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Marie Lecuyer
Finaliste

Marie Lecuyer

Université Concordia

Im/mortalités partagées : une enquête holographique des trajectoires de vie post-mortem plus qu’humaines dans l’archipel de Hong Kong

Votre profil en bref... 

Je suis candidate au doctorat en analyse sociale et culturelle à l’Université Concordia, et présentement chercheuse invitée à la School of Creative Media à Hong Kong (City University) où je mène ma recherche de terrain. J’ai effectué une maîtrise en anthropologie à l’Université d’Ottawa (2016-2018) et un baccalauréat à l’Université McGill (2011-2014). Ma recherche de doctorat porte sur la manière dont les acteurs de l’industrie funéraire, ainsi que les architectes et designers, tentent de remédier la saturation des cimetières dans un contexte de forte urbanisation. Avant de passer à l’étude de ce que certains chercheurs appellent les nécrodéchets, je me suis intéressée aux stratégies de remédiations des déchets plastiques, en milieux urbains et océaniques. Mes recherches se situent entre l’anthropologie et les études médiatiques auxquelles j’emprunte une méthode multimédia incluant la prise de sons et d’images. Cela me permet de développer une pratique cinématographique qui participe directement au processus de recherche. 

 

Voici les réponses personnelles de la personne finaliste à quatre questions : 

 

  •  Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?  

Je suis souvent amenée à partager ma recherche avec des personnes qui ne sont pas du milieu universitaire, que ce soit avec des membres de ma famille ou tout simplement les personnes avec qui je m’entretiens pour ma recherche. On me demande souvent si ce projet ne me rend pas trop triste. Mais il me semble que c’est précisément la manière dont les morts touchent les vivants qui peut donner à ces derniers une certaine force intérieure, politique, et donc positive. 

  • Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc. ?  

C’est un cheminement imprévu que j’espère poursuivre, et qui a pour moi un caractère existentiel. Ce qui vient me chercher, est un questionnement sur comment habiter un monde qui peut paraître “trash”, sans vouloir faire de mauvais jeu de mots… Cette recherche est aussi une manière pour moi de repenser la vie dans son in/finitude, la manière dont elle se poursuit autrement, à travers tout un cas d’autres présences, humaines et non humaines.  

  • Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant-e- chercheur-euse-? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur-euse-?  

Au quotidien, ma recherche implique beaucoup de rencontres, de discussions, de lecture et d’écriture. Je dirais que cette recherche est d’abord pour moi une pratique d’écoute, d’attention et de curiosité. De manière peut-être un peu plus générale, il me semble que la pratique anthropologique que je cultive est enrichissante parce qu’elle est un exercice de décentrement de soi.   

  • Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes ?  

Je participe à ce concours de manière à partager certains enjeux sociaux qui deviennent préoccupants. C’est un souci de sensibilisation qui m’amène à participer, mais une sensibilisation qui se veut critique. Autrement dit, c’est aussi l’occasion de partager aussi ce qu’une approche anthropologique, que je croise avec des intuitions issues des études de la communication, peut faire pour appréhender des problèmes sociaux complexes.