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Auriane Canesse
Finaliste

Auriane Canesse

Université McGill

Observation de la réaction pp -> W + gamma + gamma comme outil de recherche de nouveaux phénomènes physiques

Votre profil en bref...  

Je suis doctorante en physique des particules à l‘Université McGill et membre de la collaboration ATLAS.  J’ai effectué mes études en physique au baccalauréat et à la maîtrise en physique en Belgique à Louvain-la-Neuve avant de rejoindre Montréal en 2017. Dans le cadre de mon doctorat, j’étudie les données récoltées par le détecteur ATLAS lors de collisions de protons à très haute énergie. Mon but est de comprendre les interactions fondamentales entre les plus petits composants de la matière, les particules élémentaires. Je suis maintenant basée au CERN en Suisse et je travaille également à la construction d’un nouveau morceau du détecteur ATLAS. 

 

Voici les réponses personnelles de la personne finaliste à quatre questions : 

 

  • Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses? 

Ma famille ne s’intéresse pas à mon doctorat, je n’ai jamais vraiment essayé de leur expliquer mon sujet de recherche avant ma présentation MT180. Pendant mes études en physique, cela m’arrivait de dévier de sujet pour parler d’astrophysique au lieu de physique des particules, car c’est un sujet proche, mais plus facile à vulgariser. Mais même ce dernier peut être également difficile à comprendre. On m’a déjà demandé si la pollution lumineuse était dangereuse pour les étoiles… 

 

  • Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc. ?  

J’ai été intéressée par les sciences depuis mon plus jeune âge, mais je ne m’imaginais pas spécialement chercheuse. J’ai commencé mes études en ingénierie, mais ça ne m’a pas plu et je me suis alors réorientée vers des études en physique. En 2013, au début de mes études, la découverte du boson de Higgs a mené au premier prix Nobel de physique belge. L'engouement de tout notre département a sûrement contribué à orienter plus d’un-e-  étudiant-e- vers ce champ de recherche. 

 

  • Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant-e- chercheur-euse-? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur-euse-?

 Mon travail est très varié. Quand je suis dans notre laboratoire au CERN, je participe à la construction d’un nouveau module du détecteur ATLAS. C’est un travail très interactif et je m’occupe de vérifier ou d’installer les différents câbles et connexions, de tester nos cartes électroniques et notre système d'acquisition de données. L’analyse de données est un travail plus solitaire qui demande des compétences en programmation et une compréhension plus théorique. 

 

  • Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes ?  

Un savoir qui n’est pas partagé et compris ne sert à rien. J’ai toujours été impliquée dans des projets de vulgarisation, car je pense que la diffusion des connaissances fait partie du métier de chercheuse. Je n’avais jamais vu de présentation MT180 qui représentait mon domaine de recherche et ça m’a donné une motivation supplémentaire pour relever le défi.