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646 - Construire la plateforme numérique du Québec à l'ère des communautés collaboratives et de la e-gouvernance : où allons-nous à partir de maintenant?

Du dimanche 12 au lundi 13 juin 2016

Selon de nombreuses perspectives, les communautés collaboratives sont le fondement de notre société. Elles représentent l’intersection de nos structures sociales, économiques, environnementales — tout ce que nous construisons et partageons ensemble, de la qualité de l’eau à l’éducation et à la gouvernance de nos systèmes sociaux traditionnels et, maintenant, numériques. La « transgouvernance » de cet héritage historique a toujours guidé les différents mouvements du développement durable et celui de nos organisations les plus innovantes. L’accélération actuelle du changement technologique a contraint plusieurs gouvernements et chefs de file étrangers à réaliser l’urgence d’agir devant les crises financières, le vieillissement de la population, l’insatisfaction par rapport aux politiques des services publics, les dangers environnementaux. Les turbulences technologiques entraînent des ruptures sociétales de grande ampleur : elles changent la façon dont les gens vivent, travaillent, interagissent, apprennent. Devant ces changements, les consommateurs numériques deviennent aussi des citoyens numériques, qui ont de nouvelles attentes vis-à-vis de l’administration, tout en ayant une ferme volonté d’innover à différents paliers de gouvernement. Il existe un consensus très fort sur ce qui devrait être fait avec l’engagement des usagers ou designers de la société civile : l’augmentation de la confiance du public envers les pouvoirs, la responsabilité sociale des organisations, la reddition de compte, la productivité, l’innovation ouverte, la co-création, une nouvelle façon de penser de la part de nos leaders politiques, la pensée systémique et le design thinking pour approcher les problématiques et y apporter des solutions appropriées, comme une nouvelle politique de mobilisation des connaissances au Québec. Toutefois, aujourd’hui, c’est le temps de l’action intégrant une orientation forte sur l’implantation.

Ce colloque sera l’occasion de réunir durant deux jours des intervenants de l’université, des gouvernements, de l’entreprise privée et de la société civile pour faire faire le point sur trois grands thèmes liés à la gouvernance des connaissances dans l’économie numérique :

1. Gouvernance numérique et démocratie

2. Médias socionumériques et gouvernance

3. Codesign, transdisciplinarité et gouvernance

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Colloque
Section 600 - Colloques multisectoriels
Responsables
Pierre-Léonard HARVEY
UQAM - Université du Québec à Montréal
Alejandro ROMERO
École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
Geoffroi GARON-ÉPAULE
UQAM - Université du Québec à Montréal
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Avant-midi
08 h 45 à 12 h 00
Communications orales
Gouvernance numérique et démocratie
08 h 45
Mot de bienvenue
09 h 00
Comment gouverner comme un hackeur 
Sylvain CARLE (FounderFuel)
09 h 50
Gouvernance numérique, technologie blockchain et décentralisation de la société
Geoffroi GARON-ÉPAULE (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Lors de cette communication, nous allons présenter les résultats de nos recherches sur le phénomène des nouvelles gouvernances numériques soutenues par la technologie du blockchain (chaîne de blocs). La blockchain est une technologie de stockage d'information décentralisé qui enregistre les actions dans un grand livre distribué et partagé par tous sur le réseau.

Depuis l'apparition en 2008 du Bitcoin, un système d'échange de monnaie entre pairs, l'utilisation de cette technologie permet potentiellement de transformer radicalement les relations et les processus d'interactions entre les gens et les organisations dans plusieurs autres secteurs de l'économie et de la société. Nous discuterons des services et des applications qui nous entourent qui pourraient être remises en question, comme dans le secteur financier et de l'assurance, l'éducation, la santé, le monde du travail et les gouvernements. Nous aborderons aussi l'expérience de l'Estonie avec son programme innovateur de résident numérique (e-Resident) et d'autres expérimentations de décentralisation plus révolutionnaire comme le propose la startup Bitnation et bien d'autres.

Cette technologie amène de nouveaux usages qui confirment un changement de paradigme au niveau des processus décisionnels, de la structuration des organisations et plus globalement un jalon important de la révolution anthropologique en cours dans nos sociétés.

Résumé
10 h 15
Pause
10 h 30
La gestion « intelligente » de l'information, défis et opportunité
Jean-Francois GAUTHIER (Institut de gouvernance numérique)

L'information est la matière première, l'énergie du 21e siècle. Se doter d'une démarche qui permettra une réelle appropriation de cette énergie deviens de plus en plus critique pour toutes les organisations. À partir d'exemples concrets, le conférencier lancera une réflexion sur l'évolution de nos méthodes d'évaluation de la performance et sur le changement de « posture mentale » essentiel au succès. 

Résumé
10 h 50
Étude d'un cas de délibération par l'analyse des réseaux sociaux et sociosémantique pour comprendre la prise de décision collective
Francois P. Robert (UQAM - Université du Québec à Montréal)

La délibération lors de processus de participation des citoyennes et citoyens reste encore difficile à saisir. À la manière d'une boite noire, ces processus, bien que normés par des méthodes, restent encore mal compris sur le fonctionnement même de la prise de décision et l'influence de ce processus sur les personnes et les idées. On connaît les intrants (les personnes participantes, le contexte, les méthodes utilisées, etc.) et les extrants (les décisions prises), mais très peu sur le fonctionnement même de la délibération. Cette communication présente les résultats d'une étude de cas de délibération où 95 personnes ont délibéré pendant une demi-journée sur un sujet. L'analyse de leurs réseaux sociaux et de leurs réseaux sociosémantiques a permis de révéler certains schémas de l'opinion. Ces schémas de l'opinion présentent des phénomènes de convergences et de divergences de l'opinion et une prédictibilité potentielle de l'opinion selon les relations sociales des personnes participantes.

Résumé
11 h 15
Discussion
Après-midi
12 h 00 à 13 h 00
Assemblée générale
Dîner
13 h 00 à 17 h 00
Communications orales
Médias socionumériques et gouvernance
13 h 00
Mot de bienvenue
13 h 15
Accessibilité universelle aux services des villes dites intelligentes-numériques pour les personnes ayant des limitations cognitives
Alejandro ROMERO (École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM )

L'objectif de cette communication est représenter les facteurs d'exclusion des citoyens présentant des limitations cognitives et d'identifier les pratiques prometteuses qui hausseront leur participation dans la création des communautés intelligentes-numériques. Pour ce faire, l'équipe a regroupé les facteurs d'exclusion en une pyramide d'accessibilité numérique incluant quelques publications sur l'accessibilité numérique. Il semble que pour assurer une utilisation optimale des TIC, il soit nécessaire de progresser de la base au sommet (de l'accès aux dispositifs numériques à la compréhension des codes et conventions de la société numérique). 

Le concept de ville intelligente-numérique VIN vise à développer et intégrer une infrastructure basée sur les technologies de l'information et de la communication TIC pour améliorer la qualité de vie de l'ensemble des citoyens. En ce sens, la VIN traduit une évolution des pratiques où le citoyen n'est pas seulement un consommateur: c'est un producteur d'idées, d'engagement et d'inclusion social. Ces initiatives s'inscrivent dans la foulée des résultats de plusieurs études démontrant l'influence des TIC sur le pouvoir d'agir des personnes et la promotion de la participation citoyenne égalitaire. Toutefois, l'arrivée de cette nouvelle ère entraîne la fracture numérique. 

Résumé
14 h 00
Le Web municipal québécois : évaluation de l'accessibilité à l'information textuelle
Annie Duplessis (UQO - Université du Québec en Outaouais)

Une étude publiée en 2010 identifie les neuf villes québécoises dont les pratiques sont les meilleures en matière de web municipal (CEFRIO, 2010). Le CEFRIO définit les « meilleures pratiques » comme étant la présence de certains contenus et de certaines fonctionnalités sur les sites web municipaux. La présence de ces contenus et de ces fonctionnalités a pour objectif principal de rendre l'information sur les affaires municipales accessibles aux citoyens. Cependant, la présence d'un contenu sur un site web le rend-elle forcément accessible ? Dans un contexte où 53 % de la population du Québec a un faible niveau de compétences en littératie (Statistiques Canada, 2013), les contenus textuels doivent être conçus et présentés de sorte que l'information qu'ils contiennent soit accessible à tous les citoyens, et ce, peu importe leur degré de littératie. Ma recherche vise donc à évaluer l'accessibilité de l'information textuelle des sites web municipaux du Québec qui, selon le CEFRIO, possèdent les meilleures pratiques. À partir de critères communs à plusieurs experts en rédaction web et en rédaction professionnelle, j'ai créé une grille d'évaluation pour mesurer l'accessibilité de l'information textuelle des sites web à l'étude. Les résultats démontrent que le système de navigation de même que la lisibilité et l'intelligibilité des contenus textuels nécessitent des améliorations pour que les citoyens, sans égard à leur degré de littératie, aient accès à l'information.

Résumé
14 h 30
Pause
14 h 45
Interlieux : codesign avec les Y
Louise GUAY (Living Lab de Montréal)

C'est l'étude des déplacements urbains et de la mobilité durable qui nous a amenés, au Living Lab de Montréal, à imaginer la mise en réseau des espaces de travail partagés, les Interlieux. L'économie des réseaux et des services permet une reconfiguration des territoires. Ces économies transformatives décentralisent l'activité urbaine. La mise en réseau des espaces de travail partagés, les Interlieux, va au-delà des espaces physiques. Le public, le privé, la maison, le travail, la création, la production, les frontières sont de plus en plus floues et notre mobilité inspire le tracé de nos interlieux de vie.

Les villes ont souvent été une destination pour le travail. Travail et lieu étaient étroitement liés. Aujourd'hui, le travail n'est plus un lieu mais la somme des choses que l'on fait. C'est particulièrement vrai pour les Millennials. La ville est conçue comme un éco-village où il n'est pas question d'aller travailler au bureau. On ira plutôt vivre dans un interlieu entre sa maison et son pôle de travail. Les Interlieux sont des espaces d'innovation et d'apprentissage géré par une plateforme Blockchain de gestion d'accès, de réservation et de facturation. L'utilisation de la technologie est telle que l'équilibre à trouver est dans la communauté humaine, dans les relations de cocréation et de collaboration. La sérendipité entre les usagers de ces espaces de travail partagés contribue à créer une nouvelle identité mobile, flexible, actuelle.

 

Résumé
15 h 15
Les préalables à l'émergence d'un territoire scientifique et culturel autochtone sur la plateforme numérique du Québec
Guy Gendron (UQAM - Université du Québec à Montréal)

À propos de la science. Le Robert propose la définition philosophique suivante: «ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large, l'ensemble de connaissances, d'études d'une valeur universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondés sur des relations objectives vérifiables». Son sens le plus simple se retrouve dans l'origine latine du mot «scientia», c'est-à-dire «connaissance».  Le défi de la plateforme numérique du Québec résidera dans la reconnaissance d'un territoire scientifique autochtone couvrant des domaines aussi vastes que l'éducation, les sciences sociales et de la santé sans oublier l'environnement, et ce, dans une perspective propre aux membres des Premières Nations. Le nouveau paradigme scientifique qui se présente à nous réside dans des initiatives de partenariat de recherche dont ceux-ci ne sont plus l'objet exotique, «le sur», mais bien des acteurs d'une dynamique du «pour» et du «avec». Cette réflexion provient d'une thèse-intervention issue d'un terrain de quatre années mené avec les membres de la communauté Atikamekw de Wemotaci.

Résumé
16 h 00
Discussion
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Avant-midi
08 h 45 à 12 h 00
Communications orales
Codesign, transdisciplinarité et gouvernance
08 h 45
Mot de bienvenue
09 h 00
Le design communautique : un modèle générique pour le codesign des systèmes d'innovation
Pierre-Léonard HARVEY (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Cette communication fournira un cadre de référence pour l'analyse et le design des écosystèmes d'innovation sous forme de systématisation de divers processus reliés à un cycle de vie de design impliqué dans toutes les étapes du déploiement d'un écosystème d'innovation. Un cadre multi-aspectuel et multimodal d'analyse sera présenté, basé sur les travaux du Laboratoire de Communautique Appliquée (LCA) de l'UQAM. Ce cadre tente de proposer des dimensions et des indicateurs opérationnels qui influencent le co-design évolutif de tels écosystèmes. Le modèle démontrera que le succès d'un écosystème d'innovation est le résultat d'un long processus de maturation sociale et qu'aucune recette ne peut convenir à tous les cas. Malgré plusieurs initiatives amorcées un peu partout à travers le monde, dont la «Silicon Valley» en constitue certainement l'archétype, peu de ces initiatives arrivent à satisfaire les objectifs stratégiques envisagés au départ. Le Design Communautique sera présenté comme un cadre de référence commun dans lequel des acteurs hétérogènes peuvent orchestrer leurs besoins, leurs rôles et leurs intérêts.

Résumé
09 h 50
Comment l'anthroposociologie affecte certaines instances de l'intelligence collective!
Moussa SARR (Communautique)

La communalisation des capitaux cognitifs est un concept que nous avons introduit pendant les observations que nous avons menées lors de nos recherches sur les communautés de pratiques pendant notre séjour au CEFRIO. Ce sera d'ailleurs de ces observations que nous partirons pour démontrer la richesse de la production lorsque les individus inscrits dans ces logiques acceptent de jouer le jeu.

Poser la question de la transdiciplinarité (Basarab Nicolescu, 1996) comme facteur structurant l'enrichissement cognitif des collectivités fait intervenir une problématique essentielle: l'adéquation socio-anthropologique de la production de sens dans des espaces où les logiques d'intérêt amenuisent toutes les tentatives de rétention des valeurs dites d'intelligence collective.

En effet, si la transdisciplinarité est reconnue comme le vecteur d'une bonne communalisation (Sarr, 2005) des capitaux cognitifs, il appert que les déterminants socio-anthropologiques que sont la propriété privé, les concepts d'espace et de production privés, ainsi que l'enrichissement individuel sont le frein fondamental à la mise en commun de la production et de l'interfécondation des porteurs de valeurs cognitives.

Résumé
10 h 15
Pause
10 h 30
Les technologies au service de la vie
Monique CHARTRAND (Communautique)

Cette communication présentera un retour d'expériences de l'organisme Communautique qui œuvre, depuis 2010, en mode innovation ouverte et codesign. Communautique est un hub d'innovation ouverte dédié à l'apprentissage, la collaboration, la recherche et l'expérimentation en innovation sociale et technologique. Nous ferons un portrait du parcours du développement du Mandalab, le laboratoire vivant de l'organisme, et d'échoFab, le 1er Fab Lab au Québec. Nous présenterons la méthode de résidence de codesign développée par le Mandalab et son expérimentation dans le cadre de deux interventions, les démarches de résidences de codesign « Imaginons Saint-Marc » et « Imaginons nos Fab Labs ». Puis nous présenterons les avantages, les défis et les ancrages de ces approches méthodologiques innovantes applicables dans le codesign de solutions, de politiques, de programmes, de projets et de services pour une société numérique inclusive. Les perspectives de développement de l'initiative « Matière Grise QI2025 », une néo-grappe en Silver économie s'appuyant sur la méthodologie Living Lab et l'usager comme moteur de l'innovation, seront abordées. Enfin, un aperçu de l'accompagnement par l'organisme de l'essor des laboratoires vivants et des Fab Labs au Québec et dans la francophonie sera illustré. 

Résumé
10 h 50
Codesign citoyen sans intermédiaires : le pouvoir de la participation des utilisateurs avec le Hybrid Virtual Environment 3D (Hyve-3D)
Tomás Dorta (UdeM - Université de Montréal)

Les projets de design sont complexes car ils s'adressent à des personnes. Du point de vue du co-design, des nouvelles approches sont nécessaires pour mieux inclure les utilisateurs dans le projet. Les organisations publiques et les bureaux de design sont des intermédiaires de la participation des toutes les parties prenantes du projet en utilisant de processus, représentations et technologies mal adaptés aux citoyens, leur plaçant dans un rôle passif de spectateurs du projet, plutôt que participants.

Le système Hyve-3D (Hybrid Virtual Environment 3D - www.hyve3d.com), développé au Laboratoire de recherche en design Hybridlab, de l'École de design de l'Université de Montréal permet une participation citoyenne et des parties prenantes dans le processus de co-design, et ce sans des intermédiaires.

Grâce à son interaction naturelle à travers des dispositifs mobiles de type tablette, ou téléphones intelligents, le système permet l'immersion des utilisateurs sans lunettes intrusives. Dans le Hyve-3D, différents citoyens peuvent participer simultanément dans la solution de problèmes en faisant la co-conception avec d'autres professionnels et preneurs de décisions, en partageant représentations 3D à l'échelle réelle, interagissant et visualisant intuitivement les idées de design.     

Résumé
11 h 15
Discussion
Après-midi
12 h 00 à 13 h 00
Assemblée générale
Dîner
13 h 00 à 17 h 00
Communications orales
Construire la plateforme numérique du Québec
13 h 00
Mot de bienvenue
13 h 15
Histoires, genèse et perspectives : un plan numérique pour le Québec
Eric Le ray (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Dans cette conférence nous allons essayer de retracer les origines de l'idée de Plan numérique au Québec, les différents intervenants ou initiateurs de cette idée, donc les histoires et la genèse de cette idée au Québec et plus largement au Canada, jusqu'à notre époque avec les perspectives de développement de cette idée de plan numérique aujourd'hui et demain. À savoir la conférence de l'ACFAS en 2016 qui vient en résonnance avec les autres initiatives dans le temps et le projet éditorial sur le Québec @ numérique qui tentera de réunis plusieurs contributions et ces différents pionniers de la question au Québec. Une réflexion menée par des professionnels et des universitaires pour sensibiliser tous les acteurs de la société civile aux enjeux d'un plan numérique pour le Québec pour faciliter le passage de la société industrielle vers la société post-industrielle.

Résumé
13 h 45
Gouvernances du numérique et numérisation des gouvernances : mises à l'épreuve démocratiques
Pierrot PÉLADEAU (Communautique)

À l'instar d'un Pierre Rosenvallon, on peut avancer que si nos sociétés se plaignent beaucoup de malreprésentations, nos démocraties souffriraient surtout de malgouvernances. Or si de multiples sources et solutions de ces dysfonctionnements découlent de la révolution numérique, il serait malavisé d'isoler cette dernière d'autres transformations (technoscientifiques, économiques, culturelles, géopolitiques, institutionnelles, écologiques, etc.) en cours.

Ce colloque sera l'occasion d'entendre diverses propositions d'actions, mesures, méthodes ou pensées susceptibles de fonder des mouvements et politiques portant sur la gouvernance du numérique et la numérisation de la gouvernance, notamment. Cette conférence-ci tentera deux expériences de pensée uchroniques afin d'explorer comment ces propositions – telles que formulées jusqu'ici dans ce colloque – auraient pu changer ou non les déroulements et résultats de discussions publiques antérieures sur deux sujets complexes d'intérêt général, à savoir :

·         1. un projet informatique interne à l'État québécois, le Dossier Santé Québec ; et

·         2. une activité privée régulée par ce même État, le transport rémunéré de personnes par automobile (taxi) suite à l'arrivée d'Uber.

L'objectif de ce – périlleux – exercice est d'alimenter la séance finale de codesign et les conclusions du colloque avec quelques observations et questions se dégageant d'une perspective de recherche de maitrise démocratique de la numérisation du social.

Résumé
14 h 30
Pause
14 h 45
Plénière
16 h 45
Mot de clôture