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81e Congrès de l'ACFAS

Les droits fondamentaux des animaux : une approche anti-spéciste

Auteur : Valéry Giroux
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

L'homme utilise d'innombrables animaux pour son bénéfice, de manières qui paraîtraient scandaleuses s'il s'agissait d'êtres humains. Or, depuis Aristote, nous admettons que, pour traiter des individus de manières distinctes, il faut pouvoir identifier une différence entre eux qui justifie la différence de traitement. Opérer une discrimination injustifiée en fonction de l'espèce relèverait du spécisme et serait moralement aussi condamnable que racisme et le sexisme. S'il est souvent approprié de distinguer entre l'homme et les autres animaux, certaines discriminations soulèvent pourtant des problèmes moraux sérieux. Selon l'approche abolitionniste, aucune raison moralement valable ne permet de justifier la discrimination faite en fonction de l'espèce, qui mène au refus d'accorder le statut moral et légal de personne à tous les êtres conscients. Je cherche à démontrer que, en raison de leurs intérêts communs à ne pas souffrir, à vivre et à vivre librement, tous les êtres sensibles devraient également bénéficier des droits les plus fondamentaux que sont le droit de ne pas être torturé, le droit de ne pas être tué et le droit de ne pas être asservi. Par conséquent, les êtres humains devraient renoncer à toute forme d'exploitation institutionnalisée des animaux sensibles et adhérer au véganisme.

81e Congrès de l'ACFAS

Mobilité, justice et milieu urbain

Auteur : Louis-étienne Pigeon
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Le milieu urbain contemporain est la forme paradigmatique de l'espace de la modernité. Ses structures spatiales et ses lieux propres procèdent ainsi d'une technique moderne dont la nature et les effets influencent l'ensemble des dimensions de l'expérience humaine. De ces dimensions, la mobilité en est une qui révèle toute la puissance de la technique moderne, mais aussi ses insuffisances. La conception technique (moderne) de la mobilité urbaine induit notamment des problèmes de justice, tant au plan environnemental qu'humain.

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La solution Humienne au problème de vie sceptique

Auteur : Ricardo Wicker
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Comprendre comment conserver la tranquillité de l'esprit en face de l'infortune est un problème philosophique traditionnel. Les sceptiques pyrrhoniens ont formulé une série de méthodes, ou « modes », pour atteindre la tranquillité de l'esprit à travers la suspension de jugement. Ce problème philosophique et souvent associé au travail de Sextus Empiricus. Néanmoins, la solution dans l'œuvre de Sextus présente un problème central, c'est-à-dire, la question concernant la cohérence du scepticisme pyrrhonien: peut-on vivre sans rien croire? Notre projet a pour objectif l'exploration de la façon dont David Hume, un des plus récents penseurs sceptiques dans l'histoire de la philosophie, répond au problème de la vie
sceptique. Notre présentation visera à essayer de résoudre cette problématique d'une façon rigoureuse. Les questions suivantes guideront notre exposition: Y a-t-il certains aspects thérapeutiques, ou au moins formatifs, dans le scepticisme de Hume? Est-ce qu'il y a des contradictions entre les théories épistémologiques de Hume et ses vues éthiques? Quel est le degré de la force thérapeutique offerte par Hume? Quels avantages et/ou désavantages thérapeutiques présente le scepticisme humien par rapport au scepticisme ancien? Est-ce que pour Hume vie philosophique et discours philosophique sont deux domaines distincts et impossibles à mélanger?

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Variations interprétatives et décision

Auteur : Emmanuel Picavet
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec
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Le philosophe et le politique

Auteur : Daniel Tanguay
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Dans un texte célèbre, Max Weber mettait en garde les savants contre le danger d'intervenir au nom de leur science dans les débats politiques et publics. Si on laisse de côté le fait que cette critique wébérienne reposait sur une conception de la neutralité axiologique que l'on peut remettre en question, Weber soulignait néanmoins un problème qui n'a pas perdu de son actualité : celui des rapports entre le domaine de la science et celui de l'action. Pour Weber, les conditions de l'action politique ne sont pas les mêmes que celles de la réflexion scientifique ou philosophique. C'est pourquoi l'exercice du jugement politique exige des qualités qui ne sont pas nécessairement développées par la pratique du savoir théorique. Cette analyse wébérienne peut éclairer sous un nouveau jour certains problèmes que rencontre la philosophie politique contemporaine dans sa tentative de passer de la théorie normative à l'application.

81e Congrès de l'ACFAS

À quel(s) pouvoirs la philosophie est-elle à même d'être candidate aujourd'hui? La question des compétences du philosophe

Auteur : Alain Renaut
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

En 150 ans, la philosophie a dû accepter de reconnaître, de gré ou de force, une  réduction incomparable de ses compétences. Certaines lui ont été confisquées, en totalité ou en partie, par de nouvelles sciences, humaines, sociales ou politiques – ou par des sciences de la nature aussi anciennes que celles du vivant. A d'autres compétences, elle a su renoncer de son propre chef, devant ses propres échecs ou sous la critique sans concession qu'elle a su faire d'elle-même, en déclarant closes les interrogations spéculatives sur le monde, l'âme, Dieu. Ne prétendant plus être roi, sachant qu'il n'est pas plus sage que les autres, ignorant tout, comme tout le monde, du sens de l'histoire, n'osant plus en prophétiser la fin, le philosophe n'a-t-il plus d'autre choix que de reconstituer interminablement ce qu'a été son propre parcours depuis les Grecs ? Après s'être cru compétente pout tout, la philosophie n'est-elle plus compétente pour rien ? Après avoir, à défaut d'être roi, conseillé les théologiens et les princes, le philosophe peut-il encore être candidat à exercer un quelconque pouvoir dans ou sur des sociétés qui lui laissent penser qu'elles ont de moins en moins besoin de lui ?

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Luxe, nécessité, souffrance : pourquoi je ne suis pas carnivore

Auteur : Stevan Harnad
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sciences cognitives, Stevan Harnad est végétarien depuis 50 ans. Il peut témoigner du fait que nous n'avons pas besoin de manger des animaux pour survivre et être en santé. Pourtant, lorsque nous prenons conscience de ce que nous faisons subir quotidiennement aux animaux sans sourciller et sans en perdre l'appétit, il faut bien se demander : sommes-nous psychopathes ?

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Mot de bienvenue

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Socrate ou le philosophe à l'épreuve de la philosophie

Auteur : Philippa Dott
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Qu'est-ce qu'un philosophe ? Question difficile, surtout si les philosophes des temps modernes, aux dires de Kant, ont perdu « l'Idée véritable du philosophe. » Pour comprendre son essence, il semble nécessaire de remonter à celui qui inaugura la tradition. Mais qui de Thalès ou de Socrate incarne la première figure du philosophe ? Cette question nous amènera à exposer une tension propre à toute tentative de définition de la philosophie.

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(De quoi) l'acratique épistémique est-il coupable?

Auteur : Aude Bandini
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Le mensonge à soi-même – ou aveuglement volontaire – constitue le paradigme non seulement de l'irrationalité théorique, mais même de la faute épistémique (croire que p bien que l'on ait des raisons suffisantes de croire que non-p). On s'interrogera ici sur la légitimité d'un tel jugement, qui suppose implicitement que l'on puisse concevoir la sphère épistémique au travers de catégories empruntées à l'éthique : il paraît, au moins à première vue, difficile de comprendre ce qu'est l'acquisition d'une croyance en général en la considérant comme une forme d'action, volontaire ou intentionnelle. Mais il demeure l'intuition, que l'expérience commune de l'aveuglement volontaire renforce, selon laquelle nos croyances ne sont pas, ou du moins pas uniquement, déterminées par des raisons théoriques, mais aussi par des intentions ou des motivations (des raisons pratiques). Que veut-on exactement, lorsque l'on pratique l'aveuglement volontaire ou le mensonge à soi-même – si tant est que l'on veuille quelque chose par-là ? et peut-on effectivement atteindre la fin visée par-là ? Quelle est alors la nature des normes (épistémique ou éthique) auxquelles on doit faire référence si l'on veut défendre l'idée qu'il y a bien des devoirs, et partant des fautes (et une responsabilité) épistémiques ?

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Interprétation ou changement? À propos de la onzième thèse de Marx sur Feuerbach

Auteur : Kaveh Boveiri
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Dans la onzième thèse de Marx sur Feuerbach on peut lire : « Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c'est de le transformer. » Martin Heidegger affirme, dans son commentaire sur cette thèse, qu'elle n'est pas bien fondée  parce que i) elle présuppose une philosophie, ii) les deux parties de cette thèse se contredisent. Dans cette communication,  j'aimerais faire valoir que cette interprétation est basée sur une erreur.

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Du dépassement de la ratio-logique chez F. Nietzsche

Auteur : Hermann KUITCHE
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

L'une des préoccupations centrales de la philosophie depuis les Lumières, est sans nul doute le projet d'émancipation de l'homme, l'affranchir de tout ce qui constitue un obstacle à son plein épanouissement ce qui conduit à une montée en puissance de l'individualité. C'est dans ce processus de libération de l'homme que s'inscrit la philosophie de Friedrich Nietzsche. Elle découle du constat selon lequel toute la pensée traditionnelle occidentale s'est posée jusqu'ici en ennemie de la Vie, en affirmant le primat de la raison sur l'instinct, mais aussi en maintenant l'opposition des contraires: sensible et intelligible, un et multiple, être et devenir, esprit et corps. Nietzsche entreprend de remettre en cause les acquis de la tradition pour dépasser la métaphysique, c'est-à-dire la « surmonter ». Il nous faudra donc voir quelle est la nature de cette étrange relation qui se noue ici entre le dessein de destituer le supra-sensible et la reconquête du « paradis perdu » tel que voulu par lui. Il s'agira de repérer les arguments qui l'amènent à penser l'effondrement de la métaphysique occidentale. On partira d'un éclaircissement des concepts de destruction et de déconstruction afin de ne plus se méprendre sur leurs sens respectifs et donc, sur l'exactitude du projet nietzschéen de dépassement de la ratio-logique de la métaphysique traditionnelle, projet dont les intentions premières se trouvent explicitement dévoilées par l'universel meurtre de Dieu.

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À la découverte de soi : comment la pratique philosophique transforme l'individu

Auteur : Kim Noisette
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Comment la pratique de la philosophie nous affecte-t-elle en tant qu'individus ? Pour répondre à cette question, le présent article cherche à identifier ce qui a lieu lorsqu'un jeune élève de Cégep ou de high school découvre la philosophie. En apprenant à définir ses notions, à formuler et à interroger ses croyances, un apprenti philosophe ne reste pas inerte ; son évolution individuelle joue un rôle crucial au regard d'enjeux beaucoup moins modestes.

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Visages de l'indignation

Auteur : DJEMILA BENHABIB
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec
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À quelles conditions la biosphère (« la Terre », « Gaïa ») constitue-t-elle un niveau authentique d'organisation biologique autorisant l'attribution de fonctions à ses parties?

Auteur : Sébastien Dutreuil
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

L'hypothèse Gaïa (HG) suggérait que l'influence de la vie sur l'environnement global pourrait mener à une homéostasie planétaire par et pour la biosphère; on en retient une comparaison de la Terre à un organisme. Dawkins rappellera que la Terre ne peut être soumise à sélection, car elle ne se reproduit pas. Les auteurs sur HG en ont tiré les conséquences en abandonnant les formulations téléologiques.

Tout en m'appuyant sur les découvertes réalisées dans les sciences du système Terre et les clarifications théoriques d'une littérature sur Gaïa, je voudrais m'engager dans une voie complémentaire en réexaminant certaines questions philosophiques abandonnées après Dawkins. La force relative de la sélection aux différents niveaux de la hiérarchie des individus biologiques joue un rôle important dans l'émergence et le maintien de ces niveaux. Or la Terre constitue un niveau singulier: contrairement aux écosystèmes c'est en droit que la sélection ne peut s'appliquer.

À partir d'exemples précis j'examinerai les questions, liées, de savoir à quelles conditions (i) Gaïa constituerait un niveau authentique d'organisation biologique et (ii) des énoncés fonctionnels attribués soit à des individus situés à un niveau hiérarchique plus bas («organismes », écosystèmes, ...), soit à des phénomènes abiotiques seraient légitimes.