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88e Congrès de l'Acfas
Auteur et co-auteurs
Anne-Marie Dionne
Université d’Ottawa
5a. Résumé

Des avancées en neurologie indiquent que les albums de littérature de jeunesse mènent les enfants à parfaire leur habileté à lire les émotions d’autrui. Cependant, parmi les personnages qu’ils rencontrent dans ces livres, les animaux anthropomorphisés occupent une place prépondérante. Dès lors, il importe de s’intéresser à la façon dont leurs émotions sont représentées. En outre, on peut se demander comment les représentations des émotions par l’entremise des animaux anthropomorphisés se comparent aux représentations des émotions qui sont exprimées par des personnages humains. La question se pose, car des chercheurs soutiennent que les comportements prosociaux des enfants sont influencés par les albums dans lesquels l’action est portée par des humains, alors que ceux qui mettent plutôt en vedette des animaux anthropomorphisés n’auraient pas cette ascendance.

À partir d’un échantillon de convenance réunissant 40 albums dont la moitié mettent en vedette des animaux anthropomorphisés et l’autre moitié, des humains, nous avons analysé tous les éléments textuels et toutes les illustrations se rapportant aux émotions afin d’établir des comparaisons. Nos résultats indiquent des différences significatives entre les deux types d’albums. Ceux dont l’action est portée par des humains offrent davantage de références textuelles aux émotions ainsi que des liens plus perceptibles avec les illustrations. Les effets encourus par un tel état de fait seront discutés lors de notre présentation.


Commentaires

Nathalie Dussault
Bonjour madame Dionne, Je suis éducatrice en milieu familial depuis 23 ans et votre présentation m'interpelle particulièrement. Depuis quelques années déjà, j'ai installé une approche de pédagogie par la nature dans mon service de garde et j'ai fait un "grand ménage" dans tout mon matériel éducatif. Quand j'ai attaqué ma section "littérature", j'ai fait un tri pour conserver les albums qui présentaient des humains plutôt que des animaux anthropomorphisés. J'ai quand même conservé quelques albums avec des animaux comme personnages mais, en prenant soin de choisir ceux qui représentaient les animaux dans leur vraie apparence (vraies couleurs de pelage et sans vêtements) et qui jouaient leur propre rôle plutôt qu'un rôle humain (une maman lièvre qui s'occupe de ses petits dans son terrier -- et non pas dans une maison). Étant donné que j'utlise la nature comme environnement éducatif, les enfants apprennent à connaître les animaux qui nous entourent par leurs vrais noms et leurs vraies apparences. Les émotions peuvent quand même être présentées aux enfants par ces personnages, comme par exemple, dans les albums "Devine combien je t'aime" avec l'attachant Petit Lièvre Brun! Votre étude apporte des éléments de réponses qui corroborent mon questionnement instinctif que je me suis posé en 2013... Merci de votre partage et je vous félicite pour votre présentation! Nathalie Dussault, étudiante au microprogramme d'éducation préscolaire et intervention éducative auprès des enfants de 4 et 5 ans de l'UQTR. nathalie.dussault@uqtr.ca