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Jean-Sébastien Goulet - Photo
Troisième prix

Jean Sébastien Goulet

HEC Montréal

La gestion de la colère dans l’exercice du leadership auprès de subalternes : Le cas de managers chinois


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Oui! Ce que j’ai surtout eu à vulgariser concerne la manière dont je m’y suis pris pour faire « parler » les managers chinois qui ont collaborés à ma recherche. En effet, leur culture ne les incite pas à se confier lorsqu’il est question d’émotions. Le plus gros défi fut donc de faire parler ces personnes alors qu’elles ne sont pas habituées à le faire. De plus, les gens ont tendance à avoir différentes attentes par rapport à ce qu’ils aimeraient apprendre sur la Chine.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
J’ai épousé une femme d’origine chinoise et notre fille a donc accès aux deux cultures. C’est mon épouse qui m’a suggéré d’interviewer ses parents, de hauts dirigeants en Chine, afin de voir si un sujet intéressant pouvait se dégager de mes discussions avec eux. Elle a alors appris de nouvelles choses sur ses parents! De mon côté, je me suis retrouvé avec un sujet qui fait le pont entre mes deux cultures et mon sujet favori : le leadership.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Cette vie se décrit en deux temps. D’abord, j’ai séjourné en Chine pour réaliser mes rencontres sur le terrain. J’y ai rencontré des gens impressionnants mais également une vulnérabilité déconcertante. Puis, j’ai passé du temps à la maison à rédiger. J’ai donc été le témoin privilégié de l’évolution de ma fille : premiers pas, premiers mots, etc. Ces expériences ont grandement contribué à la trame de fond qui sous-tend ma thèse.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
C’est en préparant une communication pour le congrès de l’ACFAS que j’ai vu l’annonce du concours, alors que je terminais les dernières corrections sur ma thèse. Je ne savais pas que le concours existait. J’ai spontanément écrit à la responsable de mon établissement pour lui faire part de mon intérêt. Je souhaitais simplement représenter pour une dernière fois HEC Montréal, car je suis fier d’y avoir étudié et d’y avoir été impliqué.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Afin de faire la meilleure présentation possible, j’ai eu à revoir ma thèse sous un autre œil. Synthétiser et vulgariser en si peu de temps une thèse de plus de 500 pages est tout un défi en soi. J’ai donc énormément appris en faisant ce concours. C’est un exercice qui nous amène à aller à l’essentiel de notre travail en rendant accessibles les contributions concrètes que notre recherche apporte aux connaissances nouvellement construites.

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