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Chloé Bourquin
Finaliste

Chloé Bourquin

Polytechnique Montréal

Microscopie de localisation ultrasonore dynamique

Votre profil en bref...

J’ai fait mes études d’ingénieure en France, puis une maîtrise-doctorat intégré à Polytechnique Montréal. Au cours de mes études, je me suis appliquée à choisir les filières scientifiques les plus généralistes possibles car j’étais intéressée par plein de sujets, de la physique quantique à la physiologie, en passant par l’histoire des sciences. J’ai la chance d’avoir un sujet de doctorat en imagerie médicale et à cheval sur plusieurs domaines, ce qui me pousse à vulgariser mes travaux à diverses échelles : je n’explique pas mon projet de la même façon devant des médecins, des développeur-se-s logiciels ou des ingénieur-e-s en génie physique par exemple. Sur mon temps libre avant la pandémie, je faisais du théâtre et de l’improvisation, et depuis un an je ronge mon frein en développant une soudaine passion pour les plantes vertes. 

 

Voici les réponses personnelles de la personne finaliste à quatre questions : 

 

  • Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?  

Oui, dès le début de mon doctorat j’ai essayé de leur raconter mon quotidien, mais j’avais moi-même du mal à cerner mon sujet : je me perdais facilement dans les détails méthodologiques et j’oubliais de me raccrocher au problème que l’on essayait de résoudre. À noter que mes parents sont du milieu littéraire, je vous laisse imaginer leurs réactions un peu perplexes face à mon déluge de jargon, d’acronymes et d’anglicismes… Mais après quelques mois, j’ai pu débroussailler et éclaircir mes idées, à leur grand soulagement! 

 

  • Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc. ?  

En France, tous les lycéen-ne-s passent par la case des « Travaux Personnels Encadrés » : c’est un projet en équipe à la frontière entre deux matières, en l’occurrence physique et sciences de la vie. Mon équipe a choisi de travailler sur l’imagerie ultrasonore pour détecter les caillots sanguins; nous avons présenté notre projet final sous la forme d’une pièce de théâtre, où nous étions quatre médecins et le jury était nos patient-e-s. Des années plus tard, les ultrasons me suivent encore ! 

 

  • Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant-e- chercheur-euse-? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur-euse-?  

Selon les périodes, je peux être concentrée sur la recherche en elle-même : produire des données, les traiter sur ordinateur, éplucher la littérature pour trouver LA méthode qui pourrait répondre à un problème, la mettre en œuvre, la tester, confronter les résultats… Ou bien je peux travailler sur sa communication à diverses échelles : rédaction d’articles de vulgarisation, participation à des concours, préparation de communications, de publications ou de demandes de financement. 

 

  • Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?  

J’aime beaucoup chercher à vulgariser, à trouver le bon angle pour conserver l’essentiel du sujet tout en racontant une histoire pour captiver l’attention du public ou du lecteur. Au fil des mois, je me suis rendu compte que c’était justement ce que je préférais dans la recherche, la vulgarisation : c’est pourquoi je fais en parallèle des formations et des stages en journalisme scientifique, pour me lancer dans cette voie à l’issue de mon doctorat.