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81e Congrès de l'ACFAS

Mot de bienvenue

Colloque    469 - La compatibilité et les employé(e)s : une question de gestion des ressources humaines à plusieurs ramifications
81e Congrès de l'ACFAS

La perception de la compatibilité individu/organisation chez les travailleurs du savoir : quelle influence sur l'attraction organisationnelle?

Auteur : Andrée-Anne Deschênes
Colloque    469 - La compatibilité et les employé(e)s : une question de gestion des ressources humaines à plusieurs ramifications

Dans un contexte de plus en plus difficile d'attraction des employés, la compatibilité individu/organisation s'impose comme un élément à considérer au-delà des critères traditionnels de connaissances-habiletés-attitudes (CHA). Ce concept renvoie à la compatibilité entre les caractéristiques des individus, comme la personnalité, les valeurs ou les buts et celles d'une organisation, comme la culture, les valeurs, les buts et les normes. De surcroît, la réalité québécoise actuelle caractérisée par un vieillissement rapide de la population laisse présager une décroissance de la taille de la population active pour les prochaines décennies. Or, ces prévisions annoncent une concurrence accrue entre les organisations afin d'attirer du personnel hautement qualifié. À ce sujet, la littérature démontre que la compatibilité individu/organisation est un élément favorisant l'attraction organisationnelle. Dans ces conditions, il paraît donc primordial de mieux comprendre l'influence de la compatibilité individu/organisation sur l'attractivité des employeurs chez les travailleurs hautement qualifiés, dans une conjoncture où l'économie repose de plus en plus sur l'innovation et les connaissances. Un état de la littérature sur l'influence de la perception de compatibilité d'un candidat avec une organisation sur son intention de postuler dans cette organisation ainsi que sur les implications sur les pratiques de gestion des ressources humaines en termes de recrutement est proposée.

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Colloque    469 - La compatibilité et les employé(e)s : une question de gestion des ressources humaines à plusieurs ramifications
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Les relations entre les compatibilités individu/emploi et individu/organisation, l'attraction organisationnelle et l'intention d'accepter un emploi : un modèle de médiation

Auteur : Denis Morin
Colloque    469 - La compatibilité et les employé(e)s : une question de gestion des ressources humaines à plusieurs ramifications

L'étude explore les relations entre les compatibilités individu/emploi et individu/organisation, l'attraction organisationnelle et l'intention d'accepter un emploi. L'échantillon est composé de 102 chercheurs d'emploi qui désirent poser leur candidature dans le cadre d'un processus de recrutement d'agent administratif (commis et/ou secrétaire) à l'Institut de Cardiologie de Montréal (ICM).  Les participants ont été invités à répondre au questionnaire en ligne sur le site surveymonkey.com.  Afin d'éviter la variance commune entre les méthodes, les différentes échelles de mesure reposent sur diverses échelles de Likert et une échelle de probabilité (en %) d'accepter une offre d'emploi à l'ICM.  Les résultats démontrent des relations positives entre les variables indépendantes (compatibilité individu/organisation, compatibilité individu/emploi) et les variables dépendantes (attraction organisationnelle, intention d'accepter un emploi). À l'aide de l'approche statistique de la médiation fondée sur le «bootstrapping», Les données empiriques révèlent également que l'attraction organisationnelle constitue une variable médiatrice dans le cadre des relations entre les compatibilités subjectives individu/emploi et individu/organisation et les variables dépendantes de l'étude. L'étude souligne l'importance pour les recruteurs d'offrir suffisamment d'informations de manière à ce que les candidats puissent apprécier leurs compatibilités avec l'organisation.

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Colloque    469 - La compatibilité et les employé(e)s : une question de gestion des ressources humaines à plusieurs ramifications
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Une analyse méthodologique et statistique des différentes approches de mesure de la compatibilité individu/organisation

Auteur : Denis Morin
Colloque    469 - La compatibilité et les employé(e)s : une question de gestion des ressources humaines à plusieurs ramifications

L'étude vise à réaliser un examen critique de la documentation scientifique sur les contributions et les limites des différentes conceptualisations et mesures de la compatibilité individu/organisation ainsi que de la compatibilité individu/emploi.  Un tour d'horizon sur l'application des nouvelles méthodes statistiques pour mesurer la compatibilité individu/organisation telles que la régression polynomiale et l'analyse de surface (surface response methodology) permet de mieux mesurer et apprécier la compatibilité individu/organisation.  L'analyse méthodologique souligne la pertinence d'adopter une approche multidimensionnelle en intégrant à la fois les notions de compatibilité supplémentaire et complémentaire individu/organisation.  

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Compatibilité, attributs organisationnels et intention de rester : une étude empirique de l'impact différencié selon le genre, l'âge et l'expertise 

Auteur : Lucie Morin
Colloque    469 - La compatibilité et les employé(e)s : une question de gestion des ressources humaines à plusieurs ramifications

La perception de compatibilité peut jouer un rôle clé avant et après l'embauche. Notre étude se concentre sur les 18 premiers mois en emploi, ce que plusieurs communément nomme la période de lune de miel entre le nouvel employé et l'employeur. Spécifiquement, elle tente de répondre aux deux questions suivantes : À différents moments de la lune de miel (début, milieu, fin), dans quelle mesure la perception de compatibilité du nouvel employé avec son employeur modère la relation entre la satisfaction envers certains attributs organisationnels et l'intention de rester ? Existe-t-il un effet modérateur différencié selon le genre (Femmes VS Hommes), l'âge (Génération X, Y et Z) et le niveau d'expertise (employés qualifiés d'expert VS non expert) ? Nos données proviennent d'une grande entreprise de la région de Montréal. Notre population est constituée de tous les nouveaux employés embauchés entre le 1er avril 2009 et le 30 septembre 2010. Nos participants ont été sondés par questionnaire électronique à trois reprises soit : 6 mois environ après le début de l'emploi, un an environ après et finalement 18 mois environ après. Notre communication présente les principaux résultats de nos analyses et discute de leurs implications théoriques et pratiques.

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Cultures nationale et organisationnelle et rétention des employés – Cas des coentreprises (joint ventures) franco-vietnamiennes

Auteur : Vo Sang Xuan Hoang
Colloque    469 - La compatibilité et les employé(e)s : une question de gestion des ressources humaines à plusieurs ramifications

La rétention des employés peut être considérée comme l'une des méthodes pour éviter les coûts de recrutement et de formation du personnel pour remplir une poste vacante. Ainsi, comment retenir les employés reste une question pour les managers dans toute entreprise cherchant le développement durable. Quand les valeurs personnelles, issues des cultures nationales, sont compatibles avec les valeurs organisationnelles, l'employé pourrait rester travailler longtemps dans l'entreprise. Parce qu'il peut être non seulement attiré par les valeurs qu'il partage avec l'entreprise, mais encore se sentir y attaché (Schneider, 1987, Sheridan, 1992).

 

Notre papier se concentre seulement sur le rôle de la compatibilité de la culture organisationnelle avec les valeurs culturelles des employés pour les retenir à travailler dans l'entreprise. Notre étude exploratoire et qualitative (Miles & Huberman, 1991) auprès de trois joint-ventures franco-vietnamiennes permet de confirmer une fois de plus  le rôle des valeurs partagées dans l'attachement des employés à la joint venture. Une insistance sur la communication, les relations interpersonnelles, la convergence des souhaits et le développement des employés contribuent à améliorer le niveau de compréhension sociale entre les groupes de partenaires dans les joint-ventures internationales (Cyr & Schneider, 1996 ; Cseh et al., 2004 ; Neupert et al ., 2005) et l'attachement des employés à l'entreprise (McKinnon et al., 2003).

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Compatibilité (fit) personne-travail-organisation et effets sur la satisfaction au travail

Auteur : Imen Jayari
Colloque    469 - La compatibilité et les employé(e)s : une question de gestion des ressources humaines à plusieurs ramifications

La satisfaction au travail et la rétention des employés sont des préoccupations importantes dans la gestion des ressources humaines. En effet, la compatibilité, ou en anglais le fit, entre une personne et son organisation permet de prédire l'engagement et/ou le turnover.  De nombreuses recherches ont démontré qu'elle permet de prédire, en partie, les attitudes et les comportements au travail des employés comme la satisfaction au travail. Ses composantes diffèrent selon les auteurs mais il semble y avoir un consensus sur son interdépendance avec la compatibilité entre personne-travail (Cooman et al, 2009).

Cette communication, appuyée par des études précédentes, propose une exploration de ces deux types de compatibilité, les facteurs qu'ils peuvent inclure ainsi que leurs effets individuels et communs sur la satisfaction au travail et/ou le turnover. Il est, aussi, important de créer des formations pour que les salariés apprécient leur congruence avec leur travail, et ce qui réduira l'intention de quitter l'organisation (Chang et al, 2010).

Ainsi, les entreprises doivent procéder à des mesures scientifiques pour la sélection et les affectations afin d'être capables d'engager des salariés compatibles et les fidéliser pour rester au travail pour des périodes plus longues afin d'exercer des efforts en faveur de l'organisation. Ce qui permettra de maintenir une main d'œuvre compétitive qualifiée et de développer des initiatives de rétention qui sont plus efficaces (Scroggins, 2008).

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Stratégies autochtones de réappropriation du territoire : de la voie consultative à la voie juridique  — Étude exploratoire auprès des Mi'gmaq de Listuguj

Auteur : Audrey Fournier
Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement

Sur la base d'enquêtes qualitatives conduites en 2011-2012, notre communication réfléchi le rapport des Mi'gmaq de Listuguj à ces processus collaboratifs. Elle explore les liens entre leur participation, ou non, à ces processus, et l'évolution de leur stratégie politique de réappropriation du territoire. Nos recherches montrent, qu'au fil des ans, les Mi'gmaq se sont impliqués dans divers processus consultatifs ayant connu des dénouements inégaux. Si certains leur ont donné un plus grand accès au territoire et davantage de pouvoir décisionnel, d'autres y ont toutefois échoué. Il est donc pertinent d'étudier, de façon diachronique, les liens entre l'issue des processus consultatifs et l'adoption, par Listuguj, de certains types de stratégies politiques. Comment interpréter le refus des Mi'gmaq de participer à certains processus consultatifs? Leur utilisation du droit en tant qu'outil politique, est-elle une réponse à l'échec des processus de consultation à leur redonner plus d'autonomie gouvernementale? Des décisions de la Cour suprême obligent aujourd'hui la Couronne à consulter les Autochtones sur les questions touchant à leur territoire. Cette jurisprudence vient ouvrir un espace consultatif entre les Premières nations, l'État et l'Industrie dans la gestion des ressources naturelles et fait éclore une diversité de processus participatifs aux structures variées. Mais quelle part du pouvoir décisionnel les Autochtones peuvent-ils réellement atteindre à travers ces processus?

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Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement
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Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement
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Une gouvernance forestière en mouvance : regards sur l'évolution des rapports entre les Atikamekw, l'industrie forestière et l'État depuis 1990 à aujourd'hui

Auteur : Jean-François Fortier
Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement

Cette communication dévoile les résultats provisoires d'une recension empirique des processus de gouvernance impliquant les Atikamekw, l'industrie forestière et l'État. Cette recension vise à évaluer l'évolution des processus et le rôle des acteurs sur une période de vingt ans. Ainsi, certains changements institutionnels (ex. : adoption d'une nouvelle loi, fusion municipale, etc.) expliqueraient en partie l'évolution du rôle de certains groupes d'acteurs, notamment celui des municipalités et des conférences régionales des élues. De nouvelles pratiques sont également apparues au cours de la période à l'étude issues d'initiatives locales telles que les «mesures d'harmonisation». Certaines tendances semblent aussi avoir perduré. C'est le cas des processus d'information et de consultation impliquant les Atikamekw dans le cadre de l'élaboration des lois, des politiques et des stratégies forestières. Aujourd'hui, le nouveau régime forestier reconnaît un rôle aux Atikamekw dans la planification et l'aménagement forestier, notamment au sein des Commissions régionales des ressources naturelles et du territoire (CRRNT) et des tables de gestion intégrée des ressources et du territoire (TGIRT). On peut maintenant se demander quels seront les impacts de ces nouveaux modes de gouvernance sur les mécanismes qui étaient déjà en place et si les CRNNT et les TGIRT sont des lieux appropriés pour impliquer une pluralité d'acteurs, incluant les Atikamekw, dans la gestion des territoires forestiers?

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Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement
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Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement
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Droits, valeurs, besoins, intérêts, préoccupations… Une perspective dynamique sur les assises de la participation des Premières nations dans la gouvernance forestière

Auteur : Martin Hébert
Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement

La stratégie d'aménagement durable (SADF) proposée dans le cadre du nouveau régime forestier québécois déploie un vocabulaire diversifié pour parler des assises sur lesquelles repose la participation des Premières nations dans la gouvernance des territoires forestiers. S'appuyant sur une documentation empirique des rapports entre les Hurons-wendat et diverses institutions clés de gouvernance forestière au cours des dernières décennies, la présente communication se donne un objectif triple. Tout d'abord, elle vise un éclaircissement des concepts proposés par la SADF et des différences entre eux, notamment en ce qui a trait aux raisons de participer dans les décisions d'aménagement des forêts. Ensuite, nous examinerons divers exemples d'interactions synchroniques entre ces assises de la participation. Finalement, nous aborderons ces dimensions dans leur dynamisme et leurs transformations historiques, les illustrant par l'effet de ces transformations sur les rapports des Hurons-wendat avec les institutions de gouvernance territoriale. Nous conclurons sur l'utilité d'articuler ces dimensions dans une compréhension de la participation comme un rapport social dynamique.       



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Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement
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La collaboration multi-acteurs dans la gestion des feux de forêt – Le cas du feu de Wemotaci (Mauricie) en 2010

Auteur : Noémie Gonzalez
Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement

Cette communication s'intéresse aux interactions entre différents acteurs qui se trouvent mis en relation dans un contexte d'urgence, et plus précisément un feu de forêt. L'étude présentée porte sur l'analyse d'un feu qui a brûlé sur le territoire ancestral de la nation Atikamekw – le Nitaskinan – près de la réserve de Wemotaci. Le feu a été maitrisé après 10 journées de lutte. Durant cette période, différents groupes d'acteurs ont été en interaction. On compte parmi ceux-ci les pompiers volontaires de la communauté Atikamekw, les pompiers professionnels de la SOPFEU, les Atikamekw évacués dans la ville proche de La Tuque, les bénévoles gérant l'aide aux évacués mais également le territoire, le feu et la forêt brûlée. Ce sont ces interactions, et les réseaux qui se sont créées entre ces acteurs très différents que nous avons choisi de mettre en évidence dans cette présentation. L'objectif est notamment de mieux comprendre les caractéristiques de la collaboration entre Autochtones et non-Autochtones en contexte d'urgence.

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Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement
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Les multiples visages de la foresterie autochtone : négocier les modalités de collaboration et d'engagement

Auteur : Stephen Wyatt
Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement

Cette communication se déroulera en deux temps. D'abord, nous résumons les résultats d'un recensement portant sur l'engagement dans le secteur forestier de 481 communautés autochtones à travers le Canada. Ce recensement démontre que la majorité des communautés sont engagés dans au moins deux processus différents, souvent en même temps mais également séquentiellement. Nous verrons que ces processus peuvent avoir pour les Autochtones de multiples objectifs. Parmi ceux-ci on compte l'affirmation de leurs droits, le développement économique, l'occupation du territoire et une meilleure gestion environnementale. Même si plusieurs études ont examinés de tels processus à titre de mécanisme distinct, très peu se sont intéressés aux relations et aux répercussions qu'un processus peut avoir sur un autre. Afin de mieux comprendre ces dynamiques, nous présentons un cadre conceptuel qui nous permet d'analyser les liens qui se tissent entre ces processus. Nous proposons que, dans leur ensemble, ces processus constituent un (ou des) espace de revendications, de négociation et d'expression de tensions qui démontre que la collaboration est avant tout un processus de gouvernance négociée. Notre cadre conceptuel repose sur deux caractéristiques clés des liens entre différents processus – les liens structuraux par lesquels un processus peut en influencer un autre, ainsi que les liens relationnels et perceptuels entre les acteurs impliqués dans les processus.

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Discussion

Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement
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La participation des Premières nations à la gestion intégrée des ressources : le rôle des dynamiques relationnelles et des imaginaires sociaux

Auteur : Édouard-Julien Blanchet
Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement

La gestion du territoire forestier au Québec a souvent suscitée de moult débats étant donné la diversité des intérêts et des usages qui s'y superposent. L'application du nouveau régime forestier en 2013 tente d'amener quelques pistes de solution en institutionnalisant la décentralisation de la gestion du territoire au sein de table de gestion intégrée de la ressource et du territoire. Or, loin d'être uniquement structurées par les règlements et les lois qui encadrent ces tables, les prises de décisions procèdent souvent par un enchevêtrement des liens sociaux informels et des cadres légaux de décisions. L'objectif de cette présentation est de mettre en exergue l'influence considérable des dynamiques relationnelles et des imaginaires sociaux qui influencent la participation des Premières nations aux prises de décisions au sein d'une table de concertation. Les données présentées proviennent d'une recherche approfondie au sein du comité d'aménagement de la Forêt Montmorency de l'Université Laval. Elles ont été recueillies par observation participante et par des entrevues semi-dirigées menées auprès des membres du comité d'aménagement. Cette étude de cas est d'autant plus pertinente que la Forêt Montmorency est reconnu comme un modèle en matière d'aménagement forestier durable; aménagement intégrant tant les aspects économiques, environnementaux et sociaux reliés au territoire.

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L'expérimentation dans la négociation d'ententes entre l'État et les Premières nations : les promesses d'une approche de gouvernance adaptative du territoire

Auteur : Nicolas Houde
Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement

Les Premières nations engagées avec l'État canadien dans la négociation d'ententes relatives au partage des décisions en gestion territoriale font face à la fois (1) au défi du (re)modelage de leurs propres institutions de gouvernance du territoire, (2) au désir de laisser aux générations futures le soin de déterminer quelles institutions seront mieux adaptées à leurs propres besoins et (3) à la multiplication des processus de gestion territoriale nécessitant une participation autochtone, créant une urgence, pour les Premières nations, à se positionner rapidement sur quantités d'enjeux. Or, si historiquement l'approche des revendications globales autochtones a peu permis d'introduire dans les ententes la flexibilité nécessaire pour pouvoir à la fois expérimenter dans le (re)modelage des institutions autochtones et permettre l'adaptation dans le temps, de nouvelles avenues théoriques, politiques et légales semblent prometteuses en ce sens. Dans cette communication, nous présentons d'une part les conditions du contexte politique et légal actuel qui permettent l'expérimentation et l'adaptation et d'autre part comment le modèle théorique de la gouvernance adaptative s'offre comme approche permettant de développer des règles de gouvernance et des méthodes de gestion territoriale qui s'adaptent au contexte environnemental et social changeant tout en permettant d'expérimenter avec ce que seront les traditions de gouvernance autochtone, encore en (re)modelage.

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Dîner

Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement
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Certification forestière, Premières nations et nouveau régime forestier au Québec : la certification de la Forêt Montmorency en territoire Huron-Wendat et Innu

Auteur : Marie Saint-Arnaud
Colloque    470 - L'évolution du rôle des Premières Nations dans la gestion des forêts au Québec : transformations des cadres, des capacités et des formes d'engagement

En deuxième partie de cette conférence, nous utiliserons l'exemple de la certification de la Forêt Montmorency, pour mieux comprendre comment les exigences du Principe 3 de FSC permettent de tenir compte des droits, des intérêts et des valeurs autochtones. En effet, cette forêt d'enseignement et de recherche administrée par l'Université Laval est située sur une partie du territoire ancestral des Hurons-Wendat et des Innus de Mashteuiatsh et de Essipit. Les défis qui découlent du transfert des certificats dans le contexte du nouveau régime forestier et de l'application des nouveaux principes et critères de FSC seront discutés. L'identification des communautés concernées, le consentement préalable, libre et éclairé, la cartographie des sites d'intérêt autochtone, le développement économique des Premières nations, la sphère d'influence et l'imputabilité des différents acteurs dans l'aménagement forestier seront abordés sous l'angle des changements normatifs, législatifs et politiques.