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81e Congrès de l'ACFAS

Dîner

Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec
81e Congrès de l'ACFAS

Dîner

Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec
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La Philosophie comme institution médiatrice selon Fernand Dumont

Auteur : Jérôme Melançon
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Fernand Dumont développa la notion d'institution médiatrice dans le contexte d'une étude de l'Église catholique au Canada-français et de la crise de la religion au moment de la Révolution tranquille. Nous tentons ici d'étendre cette notion à la philosophie, à partir de la réflexion que Dumont mena par ailleurs sur la philosophie – non pas en tant que sociologue, mais bien en tant que philosophe, en relation à la phénoménologie française et à l'avenir du Québec.



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La République de Platon: le problème de la corruptibilité

Auteur : Dave Savard
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

La République de Platon n'est pas qu'un travail sur la philosophie politique, mais aussi une analyse sur l'être humain en général. Ce dialogue cherche à définir les désirs de l'homme et ce qui les corrompt. C'est ce sur quoi nous nous interrogerons, afin de mieux comprendre les limites de la démocratie, car s'il nous est possible de comprendre le problème de la corruption dans la condition humaine, il nous sera possible d'avoir une plus grande compréhension des limites de la démocratie de nos jours.

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La dimension performative du langage :  pour penser une éthique pragmatique

Auteur : Rachel Nigro
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Je propose d'ouvrir une discussion sur une nouvelle façon de comprendre le langage et ses implications pour l'éthique appliquée. Je présente d'abord Wilhelm von Humboldt comme le précurseur d'une conception du langage comme communication, puis, la radicalisation des conclusions de J.L. Austin (Speech Acts ou "Théorie des actes du langage"), faite par Jacques Derrida pour penser aussi la dimension dialogique - qui favorise un processus de construction intersubjective du sens - et 'itérable' du langage. Ainsi, l'autorité, la reconnaissance et la crédibilité du discours des philosophes et éthiciens passent par l'analyse de la force performative des actes de parole des intellectuels, i.e., de la nature de l'autorité du locuteur et du contexte de l'action selon la compréhension partagée par les sujets. Alors, inspirée de la lecture de Derrida, je propose une version de la pragmatique qui pense que la parole des philosophes engage une promesse et une responsabilité en demandant à l'autre de croire à cette déclaration sur parole. Prise comme une déclaration performative, une éthique pragmatique doit d'abord impliquer une réévaluation du discours sur l'éthique en tant que actes performatifs de professeurs d'éthique.

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Le système de l'auto-mobilité et la justice urbaine : critères d'évaluation, possibilité de résistance démocratique

Auteur : Fannie Bélanger-Lemay
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Le mode de transport qui domine nos villes est l'automobile, au point où l'on peut parler d'un système de l'auto-mobilité. La mise en place du système, au courant du XXè siècle, a suscité des oppositions que Matthew Paterson classe en sept catégories : environnementalisme technocratique, sécurité, restructuration de la forme urbaine, inégalités des sociétés dépendantes de l'automobile, la nature atomisante de l'automobile, résistance à l'obsession de la vitesse et, finalement, liens entre l'automobile et la géopolitique du pétrole. Cette conférence présentera comment chacun soulève des problèmes de justice spécifiques à la ville et comment ces résistances pourraient permettre une réappropriation de la politique urbaine par les citoyens. Cette réappropriation est en difficulté face au discours de l'efficacité économique. Nous proposerons trois critères évaluatifs (accessibilité, sécurité, respect de l'environnement urbain) des systèmes de transport urbain fondés sur des principes de justice plutôt que sur ceux de l'efficacité économique qui pourront dynamiser la discussion publique sur le transport urbain.

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Mot de clôture

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Discussion

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Titre à déterminer

Auteur : Laurent Cesalli
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Regard henryen et philosophie dévoyée

Auteur : Brian Monast
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Si l'humain est tel qu'il se pense, alors effectivement sa philosophie le forme et transforme le monde, malheureusement le plus souvent pour le pire. Une lecture henryenne du naturalisme contemporain, pris ici pour exemple, montre les ravages — pour employer l'expression de Michel Henry — qu'a pu laisser sur son passage l'idéologie objectiviste.  Cet exposé comprendra quatre temps : définition du naturalisme, la thèse henryenne, quelques cas concrets, puis un début de réflexion portant sur le remède.

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Servitude volontaire et amitiés libertaires

Auteur : Hélène CAZES
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Si le Discours sur la servitude volontaire d'Étienne de la Boétie est peu commenté par « l'ami » Michel de Montaigne dans les Essais, en revanche il l'est, avec ampleur, dans le souvenir collectif d'une pensée libertaire, ou libérale, ou individualiste, de la désobéissance civile et de la citoyenneté contractuelle. Je veux interroger ici le succès moderne de ce court traité à deux aunes : celle de la jeunesse, celle de l'amitié. D'abord, la catégorie « d'œuvre de jeunesse », lancée par les premiers éditeurs du texte et par Montaigne lui-même, garantit-elle la liberté  au regard des dogmes? Je comparerai le jeune auteur du Discours au jeune anatomiste André Vésale (1543). Selon ces postures auctoriales et éditoriales, l'âge semble être une habitude de l'abus et un paresseux confort dans le dogme. L'amitié est, dans cette Renaissance des amis singuliers et électifs, comme dans la République des Lettres cicéronienne, l'invention d'un rapport à l'autre dans la confiance et hors de la relation de pouvoir. C'est dans le lien amical, qui existe surtout avec le lecteur, que se définit une communauté d'hommes (et maintenant de femmes) libres. Cette liberté, qui s'inscrit dans l'espace public des publications (justement), se lit dans les préfaces et commentaires au Discours, mais également sur la toile, où le nom de La Boétie sert de bannière de ralliement pour la révolte par la non-participation et la revendication de la liberté individuelle.

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Réflexions au sujet de la migration du labeur des soins maternels : le dilemme des nounous

Auteur : Ryoa Chung
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Dans le cadre de cette présentation, nous discuterons du phénomène contemporain de la migration du labeur des soins maternels ou, en d'autres termes, du problème des « nounous ». En effet, de plus en plus nombreuses sont les femmes ressortissantes d'autres nationalités qui viennent migrer dans les pays les plus riches de l'Occident afin de trouver du travail domestique. Parmi ces femmes provenant de pays plus défavorisés, on dénombre un nombre important de « nounous » qui ont délaissé leurs propres enfants derrière elles afin de pouvoir trouver un emploi mieux rémunéré en s'occupant des enfants d'autres femmes occidentales mieux nanties. Certaines de ces dernières embauchent des nounous afin de poursuivre elles-mêmes des carrières professionnelles et en tentant ainsi de concilier travail et maternité. Ce phénomène de société commence à être de mieux en mieux connu et documenté et soulève, d'un point de vue philosophique, des questions relatives aux inégalités socioéconomiques à l'échelle internationale, de même que des questions relatives aux inégalités touchant la condition des femmes. Cette présentation tentera d'identifier certaines de ces questions fondamentales et portera en particulier sur des perspectives féministes d'analyse en vue d'apporter des pistes de réflexion.

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Discussion

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Mot de bienvenue

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Le vide entre les murs : une approche mésologique du territoire

Auteur : Frédéric Dubois
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Kakuzo Okakura décrivait l'idée de « vacuité » dans la pensée taoïste en utilisant l'exemple d'une pièce dont la réalité réside non pas dans les murs ou le plafond, mais dans l'espace vacant de celle-ci (Le Livre du Thé, 2006). En d'autres mots, ce n'est pas le contenant en tant qu'objet concret et saisissable qui importe, mais le vide à l'intérieur de celui-ci puisque c'est dans cette vacuité que se loge la possibilité de tout contenu et de toute action. Que pouvons-nous tirer de cette pensée aujourd'hui ? Si Heidegger décrivait la pensée moderne comme une pensée calculante, comment alors penser le vide s'il apparaît comme insaisissable, voire impensable et incalculable ? À partir de cet exemple donné par Okakura, nous questionnerons le rôle du mur dans notre perception de l'espace. Par mur, nous entendrons non seulement les murs d'une pièce, mais plus largement les structures séparant ou délimitant deux espaces donnés. De ce point de vue, nous examinerons comment les limites de nos territoires et espaces, autant naturelles (les mers, les montagnes ou les déserts en tant que « murs » délimitant naturellement des espaces géographiques) qu'artificielles (des constructions historiques comme la muraille de Chine jusqu'au simple mur de nos résidences), construisent notre façon d'habiter notre milieu. Ainsi, nous tenterons du même coup de répondre au questionnement suivant : pouvons-nous considérer un territoire seulement en termes d'espace délimité métriquement ?

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Platon, la philosophie et l'ordre du discours

Auteur : Ugo Gilbert Tremblay
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Ainsi ce colloque serait-il placé sous le signe de l'adisciplinarité. Le geste n'est pas banal. À son fondement se discerne un irrépressible besoin de décloisonnement. Il faudrait faire tomber les murs. Retrouver l'indistinction des origines. S'arracher au poids funeste des frontières. Le mot d'ordre pourrait être : libérons les flux du discours, par-delà les obsessions/fixations qui le sédimentent. Il faudrait en quelque sorte élire domicile dans la conjonction, s'arrêter un instant à ce qui passe, à ce qui se passe, dans le et (Deleuze), dans l'interstice a priori sibyllin qui se creuse, tout particulièrement, entre fiction et philosophie. Mais que signifie au juste ce désir d'entre-deux ? Je travaillerai pour ma part à mettre au jour la rupture que représente un tel geste par rapport à la tradition instituée par Platon. Ce dernier posait des digues ; il calfeutrait les fuites du discours à la façon d'un plombier ; il solidifiait les jointures de manière à les rendre hermétiques (poésie | sophistique | philosophie). La philosophie est née, ni plus ni moins, d'un tel désir d'étanchéité. Dès l'aurore de son surgissement, sa fonction première et pour ainsi dire inavouable a consisté à discipliner les disciplines. Or se pourrait-il qu'alors que nous déclarons aujourd'hui vouloir « sortir » de l'ordre du discours, ce soit plutôt à certaines exigences de la philosophie elle-même que nous souhaitons échapper ?

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L'Animal souffre-t-il en droit ?

Auteur : Martine Lachance
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

S'il est indéniable que les autorités prêtent aujourd'hui davantage attention aux inquiétudes soulevées par la population quant à la douleur, la détresse et autres formes de souffrance infligée aux animaux, la volonté d'assurer leur protection juridique demeure pour certains indécente. Pourtant, à travers l'histoire, les philosophes et les savants ont envisagé, refusé puis admis la notion de douleur en l'animal. Le discours scientifique – considéré en occident comme détenteur de la vérité – a par la suite pris la relève, en établissant les balises scientifiques de cette douleur. Malheureusement, nonobstant les oscillations sur la nature et le statut de l'animal, notre législation demeure accablée par la vision cartésienne qui n'admet l'animal qu'au titre de bien, sans égard à sa sensibilité. La démonstration en sera faite à partir de l'analyse du discours juridique dont l'animal est objet, ce qui nous conduira ultimement à poser un regard sur les systèmes juridiques étrangers pour peu qu'on les dédierait à protéger adéquatement les animaux de toute souffrance inutile.

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Épistémologie animale – Les animaux savent-ils ce qu'ils font?

Auteur : Vincent Duhamel
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Les épistémologues ont longtemps évité de parler de connaissance animale, pensant que les animaux non humains ne peuvent s'élever aux standards à satisfaire pour se qualifier comme sujet épistémique c'est-à-dire pour savoir quoique ce soit. Je tenterai de démontrer que les difficultés liées à la connaissance animale sont largement dues à ce que Wittgenstein identifiait comme une cause principale de maladie philosophique : une pensée s'abreuvant toujours aux mêmes exemples. En attirant l'attention sur la face pratique de la connaissance, le savoir-faire et la familiarité acquise par l'expérience avec les lieux, les choses, les activités, les individus, les manières de faire et les substances, j'espère dissoudre une conception intellectualiste de la connaissance qui disqualifie a priori toute véritable épistémologie animale. Une connaissance pratique bien conçue doit nécessairement se libérer de l'association traditionnelle entre capacités intellectuelles et capacités linguistiques. À sa plus simple expression, la connaissance exprime une relation entre un individu et son environnement, une relation qui ne présuppose ni ne nécessite la possession d'un langage.

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