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81e Congrès de l'ACFAS

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Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec
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Les relations de l'évaluation aux objets culturels dans trois moments de la pensée autrichienne

Auteur : Siegfried Mathelet
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Menger et Brentano ont vu dans une théorie subjective des valeurs le fondement des objets culturels et ont situé le fondement des valeurs dans un acte d'évaluation. Nous retracerons le type de relations envisagé entre cet acte et son produit, objet des sciences culturelles, dans trois grands moments distincts de la pensée autrichienne Ceci pour montrer comment une réflexion sur les relations fonctionnelles permet le passage d'un individualisme méthodologique à une approche structurale, tout en spécifiant le contenu affectif et cognitif des objets culturels. Le premier moment concerne la fondation de l'École d'économie autrichienne par Menger qui introduit le problème de l'évaluation comme fondement des objets culturels à travers sa conception des institutions. Le second moment concerne le débat entre Ehrenfels et Meinong sur l'acte d'évaluation, lequel revoit le rôle du jugement dans  sa relation aux autres types d'actes et à l'objet en question. Le troisième concerne la façon dont Stumpf et Twardowski conçoivent et approchent cette relation entre l'acte ou les actes producteurs et l'objet culturel. Nous constatons que le passage de l'individualisme méthodologique à une approche structurale de l'objet des sciences de la culture se fait par une réflexion caractéristique de la pensée autrichienne sur les types de relations entre un ou des actes fondateurs et l'objet culturel.

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La politique comme condition de possibilité de la morale. À propos du principe de solidarité

Auteur : Christian Nadeau
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

La notion de solidarité pose le problème majeur du rapport d'adéquation entre vie morale et vie politique. Peut-on dissocier l'une de l'autre ? Si non, faut-il les hiérarchiser ? Et est-il juste de concevoir la philosophie politique comme une branche de la philosophie morale ? L'argument général de cette conférence est que les responsabilités des groupes ou des individus au sein d'une société émergent au sein des échanges que nous avons entre nous et des attentes légitimes que nous pouvons avoir au sujet de tel ou tel groupe. Nos échanges encadrent le genre de pouvoir qui existe entre nous, mais aussi ses limites, ce qui correspond selon moi à des responsabilités mutuelles. Or, ces responsabilités s'appuient sur des institutions, formelles, très organisées, comme informelles. L'ensemble de ces responsabilités forge ce que je décris comme des réseaux de solidarité.

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Une révolte régionale : les Opérations Dignité

Auteur : Jean-Claude Simard
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Au début des années 1970, deux régions du Québec sont secouées  par un vaste mouvement d'indignation, qui donnera naissance aux Opérations Dignité. Issue d'un impérieux besoin de mobilisation, cette révolte populaire spontanée a marqué un tournant dans l‘histoire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Moment fondateur, ce soulèvement populaire cristallisait en fait un sentiment d'injustice aigu, lié aux relations difficiles entre la métropole économique (Montréal ), la capitale politique ( Québec ) et les régions du Québec. Malheureusement, les problèmes alors soulevés demeurent on ne peut plus actuels, qu'il s'agisse de la dévitalisation des campagnes, de l'occupation du territoire ou encore de l'utilisation des ressources naturelles. Bref, les Opérations Dignité auront constitué un révélateur des tensions qui agitaient le Québec de l'époque, et qui le traversent encore en 2013.

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Le programme d'incitatifs à la mise au rancart de vieux véhicules au Québec : justice procédurale et mobilité

Auteur : Ugo Lachapelle
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Le programme « Adieu Bazou » vise le retrait préventif de véhicules produit avant 1995 de manière à réduire les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques. Les vieux véhicules sont échangés contre des rabais automobile, des titres de transport en commun, d'autres incitatifs aux transports alternatifs ou une petite somme d'argent. Le programme réduit toutefois le parc d'automobiles bon marché disponibles pour les populations moins nanties, réduisant potentiellement leur habilité à se déplacer. Est-ce que le programme québécois, et la structure d'incitatif qu'il offre permettent aux populations moins nanties d'en bénéficier? Les populations moins nanties participant au programme ont par exemple tendance à choisir l'incitatif en argent, d'une valeur bien moindre que les autres incitatifs, mais qu'ils touchent plus rapidement. D'autres questions de justice procédurale, de justice environnementale et d'inégalités dans la distribution des avantages et inconvénients des programmes de recyclage dans le monde sont présentées.

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Les chemins de la libération : analyse comparative des éthiques spinoziste et stoïciennes

Auteur : Alexandre Rouette
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Malgré leur grande distance spatio-temporelle, les thèses défendues par Baruch Spinoza et par les philosophes stoïciens semblent se rejoindre à bien des points de vue. Éminemment systématiques, les doctrines spinozistes et stoïciennes ont toutes deux été déclarées à la fois rationalistes, monistes, déterministes et matérialistes. Plusieurs commentateurs soutiennent une parenté profonde entre les deux systèmes, certains allant jusqu'à déclarer un renouvellement spinoziste des thèses stoïciennes. Par ailleurs, les deux philosophies sont d'abord des éthiques, cherchant l'atteinte du bonheur par l'élaboration d'une méthode pour s'affranchir des passions. Mais cette apparente proximité entre les deux philosophies est-elle tangible ou est-elle le fruit d'une mécompréhension des concepts propres à chacun des systèmes? Est-elle profonde ou simplement anecdotique? Quels sont les principaux points de divergence, de convergence? Pour répondre à ces questions, nous nous intéresserons plus particulièrement aux voies spinoziste et stoïcienne de la libération. C'est en comparant ce qui constitue le cœur de chacun des systèmes que nous pourrons déterminer les notions communes aux deux ainsi que leurs différences. Notons au passage que le caractère hautement systématique des deux philosophies nous obligera à étudier succinctement les thèses métaphysiques et logiques ; sans cela, notre compréhension des thèses éthiques risque d'être difficile.

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Le problème de l'invention d'idéaux philosophiques

Auteur : Olivier Perreault-Bouffard
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Une des techniques de la philosophie est de poser un idéal humain pour ensuite s'engager dans une forme de pratique concrète visant à atteindre cet idéal. Envisagée de cette façon, la philosophie devient une sorte d'entreprise à poser des modèles humains qu'un lecteur peut chercher à accomplir pour soi-même. La théorie qui propose de tels idéaux est un des moyens qu'ont les philosophies de se communiquer, sous forme d'œuvres écrites par exemple, et sa valeur ne se mesure qu'en tant qu'elle sert la voie que nous définirons comme pratique.

Ainsi, il ne s'agira pas dans cette conférence de prouver que les philosophes auraient effectivement procédé selon cette méthode, ce qui nous ferait tomber dans une méthode historique qui, bien qu'intéressante, nous éloignerait de notre chemin concret, mais plutôt de nous inspirer de leurs idéaux pour pouvoir en jouer en les comparant et en les évaluant. Car ces modèles, bien qu'ils se ressemblent par leur ancrage dans une vie humaine concrète, restent tout de même distincts et autosuffisants, c'est-à-dire qu'il subsiste toujours après l'analyse de chacun une différence essentielle. Ce contexte posé, il s'agira de comprendre pourquoi la fiction est essentielle au processus d'accomplissement de soi du sage. N'avons-nous pas une idée de l'essence de l'homme à laquelle nous aurions directement accès pour en déduire notre meilleure nature ? Sommes-nous à ce point perdus que la fiction reste notre seule voie pour le salut ?

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Émotions et raisons pratiques

Auteur : Christine Tappolet
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Quelle est la relation entre nos émotions et la capacité d'agir en fonction de nos raisons ? Sur la base d'une théorie des émotions dite « perceptuelle », je soutiendrai que les émotions peuvent, à l'occasion, nous permettre de détecter les raisons que nous avons. La question qui se pose, dès lors, est celle de savoir si en agissant en fonction des raisons que nous avons, nous agissons aussi à lumière de ces raisons. Selon une conception courante, agir à la lumière des raisons que nous avons nécessite un jugement au sujet de ces raisons. Nous verrons toutefois que cette conception n'est pas adéquate.

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Est-ce que seuls les humains sont autonomes?

Auteur : Frédéric Côté-Boudreau
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À force d'insister sur la capacité de souffrir, les principales théories d'éthique animale ont laissé peu d'espace théorique pour concevoir les animaux non humains comme des êtres actifs dont les choix seraient dignes de considération morale — en un mot, comme des êtres autonomes. Ce manquement s'explique par le fait que le concept d'autonomie est généralement employé en tant qu'autodétermination, en tant que révision réflexive (ou de second ordre) de nos préférences et conceptions du bien. Or, cette conception classique de l'autonomie, héritière du kantisme, se voit de plus en plus critiquée, entre autres par des théories féministes. Pour ma part, je soumettrai que l'une des grandes difficultés de cette conception est de ne pas s'être distinguée de l'agentivité morale. Alors que cette dernière concerne les choix par rapport aux autres, l'autonomie concernerait plutôt le fait de faire des choix par rapport à soi-même. Mais alors, exiger que l'autonomie soit rationnelle serait un jugement perfectionniste, voire paternaliste, ce qui est pourtant contraire au libéralisme et à l'idée même d'autonomie. Qu'importe si un choix est fait de manière intuitive, impulsive, instinctive, du moment que ce choix importe aux yeux de l'agent? Une conception de l'autonomie en tant que capacité à s'occuper de son bien-être permettrait alors que les choix d'agents non rationnels et non moraux, comme les animaux non humains, puissent être dignes de considération morale.

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Le statut du signe symbolique chez Leibniz et Kant : la possibilité d'une Idéographie

Auteur : Xavier Corsius
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Cette communication portera sur les liens entre la philosophie critique de Kant et le projet de Leibniz de fonder une caractéristique universelle. Elle s'inscrit dans une recherche plus large s'intéressant aux conséquences de l'épistémologie kantienne sur le projet leibnizien d'une mathesis universalis. Inspiré par la méthode algébrique, Leibniz défend l'idée de fonder une caractéristique universelle. En d'autres termes, il désire mettre en place une écriture des notions conceptuelles, une Idéographie. Leibniz veut ainsi mettre en forme tous les raisonnements et présenter de manière sensible toutes les relations logiques entre les concepts. Il en ressort une pensée particulièrement intéressante sur le signe figuré. L'hypothèse que j'énoncerai est qu'il y a dans la philosophie kantienne une doctrine du symbole sensible et que celle-ci n'est pas sourde aux visées leibniziennes. Afin de discuter de cette hypothèse de travail, on comparera la thèse de Kant qui dit que toutes constructions mathématiques et symboliques sont des constructions ostensives (Lisa Shabel, Kant “Symbolic Construction” of Mathematical Concepts, 1998) avec les thèses leibniziennes. Il semble alors possible d'affirmer que dans la Critique de la raison pure il y a un espace théorique pour le développement d'une écriture symbolique. Résultat: sur le plan défini par le projet de fonder une écriture conceptuelle, il y a une filiation historique entre les thèses de Leibniz et de Kant, mais aussi celles de Frege.

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La recherche philosophique

Auteur : Benoît Guimont
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Dans la mesure où la pratique actuelle de la philosophie se manifeste essentiellement par l'activité de recherche universitaire, un questionnement sur les spécificités de la recherche philosophique peut s'avérer un exercice de grand intérêt pour quiconque voudrait cerner non pas les grands thèmes de la philosophie contemporaine, mais les contours plus précis de ses pratiques. Telle sera donc la question qui orientera la présente communication.

L'approche adoptée sera celle de l'étude d'une œuvre philosophique du corpus classique en tant qu'elle représente un modèle de recherche philosophique. Ce qui sera visé est le repérage de certaines opérations de pensée caractéristiques d'une authentique recherche philosophique. Ainsi, à travers l'étude rapide de quelques éléments du Traité de la nature humaine de David Hume, nous tenterons de montrer que la recherche philosophique ne peut être envisagée comme la découverte de vérités ou de significations qui lui préexisteraient, mais qu'elle implique certains gestes d'invention qui lui donnent un statut particulier quant à sa position face à ce que nous pouvons appeler la réalité. La communication elle-même se veut être un extrait d'une recherche philosophique. Ainsi chercherons-nous à communiquer une idée autant qu'à l'exprimer.

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Les raisons épistémiques sont-elles instrumentales?

Auteur : Daniel Laurier
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Selon la conception instrumentaliste des raisons épistémiques, un agent possède une raison (suffisante) de croire que p seulement si croire que p constitue un moyen de réaliser un de ses objectifs ou possède une valeur épistémique intrinsèque.  Elle a été critiquée sur la base du fait qu'elle est apparemment incapable de rendre compte du caractère catégorique de nos évaluations épistémiques. Dans un article paru en 2011, Steglich-Petersen a proposé une modification de la conception instrumentaliste qui évite cette objection en assimilant les raisons épistémiques à ce qu'il appelle des "raisons instrumentales hypothétiques".  Je chercherai à montrer que si cette proposition semble marcher pour les raisons de croire, elle ne marche pas pour les raisons de ne pas croire, et qu'il y a donc une asymétrie entre ces deux types de raisons épistémiques.  Si cela est juste, alors éviter de croire le faux a plus de valeur que croire le vrai, ce qui pourrait avoir une incidence sur la manière dont il convient d'évaluer les arguments sceptiques.

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Un animal comme un autre. Connaissance et reconnaissance de la subjectivité animale

Auteur : Christiane Bailey
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La conscience trône au sommet des propres de l'homme et la critique de l'humanisme métaphysique (de Heidegger, Sartre ou Levinas) n'a pas su se dépêtrer de ce solipsisme de l'espèce. Pourtant, le père de la phénoménologie n'hésitait pas à reconnaître que les animaux, en tant qu'êtres égoïques-psychiques, ne sont pas des êtres simplement vivants, mais qu'ils ont comme nous un monde, qu'ils sont « sujets d'une vie de conscience dans laquelle le monde leur est donné dans une certitude d'être » (Husserl). La phénoménologie husserlienne de l'altérité permet de découvrir l'existence d'une intersubjectivité interspécifique où les animaux nous sont eux aussi donnés comme des autres moi (alter ego), comme des êtres existant à la manière des personnes, sans en être tout à fait. Il soutient que les animaux ont une structure du Moi (Ich-Struktur), mais ne sont pas des personnes. Or, comment conceptualiser une vie de conscience qui ne soit pas celle de quelqu'un ? Ce paradoxe illumine la situation dans laquelle se trouve un large pan de la pensée contemporaine qui admet que plusieurs animaux ont eux aussi une vie psychologique, mais ne les reconnaît pas comme des personnes sous prétexte qu'ils ne peuvent pas réfléchir à cette vie de conscience qui est la leur.

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