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Auteur et co-auteurs
Eve Gladu
UQAM - Université du Québec à Montréal
5a. Résumé

Les changements de pratiques de réception et de communication découlant de la venue de nombreux outils de communication et de supports technologiques induisent de nouveaux savoirs et savoir-faire et de nouvelles compétences que les jeunes gagneraient à développer. Ils sont directement reliés au concept littératie médiatique (LM) qui peut être conçu comme un ensemble de compétences à développer pour accomplir certaines tâches dites complexes de lecture et d’écriture sur supports numériques (Fastrez & De Smedt, 2012). C’est dans le contexte d’une tâche complexe que se réalise et s’évalue une compétence (Rey, 2014) puisqu’elle permet la mobilisation, de façon intégrée, de ressources dans le but d’accomplir la tâche (Fagnant et al., 2014). Un exemple de tâche complexe mobilisant des compétences en LM serait de produire un site Web à partir de contenus sélectionnés lors d’une recherche d’information en ligne. 

Dans le cadre d’un projet d’enquête internationale (Québec, Belgique, France, Suisse) sur les compétences en LM de jeunes de 13 à 15 ans, nous avons amorcé un travail d’identification des compétences impliquées dans la recherche d’information et l’écriture d’un hypermédia explicatif. Cette présentation sera axée sur les possibilités d’évaluation des compétences en littératie médiatique en contexte numérique. 


Commentaires

Justin Taschereau
Bonjour! Je me questionne par rapport aux contenus du questionnaire. Est-ce que les élèves ont un métalangage suffisant pour comprendre les questions? Je pense notamment à la citation de sources : des élèves n'ont pas idée de ce que c'est en général. Je pense la même chose pour les tâches : est-ce que c'est prévu que les consignes soient ainsi? À ma connaissance, des élèves auraient de la difficulté à comprendre la consigne indiquée. Pour la deuxième partie de l'entretien, est-ce que les participants auront des questions qui faciliteront l'observation de leur activité numérique? Qu'est-ce qui sera observé à ce moment-là : ses capacités métacognitives? Finalement, est-ce qu'on prend en compte le contexte d'utilisation des TIC par les adolescents? De base, ils ont des compétences variables en raison de plusieurs inégalités numériques : un manque de compétence en littératie médiatique pourrait simplement s'expliquer par un manque de compétence à utiliser les TIC en général, ce qui m'amène à demander quel est le processus d'échantillonnage pour cette recherche. Merci encore de la présentation, c'était très pertinent et très intéressant!
Eve Gladu
Bonjour Justin, Merci pour vos questions et vos commentaires! En ce qui concerne la compréhension des consignes, l’ensemble des questionnaires ont été prétestés auprès d’élèves de la population cible, ce qui nous a permis de valider avec elles et eux la compréhension du vocabulaire et des questions. Leurs commentaires nous ont permis d’ajuster les questionnaires. De plus, pour le questionnaire d’autoévaluation, pour tous les items, il y a le choix de réponse suivant : « Je ne comprends pas la question ». Durant les visites commentées (2e partie des entretiens), la chercheure posera des questions à l’élève, qui aura sous les yeux sa production numérique. Il ne s’agira donc pas d’une discussion libre. Les entretiens nous permettront de questionner les élèves sur les choix opérés par les élèves et de mieux comprendre les savoir-faire qu’ils et elles maitrisent bien ou moins bien. Nous croyons que ces entretiens viendront enrichir notre évaluation des compétences des élèves en littératie médiatique (versus évaluer uniquement la production finale). En ce qui concerne contexte d’utilisation des TIC par les adolescents, le questionnaire d’autoévaluation contient aussi des questions sur les pratiques/usages numériques des jeunes. Côté échantillonnage, pour la 1re phase du projet, nous visons un large échantillon (n = 2000) non probabiliste, de convenance, par quotas : nous créerons des sous-groupes à partir de certaines caractéristiques de la population cible (secteur public et privé, indice de milieu socioéconomique, degré d’urbanisation) dans le but d’établir le plus possible un échantillon représentatif. Comme la 2e phase de projet se déroulera un an après la phase 1, nous formerons un nouvel échantillon de convenance avec la même population cible. L’échantillon étant grandement réduit à la phase 2, il ne sera pas possible de constituer un échantillon par quotas. Nous tenterons tout de même d’équilibrer les participants par rapport au secteur scolaire, au milieu socioéconomique et au degré d’urbanisation. Bref, nous tiendrons compte de plusieurs facteurs pouvant influencer les compétences en littératie médiatique des adolescents.