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Auteur et co-auteurs
Marie Toullec-Théry
Nantes Université et Inspé
5a. Résumé

En France, la réglementation liée à l’école inclusive engage à la collaboration, pour soutenir les élèves dits « à besoins éducatifs particuliers » (BEP). Des chercheurs partagent cette exigence d’« interventions nécessitant différentes formes de collaboration entre les professionnels impliqués » (Allenbach, et al., 2016, p.72).Toutefois, l’étude des pratiques atteste que cette collaboration peut aboutir à des actions radicalement différentes. Une solution de collaboration peut consister à travailler à deux enseignants, pour agir avec plus de souplesse et ainsi mieux prendre en compte les élèves à BEP. Toutefois, quand les deux enseignants rencontrent un problème de pratique (enseigner aux élèves à BEP), leur réponse peut diverger, soit vers une internalisation de l’aide, soit vers une externalisation de l’aide (Toullec-Théry, 2021). Mes recherches montrent que les enseignants ont tendance à répondre par une pratique d’externalisation, de désolidarisation du collectif des élèves à BEP, rompant alors avec le principe d’une même école pour tous. Comment faire pour dépasser ces obstacles de pratiques prenant leur origine dans un passé incorporé, dans des conceptions déjà-là et œuvrer à des créations inédites, qui tiennent d’une coopération, au sens de Laurent (2018) ? Il s’agit ici de montrer comment, dans des dispositifs d’ingénierie coopérative (Perraud, 2018), enseignants et chercheurs apprennent à œuvrer conjointement, pour engager une dynamique inclusive.