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81e Congrès de l'ACFAS

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Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec
81e Congrès de l'ACFAS

Étude d'un cas sympathique : le problème du bégaiement chez David Hume

Auteur : Marie-hélène Audy
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Dans le chapitre 5 de l'Enquête sur les principes de la morale, David Hume présente plusieurs exemples afin d'expliquer pour quelles raisons l'utilité est une caractéristique qui est ordinairement agréable pour les individus. Il a alors souvent recours à la sympathie et laisse entendre qu'elle joue un rôle non-négligeable dans l'appréciation de l'utilité. Cependant, toute la question est de savoir à quelle espèce de sympathie on a affaire car les exemples sont variés et suffisamment différents pour que l'on puisse douter qu'une seule espèce de sympathie soit toujours à l'œuvre... Ainsi, suivant les passages, les sympathies décrites par Hume semblent tantôt appartenir à la catégorie des conversions d'idées en impressions, tantôt se rapprocher de la « contagion des mœurs », tantôt être simplement considérées comme des synonymes de la compassion. La diversité des sympathies dans ce chapitre rend difficile la compréhension du texte et pose des problèmes d'interprétation. On verra que le paragraphe 5.2.37 qui commence par des indications sur le bégaiement et sur le déplaisir qu'il procure, illustre particulièrement bien ces problèmes. Hume en effet y use à trois reprises du terme « sympathie », mais il le fait d'une manière quelque peu équivoque. D'une part, les trois usages de la sympathie ne semblent pas être les mêmes; d'autre part la sympathie semble varier suivant le point de vue avec lequel on aborde cet exemple.

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Le bien attributif, le « bon pour », et la condition de leur pertinence morale

Auteur : Antoine C. Dussault
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Les approches méta-éthiques néo-aristotéliciennes (ex.: Thomson 2008; 2003; Foot 2003; Hursthouse 1999) tentent de naturaliser le bien moral via la notion de « bien attributif » développée par Geach (1956). Cette notion tente d'élucider le bien moral par la relation d'exemplarité que possède un individu avec la classe à laquelle il est réputé appartenir. J'argumenterai d'abord que ces approches ne parviennent pas à articuler une notion de bien qui soit directement pertinente pour l'éthique, mais qu'elles formulent plutôt une notion de « bon pour » (goodness for) parallèle à celle développée par les théories se focalisant sur le concept d'intérêt (ex.: Feinberg 1974), et dont la pertinence morale n'est que conditionnelle. Ensuite, je soutiendrai que seul ce qui est bon pour les entités qui possèdent le statut de considérabilité morale définit par Goodpaster (1978) a une pertinence morale, et que le fait d'avoir un bon pour n'est pas en soi suffisant pour posséder la considérabilité morale.

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Justice animale : une théorie politique du droit des animaux

Auteur : Jean-Philippe Royer
Colloque    320 - Philosophie et transformations du monde : Congrès 2013 de la Société de philosophie du Québec

Dans cette présentation, je m'intéresse essentiellement aux fondements politiques d'une théorie des droits des animaux (TDA) dans le cadre d'une approche libérale de la justice. Mon travail devrait ainsi relever un double défi, soit (1) produire une argumentation sur le plan de la justice en faveur d'une TDA, et (2) mettre à l'épreuve (et, éventuellement, faire reculer) certaines limites d'une approche libérale « classique ». Ces limites sont notamment liées à (a) une focalisation exclusive sur les rapports sociopolitiques interhumains au détriment des rapports entre humains et animaux d'autres espèces, (b) une application exclusive du concept de personne juridique et de personne citoyenne aux êtres humains, (c) une capacité restreinte à considérer les effets occasionnés par la structure de base de la société sur les conditions de vie des animaux domestiques et sauvages, et (d) une conception étroite de la raison publique qui peine, entre autres, à intégrer des revendications de justice qui reposent sur des intérêts nonhumains.

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Quelle mobilité pour les théories de la justice globale : droit pour les riches, privilège pour les pauvres?

Auteur : Martin Provencher
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Les théories cosmopolitiques de la justice globale admettent qu'à l'échelle internationale, le lieu de naissance est l'un des facteurs moralement arbitraires qui affectent le plus les chances de vie des individus. En conséquence, elles estiment qu'on ne devrait pas tenir compte de la nationalité des individus quand il s'agit de penser l'égalité des opportunités à cette échelle. Plusieurs auteurs ont cependant conclu que cela ne remettait pas en cause la légitimité des frontières des États. La justice globale imposerait seulement aux États riches un devoir de redistribuer une partie de leurs ressources vers les États pauvres. Cette conclusion est maintenue même lorsque certains de ces auteurs reconnaissent que les frontières ne servent pas seulement à empêcher les individus de circuler librement, mais qu'elles ont aussi pour effet de renforcer les inégalités entre les États riches et les États pauvres. À la lumière des travaux récents de l'école de sociologie de Bremen, il s'agira de mettre en évidence le système hiérarchique de droits inégaux à la mobilité qu'engendre cette thèse et d'en explorer les implications pour une théorie de la justice globale qui entend traiter tous les individus de manière égale et respecter leur droit de circuler librement.

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La parrêsia socratique

Auteur : Patrick Ouellette
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Ma communication portera sur l'usage que Socrate fait de la parrêsia (franc-parler), dans les dialogues platoniciens et sur la façon dont il la subsume à sa quête des vérités morales. La présentation débutera avec un bref exposé du rôle que joue la parrêsia dans la démocratie athénienne, un rôle qui est d'abord politique (dans la mesure où la parrêsia aurait été utilisée comme une protection contre la tyrannie et comme un préalable nécessaire au bon fonctionnement des institutions démocratiques athéniennes) et qui est ensuite identitaire (puisqu'elle se situait à l'épicentre de l'identité athénienne). Après avoir exposé le rôle de la parrêsia dans les rouages de la démocratie athénienne, je tenterai de démontrer l'usage qu'en fait Socrate dans ses procédés dialectiques. Contrairement à son usage traditionnel, la parrêsia socratique n'est pas proprement politique, elle a plutôt une valeur éthique; Socrate l'utilise à des fins morales, c'est-à-dire pour aider ses interlocuteurs à prendre soin de leur âme et, idéalement, à changer leur façon de vivre. Cela dit, l'objet de mon exposé sera de démontrer que la parrêsia de Socrate est en fait antidémocratique puisque son but, qui est d'expliciter la singularité de l'ethos d'une personne en exposant ses vérités personnelles (ce qui lui est singulier et ce qui la distingue de la masse) a comme conséquence de dissocier l'individu de sa polis.

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Travailler et servir : linéaments d'une phénoménologie de l'esclave chez Husserl

Auteur : Jean-Sébastien Hardy
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"Synthèse du volet éthique" et discussion générale

Auteur : Ryoa Chung
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Que peut la philosophie?

Auteur : Daniel Weinstock
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Il s'agira de développer deux points quant au rôle que peut remplir un discours proprement philosophique dans les débats de politiques publiques. Je prendrai comme point de départ la position de Jonathan Wolff selon laquelle au-delà de la formulation de grands principes, la philosophie doit céder le pas devant des sciences sociales empiriques. Je concéderai l'importance de tenir compte des résultats les plus fiables de ces disciplines, mais je défendrai néanmoins contre Wolff l'Idée que la philosophie a un rôle à remplir jusque dans les détails les plus fins des décisions de politiques, puisqu'elle est en mesure notamment de faire ressortir les principes qui sous-tendent même les décisions relevant de détails de politiques, d'évaluer la cohérence ou l'incohérence de choix dans un domaine par rapport à ceux qui ont déjà été effectués dans d'autres domaines, et ainsi de suite. Je terminerai en proposant des principes permettant une saine alliance entre discours philosophique et sciences sociales.

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Nelson Goodman. La Philosophie face à nos mondes

Auteur : Alexandre Declos
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La philosophie peut parfois sembler éloignée de l'effectivité et démunie face aux exigences de la pratique. Peut-elle donc transformer le monde, ou ne fait-elle jamais qu'enregistrer son évolution ? Nous voulons montrer ici que Nelson Goodman propose une réponse originale à ce problème : il n'existe pas un monde, mais des mondes, que nous pouvons former, transformer, et déformer par nos divers systèmes symboliques. La philosophie est donc réhabilitée en tant que nécessaire activité créatrice.

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 La transformation du langage de la faute au 17e siècle : du péché selon la cité au péché de la cité. Réflexions à partir du Traité politique de Spinoza

Auteur : Simon Habel
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Par une etude des regles de transformation de la notion de peche dans le Traite politique de Spinoza ― du peche selon la cite au peche de la cite ―, nous voudrions developper ces points : 1° la portee philosophique, morale et politique, de l'enonciation, au seuil de la modernite, de l'idee d'un certain ≪ blame raisonnable ≫ des institutions ; 2° la nature du discours philosophique comme comprenant la modification graduelle des significations.

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Les pratiques de l'inter-régulation : éclairages pour l'éventuelle alternative entre l'expertise et l'engagement

Auteur : Alain Létourneau
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Une approche descriptive et compréhensive de types sciences humaines sur des questions d'éthique vise une prise en compte explicite de la vie éthico-morale des organisations, groupements, ensembles d'humains en interaction. On aurait ici une forme d'expertise particulière, qui porterait sur les tensions normatives ou axiologiques, qu'on pourrait documenter et comprendre. Bien sûr, des postures différentes sont possibles, notamment celle de l'intellectuel engagé : un discours articulé exprime un écart concret devant une requête normative, ce qui permet de requérir une transformation de la situation, dans un engagement articulé et public.  Or l'expérience humaine se déploie dans une pluralité de formes normatives, des valeurs en passant par les règles, lesquelles ont toujours aussi à voir avec des états de fait, des situations. Chez des acteurs situés dans des réseaux complexes qui sont souvent à caractère multi-niveaux, une réflexion et une pratique de l'inter-régulation est peut être préférable à une quête foncièrement auto-régulatoire, qui tente le plus souvent d'actualiser l'autonomie du point de vue d'un seul des groupes en présence. Prendre en compte les tensions normatives suppose peut être de dépasser également les recours à un unique principe. On tentera de montrer comment une telle perspective permet d'éclairer la tension entre statut d'intellectuel et statut d'expert dans les discours et les pratiques de personnes se réclamant d'une réflexion éthique.

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Tirer les leçons de l'histoire pour se méfier de la « responsabilité sociale des entreprises »

Auteur : Antoine Verret-Hamelin
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L'histoire est un champ de recherche négligé par l'éthique des affaires. En observant la trajectoire historique des barons de l'industrie de la fin du XIXe siècle, nous y apercevons des liens de parenté avec le contexte actuel de la mondialisation économique. Dans les deux cas, les acteurs privés profitent d'un fossé de régulation (« regulatory gap ») dû à la transformation rapide des réalités économiques. En réponse à cette situation, plusieurs misent sur la responsabilité sociale des entreprises. Mais cette voie est celle de l'autorégulation et est contraire à l'idéal démocratique : ce que l'on doit retenir du détour historique est qu'il vaut mieux miser sur l'ajustement, certes progressif, des structures légales et politiques. Dans un avenir rapproché, cela devra se traduire notamment par le redressement équitables des règles commerciales internationales et la revalorisation du pouvoir d'intervention de l'État national.

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