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Vincent Le Borgne - MT180 - 2013
Finaliste

Vincent Le Borgne

INRS - Institut national de la recherche scientifique

Synthèse de nanotubes de carbone monoparois par ablation laser KrF pour des applications photovoltaïques


Avez-vous déjà essayé d'expliquer votre thèse ou votre mémoire à votre famille?
Oui, à deux personnes. À mon père parce qu'il est scientifique et à ma conjointe qui a corrigé ma thèse.

Pour vous, la recherche est-elle un but ou un moyen?
La recherche en soi était un but, mais après 6 ans d'études supérieures, je pense que j'en ai assez fait, je suis mûr pour changer d'air. C'est un milieu très compétitif : il faut être le 1er à publier sur un sujet donné, publier le plus possible... Dans l'industrie, ça fonctionne en vase clos, on ne sait pas ce que font les autres. En plus, faire deux postdoctorats, dans deux pays différents, puis passer cinq ans à essayer de trouver un poste, sans savoir dans quel pays on va atterrir, ce n'est pas un style de vie qui me convient.

Concrètement, à quoi ressemble la vie d'un étudiant-chercheur?
À l'INRS on a une particularité, on n'a pas de charge de cours. Ensuite, on peut diviser le doctorat en trois temps : la revue de littérature, il faut connaître le sujet à fond pour formuler une proposition de recherche cohérente; la partie la plus importante c'est la période de laboratoire, les manipulations. Tu arrives le matin et tu regardes de quoi tu as besoin. Avant je passais trois semaines dans les expériences avant d'analyser mes résultats, mais finalement, il est préférable de regarder ses données à la fin de chaque journée, en cas de petit problème tu peux rectifier le tir. La dernière partie, ce que je fais maintenant, c'est rédiger la thèse, mais aussi des articles, des demandes de subventions, des demandes de bourses.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Votre soutenance en 180 secondes?
J'aime beaucoup la vulgarisation. J'ai travaillé au Centre des sciences de Montréal, comme animateur. J'ai aussi participé à exposcience, et j'ai fait beaucoup de tutorat.
Je citerais Einstein : "Si tu ne peux pas résumer en des termes simples, c'est que tu ne comprends pas vraiment ce que tu fais".

Quelles frontières avez-vous dépassées en participant à ce concours?
La réponse bête? C'est la 1ère fois que je viens à l'Université Laval! Sinon, j'ai l'habitude des concours oratoires, mais à la sélection pour le concours à l'INRS, j'ai gelé. Résumer ses recherches en trois minutes, c'est comme de la poésie : écrire en alexandrin ce n'est pas utile, mais c'est un exercice intéressant!

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