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Charles Bruel
Finaliste

Charles Bruel

Polytechnique Montréal

Dispersion et auto-organisation de cellulose nanocristalline en milieu non-aqueux

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?

Oui, souvent! Le sujet de ma thèse se vulgarise relativement bien, mais je trouve en revanche difficile d’expliquer mon état d’avancement et mes progrès : impossible sans rentrer dans les détails! Alors à la question « quoi de neuf? », je me résous à répondre que « rien, je continue à travailler sur ma thèse… ». Mais ce n’est pas vrai : il y a tellement de nouveautés! Je peine simplement à trouver les mots pour les décrire.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?

Une belle rencontre qui a réaiguillé mon projet de vie! J’ai longtemps répété que je ne voulais pas faire de thèse. J’ai malgré tout poussé la porte d’un laboratoire pendant ma maîtrise : j’aurais trouvé dommage d’avoir passé tant d’années à assimiler des connaissances sans essayer d’en produire… et je suis tombé dedans! J’ai appris à aimer la recherche en en faisant.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?

J’ai la chance de bénéficier d’une grande liberté dans l’organisation de mon travail, alors il n’y a pas vraiment de journée ni même d’horaires types. C’est une combinaison de travail au laboratoire, d’analyse de résultats, de rédaction et de lecture. L’expérience la plus enrichissante est sans doute de discuter avec d’autres chercheurs qui travaillent sur des projets similaires et rencontrent les mêmes difficultés : en quelques minutes on peut faire des bonds de géants!

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?

Un mélange de curiosité, de sens du défi, et d’esprit de compétition. Et puis je ne voulais pas avoir de regrets : en première année de thèse je ne me sentais pas légitime, c’était trop tôt. En deuxième année, j’étais occupé et j’ai laissé passer ma chance. Alors, en cette troisième et dernière année, il fallait saisir l’opportunité!

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?

Sans aller jusqu’à parler de sommets, ce concours de vulgarisation m’a fourni un prétexte pour prendre du recul sur mon projet et clarifier mes propres pensées. Boileau écrivait que « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement; Et les mots pour le dire arrivent aisément. » - je trouve ça très vrai, même dans la limite de 180 secondes!

Video Youtube (lien)