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89e Congrès de l'Acfas
Auteur et co-auteurs
Claude Dubé
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
Lucas Bergeron
UQAC
5a. Résumé

L’intensité émotionnelle dysphorique induite et l’impulsivité sont deux facteurs associés au trouble de l’utilisation de substances (TUS). Ces deux facteurs devraient être atténués lors d’un traitement. Cette étude permet d’explorer le lien entre l’intensité émotionnelle, l’impulsivité et la consommation abusive de psychotropes chez l’adulte lors d’un premier traitement ou d’un traitement ultérieur. Formation de 3 sous-groupes auprès de 45 participants selon l’antécédent de traitements (contrôle, premier traitement et traitement ultérieur). Les participants ont répondu aux questionnaires AIM (intensité émotionnelle) et UPPS (impulsivité). Les comparaisons statistiques ANOVA indiquent que les groupes TUS en premier traitement versus en traitement ultérieur se distinguent des contrôles concernant l’intensité émotionnelle et l’impulsivité, sans que les TUS se distinguent entre eux. Aussi, les résultats indiquent que l’intensité émotionnelle explique une proportion élevée de la variance d’impulsivité auprès des participants, principalement auprès des participants TUS selon le traitement comparativement aux contrôles. Les résultats appuient le lien dysphorie émotionnelle-impulsivité et suggèrent que chez certains participants TUS, la présence de dysphorie élevée interfère avec l’autorégulation de l’impulsivité d’urgence qui ne serait pas réduite auprès de ces personnes en traitement d’un TUS.


Commentaires

Michel Courcelles
Vous avez regarder en fonction de groupes hommes et femmes, mais est-ce que l'âge des participants et leurs conditions socio-économiques pourraient-être d'autres facteurs enl ien avec la dystrohie émotionnelle-impulsivité?
Claude Dubé
Merci pour votre question. L’âge moyen de notre échantillon de 45 participants est de 41 ans pour un écart-type de 10 ans. L’âge minimum est de 26 ans et maximum de 56 ans. L’échantillon ne comprend donc pas de participants en deçà de 25 ans et au-delà de 65 ans, ce qui indique une certaine homogénéité de l’âge. De plus, les analyses corrélationnelles de Pearson obtenues entre l’âge et les mesures d’impulsivité et de régulation émotionnelle se sont révélées non significatives, exception faite du score de recherche de sensations lié à l’impulsivité qui indique une corrélation négative avec l’âge (-0,294). Dans ce cas, l’âge n’a pas été retenu comme facteur dans ce contexte. Pour les facteurs socio-économiques, nous estimons qu’ils seraient en partie des conséquences d’une difficulté de régulation préalable. Nous avons effectivement dans la base des données des facteurs socio-économiques dont nous pouvons poursuivre l’analyse.