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638 - L’art en intervention : au carrefour de multiples points de vue

Section 600 - Colloques multisectoriels

  • Vendredi 7 mai 2021

Responsables

L’intervention par l’art occupe une place de plus en plus importante dans différents milieux de la société québécoise. Pourtant, malgré sa popularité grandissante et ses bienfaits reconnus scientifiquement, elle demeure une pratique relativement isolée et peu connue par rapport aux types d’intervention plus traditionnels. Or, en raison de sa flexibilité et de son accessibilité, l’intervention par l’art a l’avantage de s’adresser à une clientèle variée et de s’adapter à la réalité de divers milieux. Elle permet ainsi de rejoindre des populations qui peuvent se retrouver ou se sentir exclues des canaux d’intervention plus traditionnels.

Toutefois, les pratiques d’intervention qui font appel à des modalités artistiques se situent souvent en marge d’une pratique clinique conventionnelle, à moins qu’elles ne relèvent de professions dont l’expression artistique sous toutes ses formes est l’outil privilégié et officiellement annoncé. Au Québec, il est alors question d’art-thérapie (arts visuels), de musicothérapie, de dramathérapie et, plus récemment, de la thérapie par la danse et le mouvement. Dans ces cas précis, la pratique clinique s’appuie sur un rationnel théorique, des données issues de la recherche et une longue tradition de pratiques s’inspirant à la fois du milieu artistique et de celui de l’intervention. Néanmoins, il importe de rappeler que ces disciplines sont en émergence et luttent pour leur reconnaissance.

Dans tous les cas, les connaissances sur les effets de l’intervention par l’art, la compréhension des différentes conditions permettant le déploiement optimal de ces initiatives et les limites de ces approches, sont encore à parfaire. D’autres questions méritent aussi que l’on s’y attarde : Qu’advient-il lorsque ces initiatives sortent du milieu clinique plus conventionnel pour se déployer dans des milieux alternatifs qui vont à la rencontre de personnes qui ne sont pas rejointes autrement? Comment adapter une pratique d’abord clinique à un cadre non clinique? Comment se définissent ces pratiques lorsqu’elles ne sont pas menées par des thérapeutes par les arts; quels objectifs poursuivent-elles?

Comme pour toute discipline en émergence, les initiatives issues du terrain et élaborées de manière plus ou moins intuitives par des intervenants qui, peut-on le présumer, ont d’abord un intérêt personnel pour les arts, ne trouvent pas toujours écho auprès des chercheurs. L’inverse est aussi vrai : les chercheurs qui s’intéressent aux impacts de l’expression artistique sur les populations plus vulnérables doivent faire preuve de créativité pour faire reconnaître la pertinence de leurs sujets de recherche et parfois même, pour obtenir la collaboration des milieux de pratique. Il est grand temps que ces deux univers se rencontrent, que les idées s’exposent au grand jour et soient mises en lumière à travers le spectre d’une multitude de points de vue : intervenants psychosociaux, thérapeutes par les arts et chercheurs.


Appel à communications

Dans cette optique, nous sommes à la recherche de contributions qui reflètent la multiplicité des pratiques en intervention par l’art. Les intervenants et les chercheurs de différents secteurs (universitaire, communautaire, scolaire, santé et services sociaux…) et qui font appel aux diverses modalités artistiques (arts visuels, musique, théâtre, danse…) sont donc invités à soumettre une proposition de communication orale pour le colloque qui se déroulera le vendredi 8 mai 2020 à Sherbrooke (Université de Sherbrooke et Université Bishop’s).

Pour ce faire, vous devrez nous acheminer votre formulaire de proposition disponible à l’adresse suivante : https://forms.gle/gwKXJDWymzSAt4yA6. Votre proposition devra nous parvenir avant le vendredi 14 février 2020 à minuit.

Les propositions seront évaluées par les responsables du colloque selon les critères suivants :

  • Originalité et pertinence du thème pour le colloque
  • Clarté et cohérence de la proposition
  • Rigueur du contenu

Afin de favoriser la richesse du dialogue, nous accorderons une attention particulière à la représentativité des différents secteurs d’activité et nous chercherons une représentation équitable chez les présentateurs (intervenants et chercheurs). De plus, veuillez noter que pour les colloques se déroulant dans le cadre du Congrès de l’Acfas, les présentateurs et participants doivent obligatoirement acquitter les frais d’inscription (informations disponibles à https://www.acfas.ca/evenements/congres/inscription). N’hésitez pas à nous contacter si vous aviez des inquiétudes à ce sujet.

 

Au plaisir de lire vos propositions!

 

Les responsables du colloque

 

Caroline Beauregard

Professeure en art-thérapie

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT)

caroline.beauregard@uqat.ca

 

Nancy Couture

Professeure en art-thérapie

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT)

nancy.couture2@uqat.ca

 

Dates à retenir :

Date limite d’envoi des propositions
14 février 2020, à minuit

Date limite pour se créer un compte utilisateur sur acfas.ca
Fin février 2020

Date limite pour bénéficier du tarif préférentiel d’inscription au congrès
12 avril 2020

Pour en savoir plus sur le 88e Congrès de l’Acfas, consulter :

  • Informations utiles: https://www.acfas.ca/evenements/congres/88-congres-en-bref
  • Programme préliminaire: https://www.acfas.ca/evenements/congres/programme/88

Lien vers l'appel à communications