L’alliance de travail est un critère permettant de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents aux interventions en counseling de carrière (Masdonati et al., 2009). Kivlighan et Shaughnessy (1995) indiquent que la prise de mesure de l’alliance à un seul temps de mesure n’est pas reliée aux résultats d’une intervention. Ça serait plutôt l’évolution positive qui serait reliée à l’efficacité des interventions. À cet égard, il est possible de retrouver deux trajectoires de l’alliance : quadratiques et linéaires (Kivlighan et Shaughnessy, 2000). Ce qui suggère que les clients appartiennent à des sous-groupes distincts et non pas à un groupe homogène. Une étude a été menée auprès de 96 participants accompagnés par 9 conseillers d’orientation durant une moyenne de 6 rencontres dans le cadre d’un processus de counseling de carrière ayant comme objectif un bilan de compétences. Un inventaire d’alliance de travail (WAI-S) a été rempli à la fin de chacune des rencontres par les participants. Les résultats démontrent une progression linéaire et positive dans chacun des sous-groupes. Le premier groupe (n=35) débute avec un niveau d’alliance très élevé. Le deuxième groupe (n=41) débute avec un niveau d’alliance moyennement élevé tout en suivant une progression similaire au premier groupe. Le troisième groupe (n=20) débute avec le niveau d’alliance le plus faible, mais progresse le plus.
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