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90e Congrès de l'Acfas
Auteur et co-auteurs
Amélie Perron
Université d’Ottawa
Marilou Gagnon, Patrick Martin, Pierre Pariseau-Legault, David Wright, Emily Marcogliese, Caroline Dufour et Franco Carnevale
Université de Victoria, Université Laval, Université du Québec en Outaouais, Université d'Ottawa, Université d'Ottawa, Université du Québec en Outaouais, Université McGill
5a. Résumé

Il y a eu plusieurs vagues de dénonciations infirmières au Québec depuis 15 ans, accentuées ces dernières années par des dotations déficientes de personnel, des conditions de travail non sécuritaires, des manquements dans les soins et des pratiques administratives abusives. Selon les écrits sur le sujet, les pratiques répréhensibles et abusives sont pourtant sous-dénoncées en santé. Cette présentation porte sur les résultats d'une étude s'intéressant aux processus discursifs, idéologiques et identitaires sous-tendant des actes de dénonciation (whistleblowing) par des infirmiers et infirmières du Québec. Elle s'appuie sur l'approche sociocognitive de Teun van Dijk afin de réaliser une étude critique des discours d'infirmières et infirmiers qui ont dénoncé des situations répréhensibles dans les milieux de soins. Notre analyse indique que les démarches de dénonciations infirmières doivent être comprises, non pas comme des actes individuels et sporadiques, mais comme des processus hautement transactionnels, échelonnés sur de longues périodes de temps et impliquant des processus identitaires continuellement (re)négociés entre les lanceurs d'alerte et son milieu de soins. Les résultats de cette recherche se démarquent d'études antérieures dans la mesure où les dimensions discursives de la dénonciation en général et de la dénonciation infirmière en particulier ont été largement négligées dans les quatre dernières décennies.