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89e Congrès de l'Acfas
Auteur et co-auteurs
Mathilde Trudel-Ferland
Université Laval
Éric Jubinville et Julie Jean
Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, Université Laval, Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF), Université Laval
5a. Résumé

Le virus de l’hépatite A (VHA) et le norovirus sont les principales causes de maladies d’origine alimentaire dans le monde. Il existe peu de méthodes standardisées afin de détecter ces virus dans les aliments et celles-ci utilisent généralement un système de détection basé sur la RT-qPCR, ne permettant pas de discriminer les virions infectieux des non infectieux. De plus, peu de données existent sur la persistance des virions non infectieux et de l’ARN viral en conditions environnementales.

L’objectif de cette étude était donc d’évaluer la persistance d’ARN de VHA provenant de virions inactivés à la chaleur. L’ARN viral dilué à différentes concentrations a été ajouté à des solutions ou déposé sur des surfaces alimentaires. La persistance de l’ARN a ensuite été mesurée à différentes températures d’entreposage pendant 90 jours.

Dans cette étude, des concentrations de 2,5×106 et 2,5×104 copies de génome d’ARN par échantillon ont été détectées jusqu’à 90 jours en solution et sur la plupart des surfaces, quelle que soit la température d’entreposage. Sur l’acier inoxydable, la concentration moyenne a été détectée jusqu’à 60 jours à 4 °C et 16 jours à 23 °C, suggérant une dégradation plus rapide de l’ARN viral sur ce type de surface.

Ces résultats montrent l’importance de considérer la présence de virions non infectieux lors du développement de méthode de détection virale et ainsi permettre de diminuer le risque de résultats positifs associés à des particules virales non infectieuses.