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548 - Quelles méthodologies pour rendre compte de l’apprentissage?

Le lundi 27 mai 2019

La recherche en éducation constitue un champ d’études large au sein duquel les questions liées à l’apprentissage sont bien évidemment centrales. Toutefois, pour les chercheur.se.s, la manière d’aborder cet objet complexe qu’est l’apprentissage est elle-même… particulièrement complexe!

Les enjeux méthodologiques pour rendre compte de l’apprentissage dans sa double dimension de produit (ce qui est appris) et de processus (comment c’est appris) sont en effet nombreux. À titre d’exemple, la seule « mesure » de l’apprentissage après une intervention en classe présente des défis de taille dans l’élaboration du devis de recherche : comment constituer un échantillon représentatif dans un contexte où l’accès au terrain est particulièrement difficile? Le recours au devis à mesures répétées pré et post-tests est-il suffisant pour témoigner de ce qui est appris? Comment tenir compte de ce qui se passe dans la tête de celui qui apprend au moment où il apprend? Ainsi, les chercheur.se.s se trouvent souvent confrontés à des choix déchirants qui limitent la portée des conclusions de leurs recherches. Grâce à des pratiques innovantes en recherche, les chercheur.se.s ont désormais accès à des méthodes leur permettant d’affronter ces nombreux défis. 

Comme l’apprentissage est son objet d’étude, le Centre d’études sur l’apprentissage et la performance (CEAP) de l’Université du Québec à Montréal (https://ceap.uqam.ca) propose de réfléchir aux défis méthodologiques que les chercheurs en sciences de l’éducation rencontrent dans leurs travaux sur l’apprentissage. Ce premier colloque sur l’apprentissage s’articule autour de deux axes : l’apprentissage vu comme un processus d’apprentissage (axe 1) et comme le produit de leur apprentissage (axe 2). Plus précisément sont abordées les questions des outils pour rendre compte des processus et des produits de l’apprentissage, et ce, sous l’angle des défis qu’ils présentent et des pratiques méthodologiques innovantes.

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Colloque
Section 500 - Éducation
Responsables
UQAM - Université du Québec à Montréal
Isabelle Plante
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAM - Université du Québec à Montréal
Université Concordia
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Avant-midi
09 h 00 à 11 h 15
Communications orales
Outils pour rendre compte des apprentissages disciplinaires
Présidence/Animation : Isabelle GAUVIN (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.037
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 15
Mixer pour y voir clair : l’utilisation de la méthodologie mixte pour comprendre la relation entre les connaissances morphologiques et l’apprentissage de l’orthographe lexicale
Anila Fejzo (UQAM - Université du Québec à Montréal), Rihab SAIDANE (UQAM - Université du Québec à Montréal), Kathleen Whissell-Turner (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Pour orthographier la moitié des mots en français, le scripteur peut se servir de ses connaissances sur les correspondances phonèmes-graphèmes (Véronis, 1984). Pour orthographier l’autre moitié, il est mis dans une situation-problème où il doit faire appel à d’autres connaissances, notamment les connaissances morphologiques, c’est-à-dire les connaissances sur les préfixes (ex., pour écrire il- dans illogique), les racines (ex., pour écrire g dans sang) et les suffixes (ex., pour écrire -ant dans gagnant). Or, le développement de ces connaissances s’échelonne sur un continuum passant du niveau implicite au niveau explicite verbalisable (Karmilloff-Smith, 1992). L’évaluation de chacun de ces niveaux et la compréhension de leur apport dans l’apprentissage de l’orthographe française nous a amenées à utiliser la méthodologie mixte. Dans notre présentation nous partagerons les résultats de cette utilisation et soulignerons l’éclairage supplémentaire que ce choix méthodologique a apporté à la compréhension de la relation à l’étude.

Résumé
09 h 45
Grammaire, écriture et lecture chez les étudiants universitaires : défis méthodologiques de la conception d’instruments de collecte de données
Marie-Claude BOIVIN (UdeM - Université de Montréal), Katrine Roussel (UdeM - Université de Montréal)

L’objectif du projet est de décrire les connaissances grammaticales, de même que les performances en écriture et en lecture d'étudiants universitaires faibles en français, dans la perspective de mieux les aider. Quatre instruments de collecte ou de codage des données (test de grammaire, grille de 63 erreurs linguistiques, dictée et test de compréhension en lecture) ont été mis à l’essai lors d’une étude pilote réalisée à l’automne 2017 avec 27 participants. Le test de lecture a été conçu pour que la compréhension requière la maitrise de contextes syntaxiques choisis. Nous présenterons ces instruments et discuterons des modifications requises au regard des résultats de l’étude pilote, qui suggèrent notamment que (1) les items de la dictée couvrent bien le domaine mais leur difficulté ne varie pas suffisamment ; (2) le test de grammaire devrait mieux vérifier les connaissances procédurales ; (3) le test de lecture ne permet pas d’identifier de contextes syntaxiques véritablement problématiques pour la compréhension en lecture.

Résumé
10 h 15
Un nouvel outil pour mesurer l’évolution des conceptions et les apprentissages d’élèves de la fin du primaire et du début du secondaire à propos des phases de la Lune
Pierre Chastenay (UQAM - Université du Québec à Montréal), Martin Riopel (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Il existe peu d’outils pour mesurer l’évolution des conceptions et les apprentissages d’élèves de la fin du primaire et du début du secondaire à propos des phases de la Lune : les questionnaires qui existent déjà se basent sur une recension plus ou moins complète des conceptions d’élèves de ce groupe d’âge à propos des phases lunaires pour proposer des questions à choix multiples où les conceptions les plus fréquentes deviennent autant de leurres plausibles. Mais cette approche est limitée par le nombre réduit de conceptions qui peuvent servir de leurres, ce qui amène plusieurs élèves qui ne sont pas porteurs de telles conceptions à choisir au hasard la réponse qui leur semble la meilleure. Nous proposons de construire un questionnaire en partant d’un examen approfondi du phénomène à enseigner et des mécanismes qui lui sont associés. Cela se fait d’abord en analysant le mécanisme des phases de la Lune pour en extraire une série de propositions simples qui en décrivent les principaux éléments. À partir de ces atomes de savoirs, on conçoit ensuite une série d’énoncés de type vrai ou faux avec échelle de certitude où le répondant doit indiquer son niveau d’accord. Dans un contexte d’utilisation pré-post encadrant une intervention didactique, un tel instrument est en mesure d’indiquer l’évolution des conceptions et les apprentissages. La présentation fera le point sur le processus de développement du questionnaire et présentera des résultats préliminaires de sa validation.

Résumé
10 h 45
Quelle méthodologie pour évaluer les apprentissages des élèves en écriture en contexte écologique ?
Sylvie Marcotte (UdeM - Université de Montréal), Pascale Lefrançois (UdeM - Université de Montréal)

L’un des enjeux méthodologiques des recherches sur les effets de pratiques d’enseignement sur les apprentissages des élèves touche la description des performances des élèves (Bru et coll., 2004; Dupin de Saint-André et coll., 2010; Talbot, 2012). Parmi ces recherches, celles portant sur les apprentissages en écriture décrivent souvent les performances des élèves au moyen de l’évaluation d’un ou de plusieurs textes qu’ils ont écrits (p. ex. Graham et Perin, 2007; Lefrançois et coll., 2008; Grégoire, 2012). Deux questions se posent alors : quels textes évaluer et comment les évaluer? Dans cette communication, nous présenterons les défis méthodologiques liés à ces deux questions que nous avons rencontrés dans notre thèse. Nous aborderons, d’une part, les défis relatifs à la comparaison de textes écrits en contexte écologique (avec des consignes d’écriture qui changent d'une classe à l'autre et d'un temps de mesure à l'autre) et, d’autre part, ceux relatifs au choix des critères d’évaluation à retenir pour décrire adéquatement les performances des élèves en écriture. Ces défis seront illustrés au moyen d’exemples tirés de notre thèse, qui porte sur les stratégies pédagogiques (Messier, 2014) utilisées en classe par les enseignant.e.s de français au secondaire qui favorisent les apprentissages des élèves en écriture.

Résumé
11 h 15 à 11 h 45
Communications par affiches
Session d’affiches
Présidence/Animation : Isabelle Plante (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.037
1
Impact différentiel des programmes d'entraînement selon la fonction exécutive ciblée: une méta-analyse
Sophie McMullin (UQAM - Université du Québec à Montréal), Steve Masson (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Les fonctions exécutives (FE), mémoire de travail, inhibition et flexibilité cognitive, pour la plupart des auteurs (Diamond, 2013, Miyake et al., 2000), sont des fonctions cognitives régulant pensées et comportements (Miyake et Friedman, 2012). Elles occupent ont un rôle central dans les apprentissages, comme dans le changement conceptuel en sciences (Masson, Potvin, Riopel et Brault Foisy, 2014). Des programmes d’entraînement des FE ont été développés, mais la plupart s’intéresse à la mémoire de travail. Peu de données existe pour l’inhibition et la flexibilité cognitive. De plus, les résultats sont assez divergents. L’impact de ces programmes étant encore incertain, nous allons réaliser une méta-analyse qui comparera les FE entraînées, dans l’objectif d’identifier quelle intervention serait la plus profitable. Ce sera aussi l’occasion de discuter du rôle des recensions systématiques et des méta-analyses dans l’étude de l’apprentissage.

Résumé
2
L’acquisition d’aptitudes de pensée critique à l’école secondaire : étude de cas
Marianne Bissonnette (UQAM - Université du Québec à Montréal), Pierre Chastenay (UQAM - Université du Québec à Montréal), Chantal Francoeur (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Cette étude s’intéresse à la façon dont les adolescents interagissent avec de fausses informations scientifiques dans les médias grâce aux aptitudes de pensée critiques qui devraient avoir été acquises au cours de leur éducation secondaire. Le but de cette recherche exploratoire est de poser des pistes de réflexion sur les forces et les lacunes de l’apprentissage de ces jeunes en ce qui concerne l’éducation aux médias. Après avoir rempli un questionnaire sur leur intérêt et leur self-concept à l’égard de la science et la technologie à l’école, les six élèves choisis ont participé à une entrevue semi-dirigée pendant laquelle leur étaient présentés deux textes médiatiques portant sur les ondes utilisées par les téléphones cellulaires, l’un étant scientifique et l’autre, pseudoscientifique. Après une période de lecture pendant laquelle ils étaient enjoints à commenter leur cheminement réflexif selon la méthode de la pensée à voix haute, les participants devaient s’exprimer sur divers sujets découlant des 18 habiletés et des 12 dispositions du penseur critique selon Ennis (2015), regroupées sous 11 thèmes principaux à partir desquels s’articulait la discussion. Une analyse de contenu dont les mots-clés recoupaient les thèmes de l’entrevue a permis le repérage de récurrences dans le discours des élèves participants. Les résultats démontrent une grande variation dans les forces et les faiblesses des aptitudes de pensée critique des participants.

Résumé
3
La recherche design en éducation à travers la loupe du processus de création en art
Bettina Forget (Université Concordia), Marie-Pierre Labrie (Concordia)

Qu’est-ce que le processus de création artistique peut apporter à la recherche design en éducation? Comme indiqué par la théorie constructiviste, le processus de création artistique se manifeste par une démarche itérative, se jouant en rétroaction constante entre l’œuvre en cours de création et le créateur, se rapprochant de la nature même de l’approche méthodologique choisie. Chercheures au doctorat en éducation artistique et artistes, Bettina Forget et Marie-Pierre Labrie présenteront comment elles entrevoient cette méthodologie dans le cadre de leurs recherches respectives. À travers des projets pilote réalisés au cours de leur recherche, elles révèlent ce dialogue entre processus de création et recherche design en éducation. Bettina Forget examine la recontextualisation de l'art et de la science et comment les jeunes filles peuvent se sentir interpellées par le domaine des STIM (science, technologie, ingénie, et mathématique) à travers l'art. Marie-Pierre Labrie investigue la coprésence en ligne à travers le design de dispositifs éducatifs de création pour les adolescents dans les réseaux sociaux, en hybridant la danse et les arts numériques.

Résumé
4
L’amorçage négatif : une méthodologie permettant de détecter la présence du contrôle inhibiteur dans différents apprentissages
Alexandra Auclair (UQAM - Université du Québec à Montréal), Lorie-Marlène Brault Foisy (UQAM - Université du Québec à Montréal), Steve Masson (UQAM - Université du Québec à Montréal)

De nombreux apprentissages, notamment en mathématiques, requièrent la mobilisation du contrôle inhibiteur (Mareschal, 2016). Ce dernier est une fonction exécutive permettant de freiner ou de résister à certaines stratégies de réponses spontanées qui mènent parfois à commettre des erreurs (Diamond, 2013). Dans le cadre d’une étude en préparation, une intervention pédagogique sera réalisée auprès d’élèves du primaire afin de les aider à réussir une tâche en mathématiques portant sur la numération positionnelle et nécessitant la mobilisation du contrôle inhibiteur. La méthode de l’amorçage négatif (Borst et Houdé, 2014; Tipper, 1985) sera utilisée pour vérifier l’effet de cette intervention sur la variable intermédiaire que représente le contrôle inhibiteur. L’objectif de la communication est de décrire l’utilisation de cette méthodologie dans le contexte de cet apprentissage en mathématiques ainsi que de présenter ses avantages et ses limites.

Résumé
Dîner
11 h 45 à 13 h 00
Dîner
Dîner
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.037
Après-midi
13 h 00 à 14 h 00
Communications orales
Outils pour rendre compte du transfert des apprentissages disciplinaires
Présidence/Animation : Vivek Venkatesh (Université Concordia)
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.037
13 h 00
Comment marier plusieurs méthodologies et trois populations complémentaires contribue à faire de la recherche sur l’apprentissage un succès
Catherine Fichten (Collège Dawson), Laura KING (Cégep André-Laurendeau), Alex LUSSIER (Cégep André-Laurendeau), Alice HAVEL (Collège Dawson), Mary Jorgensen (Réseau de recherche Adaptech)

Depuis plus de 20 ans, le Réseau de recherche Adaptech s’intéresse à la réussite des étudiants en situation de handicap. Pour répondre aux nouveaux défis de l’enseignement collégial, nous avons élargi notre bassin de population ainsi que nos façons de récolter nos données. Nos plus récents projets, tous en lien avec les TIC, ont combiné petits groupes de discussions, questionnaires distribués en classe et entrevues. Les données ainsi obtenues ont été analysées de manière qualitative et quantitative. Nous sommes d’avis que lorsqu’il est question d’apprentissage, les différents groupes impliqués doivent être sondés, les étudiants bien sûr, mais aussi les enseignants et les conseillers pédagogiques. C’est en combinant les points de vue, les méthodes de collecte et les types d’analyses que l’on obtient les données les plus fidèles et complètes. C’est cette combinaison innovatrice que nous souhaitons présenter à la communauté de chercheurs.

Résumé
13 h 30
Comment étudier le transfert des apprentissages scolaires en sciences vers des contextes non scolaires ?
Jean-Philippe Ayotte-Beaudet (UdeS - Université de Sherbrooke), Sophie Perron (UdeS - Université de Sherbrooke), Kassandra L'Heureux (UdeS - Université de Sherbrooke)

La réussite scolaire occupe une place importante en éducation, ce qui amène plusieurs chercheurs à étudier les meilleurs moyens pour maximiser la performance des élèves lors des évaluations. En parallèle, des recherches indiquent que les élèves retiendraient moins de la moitié de ce qu’ils ont appris deux années plus tôt à l’école. Il semble donc que, peu importe la performance des élèves lors des évaluations, les apprentissages scolaires ne sont pas aussi pérennes et de qualité que les acteurs de l’éducation souhaiteraient souvent le croire. Pour tenter de résoudre ce problème, l’école doit accorder une place plus importante au transfert afin que les élèves puissent utiliser ce qu’ils ont appris dans des contextes non scolaires. Cette présentation posera donc certains enjeux de la recherche sur le transfert des apprentissages d’un point de vue théorique et méthodologique. Des exemples provenant de la didactique des sciences permettront de lancer la discussion avec l’auditoire.

Résumé
14 h 00 à 17 h 00
Communications orales
Processus pour rendre compte des apprentissages
Batiment : Cégep G.-Roy
Local : 2.037
14 h 00
Développer des tâches cognitives pour mesurer la performance et l’apprentissage en sciences : valeur éducationnelle et propriétés psychométriques en tension
Patrice Potvin (UQAM - Université du Québec à Montréal), Steve Masson (UQAM - Université du Québec à Montréal), Geneviève Allaire-Duquette (Tel-Aviv University), Lorie-Marlène Brault Foisy (UQAM - Université du Québec à Montréal), Guillaume Malenfant-Robichaud (UQAM), Martin Riopel (UQAM - Université du Québec à Montréal), Patrick Charland (UQAM - Université du Québec à Montréal), Lucian NENCIOVICI (UQAM - Université du Québec à Montréal)

De plus en plus de recherches en éducation qui portent sur l’apprentissage intègrent des données issues des sciences cognitives et des neurosciences. Si par le passé elles s’inspiraient des résultats obtenus par les psychologues et les neuroscientifiques, les sciences de l’éducation vont aujourd’hui jusqu’à emprunter à ces spécialistes des méthodologies lui permettant de répondre à des questions qui lui sont propres.

Parmi les défis qu’elle doit alors surmonter se trouve celui de la conception de tâches cognitives utilisables en électroencéphalographie (EEG), en imagerie par résonance magnétique (IRM) et en chronométrie mentale. Considérant en concomitance le défi de sécuriser leurs propriétés psychométriques et le besoin de résonner jusqu’aux situations de classe, nous présenterons des exemples de tâches cognitives développées ou utilisées par les membres de l’Équipe de recherche en éducation scientifique et technologique de l’UQAM (EREST) et discuterons de leurs qualités générales et de leurs limites.

Résumé
14 h 30
Le préjugé du jour : Une analyse mixte sur les cyberdiscussions portant sur l’islamophobie au Québec entre 2014 et 2018
Vivek Venkatesh (Université Concordia), Maxime Bérubé (Concordia), Rawda Harb (Concordia), Jihène Hichri (UQAM - Université du Québec à Montréal), Isabelle GAUVIN (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Dans cette communication, nous examinons la compréhension qu’ont les Canadiens et Canadiennes des enjeux nationaux en matière de citoyenneté, d’identité et d’appartenance culturelle, ainsi que les cyberdiscussions qu’ils tiennent à ce sujet. Nous analysons des conversations entre 2014 et 2018 se déroulant sur le site Web Reddit et portant sur le sujet des « chartes des valeurs » ou le projet de la loi 60 (2013-2014), l’attentat du 29 janvier, 2017 au Centre culturel islamique de Québec et « la mesure législative anti-voile intégrale » ou le projet de la loi 62 (2015-2017). Notre analyse se base sur la méthodologie de l’analyse critique de discours assistée par corpus (ACDAC) élaborée par Thomas (2015). Nos travaux abordent notamment la complaisance que démontre le citoyen moyen à l’égard du cyber-racisme visant implicitement ou explicitement des groupes sociaux installés au Canada. Entre autres, ils mettent en lumière les notions de privilège invisible et de racisme socialement acceptable, phénomène qu’on pourrait appeler « préjugé du jour ». À cette fin, ils exposent l’opinion de la majorité et ses points de vue peu évolutifs sur les principes canadiens de citoyenneté, d’appartenance sociale et de partage identitaire. 

 

Résumé
15 h 00
Pause
15 h 15
L’analyse par théorisation de données provoquées pour comprendre ce que font des élèves
Marie-Hélène Forget (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

Une recherche portant sur la conduite langagière de justification a permis de mieux comprendre quand, comment et pourquoi des élèves du 3e cycle primaire se servent de telles conduites pour résoudre des problèmes grammaticaux en classe de langue. Pour y parvenir, nous avons eu recours à une méthodologie de recherche hybride : une collecte de données provoquées (Van der Maren, 1996/2004) inspirée de principes appartenant à des méthodologies quantitatives et une analyse par théorisation ancrée (Paillé et Mucchielli, 2008/2012), méthode qui s’inscrit dans la recherche qualitative. La communication présentera, dans une perspective critique, le protocole de collecte, puis les opérations d’analyse qui, chemin faisant, ont permis l’émergence des résultats de la recherche.

Résumé
15 h 45
Utilisation de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) en éducation : discussion des principaux types de devis et de leurs caractéristiques respectives
Lucian NENCIOVICI (UQAM - Université du Québec à Montréal), Lorie-Marlène Brault Foisy (UQAM - Université du Québec à Montréal), Patrice Potvin (UQAM - Université du Québec à Montréal), Steve Masson (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Dans le champ de l’éducation, mesurer l’activité cérébrale des participants au moyen de l’IRMf afin de mieux comprendre l’apprentissage est une pratique dont l’utilisation croît. Un examen de la littérature scientifique en éducation, au moyen de la base ERIC, suggère que quatre principaux types de devis de recherche semblent utilisés par les études ayant recours à l’IRMf. Il s’agit de la comparaison de l’activité cérébrale (1) entre un groupe d’experts ayant déjà appris une notion versus un groupe de novices ne l’ayant pas encore apprise, (2) entre un groupe de novices après versus avant l’apprentissage d’une notion au moyen d’un enseignement, (3) entre deux groupes de novices apprenant la même notion, mais au moyen d’un enseignement différent (enseignement A versus enseignement B) et (4) entre un groupe d’élèves considérés normaux versus un groupe d’élèves ayant un trouble d’apprentissage (p. ex. : dyslexie, dyscalculie). La présente communication propose de discuter des caractéristiques de ces quatre types de devis en prenant appui sur des exemples d’études tirées de la littérature.

Résumé
16 h 15
Plénière