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100 ans de relations entre sciences et société

De nouveau, le Forum international Sciences Société aura le bonheur de réunir 18 chercheurs et chercheuses avec 275 collégiennes et collégiens autour d’enjeux de sciences et société. Cette rencontre est aussi l'occasion d'aiguiser son esprit critique et d'affiner son raisonnement scientifique.

Pour une 23e année, l’Acfas tiendra l'événement en collaboration avec le Consulat général de France à Québec et un collège-hôte. Cette année, le forum sera reçu par le Cégep Édouard-Montpetit.

  • Lieu : Cégep Édouard-Montpetit, Longueuil
  • Dates : 4, 5 et 6 novembre 2022
Capsule vidéo de 2 minutes présentant l'événement

 

Vendredi 4 novembre 2022
  • 17 h 30 : Accueil des chercheurs et chercheuses
  • 19 h 00 : Accueil des étudiants
  • 20 h 00 : Bar des sciences - conversation collective autour d'un thème d'actualité
Samedi 5 novembre 2022
  • 08 h 00 : Petit déjeuner
  • 09 h 00 : Ateliers 

APPRENDRE : se faire une tête pour le 21e siècle
ESPACE : des instruments pour voir l’Univers
100 ANS DE RECHERCHE : la matière, le vivant, l'humain
MINES ET MÉTAUX : sobriété numérique et métallique
STRESS : vivre sous la bonne tension
VIE COLLECTIVE : démocratie, raison et valeurs

  • 11 h 30 : Repas
  • 13 h 00 : Reprise des six ateliers
  • 15 h 00 : Pause
  • 15 h 30 : Reprise des six ateliers
  • 17 h 00 : Pause détente
  • 18 h 00 : Repas festif et défi « neurone »
  • 20 h 00 : Activité à déterminer
Dimanche 6 novembre 2022
  • 08 h 30 : Petit déjeuner
  • 09 h 30 : Séance plénière autour du parcours des chercheurs et mot de clôture des coprésidents
  • 12 h 00 : Repas et fin des activités

ATELIERS 2022

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APPRENDRE : se faire une tête pour le 21e siècle

Dans le mot apprendre, il y a l’idée de prendre et de saisir.  Dans le mot comprendre, ressort la dimension collective : saisir ensemble. Apprendre est un geste émotif, cognitif et nécessairement social. Il est heureux alors favoriser la coopération et de contourner la compétition, tant avec soi-même qu’avec les autres. Apprendre appelle l’humilité, car on n’est jamais aussi parfait qu’on le souhaiterait. L’erreur et l’errance font partie de notre condition humaine. « Ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre », disait Spinoza. Notre siècle comporte et comportera de grands défis. Tout bouge et vite. Les connaissances, les technologies, les manières de s'instruire. Il importe alors de multiplier les approches. Apprendre en partageant. Comprendre pour contribuer éthiquement et durablement. Ajouter une dimension évolutive pour faire le point avant d’agir et de juger : que sait-on du sujet, comment faisait-on avant la technologie numérique, qu’elles sont les constantes dans les comportements sociaux? 

  • Comment apprendre au 21e siècle?
  • Comment la perspective historique peut-elle nous éclairer?
  • Qu’est-ce qui donne le goût d’apprendre, comme se développe nos intérêts?
Chercheuses et chercheur
  • Isabelle Cabot, Cégep Édouard-Montpetit
  • Hélène Harter, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Martin Pâquet, Université Laval
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ESPACE : des instruments pour voir l’Univers

En 1662, Blaise Pascal utilise le terme « espace » pour parler de « l’étendue infinie de l’univers, cosmos ». Babyloniens, Mayas ou Chinois, tous ont eu le nez en l’air pour observer méthodiquement l’espace et les astres. Ils se questionnaient sur leurs origines ou sur le meilleur moment d’ensemencer les sols. Puis, d’une Terre immobile au centre du monde on passera à la planète bleue, une parmi des milliards. Cette connaissance du cosmos se construit avec les possibilités techniques multipliant nos capacités de voir. De la lunette de Galilée au télescope spatial James Webb, nous avons aujourd’hui des instruments qui permettent une lecture fine des composants de l’Univers : distance, vitesse de déplacement, évolution, luminosité, densité, température et composition chimique, etc.

  • Qu’est-ce qui caractérise le télescope spatial James Webb?
  • Que savons-nous des trous noirs et comment le savons-nous?
  • Qu’en est-il de la vie ailleurs dans l’univers?
  • Étant donné nos enjeux terrestres, que penser de la recherche spatiale?
Chercheur et chercheuses
  • René Doyon, Université de Montréal
  • Julie Hlavacek-Larrondo, Université de Montréal
  • Lucie Leboulleux, Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble
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100 ans de recherche : la matière, le vivant, l'humain

Depuis 100 ans, chercheurs et chercheuses explorent le monde intensivement sous toutes ses coutures, de l’atome aux civilisations de milliards d’humains. De ce vaste panorama, le présent atelier explore l’évolution de trois grands champs :  chimie/physique, biologie et sciences sociales. Tous trois ont connu une courbe exponentielle dans la quantité de connaissances produites. Aussi, l’avènement de l’informatique est venu les transformer profondément. Avec ces avancées spectaculaires, les croisements entre ces champs se sont multipliés : biochimie, biophysique, écologie, psychologie sociale, etc. Et des approches globales comme la science des systèmes ont fait ressortir des dynamiques qui leur étaient similaires.

  • Comment ces grands champs de la connaissance ont transformé nos vies et nos sociétés?
  • Comment la possibilité de traiter des masses de données donne-t-elle une autre vision?
  • Quelles stratégies pour s’y retrouver dans ce foisonnement de connaissances?
Chercheurs
  • Vincent Guillin, Université du Québec à Montréal
  • Denis Guthleben, Centre national de la recherche scientifique, France  
  • François-Joseph Lapointe, Université de Montréal
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MINES ET MÉTAUX : sobriété numérique et métallique

Il était une fois une longue histoire mouvementée, celle des gisements miniers et de l’usage des métaux. Quelque 3000 ans av. J.-C. , par exemple, le bronze puis le fer remplaceront peu à peu, sur tous les continents, les outils de pierre, utilisés depuis des millions d’années. Puis viendra un saut quantique autour de la révolution industrielle avec la maitrise raffinée de la fonte et de l’acier. Aujourd’hui, s’entasse dans nos téléphones une cinquantaine de métaux : lithium, aluminium, silicium, titane, cobalt, gallium, arsenic, tantale, platine, etc. Ce sont là des ressources non renouvelables dont tout l’appareillage numérique fait un usage excessif. Il nous faut alors reconsidérer ces objets :  de jetable à ressources précieuses. Il nous faut réparer aussi, car l'industrie minière a produit des dommages environnementaux considérables après des siècles d'exploitation.

  • Comme extraire en tenant compte des milieux vivants où se trouvent les gisements?
  • Comment travailler avec l’industrie dans une perspective durable?
  • Quelle sobriété numérique est possible?
Chercheurs
  • Georgios (George) Kolliopoulos, Université Laval
  • Alexandre Royer-Lavallée, Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue
  • 3e personne à venir
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STRESS : vivre sous la bonne tension

La vie est mouvement. Entre calme et tempête, on surfe sur l’imprévisible, secoués par le vent comme par les vagues intérieures. De fait, la vie animale a évolué vers une grande sensibilité aux dangers perçus ou réels. Les études mentionnent que cette réponse au stress varie selon la génétique, l’âge, les défis de l’environnement. On y apprend aussi qu’une bonne compréhension de ce qui nous perturbe permet de trouver la réponse appropriée. Comme souligne la chercheuse Sonia Lupien, il est difficile de chasser un mammouth si on ne sait pas où il se trouve. Pour leur part, les travaux autour de la pleine conscience (mindfulness) caractérisent celle-ci comme l’acceptation de ne pas tout contrôler, la tolérance aux conflits et l’attention aux signaux de notre corps, ce formidable senseur.

  • Quelles sont les stratégies pour moduler notre réponse au stress?
  • Qu’en est-il de la réponse au stress chez les jeunes adultes?
  • Quels sont les effets de la pleine conscience sur nos capacités de penser, de décider?
Chercheurs et chercheuse
  • Gilles Dupuis, Université du Québec à Montréal
  • Pierrich Plusquellec, Université de Montréal
  • Marion Trousselard, Institut de recherches biomédicales des armées (IRBA)
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VIE COLLECTIVE : démocratie, raison et valeurs

 

Selon Aristote, la base de la démocratie, c’est la liberté. Mais pas n’importe laquelle : la liberté « en partage ». La liberté comme affaire collective. Pour avoir un maximum de liberté pour tous, il faut aussi un maximum d’égalité. Nous sommes une espèce sociale, et la qualité de notre mode de vie émerge de nos bonnes relations. Tout ce que produisons – villes, livres, ordinateurs, grille-pains – dépend de notre talent commun, de nos services collectifs. Personne ne se fait tout seul. Bien qu’imparfaite, la démocratie grecque ait été un phare pour penser un idéal d’organisation collective. Ce projet démocratique est exigeant : il faut s’éduquer à cet art complexe du compromis, alliant raison et valeurs. Ce projet n’est jamais achevé, chaque génération doit en maintenir la vigueur, chacune doit prendre part.

  • Comment peut-on participer à la vie démocratique?
  • Que nous apportent l'écologie politique et l'écoféminisme?
  • Quelles sont les vertus démocratiques?
Chercheur et chercheuse
  • Jonathan Durand-Folco, Université St-Paul
  • Bénédicte Gattère, Université Paris VIII Vincennes – Saint-Denis / CNRS
  • 3e personne à venir