Rechercher dans le programme et les archives du congrès



81e Congrès de l'ACFAS

Période de questions

Colloque    341 - Du cri au chant : étude multidisciplinaire de l' « expressivité » dans la voix chantée
81e Congrès de l'ACFAS

Les voix infernales : analyse phonostylistique et narratologique des voix « growl » dans la musique metal

Auteur : Méi-Ra St-Laurent
Colloque    341 - Du cri au chant : étude multidisciplinaire de l' « expressivité » dans la voix chantée

Lorsqu'on s'intéresse à la l'étude de la voix dans la musique metal, l'élément central retenant l'attention est sans doute la non-musicalité de la voix hurlée caractérisant ce genre. Appelée « voix growl », elle se distingue par un grognement très grave, rappelant le cri agressif d'un animal, et suggère la rage ou la colère. En outre, pour un auditeur ne connaissant pas les codes inhérents à la musique metal, la voix growl ne semble pas avoir de signification précise, outre celle de renforcer l'aspect percussif de la musique ou comme le suggère le littéraire Ronald Bogue : « to [...] create semi-humans, semi-machine, blocks of sound » (2004, 107). 

Toutefois, loin d'être uniquement une juxtaposition de blocs de son, ce type de voix peut aussi présenter de nombreux éléments phonostylistiques (inflexions vocales, variations de timbres), visant à mettre en scène une vaste gamme d'émotions, allant de l'angoisse, à la fureur. De plus, elle est porteuse de significations très fortes, en particulier lorsquʼelle est mise en contexte avec les éléments narratifs structurant une chanson. Dans le cadre de cette communication, je m'attarderai aux aspects phonostylistiques (Poyatos 1993, Lacasse 2010) et narratifs (Genette 2007, Lacasse 2006) de la voix growl, que je mettrai en contexte dans la musique du groupe de black metal symphonique Cradle of Filth. Enfin, cette analyse me permettra de mieux comprendre comment le discours transgressif de ce genre s'articule socialement.

81e Congrès de l'ACFAS

Période de questions

Colloque    341 - Du cri au chant : étude multidisciplinaire de l' « expressivité » dans la voix chantée
81e Congrès de l'ACFAS

Période de questions

Colloque    341 - Du cri au chant : étude multidisciplinaire de l' « expressivité » dans la voix chantée
81e Congrès de l'ACFAS

Pause

Colloque    341 - Du cri au chant : étude multidisciplinaire de l' « expressivité » dans la voix chantée
81e Congrès de l'ACFAS

Voix andalouse et mélisme dans la construction stylistique de la cueca chilenera

Auteur : Laura Jordan Gonzalez
Colloque    341 - Du cri au chant : étude multidisciplinaire de l' « expressivité » dans la voix chantée

Cette communication vise à examiner comment le déploiement d'une théorie sur l'origine d'un genre de musique en particulier, la cueca chilienne, a une influence sur la manière de concevoir la voix chantée. Dans la première partie, je présenterai un ouvrage qui sert comme objet principal d'analyse : le livre Chilena o cueca tradicional: según las enseñanzas de don Fernando González Marabolí, d'un groupe de musicologues dirigés par Samuel Claro, dont la contribution principale fut la diffusion dans le monde universitaire de l'idée de l'origine arabe-andalouse de la cueca. Mon objectif est d'examiner comment le développement d'une telle hypothèse participa à la construction d'une image de la voix andalouse qui fonctionne comme point de repère pour la transmission du savoir-faire d'un style particulier de chant : celui de la cueca chilenera. La deuxième partie proposera l'observation d'un élément particulière de la caractérisation vocale : le mélisme. Bien que certains chercheurs et nombreux chanteurs utilisent le mot « mélisme » pour caractériser la façon particulière de chanter la cueca, je voudrais soulever la problématique terminologique qu'une telle utilisation comporte, étant donné le fait que la cueca a été amplement reconnue par le caractère syllabique de son chant.

81e Congrès de l'ACFAS

Période de questions

Colloque    341 - Du cri au chant : étude multidisciplinaire de l' « expressivité » dans la voix chantée
81e Congrès de l'ACFAS

La formation des traducteurs en milieu canadien : qu'en disent les traducteurs professionnels? 

Auteur : Matthieu Leblanc
Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances

Il se dit beaucoup de choses sur la formation des traducteurs professionnels et l'adéquation des compétences acquises aux exigences du marché du travail. À l'heure actuelle, le marché canadien de la traduction connaît effectivement des changements, sinon des transformations, sous l'effet notamment de la concurrence étrangère et la place grandissante des outils d'aide à la traduction. Mais qu'en est-il au juste? Qu'en pensent les diplômés frais émoulus des écoles de traduction? Et que disent les employeurs de ces nouvelles recrues ?  Dans cette communication, nous présenterons les résultats partiels d'une étude menée auprès de traducteurs professionnels (débutants, intermédiaires et chevronnés) dans trois entreprises et services de traduction canadiens. Même si nous nous sommes, pour cette étude, intéressé surtout à la place des technologies langagières dans le travail du traducteur, nous avons également, en parallèle, interrogé un grand nombre de traducteurs sur la formation qu'ils ont reçue en traduction afin de voir si, à leur sens, elle répond bien aux exigences du marché du travail. Par exemple, les traducteurs débutants sont-ils d'avis que la formation initiale en traduction, acquise essentiellement au baccalauréat, les a bien préparés pour le marché du travail? La formation reçue était-elle trop générale ou trop spécialisée? Quelles en étaient les lacunes, le cas échéant, ainsi que les points forts? La formation aux outils est-elle suffisamment intégrée au cursus?  

81e Congrès de l'ACFAS

De l'usage rationnel des ressources documentaires professionnelles en ligne pour la formation des traducteurs

Auteur : Éric Poirier
Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances

L'informatisation de la profession de traducteur a entraîné la mise en ligne gratuite de nombreuses ressources professionnelles de qualité, comme des articles sur les principes et les règles de traduction, générale ou spécialisée, des répertoires lexicographiques et terminologiques et des outils pédagogiques sur la langue, qui constituent un imposant référentiel de
connaissances. Toute formation à la traduction, qu'elle soit en ligne ou traditionnelle, ne peut plus aujourd'hui faire l'économie de ces ressources documentaires. Notre communication vise à montrer comment on peut utiliser ce matériel, accessible à tous, pour concevoir des activités d'apprentissage reposant sur des règles de raisonnement et d'inférence et l'application de celles-ci à des énoncés ou à des extraits choisis que les étudiants doivent analyser ou traduire, en tout ou en partie. Ce type d'activité pédagogique convient  à l'acquisition de connaissances et de compétences propres à la formation initiale en traduction générale, et même à l'initiation à la traduction spécialisée. Des exemples d'utilisation du
matériel et de questions d'apprentissage formulées à partir de celui-ci seront fournis pour illustrer la démarche.

81e Congrès de l'ACFAS

Optimiser l'apprentissage de la traduction dans une atmosphère d'authenticité et de collaboration

Auteur : Chantale Marchand
Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances

En pédagogie de la traduction, comme dans les sciences de l'éducation, l'approche de l'enseignement de nature transmissioniste dite « centrée sur l'enseignant » fait graduellement place à une approche axée davantage sur l'apprenant ou l'apprentissage. Des auteurs comme González Davies (2004) et Kiraly (2000) font d'ailleurs de cette approche l'un des piliers de leur philosophie de l'enseignement. Mais comment cette orientation peut-elle se traduire concrètement dans un cours? Doit-on observer le comportement de l'apprenant, prendre des notes, essayer de deviner ses besoins? Dans notre communication, nous montrerons comment les divers éléments qui caractérisent l'approche centrée sur l'apprenant peuvent être interprétés à la lumière d'une épistémologie socioconstructiviste prônant la collaboration et l'authenticité. Nous verrons aussi comment certains des principes mis de l'avant par Rogers (1976) s'inscrivent dans cette même épistémologie et nous guident dans la conception d'activités pédagogiques qui tiennent compte de l'importance de la coopération et de l'apprentissage significatif. À la lumière des découvertes faites dans le domaine de la cognition, nous adopterons une perspective holistique pour démontrer l'importance des facteurs affectifs pour l'optimisation de l'apprentissage. Nous illustrerons enfin l'ensemble des vecteurs qui orientent notre philosophie de l'enseignement à partir d'exemples tirés de
notre pratique. 

81e Congrès de l'ACFAS

Pause

Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances
81e Congrès de l'ACFAS

La terminologie à l'OQLF : évolution, diversification, collaboration

Auteur : Joanie Vermette
Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances

Les premières décennies de l'Office québécois de la langue française ont été marquées par de vastes chantiers de terminologie dictés par des besoins de francisation élevés et rendus possibles grâce aux nombreux terminologues que l'Office comptait alors. À l'heure actuelle, l'importance des médias de masse, la démocratisation des banques de terminologie grâce à Internet et l'évolution rapide des outils informatiques introduisent de nouveaux besoins en francisation et de nouveaux enjeux dans les pratiques terminologiques de l'Office. De ce fait, la demande provenant de l'administration publique, des entreprises, des langagiers et des citoyens a changé; aussi l'Office doit-il travailler davantage en mode juste-à-temps et s'assurer de diffuser efficacement ses propositions afin de les voir adoptées par l'usage.

Cependant, avec un effectif réduit, résultat de la conjoncture économique, ces défis sont aujourd'hui plus difficiles à relever. C'est pourquoi l'Office québécois de la langue française a encore plus besoin de terminologues qui peuvent accomplir des tâches diverses : effectuer des recherches et rédiger des fiches terminologiques, réfléchir sur des aspects théoriques et méthodologiques de la pratique, répondre aux usagers, offrir de la formation, traiter avec des partenaires, etc. Les terminologues doivent aussi avoir une bonne connaissance des nouvelles tendances en terminologie et maîtriser les différents ouvrages de référence électroniques.

81e Congrès de l'ACFAS

Dîner

Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances
81e Congrès de l'ACFAS

 L'importance des apports terminologiques et linguistiques dans les programmes de formation des langagiers

Auteur : Julie Pelletier
Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances

À quoi sert la terminologie? Question entendue à mille reprises dans nos cours! Comment sensibiliser  les étudiants et les directions de programme à l'importance de ces cours dans leur formation? Dans un premier temps, il faut bien connaître le marché du travail auquel se destinent les étudiants. Ils sont nombreux à devenir pigistes, à se faire offrir des contrats « clé en main » à distance; ce qui signifie qu'ils ne seront pas encadrés (ou très peu) ni révisés – leur traduction s'en ira directement chez le client. Selon nous, le meilleur moyen de les préparer à ces réalités et de favoriser leur autonomie est de maintenir et d'intensifier l'apport de la terminologie et de la linguistique dans les programmes de formation langagière. Plus un étudiant développe des connaissances théoriques solides en linguistique, plus il comprend les langues de spécialité, plus il sera outillé pour satisfaire les exigences du marché. Il faut également travailler à renforcer le sentiment de sécurité linguistique chez les étudiants afin qu'ils soient aptes à prendre des décisions fermes et bien appuyées. Pour ce faire, une meilleure sensibilisation en ce sens du côté des universités dans la publicité et dans la description des programmes serait une première piste de solution. Puis, nous suggérons d'intégrer davantage les aspects socioculturels dans l'enseignement de la linguistique et de la terminologie, tout comme une approche plus ludique.

81e Congrès de l'ACFAS

Pause

Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances
81e Congrès de l'ACFAS

Collocations et apprentissage des langues de spécialité

Auteur : akila naima dib
Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances

L'observation des divers discours spécialisés, en l'occurrence le discours scientifique et technique, montre que les langues de spécialité renferment, outre les termes, d'autres unités grammaticales qui participent à leur construction et qu'il importe d'en tenir compte dans le cadre de l'enseignement de la traduction spécialisée. Or, s'il existe des dictionnaires, des lexiques bilingues et des précis terminologiques auxquels s'ajoutent nombre d'écrits permettant d'acquérir les connaissances nécessaires à la compréhension des discours spécialisés, il reste que l'examen des dictionnaires spécialisés révèle une production très limitée, essentiellement lacunaire pourrait-on dire, au point de vue des collocations.  Lors de la communication, nous présenterons des exemples de traduction faisant état des difficultés qu'éprouvent les étudiants du premier cycle qui, en dépit du fait que le terme retenu est bon, ne parviennent pas à agencer ce terme avec les mots auxquels il se combine le plus souvent. L'intuition et l'expérience nous conduisent à penser que toute entreprise de recensement
des collocations  - une syntagmatique libre, mais pas totalement libre - conduit à des possibilités de combinaisons sans doute chiffrables bien que, à coup sûr, innombrables. Nous présenterons également un article dictionnairique que nous aurons rédigé et qui, grâce aux collocations les plus courantes qu'il réunira, permettrait de surmonter ces difficultés. 






81e Congrès de l'ACFAS

Que nous apprend la conversion d'un cours en mode virtuel sur la pédagogie de la traduction?

Auteur : FOUAD EL KARNICHI
Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances

L'environnement des cours en ligne nécessite des compétences spécifiques et novatrices afin de fournir des conditions d'apprentissage significatives pour l'apprenant. Dans cette communication, en lien avec notre recherche doctorale, nous allons aborder la formation dans un environnement d'apprentissage en ligne des futurs traducteurs, en prenant l'exemple d'une formation donnée en présentiel et à distance. Plus précisément, nous allons examiner, à partir d'un syllabus, les changements au niveau pédagogique et structurel qui peuvent être effectuées pendant la migration d'un cours de sa version en présentiel en une version en ligne. Des recherches en formation en ligne nous indiquent les conséquences négatives issues de la conversion des cours d'un mode à l'autre lorsqu'on n'introduit pas de changements pédagogiques dignes du nouvel environnement d'apprentissage. Nous proposerons une analyse des objectifs du cours, des activités d'apprentissage et des mesures d'évaluation dans le plan de cours, qui sera effectuée selon le principe de l' « alignement constructif » de Biggs (2007). Nous utiliserons aussi la taxonomie de Bloom dans sa version nouvelle publiée par Krathwohl et Anderson (2001) pour traiter des types d'apprentissages ciblés (comprendre, appliquer, évaluer, créer). Notre intention est d'adapter ces critères au contexte de formation des traducteurs dans un environnement en ligne et de présenter nos premières conclusions sur la conversion des cours en mode virtuel.

81e Congrès de l'ACFAS

 Le paradigme socioconstructiviste en pédagogie de l'interprétation de conférence 

Auteur : Jelena Holland
Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances

Les premières recherches portant sur l'interprétation de conférence datent des années 1950 (Paneth 1957) et 1960 (Oléron et Nanpon 1965). Depuis cette époque, plusieurs domaines scientifiques ont été mobilisés pour éclairer divers aspects de l'interprétation, en particulier la psychologie (Gerver 1969), la psycholinguistique (Goldman-Eisler 1972), la neurolinguistique (Lambert 1994) et la technologie informatique (Moser-Mercer 1992). En revanche, il existe encore peu de recherches sur les méthodes d'enseignement et d'évaluation de l'interprétation de conférence (Pöchhacker 2002), ce qui pose aussi le problème de la formation des formateurs. Ma recherche vise à intégrer les avancées socioconstructivistes en pédagogie universitaire (notamment Joannert 2002, Raîche 2004, Bégin 2008) à l'enseignement de l'interprétation de conférence. Selon le paradigme socioconstructiviste, qui a servi de cadre de référence et fait ses preuves dans plusieurs grandes réformes de l'éducation (Belgique francophone 2000, Québec 2001), les connaissances ne sont pas directement transmissibles; elles se construisent, se transforment et s'adaptent dans et par l'action en situation ainsi que par la réflexion sur l'action et ses résultats. Ce paradigme est déjà sous-jacent à certaines pratiques d'enseignement de l'interprétation de conférence (Sawyer 2004, Moser-Mercer 2008), mais de manière intuitive et disséminée : il pourrait et devrait y être intégré de façon holistique et structurée.

81e Congrès de l'ACFAS

Objectifs et activités de formation pour mieux préparer demain

Auteur : Zélie Guével
Colloque    345 - La formation aux professions langagières : nouvelles tendances

Comme nous l'avons déjà montré (Guével 2006), la formation du traducteur constitue un pôle important de la traductologie et un univers foisonnant d'idées qui sont autant d'incitatifs à une ouverture aux expérimentations et à la créativité pédagogique. Notre réflexion s'inscrit dans la lignée de ces nombreux travaux de rapprochement de la traductologie et de la pédagogie que nous proposent notamment Schäffner et Adab 2000, Baer et Koby 2003, Colina 2003, Malmkjær, 2004, Kelly 2005, Tennent 2005, travaux qui ont en quelque sorte présidé à la naissance de la nouvelle revue The interpreter and Translator Trainer en 2007.  

Notre projet est d'examiner les programmes de formation de premier cycle au Canada en nous interrogeant sur le projet éducatif qu'ils sous-tendent dans une visée de formation initiale et de formation professionnelle. Nous appuyant sur les descriptifs officiels et des observations, nous examinerons les objectifs de formation du point de vue de leur nature et de leurs liens avec les pratiques professionnelles. Deux questions seront examinées : comment ces objectifs se traduisent-ils en activités de formation ? comment concourent-ils ensemble à constituer un programme ? À la lumière des théories constructivistes, nous évoquerons des changements qui pourraient être apportés dans la définition des objectifs, dans la structuration des programmes et dans les activités de formation afin de sortir du paradigme traditionnel encore prégnant.

81e Congrès de l'ACFAS

Bilan de vingt ans de recherche en éducation muséale scolaire

Auteur : Maryse Paquin
Colloque    347 - Vingt ans de recherche en éducation muséale

Passablement d'auteurs démontrent, de manière éloquente, que l'institution muséale contribue depuis toujours à l'éducation de ses clientèles, notamment celle d'âge scolaire. D'autres part, afin d'atteindre sa triple mission éducative d'instruire, de socialiser et de qualifier, au regard des nouveaux besoins de la société de demain, le ministère de l'Éducation du Québec favorise une approche culturelle pour enseigner les matières. Inversement, les musées d'art, de sciences et d'histoire peuvent avantageusement contribuer au rehaussement des contenus culturels à l'école, tout en rejoignant les voeux du Ministère. Si, traditionnellement, les institutions muséales s'investissent surtout dans la conservation, la recherche et la transmission de savoirs reliés aux collections, à compter des années 80', les choses évoluent au point de consacrer davantage de ressources à l'éducation. Ce faisant, le musée en vient rapidement à s'interroger sur l'élève lui-même, ses besoins et, ensuite, sur ceux requis par les programmes d'études. Ces préoccupations s'étendent dorénavant au développement des compétences chez les personnes à la recherche d'expériences éducatives au musée, en vue de contribuer à leur processus d'apprentissage tout au long de la vie. Par cette communication, nous présenterons le bilan de la recherche menées en éducation muséale scolaire.

81e Congrès de l'ACFAS

Médiatisation du programme court de 2e cycle Interprétation et médiation culturelles à l'UQTR : évaluation de la satisfaction chez les premiers diplômés

Auteur : Maryse Paquin
Colloque    347 - Vingt ans de recherche en éducation muséale

À l'automne 2010, à la suite d'une analyse de la concurrence et d'une consultation auprès d'organismes du milieu, le Département d'Études en loisir, culture et tourisme de l'Université du Québec à Trois-Rivières offrait une nouvelle formation professionnelle d'études supérieures en muséologie à distance. Les premiers diplômés ont accepté de participer à l'évaluation de la satisfaction par rapport à cette formation. La communication présentera les résultats obtenus. 

81e Congrès de l'ACFAS

De la production de sens du visiteur aux caractéristiques de l'exposition. Vingt ans de recherche en éducation des adultes

Auteur : Colette Dufresne-tassé
Colloque    347 - Vingt ans de recherche en éducation muséale

La mise au point d'un instrument donnant accès en temps réel à ce que pense, imagine ou ressent un adulte, c'est à dire à mesure qu'il visite une exposition, a amené une équipe de recherche de l'Université de Montréal à délaisser la seule étude de l'apprentissage pour celle de la production de sens. Cette production donne en effet accès non seulement à l'apprentissage, mais également à d'autres types de fonctionnement qui contribuent autant que l'apprentissage au développement et à l'épanouissement de l'adulte. C'est le cas, par exemple, du rappel de connaissances ou de l'utilisation de ces dernières pour explorer un sujet nouveau, de l'appropriation imaginaire d'un objet ou d'un phénomène de la réflexion. La production de sens d'un visiteur variant d'une exposition à l'autre, nous en sommes venus à étudier l'exposition elle-même pour en identifier les caractéristiques favorables à un développement optimal du visiteur. Enfin, l'examen de ces caractéristiques nous a conduits à élaborer neuf principes destinés à guider la conception d'une exposition thématique. La communication proposée présentera les neuf principes et la démarche de recherche qui a conduit à leur élaboration.

81e Congrès de l'ACFAS

Survol des avancées du programme de recherche sur l'étude de la réception de l'art contemporain auprès du grand public

Auteur : Anne-Marie Emond
Colloque    347 - Vingt ans de recherche en éducation muséale

Le grand public constitue plus de 80% de la population habilitée à fréquenter des institutions muséales, mais il n'en franchit la porte qu'une fois l'an, tout au plus. L'une des raisons évoquées pour expliquer cette situation est le malaise que ce public non spécialisé semble éprouver devant l'art contemporain, qui implique une plongée dans la vision du monde propre à chaque artiste et qui risque ainsi de dérouter le visiteur plus que ne faisaient les formes d'art classiques, davantage encadrées par les exigences des pouvoirs en place. Pour mieux comprendre la nature et les sources de ce malaise et trouver des avenues pour l'atténuer, nous avons mis sur pied un programme de recherche intitulé « Étudier et favoriser la réception de l'art contemporain auprès du grand public ». La communication fera un survol des résultats de nos recherches depuis 1999, et ce, dans le domaine de la recherche en éducation muséale dans le contexte d'un musée d'art contemporain.

81e Congrès de l'ACFAS

Les musées de sciences, les objets et les défis pédagogiques de l'habitus

Auteur : Jean-Francois Gauvin
Colloque    347 - Vingt ans de recherche en éducation muséale

L'objectif premier de cette communication est de jeter les bases théorique et pratique pour la création d'une approche complémentaire à la visite conventionnelle des musées de sciences et de technologie. Le point de vue proposé cherche à (re)centrer, à (re)focaliser encore plus la pédagogie et la didactique muséale sur l'objet. Comment, en effet, redonner à ces objets froids et inertes, généralement placés derrière d'austères vitrines, leur « présence » originelle, qui éveillera non seulement le sens de la vue (à la « beauté » esthétique et pratique de l'objet) mais à tous les autres, sans lesquels les objets de notre quotidien (voiture, iPhone, micro-ondes, kinect, etc.) perdent toute leur signification — leur sens. La clé d'analyse se trouve dans trois concepts : profondeur, procédé et participation. Et au cœur de ces concepts se cache l'habitus, l'apprentissage structuré et structurant de toute connaissance.

81e Congrès de l'ACFAS

Éducation non formelle et médiations écrites dans les musées

Auteur : Jason Luckerhoff
Colloque    347 - Vingt ans de recherche en éducation muséale

Pour étudier la vulgarisation scientifique à l'oeuvre dans les musées, Jacobi (1990) propose de la séparer du champ de l'éducation dite formelle. Il privilégie le terme « éducation non formelle » à celui de « éducation informelle » pour éviter la connotation négative (désorganisée, non structurée) associée à la traduction de informal education. Le fait d'écrire pour être compris par le public profane ou, plus simplement, pour le non spécialiste suscite toujours débats et polémiques, surtout si on considère le musée comme une instance éducative vouée à la diffusion et au partage de la culture plutôt que comme un gardien de ce qui est collectionné et préservé. Jacobi se demande s'il est possible, dans le processus de vulgarisation scientifique, de ne pas appauvrir, simplifier, dégrader et même dénaturer la science que l'on prétend vulgariser ? De la même façon, est-il possible de rendre accessibles les savoirs en histoire de l'art ? Ceux-ci sont-ils voués à demeurer hors de portée des non spécialistes ?