Aller au contenu principal
Il y a présentement des items dans votre panier d'achat.
88e Congrès de l'Acfas
Auteur et co-auteurs
Liliana Gomez-Cardona
Institut en santé mentale Douglas
Outi Linnaranta, Laurence Kirmayer
Université McGill
5a. Résumé

Chez plusieurs communautés autochtones, les suicides et blessures auto-infligés figurent parmi les premières causes de décès (MSSSQ 2015). La colonisation et la marginalisation ont des répercussions majeures sur la santé mentale des Autochtones. Ces peuples partagent des valeurs qui influencent l’expression de la maladie mentale (Kirmayer 2008). Cependant, ces expressions ne sont pas représentées dans la conceptualisation psychiatrique des troubles (Haroz 2017). Aussi, des barrières linguistiques et le manque de sécurisation culturelle empêchent l'accès de ces populations à des soins appropriés. Buts: Évaluer si les questionnaires psychiatriques sont pertinents et sécuritaires pour les Mohawks et les Inuit au Québec. Identifier l’outil d'évaluation le plus approprié et mener le processus nécessaire pour améliorer sa sensibilité et sécurisation culturelle. Méthodes: Recherche qualitative et participative qui respect les protocoles autochtones. Collecte de données dans des groupes de discussion. Analyse thématique des données. Résultats: Les outils psychométriques se heurtent à des limitations importantes en contexte autochtone local. Nous identifions les éléments qui entravent leur pertinence; et documentons le processus d'élaboration d’un outil qui permet de capturer et favoriser des facteurs de protection chez ces peuples. Cet outil répond aux intérêts des communautés et permet d’établir un pont de communication entre la perspective du patient et celle de l’intervenant.


Commentaires

Johanne Lebel
Vos travaux de recherche me font penser à la pratique de Tobie Nathan, un ethno-psychiatre d'origine égyptienne. Cette idée de cerner l'univers culturel pour saisir l'univers mental d'une personne me semble évidente, dirais-je, si on réfléchit au fait que la narration qui habite nos têtes vient d'abord de notre culture.
Liliana Gomez-Cardona
Merci pour votre commentaire Johanne. Évidemment, il y a un lien étroit entre l'univers mental et l'univers culturel dans lequel chaque personne s'inscrit. Dans ce projet, je défend l'idée selon laquelle la prise en considération de ces référents culturels et des expériences individuels et collectives (des Autochtones) est crucial si l'on veut évaluer de façon juste les forces et vulnérabilités des personnes. Également, la prise en considération de ces éléments et l'approche d'empowerment sur lequel nous travaillons vise à mieux outiller les personnes et les groupes dans leur quête de guérison et croissement. Au plaisir de continuer les échanges. Cordialement, Liliana Gomez Cardona: liliana.gomezcardona.comtl@ssss.gouv.qc.ca