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81e Congrès de l'ACFAS

La stimulation transcrânienne en courant continu (STCC) peut-elle diminuer les hallucinations auditives résistantes de la schizophrénie ?

Auteur : Marine MONDINO
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Les hallucinations auditives (HA), symptômes fréquents et invalidants chez les patients atteints de schizophrénie (SCH), sont résistantes aux traitements antipsychotiques actuels dans 25% des cas. Ces symptômes sont associés à une perturbation de la connectivité dans réseau cérébral impliquant les aires frontales et temporo-pariétales gauches. L'objectif principal de cette étude est de diminuer les HA résistantes chez les patients SCH. Pour atteindre cet objectif, nous proposons de moduler l'activité de ce réseau cérébral dysfonctionnel grâce à la stimulation transcrânienne en courant continu (STCC), une technique de neurostimulation non invasive.

Trente patients SCH présentant des HA résistantes aux traitements antipsychotiques ont été inclus dans l'étude. Après randomisation, les patients ont bénéficié de 10 séances de 20 minutes de STCC active (cathode au niveau du cortex temporo-pariétal gauche ; anode au niveau du cortex préfrontal gauche ; intensité=2mA) ou placebo, à raison de 2 séances quotidiennes sur 5 jours consécutifs.

Nous avons rapporté une amélioration des HA dans le groupe actif comparativement au groupe placebo, avec une diminution de 31% après les séances de stimulation, 36% à 1 mois et 38% à 3 mois. Nous avons également rapporté un effet de la STCC active sur la dimension négative. Ces résultats préliminaires prometteurs nécessitant réplication placent la STCC comme une technique pertinente pour diminuer les symptômes résistants de la SCH. 

81e Congrès de l'ACFAS

La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience et son impact sur la modulation de la circuiterie neuronale dans les troubles de l'humeur

Auteur : Serge Beaulieu
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale
81e Congrès de l'ACFAS

L’art comme hygiène de santé mentale chez les aînés : le cas des pinceaux d’or

Auteur : Hubert a. Wallot
Colloque    112 - Vieillissement

•Dans la Politique sur le vieillissement (MSSSQ 2012), on lit sous la rubrique  « Projets et témoignages inspirants » « Nos ainés qui brillent est un projet de l’organisme Les pinceaux d’or qui consiste à mettre en place des ateliers de peinture pour les personnes aînées vivant à domicile. Ces ateliers favorisent l’expression de soi, la créativité et contribuent, notamment, à briser l’isolement. ». L’organisme s’est mérité en 2009 le «Prix d'Humanisme Jacques Voyer» de l'Association des médecins psychiatres du Québec, pour sa contribution exceptionnelle à la santé mentale des aînés  Après une brève description des activités de l'organisme, la présentation portera sur les résultats d’une recherche scientifique qualitative auprès des participants et de leurs familles.  Elle fera des liens avec des concepts du mouvement du rétablissement en santé mentale : projet de vie, empowerment, inclusion sociale.

 

81e Congrès de l'ACFAS

Effet de sevrage et réponse rapide aux variations des paramètres de stimulation du stimulateur du nerf vague en dépression pharmaco-résistante

Auteur : Elise LaGarde
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Depuis 2001, en Europe et au Canada, le traitement par stimulation du nerf vague (SNV) est reconnu comme traitement adjuvant en dépression réfractaire. 18 patients souffrant de dépression pharmaco-résistante ont été implantés d'un SNV suite à une évaluation clinique exhaustive. Le taux de réponse chez 13 patients qui ont reçu le traitement pour au moins 1 an se situe à 61.5%. Malgré une amélioration de plusieurs mois ou même d'années, des fluctuations symptomatiques parfois brutales ont été observées lors de changements même discrets des paramètres de stimulation. Ainsi, lors d'une diminution ou d'un arrêt de stimulation, accidentels ou planifiés, certains patients démontrent une détérioration rapide de leur état clinique, tel un effet de sevrage au traitement, en moins de 24 heures. Inversement, une augmentation de 0,25 mA ou simplement un changement de 20hz à 30hz motivés par un début de rechute, chez un patient auparavant amélioré, pourront résulter en une amélioration très rapide, parfois en quelques heures, de l'état clinique. Ces phénomènes soulèvent des questions quant aux mécanismes d'action du traitement par SNV et suggèrent une action passant certes par des modifications des circuits de la dépression (par exemple une modulation de plasticité neuronale – long terme) mais aussi par un effet immédiat, corrélé à la dose et propre au patient, à élucider (stimulation de la relâche de neurotransmetteurs ou

81e Congrès de l'ACFAS

Le traitement antipsychotique peut sensibiliser à la récompense : implications pour l'abus de drogues chez les schizophrènes

Auteur : Anne-Noël Samaha
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

L'incidence d'abus de drogues est élevée chez les individus atteints de schizophrénie. L'abus de drogues confère un pronostic plus sombre et compromet le traitement des patients. Bien que l'abus de drogues soit la règle plutôt que l'exception chez les schizophrènes, on ne sait pas pourquoi. La schizophrénie est traitée avec des médicaments antipsychotiques qui diminuent la neurotransmission dopaminergique via le récepteur D2. Paradoxalement, les antipsychotiques peuvent induire une hypersensibilisation du système dopaminergique. Vu le rôle de ce système dans la récompense, nous avons évalué chez le rat l'hypothèse qu'un traitement antipsychotique qui induit une hypersensibilisation dopaminergique augmenterait la poursuite de stimuli conditionnés. Les stimuli conditionnés contribuent à la toxicomanie car ils peuvent évoquer ou impulser des comportements de consommation de drogue. Nos études démontrent qu'un traitement à l'halopéridol mais non à l'olanzapine, augmente la capacité d'une injection d'amphétamine de potentialiser la poursuite d'un stimulus conditionné, d'induire la locomotion, et d'activer le caudé-putamen. Un antipsychotique comme l'halopéridol pourrait donc faciliter les modifications neurobiologiques qui favorisent la capacité de stimuli conditionnés de guider le comportement. Vu le rôle de ces stimuli dans la toxicomanie, il semble possible que la prise de certains antipsychotiques puisse contribuer à la vulnérabilité aux drogues chez certains patients.

81e Congrès de l'ACFAS

Analyse de l’amélioration au cours d’une session d’entraînement cognitif de l’attention divisée chez les personnes âgées

Auteur : Philippe Brouillard
Colloque    112 - Vieillissement

Plusieurs recherches ont démontré que les performances des personnes âgées en double tâche étaient liées à plus de risque de chutes (Verghese et coll., 2002). Suite à un entrainement en double tâche, les personnes âgées coordonnent plus efficacement les tâches entrainées (Bherer et coll., 2008; Li et coll., 2010). Il n’y a pas d’étude qui se soit intéressée à la durée optimale des séances d’entrainement : des séances longues pourraient entrainer de la fatigue mentale (Boksem et coll., 2005) alors que des séances courtes pourraient ne pas engendrer de bénéfices.

Les performances en cours d’entrainement de participants de 65 ans et + ont été analysées. Ceux-ci ont suivi un programme de 12 séances de 45 min. Une amélioration en cours de séance a été observée uniquement à la 1re séance. Ensuite, les performances varient peu en cours de séance, même si l'on note des améliorations significatives entre les séances. Ensuite, chez un autre groupe de participants, nous avons tenté de déterminer si le fait de modifier les stimuli de la tâche pendant le programme engendrait une courbe d’apprentissage semblable à celle de la 1re séance. Cela n’a pas été observé.

À l’exception de la 1re séance, il n’y a pas d’amélioration pendant, mais seulement entre les séances. Une hypothèse plausible serait que la tâche repose sur des habiletés qui sont consolidées lors du sommeil (Stickgold et coll., 2001). Par conséquent, des séances plus fréquentes, mais courtes pourraient être plus efficaces.

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Mot de bienvenue

Auteur : Simon Racine
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale
81e Congrès de l'ACFAS

La Gsk3β du cerveau antérieur régule l'anxiété et le comportement social

Auteur : Jean-Martin Beaulieu
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Les neurotransmetteurs tels que la dopamine (DA) et sérotonine (5-HT) sont à l'origine de pathologies comme le trouble bipolaire, la dépression, l'autisme et la schizophrénie. Les agents pharmacologiques agissant sur ces systèmes de neurotransmission, tout comme les neurotransmetteurs eux-mêmes, régulent la glycogène synthase kinase 3 b (Gsk3b). Afin de définir les corrélats neuroanatomiques de l'activité de Gsk3β dans la régulation du comportement, nous avons généré des souris CamKIIcre-floxGSK3β. Ces souris permettent une inactivation post-natale de GSK3b dans les neurones pyramidaux du cerveau antérieur. Cette inactivation induit des effets anxiolytiques et pro-sociaux à l'âge adulte. Néanmoins, contrairement à l'inhibition partielle de GSK3b dans toutes les aires cérébrales, pas de variation du niveau de résilience ou de réponse locomotrice induite par l'amphétamine n'est observée. Nos travaux révèlent donc une dissociation des effets comportementaux liés à l'inhibition de Gsk3b selon l'aire cérébrale concernée. La Gsk3b du cerveau antérieur régulerait l'anxiété la sociabilité contrairement aux autres comportements observés qui impliqueraient des structures sous-corticales comme potentiellement l'hippocampe et striatum.

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Biomarqueurs en schizophrénie : le droit de rêver ?

Auteur : Simon Girard
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Dans la course à l'identification de nouveaux biomarqueurs, le domaine de la santé mentale a toujours été à la traîne, la schizophrénie bien souvent bonne dernière. La variabilité phénotypique de même que la complexité des mécanismes moléculaires impliqués ralentissent grandement le progrès. Cependant, tout récemment, de nouveaux paradigmes se sont installés, particulièrement au niveau de la génétique de la schizophrénie. L'implication des mutations de novo a été démontrée à maintes reprises et est désormais établie comme une explication majeure du caractère héréditaire de la maladie. Cependant, il est difficile de bien comprendre l'implication de ces mutations car leurs caractéristiques ainsi que leur distribution sont encore méconnues. Afin de donner un sens clinique aux mutations de novo identifiées en schizophrénie, il est crucial d'approfondir nos connaissances du domaine. À cette fin, nous avons utilisé une approche intégrative afin de réaliser une étude cas-contrôle pour tenter de mieux caractériser les gènes porteurs de mutations de novo chez 240 patients atteints de schizophrénie. Dans un deuxième temps, nous avons étudié des familles de jumeaux en santé afin d'établir des relations directes entre la fréquence des mutations de novo et les facteurs environnementaux. Ces deux études nous permettent de nous rapprocher du jour où les mutations de novo pourront être utilisées comme biomarqueurs afin de mieux prévoir le pronostic clinique des patients atteints de schizophrénie.

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Impact d’une déficience cognitive modérée sur les caractéristiques physiques de personnes âgées actives

Auteur : Charlotte Pion
Colloque    112 - Vieillissement

Introduction:La déficience cognitive engendrerait des problèmes de santé chez nos ainés. L’activité physique (AP) semble être une intervention efficace pour ralentir ce phénomène.

Objectif:Déterminer les différences corporelles et fonctionnelles entre des personnes âgées actives avec ou sans déficience cognitive modérée (DCM).

Méthodes:288 hommes et femmes âgées actives ont été divisées en 2 groupes en fonction de leurs score au Montreal Cognitive Assessment (MoCA): groupes DCM (MOCA <26;n=102) et Non-DCM (MOCA≥27;n=186). Les caractéristiques corporelles (masses maigre et grasse; force musculaire: préhension et extension du genou), fonctionnelles (SPPB), cognitives (MoCA; Stroop et TMT) et leur niveau d’AP ont été comparés entre les deux groupes. P<0.05 significatif (SPSS 17.0).

Résultats:Les 2 groupes étaient significativement différents au niveau cognitif sauf pour les scores A et B1 du Stroop et pour le MoCA d’orientation. Aucune différence n’a été observée entre les groupes pour l’âge, l’IMC ou le genre. Aucune différence au niveau des caractéristiques corporelles, fonctionnelles, de la durée d’AP pratiquée et du  nombre de pas (>180 min/sem; ≥7500 pas/j) n’a été observée entre  les 2 groupes.

Conclusion:Indépendamment du statut cognitif des personnes âgées, la pratique des AP permet d’avoir une composition corporelle favorable et de maintenir une autonomie fonctionnelle.

81e Congrès de l'ACFAS

Pause

Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale
81e Congrès de l'ACFAS

Trajectoires des endophénotypes neurodéveloppementaux chez les enfants à risque génétique de schizophrénie ou maladie bipolaire : la forme de la trajectoire et le timing comptent

Auteur : Sabrina Lalancette
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Objectif:Comment prévenir la schizophrénie (SZ) et la maladie bipolaire (BP), des maladies dont les déterminants se trouvent en enfance mais qui n'apparaissent qu'à l'âge adulte? Une solution réside dans l'étude des trajectoires d'endophénotypes physiologiques et cognitifs déficitaires chez des enfants à risque. Nous étudions ici les trajectoires développementales du QI, de la mémoire épisodique (MÉ), de la mémoire de travail et de la coordination motrice chez des jeunes à risque génétique.

 

Méthode:65 jeunes (7 à 22 ans) ayant un parent affecté par SZ ou BP ont été évalués avec une batterie neuropsychologique. Ils proviennent de 48 grandes familles suivies depuis 20 ans (n=1500), comptant 400 membres atteints de SZ ou BP. Leurs trajectoires cognitives transversales furent comparées à un groupe témoin.

 

Résultats:Le QI etla MÉverbale ont des trajectoires de déficit stables.La MÉvisuelle se caractérise par un retard dès l'enfance suivi d'une phase de récupération en adolescence et à l'âge adulte. Le déficit de mémoire de travail a une apparition tardive (fin d'adolescence/début de l'âge adulte). Enfin, la coordination motrice n'est affectée qu'au stade de la maladie adulte.

 

Conclusion:Chaque fonction cognitive montre une trajectoire qui lui est propre. Cela ouvre des perspectives d'interventions préventives concrètes : normaliser la trajectoire infantile de ces endophénotypes de risque en agissant au bon moment.

 

81e Congrès de l'ACFAS

Évaluation d'une pratique réflexive infirmière : des résultats prometteurs

Auteur : Véronique Dubé
Colloque    112 - Vieillissement

Les besoins particuliers des personnes âgées hospitalisées sont souvent en discordance avec la vitesse accélérée du travail en milieu hospitalier et le manque de formation en soins gérontologiques. La pratique réflexive (PR) comme processus d’apprentissage via l’auto-examen d’expériences cliniques issues de la pratique professionnelle est proposée dans cette étude comme un moyen pour améliorer la qualité des soins dispensés. Les buts de l’étude étaient de/d’: 1) développer et mettre à l’essai une PR avec des infirmières œuvrant auprès d’aînés hospitalisés; 2) évaluer les effets de la PR sur les attitudes, les connaissances et les interventions infirmières auprès de cette clientèle. Un devis mixte combinant une approche de type recherche-action (n=22) et une approche quantitative de type quasi expérimental avec groupe de comparaison (n=21) et mesures pré et post-intervention, a été utilisé dans cette étude. L'intervention de PR était composée de huit ateliers de 75 minutes, dispensés aux trois semaines et d’exercices individuels. Les résultats démontrent que la PR peut aider à modifier les attitudes et les connaissances des infirmières à l’égard des aînés. Cette pratique est également porteuse pour l'amélioration de la pratique professionnelle des infirmières notamment par l'intégration d'interventions mieux ciblées à la clientèle âgée. Ce type de pratique nécessite cependant des conditions facilitantes pour permettre des retombées concrètes sur la qualité des soins aux aînés.

81e Congrès de l'ACFAS

La stimulation cérébrale non invasive et les dépendances aux drogues

Auteur : Antoine Hone-Blanchet
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Les dépendances aux substances sont un problème résultant d'une stimulation pharmacologique chronique des circuits neuronaux de la récompense. Ce problème illustre bien le phénomène de neuroplasticité, dans un contexte pathologique, alors que plusieurs systèmes cérébraux et modalités comportementales s'en trouvent affectés.

Utilisée dans le traitement pour la dépression, la stimulation cérébrale non invasive (transcranial direct current stimulationtranscranial magnetic stimulation) permet de moduler certains aspects du comportement. Les mécanismes d'action sous-jacents de ces effets impliqueraient un changement dans la polarité corticale et sous-corticale, mais demeurent indéterminés. Ses effets s'observant au-delà de la période de stimulation, la stimulation est considérée comme un outil non invasif favorisant la plasticité cérébrale.

La stimulation propose un potentiel intéressant dans la diminution des symptômes liés aux dépendances. En effet, certaines études indiquent qu'elle pourrait aider à réduire l'intensité du besoin en drogue et diminuer la quantité consommée lorsqu'appliquée au cortex préfrontal. De plus, ces travaux ont été réalisés chez des populations souffrant de dépendance à des substances diverses.

Ainsi, cette présentation traitera des dépendances, du rationnel de l'utilisation de la stimulation cérébrale dans ce contexte et de données intéressantes quant à l'utilisation de ces techniques dans la modulation de comportements liés aux dépendances.

 



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Mécanistique de la mémoire neuronale et mesure des indicateurs de la plasticité synaptique

Auteur : Farida El gaamouch
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

La plasticité synaptique permet d'expliquer de nombreuses formes de mémoire simple présentes chez tous les individus possédant un système nerveux même peu développé. Elle se traduit par des changements d'efficacité d'une synapse en fonction des activités antérieures du neurone, des différents stimuli reçus au cours de sa vie.

Au niveau présynaptique, un potentiel d'action induit la libération de neurotransmetteurs dans la fente synaptique, ces derniers vont interagir spécifiquement avec leurs récepteurs postsynaptiques induisant ainsi un signal codé par l'amplitude de la dépolarisation. Il existe donc deux types plasticités: une plasticité présynaptique et postsynaptique. Un des exemples de cette plasticité postsynaptique, corrélée avec la mémoire à long terme dans l'hippocampe, est la potentialisation à long terme, impliquant majoritairement les récepteurs de type NMDA (canaux calciques “détecteurs de coïncidence”) et de type AMPA (“amorceurs”). Un troisième acteur clé de la plasticité est la CaMKII, capable de demeurer active longtemps après la fin de la stimulation et de traduire le premier message électrique en un second message intracellulaire, voir même induire la transcription de gènes précoces CRE-dépendants.

Dans le cadre de nos études sur les mécanismes régissant la plasticité synaptique, nous avons mis en place des protocoles spécifiques capables d'induire la plasticité mais également développé des techniques nous permettant d'en mesurer les indicateurs clés.

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Biomarqueurs neurodéveloppementaux présents chez l'enfant à risque et le patient adulte : défi des neurosciences cliniques pour les prochaines décennies

Auteur : Michel Maziade
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Les maladies psychiatriques majeures, comme la schizophrénie, la maladie bipolaire, la dépression et les troubles anxieux, affectent 6% de la population soit environ 50 millions de personnes dans les pays du G7. Ces maladies dites neurodéveloppementales résultent de différentes atteintes génétiques et environnementales qui peuvent survenir dès l'enfance. Or, on sait aujourd'hui que les anomalies neurodéveloppementales retrouvées chez les patients adultes (endophénotypes cognitifs et physiologiques), sont déjà détectables 10 à 15 ans avant le début de la maladie chez les enfants à risque. La recherche médicale moderne s'oriente non seulement vers la mise en évidence de ces déterminants infantiles mais également sur leur normalisation en vue d'une meilleure prévention des syndromes neuropsychiatriques. Cette approche est une tendance mondiale ancrée, déjà établie pour d'autres maladies complexes, comme les maladies cardiovasculaires. La présentation des résultats récents dans ce domaine sera intégrée aux thèmes développés par les conférenciers du colloque, dans la perspective de faire part des nouvelles tendances et directions prises par la recherche en neurosciences cliniques et fondamentales en santé mentale, pour les prochaines décennies.

81e Congrès de l'ACFAS

Validation du TSST en réalité virtuelle chez les personnes âgées

Auteur : Julie Paré
Colloque    112 - Vieillissement

Le vieillissement est un processus complexe qui est défini par des changements biologiques et psychologiques. Nous vieillissons tous, le rythme est néanmoins différent d’un individu à l’autre. Plusieurs facteurs, y compris le stress et la relâche de cortisol, peuvent expliquer ces différences individuelles. Le ‘Trier Social Stress Test’ (TSST) est une procédure pour induire un stress en laboratoire. Il provoque l’activation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) et la relâche du cortisol. Bien que le TSST soit un outil standardisé, il n’est pas rare d’observer d’une passation à l’autre, des variations méthodologiques entraînant des altérations des propriétés psychométriques. L’utilisation d’une version en réalité virtuelle (RV) du TSST pourrait minimiser ces variations. Cette étude a pour but de présenter une validation du TSST-RV auprès d’aînés. Les participants ont eu 2 min. d’habituation à l’environnement virtuel puis ils ont fait une présentation de 5 min. suivie de 5 min. de calcul mental. Six échantillons de cortisol salivaire ont été pris : à l’arrivée (T1) au laboratoire, juste avant l’exposition (T2), immédiatement (T3), 10 min. (T4), 20 min. (T5) et 40 min. (T6) après l’exposition. Des tests-t appariés unilatéraux ont montré des différences significatives (p˂0,05) entre les mesures T2 et T3, T4 et T5 ainsi qu’entre T4 et T6 et T5 et T6. Ces résultats indiquent que le TSST-RV induit une augmentation significative du cortisol salivaire chez les aînés.

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Introduction au colloque

Auteur : Rémi Quirion
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale
81e Congrès de l'ACFAS

Effets du stress chronique sur la flexibilité cognitive chez un modèle murin de réduction de la sérotonine cérébrale

Auteur : Francis Lemay
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Les dysfonctions cognitives sont des symptômes observés dans les troubles anxieux et de l'humeur (Murrough et al., 2011 ; Iosifescu, 2012). La flexibilité cognitive, fonction associée à la sérotonine (5-HT ; Homberg et al., 2012), est atteinte dans ces troubles. Étant donnée la relation connue entre le stress et les performances cognitives (Castaneda et al., 2008), ainsi qu'entre 5-HT et l'anxiété (Karg et al., 2011), un modèle animal génétique de réduction de 5-HT, la souris knockin Tph2 (Beaulieu et al., 2008), est utilisé. Des souris de deux génotypes (wildtype [WT] et homozygote [HO]) sont soumises à l'une de deux conditions : stress chronique de contention (n = 8 WT, 8 HO) ou absence de stress chronique (n = 8 WT, 8 HO) et leurs performances cognitives sont évaluées dans le labyrinthe en H (Del'Guidice et al., 2009). Dans la condition sans stress, les souris WT complètent plus souvent la tâche que les HO et font moins d'erreurs de persévération. Cependant, dans la condition de stress chronique, les résultats des souris des deux génotypes ne diffèrent pas. En comparaison avec la condition sans stress, les performances des HO demeurent inchangées, et celles des WT sont similaires à celles des HO stressées. Les résultats confirment le lien existant entre le stress chronique et la flexibilité cognitive. Il semblerait que le stress chronique affecte peu les performances cognitives de souris à 5-HT réduite, qui souffrent au départ de déficits de flexibilité cognitive.

81e Congrès de l'ACFAS

Séquençage de nouvelle génération : vers une caractérisation du rôle fonctionnel de l'hydroxyméthylation dans le cerveau des suicidés

Auteur : Jeffrey Gross
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Le suicide est un phénomène complexe et il est important d'en comprendre la neurobiologie puisque celle-ci peut élucider certains facteurs étiologiques et informer de futures pistes d'intervention. La recherche sur les biomarqueurs est particulièrement importante. Jusqu'à date, les modifications épigénétiques telles la méthylation de la cytosine d'ADN ainsi que les modifications de la chromatine ont été suggérées dans certains phénotypes psychiatriques comme la schizophrénie, le trouble affectif bipolaire et le suicide. Récemment, il a été démontré que les cytosines méthylées sont converties en cytosines hydroxyméthylées (hmC), et que cette nouvelle modification pourrait servir de marqueur épigénétique. Afin de mieux caractérisé son rôle fonctionnel, l'ADN post-mortem a été extraite, fragmentée et enrichie pour hmC à partir de cerveaux d'individus sans psychopathologies ou suicidés. Les librairies d'ADN ont été préparées et séquencées sur des séquenceurs Illumina HiSeq 2000. Des analyses bio-informatiques seront employées pour déterminer les régions du génome qui présentent des niveaux élevés ou réduits d'hydroxyméthylation dans chaque groupe. Par la suite, nous différencierons les deux groupes sur cette même variable. La caractérisation du rôle de l'hydroxyméthylation dans le suicide et son impact sur les changements d'expression génétique seront essentiels dans la découverte de futurs biomarqueurs.

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Santé mentale et caractéristiques sociodémographiques des profils de comportement alimentaire des personnes âgées en Aquitaine et au Québec

Auteur : Benjamin Allès
Colloque    112 - Vieillissement

Introduction: Les profils de nutriments chez des sujets âgés et leurs caractéristiques socio-économiques ont été peu étudiés en France et au Québec.

Objectif: Le but était de décrire les profils de nutriments dans 2 populations de personnes de 65 ans et plus et les caractéristiques socioéconomiques associées aux profils.

Méthodologie: Données de l’étude 3-Cités (3C, France), 2104 sujets (65 ans et plus) et de l'étude NuAge (Québec), 1793 sujets (68 ans et plus). Des analyses en composantes principales ont été réalisées à partir des quantités journalières de nutriments. Une description de la consommation journalière moyenne d’aliments et d’adhésion aux recommandations canadiennes a été réalisée.

Résultats: La 1ère composante des 2 populations était caractérisée par une alimentation fidèle aux recommandations alimentaires (profil sain, p<0.001) et l'inverse pour la 2nde composante (profil occidental, p<0.001). La 3è composante reflétait un régime sud-ouest France ou un traditionnel sain au Québec. Les régimes sains des 2 pays semblent similaires (coefficient de congruence=0.82). Les caractéristiques sociodémographiques sont plus associées aux alimentations dites  saines et  occidentales dans la population NuAge.

Discussion:Cette étude a permis d’identifier un profil sain en opposition à un profil occidental et deux profils traditionnels spécifiques aux régions étudiées. Les caractéristiques sociodémographiques seront à prendre en compte dans les futures analyses.

81e Congrès de l'ACFAS

Potentialiser l'extrusion des ions chlorure comme nouvelle cible thérapeutique

Auteur : Annie Castonguay
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Dans le système nerveux central (SNC), le cotransporteur KCC2 maintient les faibles [Cl-]i nécessaires à l'inhibition postsynaptique via les récepteurs GABAA et glycine. La perte d'efficacité du KCC2 joue un rôle important dans plusieurs conditions neurologiques et psychiatriques telles que l'épilepsie, le stress, l'anxiété la schizophrénie et la douleur chronique. Des études récentes ont montré qu'améliorer l'activité du KCC2 pourrait être la meilleure stratégie thérapeutique pour restaurer l'inhibition et la fonction neuronale dans de tels cas. Nous avons développé un test d'identification à grande échelle qui nous a permis d'isoler des activateurs du KCC2 capables de réduire la [Cl-]i. L'optimisation de molécules de la famille des arylmethylidine a permis d'identifier le CLP257 pour sa spécificité envers le KCC2 et sa capacité à diminuer la [Cl-]i. En effet, le CLP257 potentialise l'activité du KCC2 dans les neurones ayant un taux de transport du Cl- réduit, normalise les réponses électrophysiologiques de champs induites par des stimuli sensoriels des voies nociceptives spinales et diminue l'hypersensibilité dans un modèle de douleur neuropathique chez le rat. L'administration orale de pro-CLP257 atteint un niveau d'efficacité équivalente à celle de la pregabalin, sans toutefois causer d'effets secondaires moteurs pour des niveaux d'analgésie comparables. Ces résultats montrent que le KCC2 est une cible de choix pour le traitement pharmacologique de plusieurs affections du SNC.

 

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La représentation sociale de la vieillesse et de la maladie d’Alzheimer chez les étudiants universitaires dans le domaine de la santé : une question de culture ?

Auteur : Sophie Ethier
Colloque    112 - Vieillissement

Les représentations de la vieillesse et de l’Alzheimer (MA) influencent le choix de stage et de carrière des futurs professionnels en santé. Le fait que peu d’étudiants se dirigent vers cette clientèle a un impact d’autant plus grand
dans un contexte linguistique minoritaire, car les personnes atteintes de démence perdent peu à peu leur langue maternelle. L’étude visait à documenter cesreprésentations auprès d’étudiants à l’Université de St-Boniface. La présentation met l’accent sur la manière dont la vieillesse et la MA sont envisagées par les étudiants dans le domaine de la santé (n=75), compare ces
représentations avec un groupe d’étudiants d’autres domaines (n= 61)  et en fait ressortir la variable culturelle. Le Quiz factuel sur le vieillissement-version québécoise, (Beaulieu, Lévesque et Vézina), le Questionnaire d’évaluation des connaissances sur la MA (Hébert, Bravo et Girouard, 1993) et le Fraboni scale of ageism- version française (Boudjemad et Gana, 2009) ont été
administrés. Deux groupes de discussion (n=12) ont été effectués avec des étudiants d’origine africaine et franco-manitobaine. Les résultats montrent que le vieillissement est abordé en terme négatif et de pertes et la MA perçue comme une catastrophe. Les étudiants de culture africaine mentionnent à la fois le rôle positif des aînés et l’exclusion dont sont victimes ceux atteints de démence. Les étudiants en santé ont de meilleures connaissances et présentent moins d’attitudes âgistes que les autres.

81e Congrès de l'ACFAS

Effets neurophysiologiques de la stimulation du nerf vague et optimisation des paramètres de stimulation

Auteur : Stella Manta
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

La dépression est une pathologie grave qui, malgré de multiples stratégies thérapeutiques, demeure résistante chez 1/3 des patients. La stimulation du nerf vague (SNV) a ainsi fait preuve de son efficacité en clinique et a récemment été approuvée comme traitement additif pour la dépression résistante. Cependant, les mécanismes d'action de la SNV en rapport avec la dépression n'ont été que peu étudiés.

Le but de nos travaux a été de caractériser l'impact de la SNV sur les différents systèmes monoaminergiques impliqués dans la pathophysiologie de la dépression, à savoir la sérotonine (5-HT), la noradrénaline, la dopamine, grâce à l'utilisation de techniques électrophysiologiques et de microdialyse in vivo chez le rat. Nos résultats ont montré que l'influence de la SNV sur ces 3 systèmes s'avère en partie distincte de celle des antidépresseurs classiques, contribuant à son efficacité en clinique.

D'autre part, nous avons voulu caractériser les paramètres optimaux de SNV agissant sur la dépression, en utilisant comme indicateur le taux de décharge des neurones 5-HT. Des modalités de stimulation moins intenses se sont avérées aussi efficaces que les stimulations standards pour augmenter l'activité électrique des neurones 5-HT.

Ces nouveaux paramètres de stimulation pourraient s'avérer bénéfiques en clinique, chez des patients ayant déjà répondu à la SNV. Ils pourraient minimiser les effets secondaires reliés aux périodes de stimulation et améliorer la qualité de vie des patients.

81e Congrès de l'ACFAS

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Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale