410 - Extraire et préserver ? Défis contemporains de la gouvernance des ressources naturelles à l’ère des crises sociales et environnementales
- Mercredi 13 mai 2026
Responsables
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Corinne Gendron
École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
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Axelle Ferrant
École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
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Stéphanie Yates
UQAM - Université du Québec à Montréal
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Alice Friser
UQO - Université du Québec en Outaouais
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Charles Duprez
UQAM - Université du Québec à Montréal
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Martin Steve Ntoh
UQAM - Université du Québec à Montréal
Dans un contexte mondial marqué par les crises environnementales, sociales et politiques, les modèles traditionnels de gestion des ressources naturelles, qu’ils visent l’exploitation ou la préservation, sont profondément remis en question. Tandis que certains courants, tels que la décroissance ou le post-extractivisme, appellent à une rupture radicale avec ces modèles, d'autres, comme le cadre du développement durable ou de la transition énergétique, cherchent plutôt à concilier extraction et préservation, dans une approche indissociable des enjeux sociaux. Cette reconfiguration de la gouvernance des ressources naturelles apparaît aujourd’hui incontournable : elle est non seulement nécessaire pour respecter les limites biophysiques d’une planète finie, mais aussi pour répondre aux exigences croissantes de justice sociale et environnementale, notamment à l’égard des populations les plus vulnérables.
Dans ce contexte tendu par des enjeux géopolitiques et politiques majeurs, une question centrale se pose : comment repenser la gouvernance des ressources naturelles (agricoles, forestières, hydriques etc.) de manière à répondre à la fois aux défis environnementaux et aux revendications sociales actuelles? Comment cette transformation de la gouvernance arrime-t-elle extraction et préservation? Et plus largement, comment penser les “ressources naturelles” dans ce contexte ? Ce colloque propose d’ouvrir un espace de réflexion et de dialogue sur la manière dont de multiples acteurs sociaux gèrent collectivement les ressources naturelles à travers différents contextes géographiques (Amérique du Nord, Europe, Afrique). Il vise également à identifier des pistes de transformation rassembleuses pour imaginer des futurs durables et inclusifs.
Appel à communications
Appel à communications – 93ème Congrès de l’ACFAS
Le 13 mai 2026, Université du Québec à Trois-Rivières
Colloque 410 : Extraire et préserver ? Défis contemporains de la gouvernance des ressources naturelles à l’ère des crises sociales et environnementales
Organisation
Ce colloque est organisé par Corinne Gendron (UQAM), Axelle Ferrant (UQAM), Charles Duprez (UQAM-EHESS), Stéphanie Yates (UQAM), Alice Friser (UQO) et Martin Ntoh (UQAM)
Contexte et objectif
La gouvernance des ressources naturelles se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Dans un contexte mondial marqué par les crises environnementales, sociales et politiques, les modèles traditionnels de gestion des ressources naturelles, qu’ils visent l’exploitation ou la préservation, sont profondément remis en question. Tandis que certains courants, tels que la décroissance ou le post-extractivisme, appellent à une rupture radicale avec ces modèles, d'autres, comme le cadre du développement durable ou de la transition énergétique, cherchent plutôt à concilier extraction et préservation, dans une approche indissociable des enjeux sociaux. Une reconfiguration de la gouvernance des ressources naturelles apparaît aujourd’hui incontournable : elle est non seulement nécessaire pour respecter les limites biophysiques d’une planète finie, mais aussi pour répondre aux exigences croissantes de justice sociale et environnementale, notamment à l’égard des populations les plus vulnérables.
Dans ce contexte tendu par un enchevêtrement d’enjeux géopolitiques et politiques, une question centrale se pose : comment repenser la gouvernance des ressources naturelles (forestières, agricoles, hydriques etc.) de manière à répondre à la fois aux défis environnementaux et aux impératifs sociaux actuels? Comment cette transformation de la gouvernance arrime-t-elle extraction et préservation? Et plus largement, comment penser les “ressources naturelles” dans ce contexte?
Ce colloque vise à croiser les savoirs issus de la recherche académique, des milieux étudiants et de la pratique, pour ouvrir un espace de dialogue rassembleur et interdisciplinaire. En réunissant des intervenant.e.s provenant de différentes régions du monde (notamment Amérique du Nord, Europe, Afrique), il vise à comparer les dynamiques territoriales, à mettre en lumière des initiatives diverses et à interroger les récits collectifs qui sous-tendent nos choix en matière de gouvernance. Il s'agit aussi de réfléchir à la manière dont les transformations en cours — qu’elles soient imposées, négociées ou contestées — peuvent (ou non) contribuer à une justice sociale et environnementale. Dans un paysage où les discours sur la transition écologique tendent parfois à occulter les rapports de pouvoir, les inégalités et les dimensions culturelles, ce colloque offre une occasion de replacer la question des ressources naturelles dans une perspective sociale, environnementale et politique élargie.
Nous invitons des propositions couvrant particulièrement trois axes complémentaires :
Axe 1 – Gouvernance des ressources naturelles : états des lieux et transformations. Analyses des enjeux contemporains de la gouvernance des ressources naturelles et de ses transformations, à partir d’études de cas empiriques ou de retours d’expérience de praticiens.
Axe 2 – Pratiques transformatrices et justice sociale et environnementale. Études d’initiatives et de pratiques concrètes visant à transformer la gouvernance des ressources naturelles dans une perspective de justice sociale et environnementale.
Axe 3 – Géopolitique des ressources naturelles et judiciarisation des luttes écologiques. Études des tensions géopolitiques — marquées par un durcissement face aux enjeux écologiques — liées aux ressources naturelles et du rôle du droit et de la société civile dans les revendications de justice environnementale.
Format du colloque
Le colloque accueillera des communications orales. Il sera ouvert aux chercheur.e.s souhaitant présenter des résultats préliminaires ou avancés, ainsi qu’aux praticien.ne.s désirant nous faire part de leur expérience de terrain.
En fonction des propositions reçues, le colloque tournera autour de deux ou trois blocs thématiques et pourra être l’occasion de réunir plusieurs experts autour d’un panel de discussion ou d’une table-ronde.
Soumissions
Veuillez envoyer vos propositions, incluant votre titre (jusqu’à 180 caractères, espaces compris), résumé détaillé (jusqu’à max. 1 500 caractères, espaces compris) et courte biographie avant le 9 février 2026 à l’adresse : ferrant.axelle@courrier.uqam.ca
Échéancier
Date limite pour soumettre une proposition : 9 février
Retour aux auteurs et autrices : 20 février
Date du colloque : 13 mai
PDF Lien vers l'appel à communications