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81e Congrès de l'ACFAS

Au-delà des photographies iconiques : considérations méthodologiques pour une analyse contextuelle de la masse des images de presse 

Auteur : Samuel Gaudreau-Lalande
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

Si les études d'images iconiques qui servent rétrospectivement à illustrer et construire l'histoire sont abondantes, rares sont celles qui proposent une méthode pour étudier les images de presse ordinaires qui, au quotidien, contribuent par leur caractère répétitif à alimenter notre « inconscient visuel » (Benjamin, 1939). Contrairement aux images iconiques, les images ordinaires ne viennent jamais seules : au moment de leur diffusion (qui est le seul où elles ont un impact significatif), elles font toujours parti d'un ensemble dont l'agencement a été réfléchi et construit. À travers l'étude de cas d'un essai photographique bon marché publié par le parti nazi sur son congrès tenu à Nuremberg en 1933, cette communication vise à présenter une méthode d'analyse permettant d'étudier un grand nombre d'images agencées de manière particulière. L'étude du montage de séries d'images permet de mettre au jour les récits qu'elles servent à diffuser et d'identifier les mécanismes visuels de persuasion qui les supportent. 

81e Congrès de l'ACFAS

Les oeuvres vidéographiques : pour une appréhension artistique de la réalité sociale et politique

Auteur : Claudia Bernal
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

L'art est une façon stimulante d'appréhender la réalité et notre rapport au monde. Les artistes font intervenir leurs visions particulières du monde et contribuent ainsi à la création du sens et au processus d'autoconstitution des individus en tant que sujets sociaux. Je présenterai le processus de création de deux œuvres qui, à mon avis,  explorent clairement le social par des créations interdisciplinaires qui incluent des œuvres vidéographiques : Monument à Ciudad Juarez : seul celles qui meurent de mort violente vont directement à l'un des paradis (Canada-Mexique, 2002) et Faits du même sang (Canada-Colombie, 2007). Je me  concentrerai particulièrement sur la méthode de recherche artistique qui inclut un travail, sur le terrain, au Mexique et en Colombie. D'un côté, L'œuvre Monument à Ciudad Juarez est une installation-vidéo-performance inspirée de ce qui a longtemps été considéré comme des faits isolés mais qui peu à peu a pris la forme d'une hécatombe historique : les assassinat violents de plus de trois cent femmes dans la ville de Ciudad Juarez, Mexique. De l'autre côté, Faits du même sang est une installation vidéo-performance issue d'une réflexion sur ce qui est considéré comme un drame collectif en Colombie mais aussi dans bien des régions du monde: le déplacement forcé de populations entières à cause de la violence et des conflits armés. 

81e Congrès de l'ACFAS

Dîner

Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels
81e Congrès de l'ACFAS

Ecrire hors texte, ou le défi de sociologiser par l'image. Retour sur 30 ans de recherches filmées (et racontées)

Auteur : Bernard Ganne
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

Faisant suite aux réflexions sur le tournage à propos de l'usage de la vidéo dans la recherche en sociologie la présente contribution entend se centrer sur les problèmes d'écriture avec l'image. Comment traiter les « corpus d'observation filmée » pour rendre compte de leur dimension aussi bien idéelle que sensible, et quelles perspectives d'assemblage – et donc d'écriture – développer ?

A partir de travaux filmés en sociologie du travail,  il sera montré combien l'utilisation de l'image permet de rénover en profondeur le mode même d'interrogation du social, et ce à un triple niveau :

-  au plan du champ théorique de la lecture du social tout d'abord, du fait du sensible et de l'indéterminé que l'image continue structurellement d'intégrer face au rationnel ;

- à un niveau méthodologique ensuite, en contribuant à remettre en question l'évidence des postures d'investigation classiques mises en œuvre dans les enquêtes et études de terrain ;

- au niveau des produits et résultats enfin, du fait du jeu complexe et neuf entre les langages rationnels et sensibles et leurs écritures que permet de développer aujourd'hui le multimédia.

Loin des frilosités et suspicions passées, l'image animée constitue ainsi pour les sciences sociales un  formidable outil d'ouverture et de rénovation.

81e Congrès de l'ACFAS

Rhétorique de l'image dans la rubrique « Speaking of Pictures »  du magazine Life.

Auteur : Florence Moreau
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

Dans l'édition hebdomadaire du magazine Life publiée par Time Inc. de 1936 à 1972, la rubrique « Speaking of Pictures » se distingue par son caractère méta-photographique au sein d'un contenu éditorial fondé sur la pratique de l'essai photographique. Ce caractère méta-photographique s'établit à travers un discours de l'organe de photojournalisme qu'est Life en combinant une forme de didactisme en dispensant des conseils techniques relatifs à la pratique  photographique, avec de brefs exposés théoriques où sont discutées les pratiques éditoriales du magazine. Il apparait à travers cette rubrique, que la mise en récit des images photographiques joue sur leurs fonctions narratives, heuristiques et cognitives, dont procède une véritable culture visuelle.

Ainsi, l'objet de cette communication est de nous interroger sur l'effet ou les effets créés par le montage visuel qui s'opère dans l'édition du photojournalisme à travers sa mise en page, en fondant notre analyse sur cette rubrique qui apparait comme un outil de décryptage fondamental de l'écriture photojournalistique, où les images se substituent au texte pour transmettre un message complexe fondé sur la rhétorique de l'image, et où les pages du magazine sont appréhendées comme des espaces visuels.   

81e Congrès de l'ACFAS

Voir l'instabilité. Montages et remontages de la crise financière

Auteur : Estelle Grandbois-bernard
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

La crise financière de 2008 fut l'occasion d'un défi lancé aux artistes de l'image pour rendre compte de la complexité des phénomènes économiques, sociaux et politiques en cours. Comment en effet représenter la crise financière mondiale, comment donner une "forme visible" aux processus hautement abstraits du capitalisme financier contemporain (Messner 2012) ?

Dans le cadre de mes recherches, j'expérimente les techniques de montage et d'association d'images inspirées des pratiques et esthétiques de l'atlas (Warburg, Didi-Huberman) pour explorer les tendances et potentialités critiques des images de la crise financière mondiale. L'intention est double : d'une part, analyser les principales représentations de la crise à travers le classement et l'association, et d'autre part, proposer une interprétation visuelle de la crise en construisant un discours par le visuel, grâce au recueil, à l'échantillonnage et au remontage d'images déjà existantes (Didi-Huberman, 2011). D'objets d'analyse, les images deviennent des moyens d'expression de la réalité sociale qui permettent la retranscription de l'écriture visuelle de la crise et la mise en lumière de ses significations culturelles.

Le poster présenté invite ainsi à dépasser les conceptions économiscistes de la crise financière pour penser l'instabilité endogène au capitalisme financier (Minsky) comme un phénomène culturel et visuel. 

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Pause

Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels
81e Congrès de l'ACFAS

Théories et pratiques fondatrices en anthropologie visuelle : le récit filmique  partagé et ouvert 

Auteur : Simona Bealcovschi
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

Ma communication propose de revisiter quelques concepts et innovations qui ont marqué l'évolution théorique et méthodologique de l'anthropologie visuelle, cette sous-discipline ambivalente adhérant autant à la rigueur de la science qu'à la plasticité structurale des arts visuels.

Le regard du cinéaste anthropologue tente de capter le réel et de transmettre la vérité. Mais par quels moyens et pratiques ? En me référant aux contributions de deux pères fondateurs de la discipline, Jean Rouch et David MacDougall, je propose de discuter leurs pratiques de restitution du réel et de construction du récit visuel ethnographique basé sur une utilisation novatrice du rapport dialogique participant et partagé.

Pour Rouch, la subjectivité et l'échange et la technique du "feed-back", qu'il avait tellement apprécié dans le travail de Flaherty, deviennent de vraies sources de connaissances, de voies de connaitre l'autre et de l'intégrer dans le montage "partagé" du récit visuel.

Pour MacDougall le récit filmique restitue aussi une réalité captée autant par les yeux du réalisateur que par ceux de ses sujets, une restitution de l'entrecroisement des regards qui se transforme dans un récit ouvert.

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Le récit des photographes

Auteur : Sylvain MARESCA
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

Les photographies sont souvent accompagnées de « légendes » qui précisent ce qu'il faut y « lire », voire insérées dans un texte qu'elles ne font qu'illustrer. Dès lors, comment les photographes composent-ils des récits ? Simple mise en série de leurs clichés ? Avec du texte ? Et lequel ?

J'ai collaboré récemment avec plusieurs artistes/photographes sur des thèmes à connotation sociale : enseignement professionnel, hôpital psychiatrique, administration publique. Ils en ont tiré des livres très différents : série autonome de photographies (Sylvain Gouraud, 2011), mise en page spécifique des images et du texte (David Desaleux, 2012), quasi-roman-photo (Arnaud Théval, 2009 et 2010).

Cette communication explorera chacune de ces options pour voir en quoi elles pourraient ou non contribuer à renouveler l'insertion des images dans les publications savantes ? Peut-on concevoir un récit purement photographique pour rendre compte d'une enquête de terrain ? Les outils multimédia ne peuvent-ils pas aider à dépasser les rigidités actuelles des formes de publication sur papier ? 

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L'approche de l'image « paysage » inuite par la géographie culturelle  (Canada, Nunavik)

Auteur : Fabienne Jeanne Joliet
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

La représentation « réaliste » des paysages du Grand Nord est caractérisée par un ensemble de portraits photographiques occidentaux emblématiques (Dorais, Chartier). Mais la réalité des paysages vus « du dedans», par les inuits, est autre. Leur propre vision émerge en images grâce au développement accéléré d'appareils numériques dans les foyers.

Afin de mettre en mettre en lumière la vision inuite des paysages du Nunavik, deux corpus iconographiques autochtones sont investis, correspondant à l'éclairage des habitants photographes amateurs à celui du photographe initié et averti.

Ces corpus donnent lieu à une narration par le paysage (Joliet, Michelin), dont la résonnance permet d'identifier des sites privilégiés, des cônes de vues cadrant des portraits emblématiques, et des thèmes qui font écho à la sensibilité inuite du territoire (Therrien, Collignon).

La géographie culturelle emprunte des outils à la sociologie (Rose, Wang), à l'anthropologie (Descola), aux arts visuels et à l'architecture de paysage (Bell), qu'elle adapte à son paradigme spatial. Nous verrons donc comment se dégagent des lieux de prédilection ainsi que des thématiques paysagères qui révèlent des spatialités, des temporalités et des naturalités propres aux Inuits.

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Mot de clôture

Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels
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Audio-vision et intermédialité du montage

Auteur : Alexandrine Boudreault-Fournier
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

Bien que l'on puisse penser que le montage vidéo repose sur l'assemblage d'images, la dimension sonore du montage et de sa relation avec le visuel demande à être sérieusement prise en considération d'un point de vue anthropologique. Le travail du compositeur Michel Chion (1983; 1985; 1990; 2009) nous servira de base pour approfondir les relations qui existent entre les dimensions visuelles et sonores. Pour appuyer cette démarche, nous explorerons l'installation vidéo Derrumbeat (2013) réalisée par Alexandrine Boudreault-Fournier et deux artistes sonores, l'un provenant de la Havane, DI Jigüey, et l'autre de Montréal, Smi Le. Cette installation tente à travers le montage visuel et sonore de transformer la perception que nous pouvons avoir d'un site. Grâce à l'enregistrement de sons ambiants d'un édifice abandonné de la vieille Havane, et de leurs transformations postérieures, cette installation démontre l'importance du son, et plus encore, de la relation générée par le jumelage du son avec l'image, dans la construction d'une trame narrative filmique. Enfin, cette présentation se penchera d'un point de vue théorique sur la notion d'intermédialité dans le processus de montage de textes audio-visuels. 

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Mot de bienvenue

Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels
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Récit audiovisuel et historiographie : possibilités d'écriture de l'histoire

Auteur : DE MOURA DELFIM MACIEL ANA CAROLINA
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

Cette communication, à partir des références théoriques à la base de l'historiographie, propose une analyse du documentaire Família Jafet (Maciel, 2013), qui contient le témoignage de donatrices ayant cédé au Musée Paulista (São Paulo/ Brésil) des objets, documents, vidéos et photographies des membres de leur famille. La transmission de ces biens illustre le désir de préservation et de diffusion de traits de la présence humaine dans le déroulement de l'histoire.

L'objectif de Família Jafet est de situer biographiquement les donatrices et de montrer le lien entre le corpus documentaire et la trajectoire familiale, en lui conférant un sens antérieur à celui attribué par l'institution de sauvegarde. L'accent est mis sur la subjectivité présente dans les témoignages et dans le documentaire en soi, un processus de montage, de sélection d'images et de citations théoriques qui tente d'atteindre le statut de récit historique/biographique.

À la présentation du documentaire s'ajoute l'analyse des aspects du récit audiovisuel en tant que possibilité historiographique, avec en toile de fond mon expérience fondée sur une pratique de production de sources où se rejoignent la voix, l'image, l'expérience de vie et la mémoire. 

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Inhabitées. Veiller les villes fantômes

Auteur : Magali Uhl
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

La société post-industrielle produit de plus en plus de « cités fantômes », des villes inhabitées rues ou quartiers exempts de vie (ex. Pripiat, Fukushima, New Orleans, Plymouth, Ordos, Hashima Island…). Ces villes inhabitées subissent l'érosion du temps, se transforment au rythme des années, marchant vers leur inexorable destin de ruines. Vidées de toute vie, réduites à leur seule matérialité, elles s'inscrivent toutefois dans un devenir qui leur est propre et qu'artistes, amateurs, photoreporters fixent inlassablement sur leurs pellicules.

Dans la lignée des méthodes iconographiques développées par Aby Warburg, le poster propose, à partir d'un travail d'échantillonnage des divers types de cités inhabitées, un montage visuel visant l'expression et la mise en évidence de leur pathos. Les images sélectionnées évoquent une analogie entre la ville abandonnée et les temporalités du cadavre [L.-V. Thomas], en présentant les différents degrés de dépérissement du bâti comme des moments réels (biologie), mais aussi imaginaires (symbolique), du processus de décomposition post-mortem. À l'image de la veillée rituelle du cadavre, cette mise en récit visuelle invite à l'expérience paradoxale d'un rite inexistant, la veillée mortuaire de la ville inhabitée. Le problème qu'elle soumet aux vivants est, en dernière analyse, profondément social : comment et pourquoi veiller aujourd'hui ces nouvelles villes fantômes ? 

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Pause

Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels
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Tsunami : caught on Camera, ou la « mobilogénie » d'un désastre

Auteur : Richard Bégin
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

Toute catastrophe peut de nos jours être captée par le téléphone mobile d'un témoin. Le nombre d'images de catastrophes captées à l'aide de l'appareil numérique instaure en ce sens une nouvelle esthétique du désastre. Quelque chose a changé entre les gravures représentant le séisme de Lisbonne en 1755 et les vidéos amateurs du tsunami de 2004 en Thaïlande. Ces objets visuels entraînent chacun une compréhension différente de l'événement dans la mesure où dans le premier cas elle évoque l'interprétation alors que dans l'autre elle exprime la pratique. Plus exactement, l'événement semble être passé d'une fabrique de son intelligibilité à une fabrique de sa sensibilité.

Le documentaire Tsunami : caught on Camera expose une telle fabrique de la sensibilité en proposant un assemblage d'images captées par l'appareil mobile. L'événement y est ainsi construit par la seule sensibilité qu'expriment des images amateurs prises par des individus paniqués. Ces images réfèrent avant tout à une pratique spatiale du sujet et au corps de celui tenant le dispositif. C'est cette présence corporelle qui forme cette nouvelle photogénie de l'image qui, puisqu'il s'agit d'images « mobiles », nous permet de risquer le concept de « mobilogénie » afin, d'une part, de mieux saisir cette esthétique inédite, et, d'autre part, de mieux comprendre comment se réaménage socialement la sensibilité au désastre.

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La disparition du lieu – Vivre le deuil par l'image

Auteur : Anouk Sugàr
Colloque    323 - Récits d'images. Explorer le social par les artefacts visuels

À l'ère de l'investissement massif des villes par une population croissante, le visage changeant de celles-ci, alternance de démolitions et de reconstructions, induit un questionnement quant à l'assimilation de ces phénomènes qui ne sont pas sans nous rappeler le cycle de la vie et de la mort. Si la disparition est un processus dynamique inhérent à une revitalisation potentielle, elle est aussi vécue comme un traumatisme, une perte. S'en suit dès lors la nécessité de surmonter le vide par une période de deuil; un temps voué à l'assimilation et à la commémoration de ce qui n'est plus. L'analyse phénoménologique (Heidegger, 1954) propose une concordance entre le corps et l'espace; une entrée en présence de l'être, matérialisé par l'habitat.

Mais puisque la mémoire est un organe malléable et volatile, il s'agit de la fixer dans le temps par le biais de supports tels que l'écriture, la photographie, les nouvelles technologies. Il importe alors de faire sens de l'absence et de contrer la crainte de l'effacement. Paradoxalement, l'oubli est aussi une condition du renouveau (Connerton, 1989). Ainsi, l'archivage de la mémoire par l'image est envisageable comme un processus de transformation et non comme un temps arrêté, une fin. Par conséquent, l'image documente la perte, le vide, puis se fonde en un regard nouveau.?

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Mot de bienvenue

Colloque    324 - Les années 1940 : rupture culturelle et nouvelle ère médiatique
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Saillies et paradoxes : Amérique française et l'émergence de l'essai

Auteur : Michel Lacroix
Colloque    324 - Les années 1940 : rupture culturelle et nouvelle ère médiatique
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Période de questions

Colloque    324 - Les années 1940 : rupture culturelle et nouvelle ère médiatique
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D'où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous?  Enquête sur la culture canadienne-française durant la Seconde Guerre

Auteur : Marie-thérèse Lefebvre
Colloque    324 - Les années 1940 : rupture culturelle et nouvelle ère médiatique

Cette communication présentera les résultats d'une vaste enquête sur l'existence d'une culture canadienne-française distincte, suscitée par André Laurendeau dans L'Action nationale, et ses répercussions au Quartier Latin, à La Revue populaire, au Jour, à La Revue moderne et dans Amérique française, entre le printemps 1940 et l'automne 1942. L'analyse cherchera à faire ressortir les perspectives différentes des 53 répondants, entre ceux issus du milieu intellectuel et ceux provenant du milieu artistique.

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Dîner

Colloque    324 - Les années 1940 : rupture culturelle et nouvelle ère médiatique
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L'essai canadien-français : vers de nouvelles frontières?

Auteur : Anne Caumartin
Colloque    324 - Les années 1940 : rupture culturelle et nouvelle ère médiatique

Dans le vaste domaine de l'essai canadien-français, si une rupture s'opère au cours des années 40, elle est sans doute liée à la conception et aux frontières du genre lui-même. En effet, les histoires littéraires publiées alors permettent de constater qu'en l'espace d'une dizaine d'années, une réévaluation majeure de la « valeur » de ce que l'on avait traditionnellement considéré comme de l'essai s'effectue. Simultanément à la fondation de plusieurs institutions consacrant la professionnalisation d'une pratique savante, Camille Roy, dans la réédition de 1939 de son Manuel, supprime par exemple l'entrée «science» préalablement incluse dans la table des matières de ses ouvrages. Une dizaine d'années plus tard, dans son Histoire de la littérature canadienne-française (1946), Berthelot Brunet élimine tout ce que les chapitres auparavant consacrés à l'essai comportaient d'éloquence, de sociologie, de politique et d'éducation pour ne plus retenir que la chronique, le journalisme et la critique littéraire. Quelles sont au juste les nouvelles frontières de l'essai ? Est-il légitime de reléguer au statut de non-littéraire un grand nombre d'ouvrages sur la société ou l'identité publiés par des intellectuels pour se concentrer sur un corpus d'articles de journaux et de revues ? Quelles sont les principales formes de subjectivité (le «je» essayistique) qui sont susceptibles de s'y déployer ? Telles sont les interrogations principales auxquelles nous tâcherons de répondre par cette présentation.

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Période de questions

Colloque    324 - Les années 1940 : rupture culturelle et nouvelle ère médiatique