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532 - Engager le dialogue sur la santé et le bien-être à l’école sous l’angle de l’administration de l’éducation

Du mardi 28 au mercredi 29 mai 2019

La direction d’un établissement scolaire est un travail extrêmement exigeant (Poirel et al., 2017; Trenberth et Dewe, 2006), et les risques psychosociaux décelés à la source du problème (p. ex., surcharge, isolement, faible reconnaissance, manque de ressources et de soutien, relation interpersonnelle conflictuelle et climat toxique) peuvent miner le bien-être et la santé au travail et accentuer l’épuisement de ces professionnels (Gravelle, 2009). Cependant, d’autres facteurs peuvent contrecarrer les effets délétères sur la santé, notamment la résilience (Garon et al., 2006), le sentiment d’efficacité personnelle, les compétences émotionnelles (Poirel, Béland et Charlot, à paraître), la passion au travail (Fernet et al., à paraître), la confiance et le climat relationnel (Brunet et Savoie, 2016). Dans un contexte de réussite éducative, ce colloque vise à engager un dialogue entre chercheurs et praticiens au bénéfice de tous les acteurs qui gravitent autour de l’établissement (élèves, directions, enseignants, professionnels, personnel de soutien). Il met en exergue l’importance de la santé et du bien-être de l’ensemble de ces acteurs, mais porte principalement sur les rôles et sur les effets de la direction sur la santé de son établissement. Les questions suivantes sont traitées :

Comment agir sur les risques pour favoriser la santé et le bien-être au travail des directions d’établissement?

Quelles compétences des directions pourraient favoriser la santé et le bien-être au travail en contexte scolaire?

Comment des directions peuvent-elles favoriser le développement d’un climat relationnel qui suscite la confiance au sein de l’établissement?

Quelle est l’influence de la gestion axée sur les résultats sur les conditions de travail, la santé et le bien-être des directions d’établissement?

Quelles sont les initiatives pouvant ou ayant été mises en place par des associations professionnelles, des commissions scolaires ou des établissements pour améliorer le bien-être au travail des directions d’établissement?

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Colloque
Section 500 - Éducation
Responsables
UdeM - Université de Montréal
UQO - Université du Québec en Outaouais
Université de Moncton
UdeS - Université de Sherbrooke
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
UdeS - Université de Sherbrooke
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Avant-midi
08 h 45 à 09 h 15
Communications orales
Accueil
Présidence/Animation : Alain Huot (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Discutant : Emmanuel Poirel (UdeM - Université de Montréal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 15 à 09 h 45
Communications orales
Remise de la bourse Régent-Fortin
Présidence/Animation : Alain Huot (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Discutant : Jules Rocque (Université de Saint-Boniface), Nancy Lauzon (UdeS - Université de Sherbrooke)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : A0106
09 h 45 à 10 h 45
Communications orales
Engager le dialogue sur… la gestion de la diversité
Présidence/Animation : Andréanne GÉLINAS-PROULX (UQO - Université du Québec en Outaouais)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
09 h 45
Au-delà de « Voyage, voyage » : La direction d’école, le développement de compétence interculturelle et l’Institut d’enseignement et de leadership de 5 jours au Kap Ayisyen
Mélissa Villella (Université d’Ottawa)

La migration internationale est en croissance et elle provient souvent de pays en développement pour s’installer dans des pays développés (Organisation des Nations-Unies, 2016). Or, même si la formation des directions d’école portant sur la réussite des élèves issus de la migration internationale demeure embryonnaire, une expérience en éducation à l’international émerge comme étant un contexte de formation informelle pour les directions d’école (Dinnan, 2009; Gélinas-Proulx, 2014; Jubert, 2017). Cette étude multicas ayant un volet autoethnographique a donc comme objectif d'explorer comment la compétence interculturelle des directions d’école franco-ontariennes, formatrices bénévoles au sein d’un Institut d’enseignement et de leadership en Haïti, se développe. La recherche est fondée sur le modèle de la compétence interculturelle de Gélinas-Proulx (2014). Les résultats sont tirés de 3 entrevues semi-dirigées, de journaux de bord et de communications de l’Institut. L’analyse inductive générale (Thomas, 2006) est favorisée, le logiciel NVivo 11 est utilisé et les participantes valident leurs transcriptions (Savoie-Zajc, 2011; O’Leary, 2017). Selon les résultats préliminaires, les participantes perçoivent que le bénévolat développe leur compétence interculturelle même si elles ont une vision individuelle de l'élève issu de l'immigration. Cette étude doctorale fait avancer la recherche : elle examine la compétence interculturelle via le bénévolat selon des leaders scolaires.

Résumé
10 h 15
Stratégies pour une gestion équilibrée des directions d'établissement d'enseignement québécoises œuvrant en contexte de diversité
Mélissa BISSONNETTE (UQAM - Université du Québec à Montréal), France Gravelle (UQAM)

Au Québec, au cours des dernières années, les directions d'établissement d'enseignement ont vu leur rôle et leurs responsabilités se complexifier ayant pour conséquences un plus grand niveau de stress favorisant également l'apparition d'épisodes d'épuisement professionnel (Bessette et Toussaint, 2010; Gravelle, 2009, 2012, 2013, 2015; Pelletier, 2016; Poirel, 2009, 2013, 2014; Poirel, Sénéchal, Savoie, Brunet, Théorêt, St-Germain et Durand, 2016; Poirel et Yvon, 2008, 2009a, 2009b, 2010, 2011). En occurrence, il semble que ce ne sont pas toutes les directions d'établissement d'enseignement qui peuvent composer avec des situations stressantes (St-Germain et al., 2014), et cela est d'autant plus d'actualité dans les milieux où la diversité est grandissante (Toussaint et Bissonnette, 2018).  Cette communication est issue de deux recherches reposant sur une approche mixte (qualitatif et quantitatif) réalisées auprès de directions d'établissement d'enseignement québécoises et franco-ontariennes quant à l'épuisement professionnel.  Elle vise à présenter les résultats en plus des divers encadrements légaux d'importance devant être respectés par ces acteurs de l'éducation dans le cadre de leur fonction au regard d'un milieu caractérisé par une diversité ethnoculturelle grandissante. Plus précisément, il sera présenté des stratégies afin de favoriser une gestion équilibrée considérant un rôle et des tâches complexifiés. 

Résumé
10 h 45
Pause
11 h 00 à 12 h 30
Communications orales
Engager le dialogue sur… le bien-être et la réussite des élèves
Présidence/Animation : Marc Basque (Université de Moncton)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
11 h 00
Différents systèmes de représentation du bien-être des éducatrices au travail : comment engager le dialogue entre la direction et le personnel?
Manon BOILY (UQAM - Université du Québec à Montréal), VIrioca Dobrica-Tudor (Université de Montréal), Marcel Trudel (Université de Sherbrooke)

Cette communication présente une étude exploratoire portant sur les représentations de six directions et de douze éducatrices en services de garde éducatifs à l’enfance à l’égard du bien-être des éducatrices au travail. Le but étant de saisir ce qu’est le bien-être au travail dans un milieu de garde, comment il se manifeste et quelles sont les sources qui l’alimentent. La méthodologie Q de Stephenson (1953) est utilisée pour mettre en évidence les systèmes de représentation des directrices et des éducatrices. Les énoncés du Q-Sort sont générés à partir des entrevues individuelles et d’une revue de la littérature afin de tenir compte des dimensions du bien-être provenant à la fois des approches hédoniste et eudémonique tel que suggéré par Dagenais-Desmarais (2010). Cette méthodologie a été choisie puisqu’elle permet d’identifier des groupes factoriels qui émergent afin de documenter empiriquement différents systèmes de représentation et de vérifier l’émergence de similitudes et de différences qui s’y dégagent (Boily et Trudel, 2014). Celles-ci sont identifiées afin d’engager le dialogue entre les différents acteurs et conséquemment de proposer des lignes directrices favorisant le bien-être des éducatrices au travail.

Résumé
11 h 30
Bien-être, diversité et réussite : un cocktail complexe pour la direction d'école
Alain Huot (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Annie-Claude Rivest (UQTR), Corina Borri-Anadon (UQTR), Sylvie Ouellet (UQTR), Angela AuCoin (Université de Moncton), Véronique Saumure (UQTR), Josée Richard (Université de Moncton)

Cette communication est issue des travaux du RÉVERBÈRE, un groupe de recherche qui a pour finalité le développement et la mise en place de stratégies de mobilisation de connaissances favorisant l'utilisation des connaissances issues de la recherche (CIR) pour le bien-être et la réussite en contexte de diversité. Au cours des derniers mois, une recension des écrits a été effectuée afin de proposer un modèle qui servirait de base pour l'atteinte de la finalité énoncée. Les enfants passant une part importante de leur vie à l'école, la qualité de l'expérience scolaire est essentielle pour le développement de leurs compétences sociales et de leurs capacités d'apprentissage (Espinosa, 2016), d'où l'importance pour l'école de s'efforcer de garantir les conditions de bien-être pour tous les élèves qu'elle accueille en offrant un milieu sécuritaire, autodéterminant, accueillant et stimulant (Moldoveanu et Da Silveira, 2015). Ainsi, le bien-être des élèves se retrouve au centre des actions de bienveillance à mener par la direction d'école pour favoriser la réussite. Le bien-être a également des interrelations avec la manière dont la diversité est gérée au sein de l'école et de la classe. La communication présentera le contexte de recherche, la méthodologie utilisée pour la construction du modèle ainsi que le modèle lui-même.

Résumé
12 h 00
Réseau de recherche et de valorisation de la recherche sur le bien-être et la réussite en éducation : Démarche pour l’état des connaissances quant à la gestion organisationnelle
Lise-Anne St-Vincent (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Jean Labelle (Université de Moncton), Andréanne Gélinas-Proulx (UQO), Laurie Carlson Berg (Université de Régina), Cynthia Laforme (UQTR)

Le RÉVERBÈRE est un projet francophone pancanadien s’échelonnant sur une période de cinq ans réunissant environ une cinquantaine de chercheurs (Rousseau, 2018). Ce réseau de recherche repose sur un leadership intellectuel partagé (Lacroix, 2018) entre les chercheurs et présente une structure mettant à profit le dialogue entre les chercheurs et les partenaires de terrain. Les travaux ont pour finalité le développement et la mise en place de stratégies de mobilisation de connaissances favorisant l’utilisation des connaissances issues de la recherche (CIR) pour le bien-être et la réussite en éducation en contexte de diversité (Palluy, 2010 ; Rousseau et Espinosa, 2018). À l’intérieur du RÉVERBÈRE, notre équipe thématique s’intéresse à la gestion organisationnelle (Canvel, 2018; Poirel, 2012 ; Rynes, 2012). À l’issue d’une rencontre en octobre 2018 avec différents partenaires œuvrant dans divers contextes de formation (immersion, francophonie minoritaire et majoritaire), certains enjeux ont pu être dégagés. L’objectif actuel de notre recherche est d’identifier les principaux constats de recherche en matière de bien-être et de réussite en contexte de diversité sous l’angle de la gestion organisationnelle afin de répondre à certaines préoccupations exprimées par les partenaires rencontrés dont celle de la gestion du changement. Dans cette optique, nous avons conçu un cadre pour systématiser une recension d'écrits. Cette présentation propose d’expliquer notre démarche de recherche.

Résumé
Dîner
12 h 30 à 13 h 45
Dîner
Dîner boîtes à lunch
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
Après-midi
13 h 45 à 15 h 00
Communications orales
Engager le dialogue sur… la gestion du changement
Présidence/Animation : Alain Huot (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
13 h 45
Relations entre le sentiment d’efficacité personnelle lié au travail de directeurs d’établissement d’enseignement québécois et leur résistance au changement
Maude Loi Zedda (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Stéphane Thibodeau (UQTR), Pascal Forget (UQTR), Eric Frenette (Université Laval)

Le système scolaire québécois vit de nombreux changements. Selon Kotter et Schlesinger (1979), la résistance, qui fait partie intégrante du processus, pourrait mettre en péril la réussite de ces changements. Les directeurs d’établissement d’enseignement, qui sont souvent au cœur de l’implantation des changements (Loi Zedda et al., 2017), seraient susceptibles d’être résistants (Landry, 2012). Bandura (2007) et Oreg (2003) suggèrent que le sentiment d’efficacité pourrait influencer la résistance au changement. Cependant, la relation entre ces deux concepts, chez les directeurs d’établissement d’enseignement québécois, ne semble pas avoir fait l’objet de recherches systématiques. De fait, le but de cette étude est de déterminer s’il existe une relation entre le sentiment d’efficacité personnelle lié au travail des directeurs d’établissement d’enseignement et leur résistance au changement. Cent vingt-sept directeurs ont répondu à l’échelle du sentiment d’efficacité personnelle des directions d’école (Fernet et al., 2009) et à l’échelle de disposition à résister au changement (Loi Zedda et al., 2018). Les résultats révèlent qu’il existe des relations entre certaines dimensions du sentiment d’efficacité personnelle lié au travail et certaines dimensions de la disposition à résister au changement des directeurs. Ces résultats sont discutés à la lumière de la théorie du sentiment d’efficacité personnelle (Bandura, 2007) et de la théorie de la résistance au changement (Oreg, 2003).

Résumé
14 h 15
Agir en leaders authentiques dans une perspective postconventionnelle; une voie à explorer pour prendre en compte le bien-être du personnel scolaire en contexte de changement
Brigitte Gagnon (UdeS - Université de Sherbrooke), Marie-Hélène Guay (Université de Sherbrooke), Dominique Lachapelle (Commission scolaire des Hautes-Rivières)

Des changements complexes et rapides, notamment au plan organisationnel, se succèdent en éducation. De tels changements peuvent contribuer à la dégradation du bien-être du personnel (De Zanet et Vanderberghe, 2003). Les leaders d’une organisation ont la responsabilité, mais également le pouvoir d’agir au regard de la prise en compte du bien-être de leur personnel en contexte de changement (Brun, Biron et St-Hilaire, 2009 ; Dagenais-Desmarais, 2013). Ils peuvent le faire en développant des manières de penser, d’être et de faire de leaders authentiques (Nelson, 2013 ; Fortin, 2015) œuvrant dans une perspective postconventionnelle (Rooke et Torbert, 2005 ; Laloux, 2015). Cette communication présente le processus et le produit d’une recherche-action initiée par les leaders de la direction générale de la Commission scolaire des Hautes-Rivières. Cette équipe a profité d’un nouveau contexte de changement, la création du Plan d’engagement vers la réussite (MEES, 2018), pour objectiver ses manières d’être, de penser et de faire en tant qu’équipe de leaders et créer son modèle de développement pédagogique et organisationnel postconventionnel. Il a été partagé avec l’ensemble des gestionnaires scolaires de l’organisation afin que ceux-ci puissent s’en inspirer pour prendre davantage en compte le bien-être dans l’actualisation du projet éducatif avec leur équipe-école. 

Résumé
14 h 45
Pause
15 h 00 à 16 h 30
Communications orales
Assemblée générale annuelle de l’Association pour le développement de l’enseignement et de la recherche en administration de l’éducation (ADERAE)
Présidence/Animation : Alain Huot (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : A0106
Soir
16 h 30 à 17 h 30
Cocktail
Lancement de livres et cocktail
Présidence/Animation : Emmanuel Poirel (UdeM - Université de Montréal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
16 h 30
Système scolaire franco-ontarien : D’hier à aujourd’hui, pour le plein potentiel des élèves
Claire Isabelle (Assemblée nationale), André Samson (Université d'Ottawa), Carole Fleuret (Université d'Ottawa), Diane Gérin-Lajoie (Université de Toronto)

Les résultats de 2015-2016 du ministère de l’Éducation en Ontario indiquent que pour les élèves des douze conseils scolaires de langue française, le taux d’obtention du diplôme d’études secondaires en cinq ans ou moins s’élève à 92,8%. Ces résultats fort impressionnants sont tributaires de Politiques / programmes émis par le ministère de l’Éducation. Si de nombreux écrits ont été publiés sur les « pratiques dites exemplaires » du système d’éducation scolaire en Ontario, force est d’admettre qu’aucun ne décrit en profondeur ses politiques, ses programmes et ses initiatives. C’est la lourde tâche que se sont fixée plus de trente chercheuses et chercheurs, et praticiennes et praticiens en vous proposant ce manuscrit.
Le manuscrit propose quatre axes comprenant quinze chapitres : Contexte de l’école de langue française en Ontario; Politiques et programmes des écoles ontariennes; Initiatives dans les écoles de langue française en Ontario; Organismes régulateurs et le programme d’insertion. Nous souhaitons, plus que tout que la lecture de ce manuscrit soit enrichissante voire mobilisatrice pour la mise en place de nouvelles pratiques permettant d’encourager davantage le plein potentiel de tous les enfants. A fortiori, qu’il favorise la réussite globale de tous les enfants, du personnel enseignant et de gestion, des parents ainsi que des membres de la communauté.

Résumé
18 h 00 à 19 h 00
Cocktail
Souper amical au restaurant Piz'za-za (36, rue Laval, Gatineau, QC J8X 2G9)
Présidence/Animation : Alain Huot (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Batiment : Extérieur du site du congrès
Local : Extérieur du site du congrès
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Avant-midi
09 h 00 à 10 h 45
Communications orales
Engager le dialogue sur… le développement des compétences socioémotionnelles
Présidence/Animation : France GRAVELLE (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
09 h 00
Compétences émotionnelles, composantes essentielles au bien-être des directions d’établissement scolaire
Roula Hadchiti (Université Laval), Eric Frenette (Université Laval), Marc Dussault (UQTR), Andrée-Ann Deschesnes (UQAR)

Les décideurs politiques à travers le monde cherchent à renforcer le leadership des directions d’établissement scolaire à travers des programmes de formation et des programmes de mentorat (Matthews & al., 2009) afin de les maintenir dans leur poste et éviter qu’elles subissent un épuisement professionnel (Poirel, 2009). Ainsi, pour diminuer les sources de tensions et d'exercer un leadership efficace, le rehaussement des compétences émotionnelles chez les directions d’établissement scolaire devient une nécessité (Poirel & al., 2012; Hadchiti & al., 2018). Le concept de compétences émotionnelles a été largement documenté dans le domaine des affaires mais peu documenté dans le domaine de l’éducation, et plus spécifiquement dans le domaine de la gestion scolaire. Faisant partie d’une recherche plus vaste sur les liens unissant le mentorat reçu, le développement des compétences émotionnelles et le style de leadership, la présente communication vise à mieux définir les compétences émotionnelles développées lors du mentorat ou de la formation auprès des directions (et leurs adjoints) d’établissement scolaire primaire et secondaire en contexte québécois lors d’un groupe de discussion (n=6). La discussion du groupe a permis de confirmer l’importance de ces compétences dans le contexte de la gestion scolaire d’une part et d’autre part, la nécessité de les prendre en considération lors de la formation et de l’insertion professionnelle des directions d’établissements scolaires.

Résumé
09 h 30
Compétences émotionnelles en regard de trois émotions distinctes (anxiété, colère et joie) en lien avec le leadership des directions d'établissement scolaire
Emmanuel Poirel (UdeM - Université de Montréal), Sébastien Béland (Université de Montréal), Jessica Charlot (Université de Montréal)

Les tâches des directions d'établissement scolaire (DÉ) se sont complexifiées avec les années (Gravelle, 2019), entre autres dues aux pressions accrues sur la réussite scolaire qui sollicitent abondamment le travail en collaboration. Ceci pose des défis dans l'exercice du leadership afin, notamment, d'assurer la mobilisation adéquate et harmonieuse du personnel sans pour autant créer d'inutiles tensions. Pour atteindre cet objectif, les DÉ doivent posséder de bonnes compétences émotionnelles (CÉ). C'est-à-dire une capacité à gérer sainement leurs émotions et celles d'autrui en contexte de travail, sans compromettre les relations ou susciter l'hostilité de l'environnement. Si la relation entre le leadership et les CÉ des DÉ est de mieux en mieux connue (Berkovich et Eyal, 2015), des études récentes montrent l'importance de considérer la spécificité des émotions qui sont en jeux (Poirel et al., sous presse). Sur cette base nous partageons les résultats d'une recherche menée auprès de 249 DÉ et 473 membres de leur personnel, qui montrent que la gestion de l'anxiété prédit le mieux le leadership de la direction suivi de la manifestation de la joie, mais que la colère ne prédit pas de façon significative le leadership. La discussion portera sur l'importance de la gestion de l'anxiété et du partage d'émotions positives pour le leadership des DÉ dans un contexte où la nouvelle gestion publique axée sur les résultats a augmenté la prescription de collaboration entre les acteurs.

Résumé
10 h 00
Expérimentation d'un outil d'évaluation pour accompagner l'équipe-école afin d'améliorer le climat scolaire et le bien-être de son personnel et de ses élèves
Eric MORISSETTE (UdeM - Université de Montréal), Paula St-Arnaud (Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur), Rhéane Lachance-Guay (Université de Montréal), François Bowen (Université de Montréal)

L'une des grandes missions de l'école est de soutenir la socialisation chez les élèves. Pour y arriver, des interventions éducatives réputées efficaces doivent être mises en place afin de favoriser un environnement éducatif sain et sécuritaire, nécessaires à un climat relationnel harmonieux chez les élèves et les adultes de l'école. Les composantes positives du climat scolaire contribuent à accroître et à maintenir le bien-être psychologique des acteurs de l'école à travers notamment la dimension des relations interpersonnelles. L'équipe du GRASIVÉ (UdeM et CSVI-MÉES) a développé un outil pour soutenir la réflexion dans la mise en œuvre des actions soutenant la promotion des compétences socioémotionnelles. À partir d'un questionnaire en ligne administré auprès du personnel, un bilan est produit permettant d'évaluer le degré de mobilisation de l'équipe-école, facilitant les échanges parmi le personnel, tout en identifiant les forces et les défis du milieu pour l'atteinte des objectifs de soutien à la socialisation. Ce partage de leadership facilite le processus de résolution de problèmes, ainsi que le pilotage du changement en faveur des pratiques éducatives pour prévenir et traiter l'intimidation à l'école. Notre cadre théorique propose une démarche concertée en 4 étapes : conditions favorables, préparation, mise en œuvre et régulations des actions. Des résultats de l'étude menée auprès d'une centaine d'écoles seront présentés et discutés lors de cette communication.

Résumé
10 h 30
Pause
10 h 45 à 12 h 15
Communications orales
Engager le dialogue sur… le leadership de la direction
Présidence/Animation : Nancy Lauzon (UdeS - Université de Sherbrooke)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
10 h 45
Bien-être à l’école et leadership de la direction d’établissement : perceptions des acteurs scolaires
Marc Basque (Université de Moncton), Yamina Bouchamma (Université Laval), Patrick Arseneault (Ministère de l'éducation du Nouveau-Brunswick)

Les diverses réformes qui ont été implantées dans le système scolaire depuis les deux dernières décennies ont modifié les responsabilités des directions d’école (Pelletier, 2017; Pollock, 2016). La diversité de l’effectif scolaire, le développement des technologies et l’instauration de politiques de reddition de comptes ont façonné la nature même du travail des directions d’école (Pollock, 2016). C’est dans cette perspective que le travail des directions d’école s’est complexifié au fil des ans (Cattonar et al., 2007; Gravelle, 2018; Poirel & Yvon, 2012). Dans ce contexte de changements orientés par une gestion axée sur les résultats (Maroy, 2013), quelle place le bien-être à l’école occupe-t-il ? Quelle est l’importance du leadership de la direction d’école ? Cette communication présente les résultats d’une recherche de type mixte (quantitative et qualitative) menée auprès du personnel enseignant et non enseignant ainsi que de directions d’école qui se sont prononcés sur le climat scolaire et le leadership des directions d’école.

Résumé
11 h 15
Management au service ou au détriment du leadership des directions d'établissement : quelles appropriations possibles ? Le cas du travail collaboratif
Caroline Letor (UdeS - Université de Sherbrooke)

L’injonction au travail collaboratif comprise dans la (GAR) et, plus récemment dans des projets comme le CAR (Collaborer Apprendre Réussir), invite les directions d’école à développer une culture collaborative, entre autres, à travers la constitution de Communautés d’apprentissage professionnelle (CAP) au sein de leur établissement et à participer à des Communautés de pratiques (COP) avec des collègues directions. Ces programmes sont caractérisés par des composantes managériales importantes visant à équiper les directions à mener à bien cette mission. Ils comprennent également un ensemble d’actions renforçant le leadership de la direction (sensibilisation, outils, information, formation et accompagnement) dans la mise en œuvre du travail collaboratif, notamment sous la forme de CAP. Selon nos hypothèses, les directions d’école sont à la fois renforcées dans leurs compétences à développer le travail collaboratif et isolées dans son opérationnalisation au sein de leur établissement scolaire, les mettant en tension. Dans une recherche exploratoire, une enquête par entretiens semi-directifs auprès de directions d’établissement scolaire participant au projet CAR, permet de comprendre comment les directions s’approprient ces actions visant à les rendre compétentes et légitimes, notamment en ce qui concerne le leadership qu’elles développent au sein de leur établissement, et comment leur sentiment de compétence et de leader légitime est affecté.

Résumé
11 h 45
L'« ownership » de l'école par les élèves : une manière d'engager le dialogue au sujet du bien-être
Alain Huot (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Lynn Charbonneau (Université d'Ottawa)

Cette communication propose une partie de réponse à la question « Comment les directions peuvent-elles favoriser le développement d'un climat relationnel qui suscite la confiance au sein de l'établissement? ». La communication présente le concept d'« ownership » de l'école comme moyen de favoriser (par la modification du climat organisationnel) le bien-être des élèves, mais aussi celui des membres du personnel. Issus de travaux hollandais (schoolinfo.nl, 2018), inspirés de ceux de Macbeath (2008), le jeu sérieux « We Own the School© » permet d'engager le dialogue entre les divers acteurs dans une perspective d'amélioration continue, de leadership partagé et de partage des décisions liées à l'apprentissage. Les participants auront l'occasion de : prendre connaissance de l'importance de placer l'élève au centre du projet d'établissement de l'école ; reconnaître le rôle de la direction comme facilitateur du leadership de l'élève ; reconnaître que cette approche contribue positivement au bien-être de tous les acteurs dans l'école (élèves, directions, enseignants, professionnels, personnel de soutien) ; voir des stratégies concrètes pour soutenir cette approche ; expérimenter le jeu sur place.

Résumé
Dîner
12 h 15 à 13 h 30
Dîner
Dîner boîtes à lunch
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
Après-midi
13 h 30 à 14 h 45
Communications orales
Engager le dialogue sur… la ségrégation et les comportements harcelants
Présidence/Animation : Emmanuel Poirel (UdeM - Université de Montréal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
13 h 30
Comportements harcelants perçus par des enseignants : incidence du style de gestion de la direction
Andréanne GÉLINAS-PROULX (UQO - Université du Québec en Outaouais), Mylène Leroux (UQO), Sara Émilie Roussis (UQO), Jean-François Tremblay (UQO), Eric Gosselin (UQO)

Des enseignants perçoivent être exposés au harcèlement psychologique (Çeliköz et Çeliköz, 2017) qui serait, entre autres, provoqué par les administrateurs (Gülcan, 2015). En réponse à cette problématique, cette étude porte sur le lien entre le style de gestion de directions d'écoles primaires (n=10) et la présence de comportements harcelants chez les enseignants (n=115). Trois objectifs structuraient l'étude : explorer les associations entre le style de leadership (H1), le mode de gestion des conflits (H2), le niveau de stress (H3) et la survenance de comportements harcelants au sein des enseignants. À partir d'un devis de recherche quantitatif, d'un design transversal, d'une collecte de données par l'entremise de deux questionnaires, les analyses statistiques démontrent l'effet de protection que fournit le leadership transformationnel face aux comportements de harcèlement psychologique. Cependant, en ce qui concerne les autres composantes du style de gestion (mode de gestion des conflits et niveau de stress), l'étude ne révèle aucun lien significatif avec les comportements harcelants. Les observations issues de cette étude permettent de conclure que par-delà les individualités, l'environnement organisationnel scolaire a une incidence sur la présence du harcèlement psychologique au travail. Ainsi, il est maintenant possible d'entrevoir de nouvelles mesures de prévention (ex.: formation, développement des compétences des directions) afin de soutenir le bien-être au travail.

Résumé
14 h 00
Santé et bien-être des établissements scolaires : entre ségrégation scolaire et rapports sociaux d’inégalité
Jacques ABRAHAM (Institut des sciences, des technologies et des études avancées d'Haiti (ISTEAH))

Cette communication vise à expliquer comment la ségrégation scolaire, en tant que reflet des rapports sociaux d’inégalité, peut constituer une pierre d’achoppement pour le bien-être et la santé des établissements scolaires. Elle s’appuie sur le structuraliste constructivisme de Bourdieu, la théorie de la discontinuité culturelle et celle de la discrimination systémique comme cadre d’analyse et combine plusieurs approches de la sociologie de l’éducation comme socle épistémologique. Si, du point de vue des fonctionnalistes, on peut considérer les pratiques de ségrégation à l’école comme étant, un moyen de classer, de sélectionner ou de mettre de l’ordre, et du point de vue des conflictualistes, un moyen de contrôle social, il n’en demeure pas moins vrai que la ségrégation scolaire, dans le contexte des rapports sociaux dans les écoles participantes à notre recherche, articule la réalité scolaire autour d’un enjeu central : répartition inégale et différenciée des compétences scolaires et des savoirs entre les élèves des différents établissements scolaires. Dès lors, il appert que la ségrégation scolaire et les rapports sociaux d’inégalité portent gravement atteinte à la santé et au bien-être de ces établissements scolaires.

Résumé
14 h 30
Pause
14 h 45 à 15 h 45
Communications orales
Engager le dialogue sur… l’accompagnement pédagogique en communauté d’apprentissage professionnelle
Présidence/Animation : Jocelyne Chevrier (UdeS - Université de Sherbrooke)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
14 h 45
Pratiques de gestion de communautés d'apprentissage professionnelles (CAP) : sentiments d'efficacité et climat de travail
Yamina Bouchamma (Université Laval), Daniel April (Université Laval), Marc Basque (Université de Moncton), André Villeneuve (Université Laval)

Pour instaurer des communautés d'apprentissage professionnelles (CAP) dans leur école, les directions doivent créer les conditions nécessaires au développement professionnel de leurs enseignants (Hallinger, Lee, et Ko, 2014; Schechter, 2013) et les accompagner dans ce travail collectif (DuFour et Eaker, 1998). Cet accompagnement doit se baser sur l'établissement et l'entretien de relations de confiance (Tschannen-Moran, 2014) et de respect mutuel des différences des enseignants quant à leurs caractéristiques et leurs pratiques (Benoliel et Schechter, 2017). En fait, l'instauration d'une culture de collaboration devient possible grâce au leadership de la direction qui influence positivement le sentiment d'efficacité de l'enseignant et sa motivation (Szczesiul et Huizenga, 2014). Ce sentiment d'efficacité personnelle et collective de l'enseignant ne peut s'acquérir en l'absence d'un fort sentiment d'efficacité personnelle et collective de la direction. Qu'en est-il de ces sentiments chez les directions et chez les enseignants qui travaillent en CAP ? Et comment se présente le climat de travail dans ce contexte? Cette communication présente les résultats d'une recherche menée par questionnaire auprès de directions d'écoles et d'enseignants qui a porté sur leur sentiment d'efficacité personnelle et collective et sur le climat de travail. 

Résumé
15 h 15
L'utilisation de données locales de sources multiples en communauté d'apprentissage professionnelle : un processus de la prise de décision pédagogique
André Villeneuve (Université Laval)

Depuis le début des années 2000, le système éducatif québécois est conduit par des politiques de « régulation par les résultats », une mouvance internationale marquée par des collectes et analyses systématiques de données de performance pour rendre compte de la qualité des services offerts à la population et orienter les priorités et les actions pour améliorer le système éducatif (Felouziz et Hanhart, 2011; Maroy et Voisin, 2014). À l'échelle de l'école, les collectes et analyses de données se limitent souvent aux résultats chiffrés des évaluations sommatives pour orienter les priorités de l'établissement d'enseignement et prendre des décisions d'ordre pédagogique dans une perspective d'amélioration de l'enseignement et de l'apprentissage (Schildkamp, Ehen et Lai, 2012). Cependant, les établissements scolaires disposent également d'autres types de données ayant le potentiel d'informer les intervenants sur les conditions d'apprentissage des élèves et de soutenir leurs réflexions pour prendre des décisions pédagogiques (Datnow et Park, 2014). Cette communication rend compte des résultats de l'implantation d'un processus de la prise de décision pédagogique appuyée sur les données au sein d'une CAP dans une école secondaire. Elle tente de répondre aux questions suivantes : quelles données sont pertinentes pour la prise de décision pédagogique? Comment les exploiter efficacement pour améliorer l'enseignement et l'apprentissage?

Résumé
15 h 45 à 16 h 00
Communications orales
Synthèse et mot de clôture
Présidence/Animation : Emmanuel Poirel (UdeM - Université de Montréal)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : C0426
15 h 45
Synthèse
15 h 55
Mot de clôture