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81e Congrès de l'ACFAS

Le retour des biens spoliés aux Juifs. Quelques points de repère

Auteur : Reesa Greenberg
Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins

Le retour des biens spoliés aux Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale a occupé ces dernières décennies l'attention  du monde des musées et du marché de l'art. Les processus de restitution furent longs à se mettre en place, tout comme la constitution d'une éthique que pourraient partager les différents acteurs du milieu. Dans le cadre de notre réflexion sur le rapatriement d'objets autochtones, Reesa Greenberg présentera quelques points de repère sur le processus du retour des biens spoliés aux Juifs, des luttes qu'il a occasionnées, des résistances passives, parfois actives, de divers organismes, le rôle des expositions, et encore d'autres. Par ailleurs, elle questionnera les notions de propriété individuelle et collective, notamment dans le contexte d'objets rituels ou sacrés.

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Discussion

Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins
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« Unringing the Bell » : appropriation, rapatriement et le problème du temps

Auteur : Sally Price
Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins

Les rapatriements d'objets s'insèrent dans l'histoire de leurs appropriations. Suivant les changements qui se sont succédés au fil de du temps, le retour vers les descendants de leurs propriétaires initiaux est le plus souvent une entreprise épineuse qui requiert une compréhension raffinée d'un ensemble de facteurs. Parmi ces derniers, mentionnons les mouvements de revitalisation, les transformations linguistiques, les rivalités entre factions.



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Pause

Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins
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Le «rapatriement virtuel» : un défi pour les sciences de l'information

Auteur : Claire Nigay
Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins

D'un point de vue documentaire, la notion de «rapatriement virtuel» nécessite quelques explications. Les disciplines de la bibliothéconomie et de l'archivistique prônent depuis les dernières décennies un accès élargi aux collections et aux informations auparavant accessibles aux seuls professionnels qui en avaient la charge. Elles ont également réalisé de grandes avancées à l'aide des nouvelles technologies de l'information et de la communication pour relier virtuellement des données qui étaient cloisonnées dans diverses institutions. Le domaine de la recherche collaborative amène de nombreux défis, tant au niveau de la conservation, de la diffusion que de l'accès à l'information. Il s'agit de choisir des formats visant à une certaine pérennité tout en prenant en considération les réalités technologiques des communautés. Dans le même temps, il est crucial de prendre en considération des aspects linguistiques liés aux idiomes autochtones. De plus, rendre accessible virtuellement des inventaires de collections muséales tout respectant les volontés des communautés et des institutions repose sur des enjeux politiques, éthiques et sociaux.  Nous nous attacherons à mettre en lumière ces défis en présentant les travaux du comité de documentation du grand projet de recherche mené par Élise Dubuc et portant sur le rapatriement.





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Synthèse

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Réappropriation et renouveau culturel : l'exemple du tambour de bois plié chez les Haida

Auteur : Julian Whittam
Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins

Entre 1897 et 1968, les restes humains de cent quarante-huit personnes de la Nation Haida ont été collectionnés et conservés au Musée canadien des civilisations. En août 2000, les ancêtres des Haidas ont été rapatriés de Gatineau à Haida Gwaii. Trois objets, incluant un grand tambour fait en bois plié, ont suivi le même chemin, prêtés à long terme au Centre culturel de Haida Gwaii. Figure représentative du processus de rapatriement, le tambour a été acquis par le Musée des civilisations en même temps que les restes humains. Il a été redécouvert par les Haidas et ceux-ci en ont joué au musée lors d'une cérémonie de rapatriement. Tout comme les restes humains, il est aujourd'hui revenu à Haida Gwaii. Cependant, là où le retour des restes humains a souligné la fin d'un chapitre pour les Haidas, le retour du tambour en a ouvert un nouveau. La création et l'utilisation d'une copie du tambour ont permis de faire renaître une tradition que les Haidas affirmaient avoir perdue depuis des générations. Actuellement, les tambours de bois plié font de nouveau partie de la culture et des cérémonies, utilisés pour fêter la mise en place d'un nouveau chef ou comme prix d'un tirage de financement communautaire. Cette communication porte un regard particulier sur l'importance du patrimoine intangible dans la réintégration du tambour de bois plié par les Haidas ainsi que sur l'insertion de pratiques renouvelées dans des traditions existantes.



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Discussion

Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins
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Créer un environnement virtuel de recherche inclusif : le «Reciprocal Research Network» initié en Colombie-Britannique

Auteur : Susan Rowley
Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins

Le «Reciprocal Research Network» (RRN, <http://www.rrncommunity.org > ) est un environnement virtuel basé sur la collaboration et la réciprocité. Co-dévellopé par trois communautés autochtones de Colombie-Britannique   — Musqueam Indian Band, Stó:lo Nation/Tribal Council, and the  U'mista Cultural Society —  , et le musée d'anthropologie de l'Université de Colombie-Britannique, avec la participation d'une douzaine d'autres institutions culturelles, le réseau se propose d'explorer et de mettre en valeur les collections des musées et des archives concernant le patrimoine culturel des Premiers Peuples.
 
Ce réseau de recherches réciproques a pour but d'ouvrir un espace permettant de réunir les objets, les personnes, le territoire, la langue  et les traditions. Un grand nombre de musées doivent leur existence à la collecte intensive d'objets et autres biens acquis durant la période d'expansion coloniale des XVIIIe et XIXe siècle. Conservés souvent à des grandes distances et ainsi aliénés de leur communauté d'origine, ces biens et objets sont très difficilement accessibles aux individus et aux communautés qui considèrent ces collections partie de leur héritage. Par le RRN, les Premières Nations peuvent voir ces objets et collections et développer leurs recherches de leurs propres points de vue et connaissances, ainsi que d'engager un travail de collaboration avec les chercheurs universitaires.

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Mot de clôture

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Tshiue-natuapahtetau : Le retour des objets du patrimoine, vers un mieux-être individuel et communautaire

Auteur : Bibiane Courtois
Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins

Bibiane Courtois est membre de la communauté ilnue de Mashteuiatsh. Elle a fait carrière comme infirmière et administratrice dans le domaine de la santé. Elle fut directrice du conseil d'administration puis Présidente de l'Association des femmes autochtones du Québec. De 2003 à 2007, elle a été directrice du Musée amérindien de Mashteuiatsh, très active dans l'ouverture communautaire qui a caractérisé ces années au musée. Sa conscience du patrimoine issue de sa famille et son désire de mieux-être pour sa communauté l'ont amenée à s'intéresser au rapatriement d'objets culturels. Une réflexion qui s'est précisée lors du Symposium international sur le rapatriement tenu à Old Masset, Haida Gwaii en mai 2004.  Elle partagera avec nous sa vision holistique du rapatriement.


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Dîner

Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins
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Reconstitution du patrimoine culturel et gouvernance : regards d'acteurs patrimoniaux Míkmaq sur leur pratique

Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins

Engagées dans la gouvernance de leur culture et de leur développement, plusieurs collectivités autochtones mettent de l'avant des actions destinées à se rapproprier leur patrimoine culturel, et à promouvoir la relation entre leur territoire et leur mode de vie. L'analyse compréhensive de six récits de pratique, recueillis dans deux institutions muséales de la nation Míkmaq, met en lumière la façon dont ces professionnels conçoivent leur engagement dans la reconstitution du patrimoine culturel et comment ils essaient, au quotidien, d'articuler la relation entre deux composantes qui se retrouvent au cœur de la gouvernance autochtone du territoire : le territoire matériel et le territoire social.



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Kigibiwewidon,  le retour des restes humains et objets culturels significatifs : la démarche des Anishinabeg de Kitigan Zibi

Auteur : Anita Tenasco
Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins

Anita Tenasco est membre de la communauté Anishinabeg de Kitigan Zibi. Partenaire du projet d'Alliance de recherche universités-communautés sur le rapatriement des objets et la reprise de contrôle du patrimoine par les Autochtones, elle nous relate ici le parcours de sa communauté dans la défense du respect des sépultures anciennes sur leur territoire, le retour et le réenterrement des restes humains et objets associés qui était en possession du Musée canadien des civilisations, en 2005. Elle abordera aussi les enjeux de la démarche actuelle de recherche sur le rapatriement en lien avec de grands musées américains.

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Discussion

Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins
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Reprendre leur territoire : le cas du Peuple Saramaka contre État du Suriname

Auteur : Richard Price
Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins

Le dernier livre de Richard Price, Peuple Saramaka contre État du Suriname : combat pour la forêt et les droits de l'homme a pour sujet un peuple, les menaces qui pèsent sur sa forêt et son combat pour tenter de protéger son mode de vie en se saisissant des instruments juridiques internationaux des droits de l'Homme. Les Marrons saamaka, des descendants d'esclaves africains auto-libérés qui vivent dans la forêt tropicale de la République du Suriname, mènent depuis des années leur propre campagne. En 2007, la Cour Interaméricaine des Droits de l'Homme rendit en leur faveur un jugement qui fit jurisprudence. Désormais, les peuples marrons et les autochtones auront les mêmes droits devant la loi internationale – des droits de gérer leurs territoires, des droits de titres collectifs sur ces territoires, et beaucoup d'autres. Et la décision dans Saramaka a déjà aidé, par exemple, les Amérindiens Sarayaku d'Équateur de gagner leur propre procès contre les multinationales pétrolières devant la Cour interaméricaine de droits de l'homme en 2012.  L'édition américaine de Peuple Saramaka contre État du Suriname a gagné le  « 2012 Best Book Prize » de l'American Political Science Association dans le domaine des droits de l'homme et le 2012 « Senior Book Prize » de l'American Ethnological Society pour le meilleur livre d'ethnologie des deux dernières années.



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Le musée comme représentation symbolique du territoire : les enjeux du rapatriement

Auteur : Élise Dubuc
Colloque    335 - Possession, dépossession et repossession. Le rapatriement du patrimoine autochtone à la croisée des chemins

Entreprendre une recherche sur le rapatriement ouvre une porte sur une scène encombrée par l'histoire du colonialisme, l'assimilation des peuples, le destin des êtres, la vie étrange des objets, leurs déplacements, ce dont ils sont investis : savoirs et âmes. L'idée de départ est de suivre un homme, Frank Gouldsmith Speck (1881-1950), ses pérégrinations et ses collectes entre les Etats-Unis et le Canada qui l'ont menées aujourd'hui à réunir deux communautés dans leurs démarches d'affirmation culturelle et à engager des musées dans une médiation des objets du passé devenus enjeux contemporains, témoins, passeurs et révélateurs. En arrière plan, une politique du territoire et tout ce qui lui appartient, le paysage, la culture et ceux qui la font.

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L'idéologie comme frontière : la traduction des discours politiques canadiens

Auteur : Chantal Gagnon
Colloque    338 - La traduction comme frontière

Parce que l'idéologie renvoie aux croyances et aux valeurs partagées collectivement par un groupe social (Hatim et Mason 1997), cette notion constitue un excellent outil pour étudier la question identitaire. Par exemple, nous avons déjà montré que pour défendre le nationalisme canadien, le gouvernement fédéral a mis l'accent, en français, sur les valeurs démocratiques en utilisant des termes comme « citoyens » ou « concitoyens », alors que pour les mêmes extraits, l'anglais présentait des valeurs patriotiques, avec « fellow Canadians » (Gagnon 2009). On comprend qu'au Canada, l'idéologie reflète les frontières sociales, politiques et culturelles qui séparent les communautés linguistiques officielles. Les études canadiennes en traductologie ont bien montré que la traduction joue à la fois un rôle de rapprochement (on pense aux travaux de Sherry Simon) et d'éloignement (les travaux de Brian Mossop, par exemple). La présente communication étudiera la façon dont la frontière idéologique se manifeste dans les discours du trône de la Chambre des communes canadiennes au cours du XXe et du XXIe siècle.

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Mot de clôture

Colloque    338 - La traduction comme frontière
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Les retraductions des Anciens Canadiens : un cas unique dans la littérature canadienne-française du 19e siècle 

Auteur : Alexandra Hillinger
Colloque    338 - La traduction comme frontière

Dans le cadre de nos études doctorales, nous nous penchons sur les traductions de quatre romans canadiens-français écrits au XIXe siècle et qui entrent dans la catégorie des premiers romans canadiens-français, à savoir L'Influence d'un livre, Les Anciens Canadiens, Angéline de Montbrun et À l'œuvre et à l'épreuve. De ces œuvres, seul Les Anciens Canadiens a fait l'objet de retraductions (une première traduction a paru en 1863, une deuxième en 1890 et une troisième en 1996).

Dans notre communication, nous nous proposons d'explorer le contexte sociohistorique qui a mené à la production de la dernière traduction des Anciens Canadiens. Par la suite, nous nous pencherons sur la traductrice de la troisième version, en explorant sa « position traductive » et son « projet de traduction » (Berman, 1995, p. 73‑74). Nous croyons qu'il est important d'aller à la recherche de Jane Brierly, puisqu'elle a réfléchi sur les deux premières traductions avant de rédiger la sienne et elle a affirmé que les deux premiers traducteurs « failed to genuily rediscover the author » (Gaspé, 1996, p. 16). Nous examinerons donc les traductions de termes issus de la langue populaire canadienne-française afin de démontrer que Brierly se distingue de ces prédécesseurs. 

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Traduire ou (re)composer les frontières : l'expérience poétique et politique du concert dans l'Elégie à Pablo Neruda de Louis Aragon 

Auteur : margaux valensi
Colloque    338 - La traduction comme frontière

Souvent envisagée comme borne, limite, point de séparation ou de démarcation, la frontière peut se comprendre aussi comme un lieu de partage, d'hospitalité, de polyphonie où s'entrelacent des voix, des accents et des images. Lorsque Pablo Neruda perd sa demeure suite au tremblement de terre de 1965 au Chili, son fidèle ami Louis Aragon écrit Élégie à Pablo Neruda. S'improvisant traducteur d'Estravagario de Pablo Neruda, le poète français investit l'espace textuel comme un lieu de concert, où deux voix poétiques s'accordent et habitent le texte. L'Elégie à Pablo Neruda se métamorphose en demeure, un espace commun, politique au sens littéral du terme, capable de penser un « nous » dans la catastrophe.

L' « hospitalité langagière[1]» et politique qu'offre Aragon au poète chilien se double dès lors d'une réflexion poétique dans la mesure où Aragon abolit la frontière entre intertextualité et traduction : la traduction se veut aussi fusion et appropriation de la voix de l'autre. Pour Louis Aragon traduire rime ainsi avec réunir et abolir, deux procès qui nous invitent à repenser la notion de frontière qu'elle soit géographique, politique ou poétique.

[1]RICOEUR Paul, Sur la traduction, éd.  Bayard, 2004, Paris.



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La traduction, les paratextes et les textes politiques : l'encadrement des référendums québécois sur la souveraineté

Auteur : Julie McDonough Dolmaya
Colloque    338 - La traduction comme frontière

Au Canada, les années 70, 80 et 90 ont donné lieu à la publication de plus de mille ouvrages—et une
centaine de traductions—portant sur le nationalisme québécois, les mouvements indépendantistes et les
référendums sur la souveraineté. Malgré la diversité de ces publications (biographies, analyses
politiques, essais polémiques, etc.), presque tous ces ouvrages portaient sur des thèmes qui ont
provoqué la controverse au Canada. Les paratextes qui se trouvent dans les traductions de ces textes
sont donc une ressource importante qui illumine les différences perçues entre les opinions politiques
des lecteurs anglophones et francophones. On y retrouve aussi une indication de la façon dont on
concevait la traduction dans ce domaine : est-ce c'était une activité à soutenir ou à résister, et pour
quelles raisons?
Cette communication aura pour but d'analyser les paratextes dans les traductions anglaises et françaises
de ces textes. Elle va démontrer la façon dont les textes français qui soutenaient la souveraineté ou qui
condamnaient le fédéralisme canadien étaient présentés aux lecteurs anglophones, et la façon dont les
textes anglais qui attaquaient les Québécois francophones ont été par la suite présentés à ce public
critiqué. Enfin, elle va étudier les caractéristiques partagées par les paratextes anglais et français, 
examiner les différences entre ces derniers, et tenter de déterminer pourquoi ces différences et ces
similarités existaient.

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Le rôle de la traduction de littérature catalane vers l'espagnol pendant la dictature franquiste

Auteur : Maria Dasca
Colloque    338 - La traduction comme frontière

Objet de persécution, la littérature catalane publiée entre 1950 et 1975 subit des problèmes pour reprendre le contacte avec les lecteurs. Certains écrivains en catalan, tels que les romanciers Mercè Rodoreda et Francesc Benguerel, essayent d'élargir la diffusion de leur œuvres à travers la traduction (ou auto-traduction) vers l'espagnol. Dans ce processus, ils introduisent des changements dans la conception et révision de leurs textes. Dans ce sens, la traduction entre des langues proches peut être considérée comme une partie intégrante du processus de création. Cette opération n'est possible qu'avec la complicité d'un marché éditorial en émergence et le déploiement d'un système bilingue de prix littéraires. 

L'objectif de cette communication est d'établir un bilan sur le rôle de la traduction vers l'espagnol dans la création littéraire catalane entre 1950 et 1975. Dans notre étude, on vaprendre en considération : a) le contexte de parution de chaque ouvrage et le degré d'intervention de la censure, b) le rôle des acteurs du marché éditorial, c) le modèle linguistique et littéraire sous-jacent à chaque version des textes. 

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Pause

Colloque    338 - La traduction comme frontière
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La traduction du discours de Philadelphie : une frontière culturelle, paradigmatique et stratégique 

Auteur : Delphine Olivier-Bonfils
Colloque    338 - La traduction comme frontière

Le 18 mars 2008, Barack Obama, alors sénateur de l'Illinois et candidat à l'investiture du parti démocrate pour l'élection présidentielle américaine de novembre 2008, exprimait au musée de la Constitution de Philadelphie ses convictions sur les rapports raciaux aux États-Unis lors d'un discours acclamé par la presse internationale, dont la traduction en français était publiée dès mai 2008 par la maison Grasset (Paris). Il apparaît que, loin de n'être qu'un texte frontière de plus entre États-Unis et Europe francophone, cette traduction constitue également une frontière entre politique et humanisme, ainsi qu'une frontière entre savoir du traducteur et pouvoir de l'éditeur. L'étude du paratexte (Genette, 1987) dans le cadre de l'approche socioculturelle (Lépinette,1997, 2003) et celle de la taxonomie des glissements en analyse du discours (Gagnon, 2006, d'après Chesterman, 1997) permettent d'appréhender cette réalité.