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504 - 15e colloque sur les avancées en mesure et évaluation

Du lundi 12 au mardi 13 mai 2014

Le colloque en mesure et évaluation, mis en place par Gilles Raîche et Jean-Guy Blais en 1999, fêtera sa 15e édition lors du Congrès de l’Acfas 2014. Depuis ses débuts, ce colloque connaît une évolution constante. En 2010, il s’inscrit sous l’égide du groupe de recherche le Collectif pour le développement et les applications en mesure et évaluation (Cdame). De plus, en 2009, la collection Mesure et évaluation, publiée aux Presses de l’Université du Québec, a émergé de ce colloque. Chacun des volumes présente des textes issus de communications orales entendues lors de l’un des colloques en mesure et évaluation tenus dans le cadre de l’Acfas. Le cinquième volume est présentement en préparation. C’est dans cette foulée que le Collectif pour le développement et les applications en mesure et évaluation (Cdame) vous convie à ce 15e colloque. En bref, le Cdame s’intéresse aux développements et aux applications selon deux axes principaux : l’évaluation et la mesure. Le premier axe se concentre sur des thèmes qui touchent le domaine de l’évaluation au sens large (évaluation des apprentissages, de programme, des enseignements, etc.) Le deuxième axe s’intéresse, entre autres, aux problèmes et applications de la mesure et ses applications ainsi qu’au traitement statistique des données. Par son site Web et ses nombreuses activités, le Cdame a pour objectif de rassembler les personnes (professeurs chercheurs, étudiants aux études supérieures ainsi que différents intervenants et professionnels) qui ont un intérêt pour le champ de la mesure et de l’évaluation. 

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Colloque
Section 500 - Éducation
Responsables
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
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Avant-midi
09 h 00 à 10 h 45
Communications orales
Formation en mesure et évaluation
Présidence/Animation : Nathalie MICHAUD (UQAM - Université du Québec à Montréal)
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 15
Comparaison du contenu des plans de cours en évaluation des apprentissages/compétences au premier cycle
Sébastien Béland (UQAM - Université du Québec à Montréal), Éric Dionne (Université d’Ottawa), Nathalie Loye (UdeM - Université de Montréal)

L'évaluation des apprentissages/compétences constitue une part essentielle du travail des enseignants. La cinquième compétence professionnelle des enseignants stipule d'ailleurs que les enseignants doivent savoir « évaluer la progression des apprentissages et le degré d'acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre ». 

L'objectif de cette étude consiste à analyser le contenu des plans de cours en évaluation au sein du baccalauréat en éducation préscolaire et primaire et du baccalauréat en enseignement secondaire dans différentes universités, à la lumière de quatre critères : (1) le contenu enseigné, (2) la documentation de soutien au sein du cours, (3) les modalités d'évaluation et (4) la pondération des travaux. Les résultats mettront en évidence les disparités qui existent entre les plans de cours, mais également avec les contenus des manuels en évaluation qui constituent le socle de référence à l'évaluation des apprentissages/compétences.

Malheureusement, plusieurs auteurs ont démontré que les enseignants jugent que leur formation en évaluation ne les prépare pas bien à leur travail en classe (Fontaine et collab., 2012; Hills, 1991; O'Sullivan et Chalnick, 1991; Roeder, 1972; Zhang et Burry-Stock, 2003). Le fait que de nombreuses universités offrent uniquement trois crédits en évaluation dans leur programme de 90 crédits n'est probablement pas étranger à ce manque de préparation. Or, que devrait-on enseigner dans ces cours et qu'y enseigne-t-on?

Résumé
09 h 45
Former à l'évaluation en période de changement, ou comment amener des enseignants à passer d'une logique d'exécution à une logique de conception?
Raphaël PASQUINI (HEP - VAUD - Haute école pédagogique Vaud )

L'école vaudoise traverse une période de changements sans précédents. Ces changements ont modifié la nature des demandes de formation continue des enseignants, qui portent aujourd'hui essentiellement sur des questions d'évaluation en référence au nouveau curriculum. Cette communication pose trois hypothèses : dans le changement, a. les nouvelles directives poussent les enseignants à revisiter les objets de savoirs des diverses disciplines et la publicité qui en est faite dans le nouveau plan d'étude (Rey, 2006). Ce travail d'appropriation interroge les cohérences et les gestes de la profession ; b. les enseignants adoptent essentiellement une posture « formelle » face à l'évaluation pour se conformer aux modèles véhiculés, qui les éloigne d'une évaluation des apprentissages en référence aux contenus et objectifs ; c. leurs pratiques évaluatives entrent en tension avec ces modèles et questionnent plus profondément les fondamentaux de leur jugement professionnel (Laveault, 2008). En nous appuyant sur des données récoltées en formation, nous traiterons ces hypotheses de façon à identifier les moyens que la formation doit se donner pour (re)développer la professionnalisation des enseignants au niveau des pratiques d'évaluation, afin notamment qu'elles respectent les principes de pertinence, de validité et de fiabilité (De Ketele et Gérard, 2005).

Résumé
10 h 15
Pause
10 h 45
Bonifier les compétences en mesure et évaluation : et si la création d'un baccalauréat était une solution?
Éric Dionne (Université d’Ottawa)

La discipline Mesure et Évaluation est en plein essor depuis de nombreuses décennies. En effet, les connaissances produites par les experts ont augmenté à un rythme soutenu. De nombreuses sous-disciplines ont d'ailleurs émergé. Il suffit de penser, par exemple, à la mesure, à l'évaluation de programme ou encore à l'évaluation des apprentissages. Bref, les connaissances et les contextes de développement de la discipline sont nombreux, complexes et variés. La formation en Mesure et Évaluation s'acquiert ici comme ailleurs, pour l'instant, essentiellement aux études supérieures par l'intermédiaire des programmes de maîtrise et de doctorat. Cette situation entraîne certains défis comme, entre autres, la difficulté des étudiants aux cycles supérieurs à acquérir les concepts de la discipline tout en développant simultanément une posture de chercheur dans cette même discipline. Cette situation peut faire en sorte de créer un « double » standard pour les étudiants qui se lancent dans des études supérieures en mesure et évaluation. Dans le cadre de cette communication, je présenterai une proposition de baccalauréat de premier cycle en Mesure et Évaluation. Dans un premier temps, j'exposerai les fondements théoriques qui justifient une telle structure en m'appuyant sur les diverses normes d'exercices (ex. Stevahn, 2005) et les standards reconnus (AERA, APA, NCME, 1999). Dans un deuxième temps, les fondements de ce programme, sa structure et ses visées seront abordés.

Résumé
11 h 15 à 11 h 45
Communications orales
Évaluation de programmes
Présidence/Animation : Nathalie MICHAUD (UQAM - Université du Québec à Montréal)
11 h 15
L'évaluation de l'efficacité d'un centre d'aide en philosophie au collégial
Christophe Chénier (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Pour combler ce manque, une évaluation de l'efficacité d'un centre d'aide en philosophie d'un cégep de taille moyenne de la grande région montréalaise a donc été entreprise à l'automne 2012 pour se poursuivre à l'hiver 2013.  L'évolution des résultats en philosophie d'un échantillon de 100 étudiants a été analysée et comparée à un pseudo groupe témoin constitué a posteriori afin de voir s'il y a une corrélation entre le nombre de visites au centre d'aide et une augmentation des résultats au cours d'une même session. Malgré les précautions utilisées, les résultats illustrent bien les problèmes auxquels fait face ce type de recherche, problèmes soulevés, entre autres, par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (2005).

Cette communication présentera les résultats d'une recherche portant sur l'efficacité d'un centre d'aide en philosophie au collégial. En dépit de l'importance accordée à la réussite scolaire et, partant, aux notes elles-mêmes par toutes les parties prenantes (De Saedeleer et Thibeault, 2011), les recherches portant sur ce sujet sont rarissimes. Seuls Brière, Filteau et Laurin (1996) ont publié un article sur cette question, mais un article davantage anecdotique que scientifique.

Résumé
11 h 45
Dîner
Après-midi
13 h 30 à 17 h 00
Communications orales
Mesure
Présidence/Animation : Gilles Raiche (UQAM - Université du Québec à Montréal)
13 h 30
Analyse des scores à un test de concordance de script avec le modèle à crédit partiel de Rasch
Éric Dionne (Université d’Ottawa), Julie GRONDIN (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Marie-Ève LATREILLE (Université d’Ottawa)

Le test de concordance de script (TCS) est un outil de plus en plus utilisé dans le domaine des sciences de la santé afin de mesurer, entre autres, le jugement clinique et la prise de décision. Il s'agit d'un instrument composé d'une vignette présentant un cas clinique et de différentes questions en lien avec le cas présenté. Chaque question est composée d'une hypothèse et d'une nouvelle donnée en lien avec l'hypothèse présentée. Les sujets doivent alors se prononcer sur la valeur de cette dernière en comparant leur jugement avec celui d'un panel d'experts. Les propriétés des TCS sont généralement étudiées par le biais de la théorie classique des tests (corrélation item-total, consistance interne, etc.). Dans le cadre de cette recherche, nous avons utilisé le modèle de Rasch à crédit partiel (Masters, 1982) afin d'étudier les propriétés métriques d'un TCS développé et administré (n=70) en sciences infirmières. Nous avons examiné, entre autres, la distribution de l'indice de difficulté, les statistiques d'ajustement infit et outfit ainsi que les problèmes d'ordonnancement des catégories. Les résultats tendent à montrer une bonne adéquation entre les scores bruts et le modèle choisi. Nos travaux suggèrent que la modélisation Rasch serait appropriée pour discuter des propriétés de ce genre d'outil.

Résumé
14 h 00
L'instrumentation en sciences sociales : qu'apprend-on des sciences naturelles?
Maxim Morin (UdeM - Université de Montréal), Jean-guy Blais (UdeM - Université de Montréal)

Les instruments utilisés pour récolter des données en éducation et dans les sciences sociales en général sont souvent assimilés à des instruments de mesure qui auraient les caractéristiques de ceux utilisés dans les sciences de la nature (par ex. des mètres, des balances, des horloges, etc.). À la première intuition, cette association est alléchante, mais elle perd de son éclat lorsqu'on traite à fond la question. Cette présentation se veut une réflexion théorique et critique sur les caractéristiques de l'instrumentation dans chacun des domaines, de façon à faire ressortir les limites inhérentes d'une telle association. Pour ce faire, l'instrumentation sera disséquée en trois composantes : un dispositif de captation d'une variation, un dispositif de transmission et transformation d'un signal ainsi qu'un dispositif d'affichage d'une valeur numérique. Cette décomposition servira alors à mettre en lumière le fossé qui sépare les sciences naturelles et les sciences de l'Homme. Sous une note plus optimiste, cette réflexion conclura en dégageant quelques avenues prometteuses qui permettraient, si cela est possible, de réduire les disparités dans les opérations de collecte de données et de mesure entre les deux domaines scientifiques.

Résumé
14 h 30
Pause
15 h 00
L'invariance de la mesure ou l'invariance de la décision: le dilemme entre justesse et équité!
Gilles Leclerc (UdeM - Université de Montréal)

En enseignement supérieur notamment lors de la formation des professionnels de la santé, l'évaluation mène régulièrement à la prise de décisions qui influencent et dictent le cheminement académique des étudiants ainsi que leur devenir professionnel. Ces décisions doivent reposer avant tout sur des critères de justesse et d'équité. Cependant,  certains écrits notamment ceux de Borsboom et coll. suggèrent que la quête de justesse et d'équité peut parfois se traduire en un dilemme, un paradoxe qui met en scène l'incompatibilité des concepts d'invariance de la mesure et d'invariance de la décision.

La présentation propose d'explorer ce dilemme et paradoxe en abordant celui-ci par l'entremise de la problématique d'attribution des notes littérales. Les concepts et les préoccupations soulevées par ces écrits seront illustrés avec l'aide des données recueillies au cours des trois dernières années académiques notamment dans le cadre des cours et des stages de formation professionnelle intégrés au programme de doctorat professionnel en pharmacie. La démarche d'attribution des notes littérales explorée repose, en premier lieu, sur une procédure de modélisation, le modèle de Rasch, puis, en second lieu, sur une procédure de classification, la méthode des strates. La justesse et l'équité de cette démarche seront discutées.

Résumé
15 h 30
Le coefficient alpha de Cronbach à toutes les sauces : éviter de se faire piéger

Malgré tous les développements dans le domaine de la mesure et de l'évaluation, la théorie classique demeure largement utilisée pour le développement d'instruments en santé et autres. Parmi les stratégies disponibles, l'utilisation du coefficient alpha de Cronbach est très populaire et rapportée dans la majorité des articles décrivant le développement d'instruments à plusieurs énoncés. Encore trop souvent, l'utilisation de ce coefficient n'est pas appropriée ou sa valeur est biaisée. Les objectifs de cette communication sont de : 1) revoir les applications d'utilisation du coefficient alpha de Cronbach en mesure, 2) savoir interpréter sa valeur et autres résultats pertinents (ex : corrélations inter-item, item-total), 3) identifier les types d'instruments pour lesquels l'utilisation de ce coefficient est pertinente ou non, 4) reconnaître la façon dont le coefficient alpha de Cronbach a été obtenu pour une critique plus raffinée des résultats rapportés dans les articles de recherche. Des démonstrations seront effectuées à l'aide d'une banque de données d'un instrument d'évaluation de la douleur pour illustrer les pièges à éviter, par exemple, l'utilisation de données répétées et son impact sur la valeur du coefficient. Des extraits d'articles seront également utilisés afin de faire une critique de l'utilisation de cette stratégie et des résultats rapportés.

Résumé
16 h 00
La sévérité des évaluateurs lors de l'évaluation de présentations orales
Nadine Talbot (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Christophe Chénier (UQAM - Université du Québec à Montréal)

présentations orales et les projets. La notation est alors effectuée à l'aide de grilles d'appréciation et souvent par une équipe d'évaluateurs. Malgré l'utilisation de grilles d'appréciation communes, chacun des évaluateurs doit avoir recours à une part de subjectivité. Cette subjectivité explique en grande partie les différences dans les résultats attribués. Afin de déterminer le niveau de sévérité des évaluateurs de présentations orales dans le cadre d'un cours universitaire, une analyse à partir du modèle de Rasch à multifacettes est effectuée. Au total, 3 évaluateurs évaluent les présentations orales de 9 équipes. La grille d'appréciation utilisée est constituée de 5 critères. Les résultats de cette analyse seront présentés au cours de cette communication.        

Depuis l'adoption de l'approche par compétences aux différents niveaux d'enseignement, les modalités d'évaluation des apprentissages sont de plus en plus diversifiées. Parmi celles-ci, se retrouvent les performances complexes, les

Résumé
17 h 00
Mot de clôture
Afficher tous les résumés
Avant-midi
09 h 00 à 11 h 45
Communications orales
Pratiques en évaluation des apprentissages (partie 1)
Présidence/Animation : Gilles Raiche (UQAM - Université du Québec à Montréal)
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 15
Approche par compétences : caractéristiques importantes de l'évaluation des apprentissages
Nadine Talbot (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Gilles Raiche (UQAM - Université du Québec à Montréal), Nathalie MICHAUD (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Depuis l'adoption de l'approche par compétences aux différents niveaux scolaires, certaines caractéristiques de l'évaluation des apprentissages en salle de classe sont discutées par les différents acteurs du milieu scolaire. Afin d'identifier les caractéristiques importantes, certains auteurs ont énoncé des cadres de référence permettant de rassembler les propos tenus par le ministère de l'Éducation, du  Loisir et du Sport ainsi que ceux tenus par des auteurs de la communauté scientifique. Chacun des cadres de référence présente sa catégorisation des caractéristiques importantes. Que ceux-ci soient spécifiques à l'enseignement primaire, à l'enseignement secondaire, à l'enseignement collégial ou plutôt orientés pour tous les ordres d'enseignement, des similarités entre chacun d'eux sont présentes. Afin de les faire émerger, une comparaison des caractéristiques importantes constituant quatre cadres de référence (Scallon, 2004; Tardif, 2006; Baartman, Bastiaens, Kirschner et Van der Vleuten, 2006; Raîche, 2006) est effectuée. Ensuite, une synthèse des similarités identifiées est établie.   Dans cet ordre d'idées, cette présentation a pour objectif de faire le point sur les caractéristiques importantes de l'évaluation des apprentissages en salle de classe dans un contexte de développement de compétences afin d'orienter la réflexion.

Résumé
10 h 15
Pause
10 h 45
Documenter les façons de faire des enseignants de la 6e année du primaire en lecture et en écriture à toutes les étapes de la démarche d'évaluation
Lakshmee Devi RAMOO (UdeM - Université de Montréal), Thanh Tu NGUYEN (UdeM - Université de Montréal), Micheline-joanne Durand (UdeM - Université de Montréal)

Les enseignants mettent-ils en place des pratiques évaluatives qui sont davantage orientées vers des perspectives nouvelles ou traditionnelles (Scallon, 2004), surtout, en ce qui concerne l'évaluation de la lecture et de l'écriture au primaire? C'est la question à laquelle cette recherche tente de répondre en analysant systématiquement les façons de faire d'enseignants de la 6e année du primaire à toutes les étapes de la démarche d'évaluation (planification, collecte, interprétation, jugement et communication). Selon Altet (2002) et Tardif (1991) les façons de faire des enseignants sont définies comme des actes, singuliers à chaque enseignant, ayant pour but de recueillir des informations pour juger du « développement de l'expertise cognitive » de chaque élève. Les données sont tirées d'un questionnaire complété par cinquante-cinq enseignants et d'entrevues réalisées auprès de quatorze d'entre eux. Les résultats permettent de cerner les pratiques d'évaluation formatives les plus répandues, de constater la cohérence entre chacune des étapes, de distinguer les similitudes et les différences entre celles mises en place en lecture et en écriture et d'observer les relations possibles avec l'expérience et la formation des enseignants.

Résumé
11 h 15
Les pratiques évaluatives entourant les épreuves obligatoires à la fin de la 6e année primaire dans le cadre d'une approche axée sur les résultats
Nathalie BEAULAC (UdeM - Université de Montréal), Micheline-joanne Durand (UdeM - Université de Montréal)

L'éducation au Québec a connu de nombreux bouleversements depuis la mise en place du nouveau curriculum en 2001 notamment en ce qui concerne le domaine de l'évaluation. Dans un premier temps, la politique en matière d'évaluation des apprentissages a amené de nombreux changements dans la façon d'évaluer les élèves. Dans un deuxième temps, la mise en place de politiques de reddition de comptes (accountability), découlant d'une nouvelle approche de gestion, soit la gestion axée sur les résultats (GAR), fut imposée au milieu de l'éducation. C'est dans ce contexte qu'il est pertinent de se questionner sur les différentes pratiques observées chez les enseignants afin de préparer les élèves à réussir les épreuves obligatoires, considérant qu'elles génèrent des résultats scolaires qui servent de source d'information importante pour la régulation du système (MÉQ, 2003).

Les données recueillies à l'aide de questionnaires et d'entrevues réalisés auprès des enseignants permettent de (1) dresser un portait des actions posées par les enseignants en lien avec la préparation, l'administration et la correction des épreuves obligatoires; (2) d'examiner si ces pratiques sont en lien avec les cibles fixées par leur plan de réussite et (3) si elles sont en lien avec la réussite des élèves aux épreuves nationales.

Résumé
11 h 45
Dîner
Après-midi
13 h 15 à 14 h 45
Communications orales
Pratiques en évaluation des apprentissages (partie 2)
Présidence/Animation : Nadine Talbot (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
13 h 15
Bilan de pratiques évaluatives à distance en contexte de formation universitaire
Colette Deaudelin (UdeS - Université de Sherbrooke), Isabelle Nizet (UdeS - Université de Sherbrooke), Julie Lyne LEROUX (UdeS - Université de Sherbrooke), Sébastien Béland (UQAM - Université du Québec à Montréal), Jean Goulet (UdeS - Université de Sherbrooke)

Le développement de dispositifs de formation à distance en enseignement supérieur soulève la question de la nature et de la validité des pratiques évaluatives des enseignantes et enseignants, dans un contexte où la nature des données recueillies, la portée et la crédibilité de leur interprétation ainsi que les modalités de communication des résultats restent assujetties à des exigences de certification encadrées par des normes collectives. Afin d'éclairer les choix institutionnels en matière d'évaluation des apprentissages à distance au sein des différentes facultés de l'Université de Sherbrooke, un relevé de pratiques évaluatives a été effectué au moyen d'entrevues auprès d'un échantillon non probabiliste d'enseignantes et d'enseignants provenant des neuf facultés, et ayant accepté de participer à la recherche. Les résultats de ce relevé sont présentés ainsi que leur analyse à la lumière d'une recension d'écrits portant sur les référentiels d'évaluation, la typologie des instruments utilisés, les types de savoirs à évaluer, les critères de crédibilité et de qualité ainsi que les enjeux de la valeur ajoutée de l'évaluation à distance. Enfin, de ces résultats sera dégagé un ensemble de recommandations à des fins d'encadrement des pratiques d'évaluation des apprentissages à distance au regard, notamment, des problématiques qui lui sont associées. 

Résumé
13 h 45
Façons de faire l'évaluation formative de professeurs de français sénégalais : une analyse de leur savoir-faire en contexte de classes pléthoriques
Serigne Ben Moustapha DIEDHIOU (UdeM - Université de Montréal), Joëlle Morrissette (UdeM - Université de Montréal)

Nous rendons compte ici d'un mémoire de maîtrise ayant documenté les façons de faire l'évaluation formative de professeurs de français exerçant en contexte de classes pléthoriques au Sénégal. Le choix récent dans ce pays de l'approche par compétences invite à privilégier l'évaluation formative, au regard de son potentiel pour les apprentissages (Allal & Mottier Lopez, 2005; Black & Wiliam, 2009). Cependant, les orientations concernant sa mise en œuvre sont très générales et la recherche ne s'est jusqu'ici pas attardée au contexte spécifique des classes pléthoriques. Nous appuyant sur le domaine des savoirs pratiques (Schön, 1983) ainsi que sur une vision interactive et située de l'évaluation formative (Allal & Mottier Lopez, 2005; Morrissette, 2010), une démarche de recherche collaborative a été conduite auprès de 14 professeurs de français sénégalais enseignant dans le même lycée. L'analyse des 6 entretiens de groupe conduits a permis de mettre en relief des façons de faire rattachées à trois dimensions de la pratique de l'évaluation formative: l'analyse du contexte de la pratique, la construction négociée du savoir et la gestion de l'effectif. En outre, une analyse transversale de ces résultats a éclairé des savoir-faire relatifs à l'exercice de leur profession en contexte d'«étrangeté culturelle» (Douville, 2002).

Résumé
14 h 15
Étude de cas sur l'évaluation formative dans l'enseignement de l'anglais langue seconde à l'université
Maria Lourdes LIRA GONZALES (UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue)

Au cours des dernières années, les pratiques de l'évaluation comme aide à l'apprentissage dans la salle de classe ont été de plus en plus considérées comme des éléments essentiels (Black & Wiliam, 1998; Harlen & Winter, 2004; van de Watering & van der Rijt, 2006). Cependant, dans le domaine de l'apprentissage d'une langue seconde la recherche sur ce sujet est plutôt limitée. En nous fondant sur les études de Colby-Kelly et Turner (2007) et de Lyster et Ranta (1997), nous avons mené une recherche exploratoire visant à combler ce besoin. L'objectif général était de comprendre comment l'évaluation formative se réalise dans deux cours d'anglais intermédiaire à l'Université de Montréal, et de comparer comment ces pratiques sont perçues et vécues par la professeure et ses étudiants. La collecte de données comprend des observations en classe, des entrevues auprès de la professeure et des questionnaires pour les étudiants. Nous présentons et discutons les résultats les plus significatifs obtenus dans cette étude qualitative. Nous concluons cette présentation en proposant des avenues pour des recherches futures.

Résumé
14 h 45
Pause
15 h 15 à 16 h 30
Communications orales
Outils en évaluation des apprentissages
Présidence/Animation : Nathalie MICHAUD (UQAM - Université du Québec à Montréal)
15 h 15
L'évaluation hiérarchique des apprentissages ou évaluation agrégée
Martin Lesage (UQAM - Université du Québec à Montréal), Gilles Raiche (UQAM - Université du Québec à Montréal), Martin Riopel (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Ce projet doctoral étudie l'implantation informatisée de l'évaluation hiérarchique des apprentissages ou évaluation agrégée. Ce type d'évaluation se définit comme étant un sous-domaine de l'évaluation des équipes (teamwork assessment) où les équipes ont plusieurs niveaux de supervision dans le sens où les chefs d'équipe (qui peuvent être des étudiants) sont évalués par un ou plusieurs gestionnaires d'équipe (qui peuvent être eux-mêmes d'autres étudiants ou des enseignants) selon une hiérarchie arborescente. Cette théorie relève donc fondamentalement de l'évaluation. Bien que ce processus d'évaluation puisse s'exécuter manuellement, ce projet veut enregistrer dans une base de données la structure arborescente des équipes. L'application Internet « Cluster » a été développée selon une méthodologie de recherche développement (R et D). L'idée de développement, qui constitue également l'hypothèse de recherche, est que l'évaluation des équipes qui ont plusieurs niveaux de hiérarchie peut être longue et fastidieuse lorsqu'exécutée manuellement. Le fait d'informatiser ce type d'évaluation va faire en sorte d'accélérer l'accès aux données d'évaluation et de rendre l'évaluation plus précise. Ce projet doctoral voudrait tout d'abord faire reconnaître le domaine de l'évaluation agrégée par la communauté scientifique et produire une application informatique qui pourrait implanter ce type d'évaluation sur l'Internet et les technologies mobiles (WIFI).

Résumé
15 h 45
Le portfolio : une valeur ajoutée aux autres modalités en évaluation des apprentissages
Hélène Meunier (UQAM - Université du Québec à Montréal), Gilles Raiche (UQAM - Université du Québec à Montréal), Carole Raby (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Dans une formation axée sur le développement des compétences professionnelles, plus particulièrement en formation initiale des maîtres, il devient nécessaire d'utiliser des dispositifs et des outils d'évaluation qui permettront à l'étudiant de mieux comprendre ce qu'est l'évaluation des apprentissages ainsi qu'au formateur de soutenir leur jugement professionnel. Néanmoins, l'évaluation des apprentissages dans un contexte d'approche par compétences impose des nombreux défis et représente un enjeu difficile pour les formateurs. Elle doit alors s'appuyer non plus sur un seul type d'instrumentation, mais bien sur une variété de modalités afin de mieux saisir la complexité des tâches professionnelles des futurs enseignants. Dans le cadre de notre projet doctoral, cette communication vise à présenter et comparer les différentes modalités d'évaluation utilisées en formation des maîtres. Dans un deuxième temps, nous tenterons de justifier en quoi le portfolio professionnel représente une valeur ajoutée aux autres modalités plus traditionnelles d'évaluation des apprentissages, selon une recension des recherches récentes sur le sujet.

Résumé
16 h 15
Mot de clôture