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Tansley David
Finaliste

Tansley David

Université de la Saskatchewan

Rêves d’archives : analyse de l’usage des documents d’archives dans la littérature française contemporaine chez Pascal Quignard et Pierre Michon 

Votre profil en bref...  

Je suis dans ma quatrième année du doctorat en cotutelle à l’Université de Saskatchewan et à la Sorbonne Nouvelle (Paris 3). J’étudie l’usage des documents d’archives dans la littérature française contemporaine chez les auteurs Pascal Quignard et Pierre Michon. Je suis récemment revenue d’un séjour à Paris où j’ai pu visiter les bibliothèques et les musées nationaux où se trouvent leurs œuvres et les matériaux qu’ils décrivent. Lors d’une excursion au Louvre à la recherche d’une toile décrite par Pierre Michon, j’ai vu l’auteur lui-même, en train de donner une entrevue. J’ai pu également rencontrer Pascal Quignard avec ma directrice de thèse aux Buttes-Chaumont. J’espère pouvoir bientôt retourner en France pour voir les archives de Pascal Quignard faisant partie du don à la Bibliothèque Nationale de France. J’enseigne des cours de grammaire française à l’Université de Saskatchewan depuis 2013 et plus récemment, des cours de littérature et de civilisation.  

 

Voici les réponses personnelles de la personne finaliste à quatre questions : 

 

  • Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?  

Ma famille est anglophone alors mes tentatives de vulgarisation nécessitent plusieurs étapes. Ils ont profité de mon séjour à Paris où je leur ai servi de guide aux œuvres qui sont décrites dans ma thèse. Du coup, je ne suis pas tout à fait certaine que mes grands-parents comprennent ce qu’est un doctorat en littérature française parce que mon grand-père m’a demandé si j’avais achevé ma lecture du dictionnaire. 

 

  • Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc. ?  

Très jeune je suis devenue une lectrice passionnée de romans historiques. Le père de ma meilleure amie était professeur d’anglais à l’Université de Saskatchewan. J’admirais les énormes rayons de livres dans sa maison et j’écoutais avec fascination ses histoires de « congé sabbatique », mot que je ne comprenais pas, mais qui évoquait pour moi des images de pèlerinage sacré ou de fouilles archéologiques comme dans les films d’Indiana Jones.  

 

  • Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant-e- chercheur-euse-? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur-euse-?  

Depuis mon retour de France, ma vie d’étudiante ressemble à ce que j’imagine être celle d’un moine. Je suis entourée d’un tas grandissant de romans, de textes académiques et de tasses de café vides. L’expérience la plus enrichissante que j’ai vécue en tant que chercheuse était dans les bibliothèques et musées de Paris où j’avais accès à un nombre d’œuvres et de documents qui dépassait tout ce que je pouvais imaginer. 

 

  • Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?  

Ma directrice me mettait au défi de participer depuis plusieurs années, mais il y avait des opportunités d’étudier à l’étranger qui ne correspondaient pas bien avec les dates du concours. Je suis ravie que le concours soit en ligne, car il m’est d’autant plus accessible. Enfin, je traduirai la version finalisée de ma présentation en anglais pour finalement faire comprendre à mon grand-père pourquoi je suis étudiante depuis si longtemps.