démocratie (2015); L'arrivée (2014); Marche des peuples (2014); Poing de Vues (2012); Les casseroles au grand prix (2012); Le fascisme à la carte (2012); Sabotage libéral (2012); Le Goût du métal (2011); En descendant la Châteauguay (2010); Fossil Fools Day (2010); Le Dr.Fordenstein (2009); Tout se tient (2008); Les Âmes en friche (2008); Honk You Very Much (2008); Bienvenue à Montebello ! (2007); Marketing, guerres et autres trompettes…(2007); Masse critique Montréal (2007); Un dimanche au biodôme avec les Koalas (2006); Sur les traces du processus créatif de Damien (2006); L’agneau (2006); Tribune Sauvage (2005); La marche Personne n’est illégal ! (2005); Grève 2005 – Je m’en souviendrai…(2005); Manipulez avec soin (2004); Le pouvoir de l’imagination (2004); L’ombre des reflets (2003); Cyberjeunes (2002); Lilith (2001); Les temps de la liberté (2000)

    Olivier Higgins et Mélanie Carrier

    Olivier Higgins et Mélanie Carrier sont des réalisateurs et des producteurs canadiens. Biologistes de formation, c'est en documentant leurs nombreux périples à travers le monde qu'ils découvrent la vidéo. Primée à de nombreuses reprises, leur œuvre se consacre au cinéma documentaire et s’intéresse aux questions liées à l’identité, au tissu social, au territoire, à l’environnement et à la justice sociale. Leur premier film, Asiemut (2007), relate leur traversée de 8000 km à vélo en Asie et remporte 36 prix à l’international en plus d'être distribué dans une quarantaine de pays. Leurs documentaires Rencontre et Québékoisie, qui questionnent la relation complexe entre Québécois et Premières Nations, décrochent également maints honneurs et diffusions. Québékoisie est d'ailleurs traduit dans une vingtaine de langues. Après avoir donné plus de 400 ciné-conférences au Québec, en Europe et aux États-Unis, le couple de réalisateurs-producteurs se consacre à la réalisation du long métrage Errance sans retour, qui traite de la crise des réfugiés rohingyas au Bangladesh, de même qu'à l'exposition muséale qui l'accompagne. Ce documentaire reçoit 5 nominations aux Prix Iris et remporte, en 2021, le Canadian Screen Award du meilleur documentaire. L'exposition se voit de son côté remettre le Prix Coup de coeur du jury de la Société des Musées du Québec. Pour en savoir plus :  mofilms.ca.

    Jean-Laurence et Jonathan Seaborn

    Les frères Seaborn ont fait leurs débuts dans le film documentaire à caractère social dans les années 2000. Utilisant le cinéma direct, ils créent des liens puissants avec leurs protagonistes ce qui donne naissance à des images et témoignages sans barrières. C’est par le biais du cinéma qu’ils participent à des causes sociales. Ils mettent en lumière des personnages hors du commun qui marquent le paysage Québécois.

    Frédéric Lacroix-Loiselle et Louis-François Richard

    Après avoir complété des études collégiales en arts visuels, Frédéric décide de faire prévaloir les longs séjours à l'étranger. Il en découlera une pratique autodidacte vis-à-vis la peinture sur grand format, qui durera une décennie. En 2017, il commence à expérimenter avec le médium d'animation image par image en réalisant le court-métrage Aracati, qui sera complété en 2018. Il investit les deux années suivantes à la conception de Festin en Capsule, projet pour lequel naît la collaboration avec Louis-François sous le nom de Capsule406. Depuis, Frédéric travaille sur un nouveau projet animé inspiré par son amour du vin : Une Parcelle. 

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