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Danielle de Verteuil - MT180 - 2013
Premier prix

Danielle de Verteuil

UdeM - Université de Montréal

L'immunoprotéasome : producteur de peptides-CMH I et régulateur de l'expression génique


Avez-vous déjà essayé d'expliquer votre thèse ou votre mémoire à votre famille?
Au début de mes études graduées les gens de mon entourage étaient plutôt curieux. Au fil du temps, les gens ont arrêté de me poser des questions sur mon travail; je suppose que tout ça semblait trop compliqué. En fait, avant ce concours, je n'avais jamais pris le temps de réfléchir à une façon d'expliquer mon projet dans son ensemble, de façon claire et imagée, à un auditoire non scientifique comme ma famille et mes amis.

Pour vous, la recherche est-elle un but ou un moyen ?
Mon idée s'est faite tranquillement; j'aimais la biologie et la chimie et j'étais plus attirée par les mécanismes et les expériences que par le contact patient/traitant. Mais le déclic pour la carrière en recherche m'est surtout venu lorsqu'un membre de ma famille, lui-même à l'époque chercheur dans une compagnie pharmaceutique, m'a expliqué que pour développer des médicaments il cherchait à trouver des combinaisons clé/serrure entre des molécules. Cette vision de la biologie, le fait qu'on puisse se baser sur la nature pour améliorer la condition humaine, m'a simplement conquise.

Concrètement, à quoi ressemble la vie d'un étudiant-chercheur?
Contrairement aux opinions populaires, on est loin de l'image du chercheur isolé dans son laboratoire de sous-sol, et à l'autre extrême, de l'équipe qui découvre facilement le médicament parfait aux maladies incurables. La recherche, du moins dans mon domaine, ça prend du temps, ce sont des expériences qui fonctionnent rarement du premier coup, qui doivent être validées, des résultats ambigus et très souvent inattendus. C'est en même temps un environnement super dynamique avec beaucoup de travail d'équipe à l'intérieur d'un même laboratoire et des collaborations inter-laboratoires. Comme les projets évoluent au fil du temps, il laisse peu de place à la routine.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Votre soutenance en 180 secondes?
J'aimais le concept; c'était un beau défi de vulgariser mon projet, d'une part, mais aussi de comprimer tout ça en seulement 3 minutes. J'étais aussi attirée par le changement. On est amenés à présenter nos travaux régulièrement devant nos pairs, mais on a rarement l'opportunité de le présenter à un auditoire aussi large. Ça m'a fait sortir de ma zone de confort!

Quelles frontières avez-vous dépassées en participant à ce concours?
C'était la première fois que je préparais une présentation aussi vulgarisée de mon projet. L'étape la plus stressante était de le présenter une première fois à la finale de l'université. J'étais extrêmement nerveuse et je me suis dit « ça passe ou ça casse ». Une fois cette étape franchie, j'avais plus confiance en mon texte et depuis je l'ai beaucoup pratiqué; il restait donc à affronter le stress de présenter au congrès de l'Acfas, devant les nombreuses personnes présentes et surtout, devant des médias!

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