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Catherine Girard - Photo
Deuxième prix

Catherine Girard

UdeM - Université de Montréal

Bioaccessibilité du méthylmercure dans la nourriture de populations canadiennes : effets de pratiques alimentaires et du microbiome


Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
J’avais déjà tenté de vulgariser mes travaux de recherche à ma famille et mes amis. Par contre, une partie de ma thèse porte sur le microbiome : pour étudier ces bactéries qui vivent dans notre intestin, on doit échantillonner des selles. Mes proches ne retenaient donc souvent que le fait que je travaille avec cet échantillon insolite! C’est une bonne façon de capter l’attention de mes interlocuteurs, mais souvent mes proches ne retenaient que les blagues, et non mes résultats!

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Ma carrière dans mon domaine a commencé comme beaucoup d’autres étudiants : j’ai choisi la biologie parce que je n’avais pas été admise en médecine. Par contre, après ma première année en sciences biologiques, je suis tombée complètement amoureuse de la discipline. J’ai eu la chance, dès mes études au baccalauréat, d’obtenir plusieurs stages de recherche, de mener des campagnes d’échantillonnage et de traiter mes résultats moi-même. Dès mes débuts en recherche, je n’ai jamais regretté mon choix de carrière.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?
Mon travail change selon les saisons. Pendant l’automne et l’hiver, je partage mon temps entre les analyses chimiques et moléculaires en laboratoire, la rédaction d’articles scientifiques et l’enseignement au baccalauréat. En été, je m’envole au Nunavut. Je travaille dans une petite communauté de 200 habitants où je mène des entrevues et où je récolte les échantillons nécessaires à la réalisation de mon projet. Ces mois passés en Arctique sont l’expérience la plus enrichissante de mon doctorat, où j’ai la chance de partager le quotidien de gens du Nord, de participer à des expéditions de chasse, de préparer des repas avec eux, et de voir leurs enfants grandir au fil des ans.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
En janvier 2017, j’ai publié un article scientifique pour lequel un communiqué de presse a été émis. J’ai ensuite eu la chance d’être approchée par plusieurs médias d’ici et d’ailleurs, pour accorder des entrevues. J’ai alors réalisé que la vulgarisation scientifique est un défi de taille, un véritable art, et que je pouvais m’améliorer dans la communication de ma recherche. Le concours MT180 est une excellente opportunité pour travailler sur mes capacités de vulgarisation, pour faire comprendre ma science aux citoyens qui financent ma recherche et que j’espère servir avec mes résultats.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Cette expérience m’a rendue plus enthousiaste par rapport à mon travail, car je vois mieux comment il pourrait être appliqué pour servir la société. De plus, en tant que chercheur, on présente souvent nos travaux à nos pairs. Dans ce contexte, on défend nos méthodes et nos résultats devant des experts du domaine. J’ai réalisé en me préparant pour ce concours que la vulgarisation scientifique n’est pas une approche défensive : c’est beaucoup plus positif, plus pédagogue. On tente de faire comprendre nos travaux, d’intéresser les gens à notre science. 

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