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Auteur et co-auteurs
Logan Penvern
UQAM - Université du Québec à Montréal
5a. Résumé

En mars 2020, 43% des familles québécoises avaient un potager. Quand les rendements des initiatives et leur distribution spatiale sont en cours d’étude, leur contribution alimentaire, définie suivant les pratiques de consommation et les besoins des ménages, est rarement considérée. On cherchera donc à répondre à la question suivante : Quelles sont les conditions qui permettent aux initiatives de jardinage alimentaire de contribuer à l'alimentation des ménages de la région de Montréal ?

On considère le jardinage comme une pratique sociale, qui intègre des dimensions matérielles, symboliques et cognitives (Sovovà, 2020 ; Shove et.al, 2012). Les premiers résultats présentés ici fondent les hypothèses de départ d’une approche sociologique mixte. En premier lieu, on étudie 1375 réponses à un sondage téléphonique diffusé dans la région de Montréal. On a analysé les données à l’aide de méthodes multivariées et des régressions. Les présents résultats dirigeront une collecte de données compréhensives par le biais d’entrevues réalisées dans les prochains mois.

Les analyses des données de sondage suggèrent que le jardinage contribue à l’alimentation de certains types de ménages qui ont accès à des ressources spécifiques. On a identifié l’accès à une surface de potager suffisante, la passion du jardinage et l’organisation des ménages comme des conditions nécessaires, et non suffisantes, pour la contribution alimentaire des potagers.