478 - Renforcer les sensibilités aux enjeux Autochtones dans les milieux de travail du Québec
- Mardi 12 mai 2026
Responsables
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Gaëlle Falcon
Université Laval
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Marie-Ève Dufour
Université Laval
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Jean-Michel Beaudoin
Université Laval
Les milieux de travail québécois continuent d’hériter d’effets directs et structurels du colonialisme envers les personnes autochtones : discrimination à l’embauche, mauvaises conditions de travail, marginalisation des voix autochtones et lacunes dans la reconnaissance des savoirs culturels. Ces dynamiques nuisent à l’accès et au maintien en emploi (Oppenheimer, 2020), à la qualité d’emploi (Statistics Canada, 2021) à la santé psychologique (Kolahdooz et al., 2015) et à l’avancement professionnel des travailleuses et travailleurs autochtones (Durand-Moreau et al., 2022). Cela crée aussi des risques juridiques et réputationnels pour les employeurs.
Parallèlement, les initiatives de formation sur la « sécurisation culturelle » se multiplient, mais les évaluations montrent des hétérogénéités méthodologiques et des effets variables sur les pratiques institutionnelles — trop souvent conçues sans leadership autochtone ou sans mesures d’impact à long terme (Hardy et al., 2023). Des recherchent révèlent en effet que les programmes fondés uniquement sur des formations ponctuelles produisent surtout des changements de connaissances et d’attitudes déclarées, mais rarement des effets institutionnels durables sans gouvernance autochtone et indicateurs d’impact adaptés (Hardy et al., 2023; MacLean et al., 2023; Smylie et al., 2024).
La province de Québec, avec ses entreprises publiques et privées et ses institutions de services, est à un point d’inflexion où lois, accords de réconciliation et attentes publiques réclament des solutions co-consruites, fondées sur des savoirs autochtones et des évaluations rigoureuses.
Appel à communications
Colloque N°478 : Renforcer les sensibilités aux enjeux Autochtones dans les milieux de travail du Québec
Dates : 12 mai 2026
Lieu : Congrès de l’Acfas à l’Université du Québec à Trois-Rivières
Ce colloque vise à partager et diffuser des connaissances évaluées et pratiques pour une meilleure éducation des personnes et des organisations aux enjeux autochtones en milieu de travail. L’objectif final est de favoriser une meilleure intégration en emploi à long terme des travailleuses et travailleurs autochtones, dans des milieux de travail respectueux et équitables.
Il vise aussi à stimuler des collaborations recherche–pratique nécessaires pour des politiques RH inclusives et robustes au Québec. Il respectera les principes d’autodétermination, de consentement et de partage des savoirs. Rassembler chercheuses et chercheurs (incluant des universitaires autochtones), organisations communautaires intervenant en sensibilisation et praticiennes et praticiens permettra d’échanger des approches de sensibilisation et de capacitation innovantes (ex. jeu sérieux pédagogique, actions de sécurisation culturelle), mais aussi des études d’impact et des cadres d’évaluation robustes.
Une première session sera dédiée à des communications scientifiques ou de pratiques de 15 minutes chacune, suivies de 10 minutes de questions. Les présentations pourront être faites aussi bien par des universitaires, des personnes étudiantes, intervenantes et praticiennes.
Veuillez soumettre votre proposition d’ici le 13 février 2026 en format Word ou PDF, à info.institutedi2@ulaval.ca. Prière d’indiquer en objet du courriel : « Proposition colloque N°478 - Acfas 2026 ».
Les personnes étudiantes, universitaires et intervenantes autochtones sont particulièrement encouragées à soumettre leur proposition. Sont aussi encouragées les communications de travaux co-réalisés par des personnes autochtones et non-autochtones en partenariat, les études évaluatives (quantitatives, qualitatives ou mixtes) et les rapports d’intervention avec données d’impact.
Les propositions devront respecter les critères suivants :
- être rédigées en français
- s'appuyer sur des cadres théoriques, des données empiriques ou des pratiques professionnelles pertinentes ;
- présenter le potentiel de stimuler les échanges et/ou d’apporter des retombées pratiques pour les milieux de travail québécois.
Format des propositions de communication :
1) Titre de la présentation (180 caractères maximum - espaces compris)
2) Nom(s) du ou des contributeur(s), département(s)/faculté(s) et université(s) d'attache ou organisation d'attache, courriel ;
3) Résumé de la présentation (1500 caractères maximum - espaces compris) ;
4) Bibliographie ;
5) Type de présentation (académique, étude évaluative, rapport d'intervention, autre à préciser)
6) Considérations/besoins particuliers.
Critères d’évaluation :
- rigueur scientifique (méthodologie claire),
- pertinence pour les milieux de travail québécois,
- présence ou coconstruction avec des partenaires autochtones,
- potentiel de transfert pratique (outils, politiques, évaluations).
Le comité organisateur s’engage à communiquer son acceptation ou son refus de chacune des propositions reçues d’ici le 21 février 2026.
Une seconde session sera dédiée à des échanges entre universitaires, organisations communautaires intervenant en sensibilisation et praticiennes et praticiens. Cette seconde session aura pour objectif de discuter de pratiques de capacitations aux enjeux autochtones pertinentes et adaptées aux besoins des personnes autochtones et des milieux de travail.
Toutes les personnes participantes à la 1re session devront aussi participer à la 2nde. Il n’est cependant pas nécessaire d’avoir participé à la 1re session pour participer à la 2nde (l’inscription est cependant obligatoire). Les formats privilégieront l’interactivité, la co-construction et des livrables utilisables par les organisations québécoises.
La participation sur place est fortement encouragée.
Pour plus d’informations et pour soumettre votre proposition, veuillez contacter : info.institutedi2@ulaval.ca
À noter que toute participation au colloque nécessite une inscription : https://www.acfas.ca/evenements/congres/inscription
Responsables
- Gaëlle Falcon - Université Laval
- Marie-Ève Dufour - Université Laval
- Jean-Michel Beaudoin - Université Laval