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81e Congrès de l'ACFAS

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Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec
81e Congrès de l'ACFAS

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Socrate ou le philosophe à l'épreuve de la philosophie

Auteur : Philippa Dott
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Qu'est-ce qu'un philosophe ? Question difficile, surtout si les philosophes des temps modernes, aux dires de Kant, ont perdu « l'Idée véritable du philosophe. » Pour comprendre son essence, il semble nécessaire de remonter à celui qui inaugura la tradition. Mais qui de Thalès ou de Socrate incarne la première figure du philosophe ? Cette question nous amènera à exposer une tension propre à toute tentative de définition de la philosophie.

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(De quoi) l'acratique épistémique est-il coupable?

Auteur : Aude Bandini
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Le mensonge à soi-même – ou aveuglement volontaire – constitue le paradigme non seulement de l'irrationalité théorique, mais même de la faute épistémique (croire que p bien que l'on ait des raisons suffisantes de croire que non-p). On s'interrogera ici sur la légitimité d'un tel jugement, qui suppose implicitement que l'on puisse concevoir la sphère épistémique au travers de catégories empruntées à l'éthique : il paraît, au moins à première vue, difficile de comprendre ce qu'est l'acquisition d'une croyance en général en la considérant comme une forme d'action, volontaire ou intentionnelle. Mais il demeure l'intuition, que l'expérience commune de l'aveuglement volontaire renforce, selon laquelle nos croyances ne sont pas, ou du moins pas uniquement, déterminées par des raisons théoriques, mais aussi par des intentions ou des motivations (des raisons pratiques). Que veut-on exactement, lorsque l'on pratique l'aveuglement volontaire ou le mensonge à soi-même – si tant est que l'on veuille quelque chose par-là ? et peut-on effectivement atteindre la fin visée par-là ? Quelle est alors la nature des normes (épistémique ou éthique) auxquelles on doit faire référence si l'on veut défendre l'idée qu'il y a bien des devoirs, et partant des fautes (et une responsabilité) épistémiques ?

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Interprétation ou changement? À propos de la onzième thèse de Marx sur Feuerbach

Auteur : Kaveh Boveiri
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Dans la onzième thèse de Marx sur Feuerbach on peut lire : « Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c'est de le transformer. » Martin Heidegger affirme, dans son commentaire sur cette thèse, qu'elle n'est pas bien fondée  parce que i) elle présuppose une philosophie, ii) les deux parties de cette thèse se contredisent. Dans cette communication,  j'aimerais faire valoir que cette interprétation est basée sur une erreur.

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Du dépassement de la ratio-logique chez F. Nietzsche

Auteur : Hermann KUITCHE
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

L'une des préoccupations centrales de la philosophie depuis les Lumières, est sans nul doute le projet d'émancipation de l'homme, l'affranchir de tout ce qui constitue un obstacle à son plein épanouissement ce qui conduit à une montée en puissance de l'individualité. C'est dans ce processus de libération de l'homme que s'inscrit la philosophie de Friedrich Nietzsche. Elle découle du constat selon lequel toute la pensée traditionnelle occidentale s'est posée jusqu'ici en ennemie de la Vie, en affirmant le primat de la raison sur l'instinct, mais aussi en maintenant l'opposition des contraires: sensible et intelligible, un et multiple, être et devenir, esprit et corps. Nietzsche entreprend de remettre en cause les acquis de la tradition pour dépasser la métaphysique, c'est-à-dire la « surmonter ». Il nous faudra donc voir quelle est la nature de cette étrange relation qui se noue ici entre le dessein de destituer le supra-sensible et la reconquête du « paradis perdu » tel que voulu par lui. Il s'agira de repérer les arguments qui l'amènent à penser l'effondrement de la métaphysique occidentale. On partira d'un éclaircissement des concepts de destruction et de déconstruction afin de ne plus se méprendre sur leurs sens respectifs et donc, sur l'exactitude du projet nietzschéen de dépassement de la ratio-logique de la métaphysique traditionnelle, projet dont les intentions premières se trouvent explicitement dévoilées par l'universel meurtre de Dieu.

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À la découverte de soi : comment la pratique philosophique transforme l'individu

Auteur : Kim Noisette
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Comment la pratique de la philosophie nous affecte-t-elle en tant qu'individus ? Pour répondre à cette question, le présent article cherche à identifier ce qui a lieu lorsqu'un jeune élève de Cégep ou de high school découvre la philosophie. En apprenant à définir ses notions, à formuler et à interroger ses croyances, un apprenti philosophe ne reste pas inerte ; son évolution individuelle joue un rôle crucial au regard d'enjeux beaucoup moins modestes.

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Visages de l'indignation

Auteur : DJEMILA BENHABIB
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À quelles conditions la biosphère (« la Terre », « Gaïa ») constitue-t-elle un niveau authentique d'organisation biologique autorisant l'attribution de fonctions à ses parties?

Auteur : Sébastien Dutreuil
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L'hypothèse Gaïa (HG) suggérait que l'influence de la vie sur l'environnement global pourrait mener à une homéostasie planétaire par et pour la biosphère; on en retient une comparaison de la Terre à un organisme. Dawkins rappellera que la Terre ne peut être soumise à sélection, car elle ne se reproduit pas. Les auteurs sur HG en ont tiré les conséquences en abandonnant les formulations téléologiques.

Tout en m'appuyant sur les découvertes réalisées dans les sciences du système Terre et les clarifications théoriques d'une littérature sur Gaïa, je voudrais m'engager dans une voie complémentaire en réexaminant certaines questions philosophiques abandonnées après Dawkins. La force relative de la sélection aux différents niveaux de la hiérarchie des individus biologiques joue un rôle important dans l'émergence et le maintien de ces niveaux. Or la Terre constitue un niveau singulier: contrairement aux écosystèmes c'est en droit que la sélection ne peut s'appliquer.

À partir d'exemples précis j'examinerai les questions, liées, de savoir à quelles conditions (i) Gaïa constituerait un niveau authentique d'organisation biologique et (ii) des énoncés fonctionnels attribués soit à des individus situés à un niveau hiérarchique plus bas («organismes », écosystèmes, ...), soit à des phénomènes abiotiques seraient légitimes.

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L'environnementalisme avant et après la critique de la wilderness : entre écologie et identité territoriale

Auteur : Antoine C. Dussault
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Plusieurs ont montré le caractère anti-scientifique et ethnocentrique de la conception de la conservation environnementale se focalisant sur la préservation de la wilderness, c'est-à-dire de la nature vierge de toute intervention humaine. L'anti-scientificité de cette conception repose sur son incompatibilité avec une vision darwinienne du monde selon laquelle l'humain fait partie de la nature, et sur sa négation implicite du changement inhérent au monde écologique. Son ethnocentrisme vient du fait que l'idée d'établir comme norme de conservation
l'état dans lequel se trouvaient les écosystèmes du Nouveau Monde à l'arrivée des Européens ne peut être significative que du point de vue de la culture euro-américaine. Il ressort de ces critiques que la préservation de la wilderness est un objectif arbitraire. Deux alternatives à cette approche ont été principalement discutées. D'une part, l'éthique écocentrée, qui s'ancre dans la vision anhistorique et fonctionnaliste de la nature développée par l'écologie, et promeut l'établissement d'une symbiose mutualiste entre l'humain et les écosystèmes ; et d'autre part, l'éthique du patrimoine naturel, qui admet la légitimité d'un critère historique de conservation des écosystèmes, mais établit ce critère en fonction de la valeur symbolique et
identitaire qu'il peut avoir pour les populations  en interaction avec les écosystèmes à conserver. L'objectif de ma présentation est de montrer comment ces deux approches sont complémentaires.

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La phénoménologie dans Être et Temps de Heidegger

Auteur : Charlotte Sabourin
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C'est sans doute au §7 d'Être et Temps que Heidegger développe le plus complètement sa conception de la phénoménologie, encore qu'il prétende s'en tenir ici à un simple « préconcept ». La phénoménologie repose sur une compréhension du phénomène comme « le manifeste », donc comme ce qui se montre, se donne à voir. Or, pour Heidegger, ce qui se montre peut fort bien se montrer tel qu'il n'est pas, sous le couvert de l'« apparence ». De fait, le phénomène insigne que doit faire voir la phénoménologie, soit l'être de l'étant, a succombé au recouvrement, et plus précisément au recouvrement comme « dissimulation » (Verstellung), au sens de faux-semblant. La phénoménologie qui est mise à contribution dans l'entreprise d'Être et Temps n'a donc rien à voir avec un regard naïf qui prétendrait parvenir à une saisie directe et immédiate du phénomène.  La description de ce dernier exige au contraire des précautions, qui font de la phénoménologie une véritable herméneutique.

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Vache à lait : dix mythes de l'industrie laitière

Auteur : Elise Desaulniers
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Notre attachement au lait est construit sur des mythes. Nous sommes les vaches à lait de l'industrie laitière, qui, à force de campagnes publicitaires « sources de réconfort » et de lobbying bien pensé, a réussi à se doter de consommateurs réguliers et satisfaits. Or, on sait que boire du lait n'est pas essentiel : les trois quarts des humains ne peuvent le digérer. Ce sont les nutriments du lait qui sont essentiels – des nutriments qu'on peut facilement trouver dans les végétaux. Mais si boire du lait n'est pas essentiel, élever des centaines de milliers de vaches dans la souffrance ne l'est pas non plus. Produire du fromage qui émet autant de C02 que la viande est tout aussi inutile. La seule raison de boire du lait est la satisfaction qu'il nous procure et qui nous permet d'entretenir les mythes de l'industrie laitière.

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Compétition et collaboration dans la théorie de l'évolution

Auteur : Anne-Marie Gagné-Julien
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Suite à la parution de la célèbre œuvre de Darwin, L'origine des espèces, les interactions entre les organismes semblent avoir été toutes subsumées sous l'expression de « lutte pour l'existence ». Suivant une interprétation particulière de cette expression, l'évolution par sélection naturelle a généralement été comprise comme un processus purement compétitif. Sous cet angle, les phénomènes de coopération ont été lus comme des manifestations d'une compétition fondamentale, position qui est manifeste au sein de la sociobiologie et plus particulièrement avec la théorie dawkinsienne du gène égoïste (1976).

En nous basant sur la distinction entre les différents sens de la compétition (strict et métaphorique) mis en lumière par Evelyne Fox Keller (1991, 1999), nous pensons que cette compréhension de la théorie de l'évolution est trop étroite, et qu'elle ne rend pas compte d'une conception plus large de la lutte pour l'existence. L'objectif de notre présentation est donc de démontrer qu'une place demeure pour des interactions véritablement coopératives qui s'inscrivent dans certains processus de sélection naturelle. La mise en évidence des phénomènes de symbiose semble être la voie à emprunter pour démontrer l'existence de ces phénomènes coopératifs. Il s'agira ensuite de suggérer que l'emploi du terme collaboration (Dupré et O'Malley 2009) est plus adéquat pour rendre compte des interactions propres au vivant, tant coopératives que compétitives.

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Étude d'un cas sympathique : le problème du bégaiement chez David Hume

Auteur : Marie-hélène Audy
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Dans le chapitre 5 de l'Enquête sur les principes de la morale, David Hume présente plusieurs exemples afin d'expliquer pour quelles raisons l'utilité est une caractéristique qui est ordinairement agréable pour les individus. Il a alors souvent recours à la sympathie et laisse entendre qu'elle joue un rôle non-négligeable dans l'appréciation de l'utilité. Cependant, toute la question est de savoir à quelle espèce de sympathie on a affaire car les exemples sont variés et suffisamment différents pour que l'on puisse douter qu'une seule espèce de sympathie soit toujours à l'œuvre... Ainsi, suivant les passages, les sympathies décrites par Hume semblent tantôt appartenir à la catégorie des conversions d'idées en impressions, tantôt se rapprocher de la « contagion des mœurs », tantôt être simplement considérées comme des synonymes de la compassion. La diversité des sympathies dans ce chapitre rend difficile la compréhension du texte et pose des problèmes d'interprétation. On verra que le paragraphe 5.2.37 qui commence par des indications sur le bégaiement et sur le déplaisir qu'il procure, illustre particulièrement bien ces problèmes. Hume en effet y use à trois reprises du terme « sympathie », mais il le fait d'une manière quelque peu équivoque. D'une part, les trois usages de la sympathie ne semblent pas être les mêmes; d'autre part la sympathie semble varier suivant le point de vue avec lequel on aborde cet exemple.

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Le bien attributif, le « bon pour », et la condition de leur pertinence morale

Auteur : Antoine C. Dussault
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Les approches méta-éthiques néo-aristotéliciennes (ex.: Thomson 2008; 2003; Foot 2003; Hursthouse 1999) tentent de naturaliser le bien moral via la notion de « bien attributif » développée par Geach (1956). Cette notion tente d'élucider le bien moral par la relation d'exemplarité que possède un individu avec la classe à laquelle il est réputé appartenir. J'argumenterai d'abord que ces approches ne parviennent pas à articuler une notion de bien qui soit directement pertinente pour l'éthique, mais qu'elles formulent plutôt une notion de « bon pour » (goodness for) parallèle à celle développée par les théories se focalisant sur le concept d'intérêt (ex.: Feinberg 1974), et dont la pertinence morale n'est que conditionnelle. Ensuite, je soutiendrai que seul ce qui est bon pour les entités qui possèdent le statut de considérabilité morale définit par Goodpaster (1978) a une pertinence morale, et que le fait d'avoir un bon pour n'est pas en soi suffisant pour posséder la considérabilité morale.