480 - • Dépasser les frontières de l’inclusion: limites de nos conceptualisations actuelles et perspectives vers la libération
- Vendredi 15 mai 2026
Responsables
-
Cécile Bardon
UQAM - Université du Québec à Montréal
-
Bérénice Jean
UQAM - Université du Québec à Montréal
-
Kai Handfield
UQAM - Université du Québec à Montréal
-
Val Masny
UQAM - Université du Québec à Montréal
-
Maude Sauvé
UQAM - Université du Québec à Montréal
-
Charlotte Fournier
UQAM - Université du Québec à Montréal
Lorsque nous imaginons un monde sans frontières, nous imaginons des espaces inclusifs et accessibles à tous et toutes, mais que signifie réellement l’inclusion et comment sa conceptualisation s’applique concrètement dans nos sociétés ?
L'inclusion fut d’abord une protestation, un appel à changer le système (Graham et Slee, 2008). Son but n'était pas d'identifier les différences, mais de s'en nourrir pour mettre en lumière les déficits du système, l'appelant à alléger et réduire les inégalités qui en découlent (Barras et Manço, 2019 ; Graham et Slee, 2008 ; Thomas, 1997). Or, dans son application actuelle, l’inclusion ne fait que nommer les groupes qui sont exclus, passant sous silence ceux qui sont déjà au centre. Elle n’apporte ainsi aucun changement structurel significatif, en maintenant et protégeant le statu quo (Graham et Slee, 2008 ; Tink et al., 2020).
En considérant les limites et les risques associés à l’inclusion, il est nécessaire que nos réflexions et nos actions aillent au-delà, vers une perspective de libération. Réfléchir à travers la libération permet de reconnaitre chaque individu comme membre à part entière de la communauté (Long & Guo, 2023), mais aussi de reconnaitre les processus d’effacement et de déshumanisation maintenus par les techniques dites inclusives (Alexander & Berbary, 2021). Ce colloque propose d'examiner comment nos conceptions dominantes de l'inclusion en sciences sociales et humaines participent au maintien du statu quo, et de réfléchir aux conditions nécessaires pour tendre vers une démarche de libération.
La notion de frontière est au centre de l’ensemble de ces questions, au sens figuratif (les frontières de l’empathie et des groupes sociaux), au sens littéral, notamment l’invisibilisation perpétuelle du colonialisme dans notre rapport aux frontières géographiques et à la citoyenneté légitime.
Appel à communications
Vous êtes invité·e à soumettre une proposition de communication au colloque scientifique intitulé : « Dépasser les frontières de l’inclusion: limites de nos conceptualisations actuelles et perspectives vers la libération. »
Ce colloque aura lieu le 15 mai dans le cadre du 93e congrès de l’Acfas à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) sous le thème « Sciences sans frontières ». Ce colloque propose d'examiner comment nos conceptions dominantes de l'inclusion en sciences sociales et humaines participent au maintien du statu quo, et de réfléchir aux conditions nécessaires pour tendre vers une démarche de libération.
L'inclusion fut d’abord une protestation, un appel à changer le système (Graham et Slee, 2008). Son but n'était pas d'identifier les différences, mais de s'en nourrir pour mettre en lumière les déficits du système, l'appelant à alléger et réduire les inégalités qui en découlent (Barras et Manço, 2019 ; Graham et Slee, 2008 ; Thomas, 1997). Or, dans son application actuelle, l’inclusion ne fait que nommer les groupes qui sont exclus, passant sous silence ceux qui sont déjà au centre. Elle n’apporte ainsi aucun changement structurel significatif, en maintenant et protégeant le statu quo (Graham et Slee, 2008 ; Tink et al., 2020).
En considérant les limites et les risques associés à l’inclusion, il est nécessaire que nos réflexions et nos actions aillent au-delà, vers une perspective de libération. Réfléchir à travers la libération permet de reconnaitre chaque individu comme membre à part entière de la communauté (Long & Guo, 2023), mais aussi de reconnaitre les processus d’effacement et de déshumanisation maintenus par les techniques dites inclusives (Alexander & Berbary, 2021).
Ces réflexions peuvent s’appliquer de manière large, allant des visions traditionnelles de la science et ce qu’elles excluent, aux critères d’inclusion et l’invisibilisation constante de certaines réalités (p. ex. personnes intersexes), à des appels plus appliqués (p.ex. déconstruction du rapport au frontières géographiques coloniales “no one is illegal on stolen land”).
Si vous désirez participer au colloque à titre de conférencièr·e, nous vous invitons à nous envoyer une proposition de communications d’ici le 8 février (23:59) qui doit inclure :
- Titre (180 caractères maximum, espaces compris)
- Liste des conférencièr·es, auteur·ices et co-auteur·ices (prénom, nom, statut, institutions)
- Résumé (1500 caractères, espaces compris, détaillant la problématique, les objectifs, le cadre théorique, la méthodologie, les résultats (selon l’avancement) et les contributions de la recherche)
- Mots clés (5 maximum)
- Quelques références scientifiques
Veuillez noter que ce colloque se tiendra en ligne et en présentiel et qu’il sera possible de participer au colloque dans ces deux formats. Dans la mesure du possible, nous vous encourageons à participer en présentiel.
Nous envisageons des communications de durée de 20 minutes avec une période de questions de durée 10 minutes.
Pour tout renseignement complémentaire, veuillez écrire à jean.bérénice@courrier.uqam.ca
Veuillez soumettre votre résumé à jean.bérénice@courrier.uqam.ca
En toute solidarité,
Le comité organisateur,
Bérénice Jean, Charlotte Fournier, Kai Handfield, Val Masny, Maude Sauvé et Cécile Bardon
Département de psychologie, Université du Québec à Montréal (UQAM)