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517 - Réussir son parcours doctoral en sciences de l’éducation : récits autobiographiques de praticiennes-chercheures

Le lundi 27 mai 2019

Depuis les années 1960, le Canada observe une hausse des inscriptions aux programmes de 2e et 3e cycles universitaires. Cependant, les données statistiques provenant du gouvernement du Canada indiquent un taux d’abandon se situant entre 30 et 50 %, autant à la maîtrise qu’au doctorat (Litalien et Guay, 2015). Plus particulièrement, le taux de diplomation dans les programmes de doctorat en sciences humaines et sociales, y compris l’éducation, se situe à 60 %, en moyenne (Tamburi, 2013). Or, de ces étudiants qui réussissent à obtenir leur diplôme, nombreux sont ceux qui dépassent les délais impartis par leurs programmes d’études (Denis et Lison, 2016). L’Association canadienne des études supérieures, par ailleurs, énumère plusieurs obstacles devant être surmontés tout au long du parcours doctoral, tels que le financement insuffisant, le manque de supervision constructive, la conception inadéquate des programmes, l’isolement universitaire, la portée trop large du sujet de thèse et le manque de préparation aux études supérieures des étudiants (2004). C’est ainsi que ce colloque portera sur les défis du parcours doctoral et ses solutions. À partir de leurs récits autobiographiques et des écrits relatifs au domaine, huit praticiennes-chercheures (Albert et Couture, 2013) en sciences de l’éducation partageront leur expériences respective du doctorat et les possibles solutions aux défis qu’elles ont rencontrés. Précisons que l’approche biographique désigne globalement « toutes les pratiques qui ont recours au récit de vie comme support pour explorer les parcours individuels ou l’histoire de collectifs professionnels, institutionnels ou communautaires » (Orofiamma, 2008, p. 5). Les pratiques favorisant la réussite du parcours doctoral seront abordées, non seulement au bénéfice des doctorants issus des sciences de l’éducation et des autres disciplines des sciences humaines et sociales, mais aussi à celui de leurs directeurs de thèse.

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Colloque
Section 500 - Éducation
Responsables
Université d’Ottawa
Université d’Ottawa
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Avant-midi
08 h 30 à 09 h 30
Communications orales
Bloc 1 : Apprivoiser un nouveau projet d’études, une nouvelle culture
Présidence/Animation : Claire Duchesne (Université d’Ottawa)
Discutant : Constance Denis (UdeS - Université de Sherbrooke), Claire Duchesne (Université d’Ottawa), Catherine Déri (Université d’Ottawa), Lucie Le Callonnec (Université d’Ottawa), France GRAVELLE (UQAM - Université du Québec à Montréal), Nathalie Gagnon (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Aline Niyubahwe (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Marie-Eve Skelling Desmeules (Université Concordia)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : E0231
08 h 30
Mot de bienvenue
08 h 40
Débuter son doctorat du bon pied !
Catherine Déri (Université d’Ottawa)

Le manque de préparation des étudiants admis aux études supérieures contribue aux taux élevés de prolongation et d’abandon de programmes universitaires au Canada. Il est donc important que les étudiants désirant se lancer dans des études de 3 e cycle s’investissent dans une période d’introspection et d’exploration précédant leur admission aux programmes d’études convoités. C’est en se basant sur ses expériences récentes que l’auteure abordera les différentes étapes préalables à l’amorce d’un programme d’études. Cette approche biographique favorisera le partage de recommandations concernant l’analyse des motivations personnelles, le choix d’une université, d’un programme et d’un directeur, de même que l’évaluation du réseau de soutien et des ressources disponibles, afin de s’assurer de débuter son doctorat du bon pied.

Résumé
09 h 00
L’expérience doctorale en contexte académique et socioculturel québécois : le cas d’une étudiante d’origine africaine
Aline Niyubahwe (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)

Le doctorat est, en soi, un processus long et exigeant pour tout étudiant. Si certains, parmi mes collègues au doctorat, sont parvenus au bout de ce processus, d’autres ont abandonné en cours de route. Pour le cas des étudiants étrangers, leur processus doctoral peut encore être plus complexe en raison de la nécessité de s’adapter à un nouvel environnement socioculturel et académique. Malgré cela, on peut toujours s’en sortir indemne et arriver à persévérer et à réussir, quelle que soit l’ampleur des défis. Dans ce texte, je me base sur ma propre expérience pour montrer les défis auxquels on peut faire face lorsqu’on est doctorante d’origine étrangère. Je montre également que plusieurs facteurs, notamment des facteurs internes à l’étudiant et des facteurs contextuels, aident l’étudiant à persévérer et à être résilient face aux différents défis et difficultés. Des leçons tirées de cette expérience permettent d’éclairer d’autres étudiants sur l’attitude à adopter dans des situations pareilles. Des professeurs qui dirigent des étudiants d’origine étrangère pourraient aussi s’y référer afin de mettre en place un style d’encadrement adapté à leurs besoins.

Résumé
09 h 20
Période de questions
09 h 40 à 10 h 50
Communications orales
Bloc 2 : Enrichir son expérience doctorale
Présidence/Animation : Claire Duchesne (Université d’Ottawa)
Discutant : Constance Denis (UdeS - Université de Sherbrooke), Claire Duchesne (Université d’Ottawa), Catherine Déri (Université d’Ottawa), Lucie Le Callonnec (Université d’Ottawa), France GRAVELLE (UQAM - Université du Québec à Montréal), Nathalie Gagnon (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Aline Niyubahwe (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Marie-Eve Skelling Desmeules (Université Concordia)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : E0231
09 h 40
Entre études et voyages : l’odyssée du doctorant en cotutelle
Lucie Le Callonnec (Université d’Ottawa)

Ces trois dernières décennies ont été particulièrement marquées par un essor important du flux d’étudiants désireux de passer une partie de leur scolarité universitaire au sein d’un établissement étranger. En effet, la mise en place de divers programmes d’échanges dans le monde et le développement des transports et des technologies contribuent grandement à l’expansion de cette mobilité étudiante (Pleyers et Guillaume, 2008) si bien qu’en 2016 on dénombrait environ 4,8 millions d’étudiants internationaux à travers de le monde, chiffre qui a plus que doublé en seize ans (Endrizzi, 2010 ; Unesco, 2016). Il va sans dire que réaliser un séjour universitaire à l’étranger est un atout dans le développement personnel et professionnel de ces étudiants d’où la volonté, pour certains d’entre eux, de réaliser un doctorat dans le cadre d’une cotutelle internationale. Or, si cette forme doctorale est, certes, bénéfique pour l’étudiant, elle lui apporte également son lot de défis auquel l’étudiant ne s’était pas nécessairement préparé lorsqu’il a entamé ses démarches. Aussi, à partir de son expérience personnelle appuyée par des publications en lien avec cette thématique, l’auteure de cet article a pour objectif de mettre la lumière sur ces zones d’ombre de ce doctorat encore peu connu.

Résumé
10 h 00
Un pour tous, tous pour un : la collaboration entre les pairs pour assurer la survie au doctorat
Constance Denis (UdeS - Université de Sherbrooke)

Alors que 50 % des étudiants aux cycles supérieurs abandonnent leurs études, les auteurs s’accordent que l’isolement et la solitude représentent les problèmes le plus souvent rencontrés par les doctorants. L’article propose une réflexion autour de l’isolement des doctorants durant leur parcours aux cycles supérieurs qui se présente sous trois formes distinctes : isolement intellectuel, psychologique et social. La collaboration entre les pairs se propose donc comme solution pour contrer ce problème majeur touchant la persévérance aux cycles supérieurs. L’auteure narre son expérience de la collaboration entre les pairs afin de témoigner des bienfaits. Sous la forme d’une communauté de pratique utilisant les technologies mises à leur disposition par leur institution, les collègues du doctorant se sont rencontrés afin de briser la confusion autour des exigences et des attentes du doctorant tout en optimisant les interactions et la communication. Les bienfaits sont nombreux : soutien émotionnel, aide à la prise de recul lors de décisions importantes, reconnaissance des critères de qualité dans les écrits et apprentissage de la rédaction scientifique. Une initiative locale et une autre provinciale sont détaillées afin de noter l’importance de la collaboration durant un parcours au doctorat.

Résumé
10 h 20
Période de questions
10 h 40
Pause
10 h 50 à 11 h 50
Communications orales
Bloc 3 : Préparer sa carrière universitaire pendant le doctorat
Présidence/Animation : Claire Duchesne (Université d’Ottawa)
Discutant : Constance Denis (UdeS - Université de Sherbrooke), Claire Duchesne (Université d’Ottawa), Catherine Déri (Université d’Ottawa), Lucie Le Callonnec (Université d’Ottawa), France GRAVELLE (UQAM - Université du Québec à Montréal), Nathalie Gagnon (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Aline Niyubahwe (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Marie-Eve Skelling Desmeules (Université Concordia)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : E0231
10 h 50
La préparation du CV de professeur d’université : le fruit d’un travail concerté entre le doctorant et son mentor
Nathalie Gagnon (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

La préparation d’un CV de futur professeur d’université est une tâche qui doit être envisagée dès l’entrée aux études de 3 e cycle et qui demande une attention particulière tout au long du cheminement doctoral de l’étudiant. Or, pour le doctorant qui ne connait pas encore très bien les exigences associées à l’obtention d’un poste de professeur-chercheur et qui ne possède pas encore de réseau professionnel, la tâche peut s’avérer fort complexe. C’est ici que l’aide d’un mentor peut prendre tout son sens. Dans cet article, l’auteure décrira comment le travail de collaboration avec sa mentor, dans ce cas-ci sa directrice de thèse, lui a permis de développer un bon CV qui, peu de temps après la soutenance de thèse, lui permettait de décrocher un poste de professeure-chercheuse.

Résumé
11 h 10
Publier pendant le doctorat : est-ce nécessaire ?
Claire Duchesne (Université d’Ottawa)

L’importance n’est plus à démontrer, pour le doctorant, de développer son dossier de publications savantes. Ce dernier constitue un impératif pour le chercheur novice qui souhaite éventuellement obtenir un poste de professeur dans une université. Au cours de cet article, les expériences de chercheure novice en quête d’emploi de l’auteure et, plus tard, de directrice de thèse, sont examinées à la lumière d’écrits portant sur les bénéfices et les contraintes de la publication scientifique en cours d’études. Des recommandations sont proposées au doctorant comme à son directeur d’études afin de lui permettre de débuter et de gérer efficacement le développement de son dossier de publication.

Résumé
11 h 30
Période de questions
11 h 50 à 13 h 00
Communications orales
Bloc 4 : Assurer la transition après le doctorat
Présidence/Animation : Claire Duchesne (Université d’Ottawa)
Discutant : Constance Denis (UdeS - Université de Sherbrooke), Claire Duchesne (Université d’Ottawa), Catherine Déri (Université d’Ottawa), Lucie Le Callonnec (Université d’Ottawa), France GRAVELLE (UQAM - Université du Québec à Montréal), Nathalie Gagnon (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Aline Niyubahwe (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue), Marie-Eve Skelling Desmeules (Université Concordia)
Batiment : UQO A.-Taché
Local : E0231
11 h 50
L’expérience d’un parcours postdoctoral : enjeux, bonheurs et défis
Marie-Eve Skelling Desmeules (Université Concordia)

Cette présentation traite du parcours postdoctoral et de l’expérience qu’il peut amener à vivre. Suivant une approche narrative, j’y propose d’abord une brève présentation de mon cheminement personnel permettant de mieux comprendre mon expérience actuelle au postdoctorat dans le contexte de la formation professionnelle en arts du cirque. Tout en m’appuyant sur mon expérience personnelle et en tissant des liens avec différents écrits, je discute ensuite de la manière dont le postdoctorat invite à concevoir un projet stimulant, à avoir de nouveaux ancrages ainsi qu’à partir à l’aventure. Ce faisant, je fais part de certains constats et leçons tirées en lien avec l’expérience postdoctorale. C’est d’ailleurs en ce sens que j’ouvre sur le défi de garder son équilibre et sur l’importance de s’armer de passion au moment d’entreprendre le parcours postdoctoral, de même que tout au long de celui-ci. Les propos abordés peuvent ainsi nourrir les réflexions de la personne qui envisage d’entreprendre un postdoctorat, de celle qui est présentement en train de vivre ce parcours et qui pourrait alors établir des liens avec sa propre expérience, de même que de celle qui voudrait simplement être éclairée sur l’expérience que ce parcours peut susciter.

Résumé
12 h 10
Gestion d’une transition professionnelle réussie grâce à un parcours doctoral
France GRAVELLE (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Les transitions professionnelles jalonnent les parcours de vie des individus et font appel à des activités de construction de sens qui permettent à une personne de comprendre ce qui lui arrive et de développer des représentations plus ou moins réalistes des situations. La construction de sens suppose que la personne puisse se distancer au minimum de l’expérience vécue antérieurement pour faire place à la nouvelle. Le travail de construction de sens permet ainsi à la personne de comprendre en quoi ou pourquoi la transition vécue s’inscrit dans son parcours de vie. Parfois, elles peuvent se vivre facilement tandis qu’il y en a d’autres qui peuvent être vécues difficilement. Cet article a pour objectif de décrire le récit de vie professionnel d’une direction d’établissement d’enseignement qui est passée de la posture identitaire de praticienne à une posture scientifique (professeure-chercheure d’université) grâce à ses études doctorales.

Résumé
12 h 30
Période de questions
12 h 50
Synthèse