Rechercher dans le programme et les archives du congrès



81e Congrès de l'ACFAS

La dépression et le reste du cerveau – Imagerie fonctionnelle

Auteur : Georg Northoff
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

La dépression se caractérise par une diminution anormale de l'activité
cérébrale dans les régions corticales médianes et le cortex préfrontal
latéral. Même si cela a été documenté dans des études humaines et
animales, les implications exactes des stimuli induits et surtout les
symptômes psychopathologiques de la dépression restent encore ambiguës. Mon
exposé traitera de diverses études sur l'émotion, le soi et la
conscience du corps humain ien étudiant les mécanismes neuronaux et
biochimiques par 'imagerie multimodale.
 



81e Congrès de l'ACFAS

Architecture cognitive de l'enfance à l'âge adulte dans les familles à haut risque de développer des psychoses majeures

Auteur : Caroline Cellard
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

La structure factorielle MATRICS permet l'identification des domaines cognitifs clés à évaluer en schizophrénie (SZ). Peu d'études ont évalué la structure cognitive des enfants à haut risque génétique de développer une psychose majeure, ce qui pourrait permettre l'identification des profils cognitifs à risque. L'objectif de cette étude est d'identifier la structure factorielle au plan cognitif des familles affectées par les psychoses majeures et de vérifier la stabilité de cette architecture cognitive de l'enfance à l'âge adulte chez des individus à haut risque génétique et des individus aux prises avec un trouble bipolaire (TB) ou une SZ.  Des analyses factorielles exploratoires et confirmatoires ont été réalisées dans les échantillons de patients TB/SZ (n=55), d'apparentés adultes non atteints (n=97) et aussi des enfants à haut risque génétique (n=66) provenant de différentes générations des familles multigénérationelles de l'Est du Québec. Vingt-quatre variables neuropsychologiques ont été sélectionnées pour les analyses. Les échantillons partagent une structure factorielle à 6 facteurs: mémoire de travail, compréhension verbale, vigilance, mémoire verbale et apprentissage, mémoire visuelle et apprentissage, et raisonnement et résolution de problèmes. L'architecture cognitive des familles multigénérationnelles est stable de l'enfance à l'âge adulte et est semblable à celle des échantillons sporadiques. Les implications pour les stratégies préventives seront discutées.  

81e Congrès de l'ACFAS

Reconnaissance d'émotions évoquées par le visage et la musique au cours du vieillissement

Auteur : Gabriel Ducharme-Laliberté
Colloque    112 - Vieillissement

Des études portant sur le vieillissement révèlent des changements pour la reconnaissance des émotions. Ces changements pourraient être dus à des modifications cérébrales. L’étude présentée porte sur la capacité des personnes âgées à reconnaître des émotions évoquées par le visage et, pour une rare fois, la musique, un médium d’évocation émotionnelle reconnu. Une recherche transversale a été réalisée auprès de participants qui ne présentaient pas de trouble de perception des visages ni de la musique, de dépression ou de démence. Deux groupes de 14 participants ont été formés : un groupe de personnes âgées et un groupe contrôle de jeunes adultes. Une tâche de reconnaissance d’émotions évoquées par le visage (gaieté, tristesse, peur, colère, surprise) et une tâche de reconnaissance d’émotions évoquées par la musique (gaieté, tristesse, colère) ont été administrées. Les résultats révèlent que les personnes âgées ont plus de difficulté que les jeunes adultes à reconnaître l’ensemble des émotions évoquées par le visage et à reconnaître la peur évoquée par la musique. Ce dernier résultat pourrait être expliqué par l’atrophie de l’amygdale observée au cours du vieillissement. De plus, les résultats obtenus pour la gaieté et la tristesse suggèrent une dissociation possible entre la reconnaissance d’émotions évoquées par le visage et par la musique. Les résultats seront par ailleurs discutés en regard de la sensibilité des tâches, particulièrement pour les jeunes adultes.

81e Congrès de l'ACFAS

Utilisation du yoga et de la méditation dans le traitement des problèmes de santé mentale

Auteur : Gilles Dupuis
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

L'utilisation du yoga et de la méditation dans le traitement de problèmes de santé mentale devient de plus en plus répandue. Selon un sondage du NIH, fait en 2007, le yoga arrive au 6e rang parmi les médecines alternatives. En 2007, 13 millions d'américains ont pratiqué le yoga et de 2002-2007, il y a eu un accroissement de 3 millions. Selon ce sondage, il y a aussi  plus de 1.5 millions d'enfants qui pratiquent le yoga. Le premier objectif de cette présentation est de donner un bref aperçu des principes du yoga et d'en distinguer les différents types. Le second est de présenter un modèle biopsychosocial visant à expliquer les effets multiples du yoga. Le troisième s'attachera à décrire des études sur l'utilisation du yoga et de la méditation au niveau de la dépression et de l'anxiété. Les résultats tant au niveau clinique qu'au niveau de certains marqueurs de l'activité cérébrale seront présentés. Cette revue couvrira aussi les applications du yoga et de la méditation en oncologie, notamment pour le cancer du sein.  Un survol des problèmes de santé mentale  (ex : état de stress post traumatique, trouble alimentaire, trouble de l'attention, etc.) pour lesquels le yoga ou la méditation ont été utilisés sera aussi présenté. Le quatrième objectif sera de présenter des pistes de recherches futures.  Enfin, le cinquième est de familiariser l'auditoire avec quelques exercices simples qui peuvent être réalisés au travail, assis à sa chaise de bureau.

81e Congrès de l'ACFAS

Pause

Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale
81e Congrès de l'ACFAS

Portrait de la santé et de l'accès aux services sociaux et de santé en français des aînés franco-manitobains

Auteur : Danielle de Moissac
Colloque    112 - Vieillissement

Le vieillissement de la population se fait sentir au Manitoba et davantage auprès des Franco-Manitobains vivant en situation linguistique minoritaire (Chartier et collab., 2012). Cette recherche tente de dresser un portrait de la santé et de l’accès aux services sociaux et de santé en français des aînés franco-manitobains vivant dans les quartiers francophones de Winnipeg.  Afin d’identifier leurs besoins, une revue de la littérature, une analyse des données administratives provenant des foyers de soins personnels et du service de soins à domicile ainsi qu’une analyse secondaire des données provenant de l’étude sur la disponibilité et l’accessibilité des services de santé en français au Manitoba (de Moissac et collab., 2011) ont été effectués. Les résultats suggèrent qu’en effet, la santé des aînés francophones en milieu urbain est plus précaire et que l’accès aux professionnels pouvant offrir des services en français est insuffisant, particulièrement dans les domaines de pharmacie, d’optométrie, d’orthophonie, d’audiologie et de médecine spécialisée. La recommandation est d’élargir et de coordonner le continuum de services formels en français pour les aînés francophones, tant pour ce qui est des soins primaires que des logements avec soutien, des soins à domicile, des soins en foyers de soins personnels et des soins en fin de vie. Cette étude contribuera à la mise en place de pratiques pour améliorer l’offre de services sociaux et de santé en français aux personnes âgées.

81e Congrès de l'ACFAS

La stimulation transcrânienne en courant continu (STCC) peut-elle diminuer les hallucinations auditives résistantes de la schizophrénie ?

Auteur : Marine MONDINO
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Les hallucinations auditives (HA), symptômes fréquents et invalidants chez les patients atteints de schizophrénie (SCH), sont résistantes aux traitements antipsychotiques actuels dans 25% des cas. Ces symptômes sont associés à une perturbation de la connectivité dans réseau cérébral impliquant les aires frontales et temporo-pariétales gauches. L'objectif principal de cette étude est de diminuer les HA résistantes chez les patients SCH. Pour atteindre cet objectif, nous proposons de moduler l'activité de ce réseau cérébral dysfonctionnel grâce à la stimulation transcrânienne en courant continu (STCC), une technique de neurostimulation non invasive.

Trente patients SCH présentant des HA résistantes aux traitements antipsychotiques ont été inclus dans l'étude. Après randomisation, les patients ont bénéficié de 10 séances de 20 minutes de STCC active (cathode au niveau du cortex temporo-pariétal gauche ; anode au niveau du cortex préfrontal gauche ; intensité=2mA) ou placebo, à raison de 2 séances quotidiennes sur 5 jours consécutifs.

Nous avons rapporté une amélioration des HA dans le groupe actif comparativement au groupe placebo, avec une diminution de 31% après les séances de stimulation, 36% à 1 mois et 38% à 3 mois. Nous avons également rapporté un effet de la STCC active sur la dimension négative. Ces résultats préliminaires prometteurs nécessitant réplication placent la STCC comme une technique pertinente pour diminuer les symptômes résistants de la SCH. 

81e Congrès de l'ACFAS

La thérapie cognitive basée sur la pleine conscience et son impact sur la modulation de la circuiterie neuronale dans les troubles de l'humeur

Auteur : Serge Beaulieu
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale
81e Congrès de l'ACFAS

Imagerie en molécules uniques de la diffusion des récepteurs au glutamate dans les synapses

Auteur : Simon Labrecque
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

La transmission glutamatergique est déterminée en partie par le nombre de récepteurs AMPA à la synapse. Ce nombre est le résultat d'un équilibre dynamique entre trois populations de récepteurs: synaptiques, extra-synaptiques et intracellulaires. Un changement de cet équilibre serait responsable de certaines modifications de la transmission observées lors de la maturation, de la plasticité synaptique et lors de pathologies liées à des maladies mentales. Afin d'étudier les mécanismes fondamentaux de la régulation des récepteurs AMPA aux synapses, nous avons développé une technique de suivi de molécules uniques qui utilise les points quantiques liés aux récepteurs AMPA combiné à l'expression d'étiquettes fluorescentes synaptiques.  Nous utilisons la vidéo-microscopie pour imager la diffusion des récepteurs AMPA dans les synapses de neurones d'hippocampe en culture. De plus, nous utilisons une GFP sensible au pH fusionné aux récepteurs AMPA afin de surveiller leur apparition à la membrane. La compréhension des mécanismes de recrutement des récepteurs AMPA aux synapses devrait fournir des indices sur l'apprentissage, la mémoire et certaines maladies mentales. 

 

81e Congrès de l'ACFAS

Le traitement antipsychotique peut sensibiliser à la récompense : implications pour l'abus de drogues chez les schizophrènes

Auteur : Anne-Noël Samaha
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

L'incidence d'abus de drogues est élevée chez les individus atteints de schizophrénie. L'abus de drogues confère un pronostic plus sombre et compromet le traitement des patients. Bien que l'abus de drogues soit la règle plutôt que l'exception chez les schizophrènes, on ne sait pas pourquoi. La schizophrénie est traitée avec des médicaments antipsychotiques qui diminuent la neurotransmission dopaminergique via le récepteur D2. Paradoxalement, les antipsychotiques peuvent induire une hypersensibilisation du système dopaminergique. Vu le rôle de ce système dans la récompense, nous avons évalué chez le rat l'hypothèse qu'un traitement antipsychotique qui induit une hypersensibilisation dopaminergique augmenterait la poursuite de stimuli conditionnés. Les stimuli conditionnés contribuent à la toxicomanie car ils peuvent évoquer ou impulser des comportements de consommation de drogue. Nos études démontrent qu'un traitement à l'halopéridol mais non à l'olanzapine, augmente la capacité d'une injection d'amphétamine de potentialiser la poursuite d'un stimulus conditionné, d'induire la locomotion, et d'activer le caudé-putamen. Un antipsychotique comme l'halopéridol pourrait donc faciliter les modifications neurobiologiques qui favorisent la capacité de stimuli conditionnés de guider le comportement. Vu le rôle de ces stimuli dans la toxicomanie, il semble possible que la prise de certains antipsychotiques puisse contribuer à la vulnérabilité aux drogues chez certains patients.

81e Congrès de l'ACFAS

Mot de bienvenue

Auteur : Simon Racine
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale
81e Congrès de l'ACFAS

La Gsk3β du cerveau antérieur régule l'anxiété et le comportement social

Auteur : Jean-Martin Beaulieu
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Les neurotransmetteurs tels que la dopamine (DA) et sérotonine (5-HT) sont à l'origine de pathologies comme le trouble bipolaire, la dépression, l'autisme et la schizophrénie. Les agents pharmacologiques agissant sur ces systèmes de neurotransmission, tout comme les neurotransmetteurs eux-mêmes, régulent la glycogène synthase kinase 3 b (Gsk3b). Afin de définir les corrélats neuroanatomiques de l'activité de Gsk3β dans la régulation du comportement, nous avons généré des souris CamKIIcre-floxGSK3β. Ces souris permettent une inactivation post-natale de GSK3b dans les neurones pyramidaux du cerveau antérieur. Cette inactivation induit des effets anxiolytiques et pro-sociaux à l'âge adulte. Néanmoins, contrairement à l'inhibition partielle de GSK3b dans toutes les aires cérébrales, pas de variation du niveau de résilience ou de réponse locomotrice induite par l'amphétamine n'est observée. Nos travaux révèlent donc une dissociation des effets comportementaux liés à l'inhibition de Gsk3b selon l'aire cérébrale concernée. La Gsk3b du cerveau antérieur régulerait l'anxiété la sociabilité contrairement aux autres comportements observés qui impliqueraient des structures sous-corticales comme potentiellement l'hippocampe et striatum.

81e Congrès de l'ACFAS

Relation entre la pré-hypertension et les capacités fonctionnelles chez des personnes âgées modérément actives

Auteur : Jean-Philippe Leduc-Gaudet
Colloque    112 - Vieillissement

Introduction:

Le vieillissement normal s’accompagne de changements corporels (gain de masse grasse et perte de masse musculaire) et d’une hausse de la prévalence de la pré-hypertension (120-139/80-89mmHg), augmentant de ce fait les risques de complications métaboliques et de chutes.

Objectif:

Comparer les capacités fonctionnelles entre des personnes âgées normo-tendues (NT) et pré-hypertendues (PH) modérément actives.

Méthode:

220 personnes âgées (> 50 ans) modérément actives (> 7500 pas/j) ont été recrutées au sein des YMCA du Québec et divisée en deux groupes: normo-tendu (n=178) et pré-hypertendu (n=42). La composition corporelle et les capacités fonctionnelles ont été évaluées et comparées entre les 2 groupes (test-t). P<0.05 significatif (SPSS 17.0).

Résultats:

Malgré un IMC (NT:26±4 vs HT:28±4kg/m2), un pourcentage de masse grasse totale et du tronc significativement plus élevés chez les PH (PH:31% vs NT:29%), ces derniers présentent une force des membres inférieurs et supérieurs et des capacités fonctionnelles similaires au groupe NT et ce même si on corrige pour ces 3 variables. De plus, les deux groupes ont le même niveau d’activité physique (9100 vs 8100 pas/j), le même âge (61 vs 60 ans) et le même nombre de femme (58 vs 50%).

Conclusion:

La pré-hypertension chez des personnes âgées modérées actives ne semble pas affecter négativement les capacités fonctionnelles de ces dernières. De futures études longitudinales sont nécessaires pour confirmer ces observations.

81e Congrès de l'ACFAS

Biomarqueurs en schizophrénie : le droit de rêver ?

Auteur : Simon Girard
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Dans la course à l'identification de nouveaux biomarqueurs, le domaine de la santé mentale a toujours été à la traîne, la schizophrénie bien souvent bonne dernière. La variabilité phénotypique de même que la complexité des mécanismes moléculaires impliqués ralentissent grandement le progrès. Cependant, tout récemment, de nouveaux paradigmes se sont installés, particulièrement au niveau de la génétique de la schizophrénie. L'implication des mutations de novo a été démontrée à maintes reprises et est désormais établie comme une explication majeure du caractère héréditaire de la maladie. Cependant, il est difficile de bien comprendre l'implication de ces mutations car leurs caractéristiques ainsi que leur distribution sont encore méconnues. Afin de donner un sens clinique aux mutations de novo identifiées en schizophrénie, il est crucial d'approfondir nos connaissances du domaine. À cette fin, nous avons utilisé une approche intégrative afin de réaliser une étude cas-contrôle pour tenter de mieux caractériser les gènes porteurs de mutations de novo chez 240 patients atteints de schizophrénie. Dans un deuxième temps, nous avons étudié des familles de jumeaux en santé afin d'établir des relations directes entre la fréquence des mutations de novo et les facteurs environnementaux. Ces deux études nous permettent de nous rapprocher du jour où les mutations de novo pourront être utilisées comme biomarqueurs afin de mieux prévoir le pronostic clinique des patients atteints de schizophrénie.

81e Congrès de l'ACFAS

Dîner

Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale
81e Congrès de l'ACFAS

Relation entre les changements de composition corporelle et de force avec la sensibilité à l’insuline suite à l’entraînement de résistance chez des femmes obèses post-ménopausées

Auteur : François Lemieux
Colloque    112 - Vieillissement

Introduction: La ménopause détériorerait la sensibilité à l’insuline (SI). L’entrainement en résistance (ER) induirait des changements de SI chez des individus âgés. Il a été démontré une association entre le changement de SI et le changement de masse grasse (MG), maigre (MM) ou de force musculaire (FM). Objectif: Déterminer les associations entre les changements de MM, de MG, de FM avec la SI suite à quatre mois d’ER chez des femmes post-ménopausées et obèses. Méthodes: 34 femmes (12 avec et 22 sans le syndrome métabolique) post-ménopausées, obèses mais non diabétiques, ont été recrutées. Les participantes ont suivi un ER de 4 mois. La composition corporelle, la force de préhension, la force du quadriceps ont été mesurées. Les taux de glucose et d’insuline plasmatiques à jeun ainsi que leur index de SI (Stumvoll, Homa, Matsuda) ont été mesurés. Des corrélations non paramétriques ont été réalisées à l’aide du logiciel SPSS (17.0) Résultats: Aucune corrélation entre le changement de SI et l’augmentation de la FM, l’augmentation de la MM ou la diminution de la MG n’ont été observés que l’on considère le groupe dans son ensemble ou par sous-catégories (avec ou sans le syndrome métabolique). Conclusion: Ces observations suggèrent donc que les changements de FM, de MM et de MG ne sont pas associés au changement de la SI chez des femmes obèses post-ménopausées. Toutefois, une des limites à considérer pour de futures études est le non inclusion d’individus diabétiques.

81e Congrès de l'ACFAS

Trajectoires des endophénotypes neurodéveloppementaux chez les enfants à risque génétique de schizophrénie ou maladie bipolaire : la forme de la trajectoire et le timing comptent

Auteur : Sabrina Lalancette
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Objectif:Comment prévenir la schizophrénie (SZ) et la maladie bipolaire (BP), des maladies dont les déterminants se trouvent en enfance mais qui n'apparaissent qu'à l'âge adulte? Une solution réside dans l'étude des trajectoires d'endophénotypes physiologiques et cognitifs déficitaires chez des enfants à risque. Nous étudions ici les trajectoires développementales du QI, de la mémoire épisodique (MÉ), de la mémoire de travail et de la coordination motrice chez des jeunes à risque génétique.

 

Méthode:65 jeunes (7 à 22 ans) ayant un parent affecté par SZ ou BP ont été évalués avec une batterie neuropsychologique. Ils proviennent de 48 grandes familles suivies depuis 20 ans (n=1500), comptant 400 membres atteints de SZ ou BP. Leurs trajectoires cognitives transversales furent comparées à un groupe témoin.

 

Résultats:Le QI etla MÉverbale ont des trajectoires de déficit stables.La MÉvisuelle se caractérise par un retard dès l'enfance suivi d'une phase de récupération en adolescence et à l'âge adulte. Le déficit de mémoire de travail a une apparition tardive (fin d'adolescence/début de l'âge adulte). Enfin, la coordination motrice n'est affectée qu'au stade de la maladie adulte.

 

Conclusion:Chaque fonction cognitive montre une trajectoire qui lui est propre. Cela ouvre des perspectives d'interventions préventives concrètes : normaliser la trajectoire infantile de ces endophénotypes de risque en agissant au bon moment.

 

81e Congrès de l'ACFAS

La stimulation cérébrale non invasive et les dépendances aux drogues

Auteur : Antoine Hone-Blanchet
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Les dépendances aux substances sont un problème résultant d'une stimulation pharmacologique chronique des circuits neuronaux de la récompense. Ce problème illustre bien le phénomène de neuroplasticité, dans un contexte pathologique, alors que plusieurs systèmes cérébraux et modalités comportementales s'en trouvent affectés.

Utilisée dans le traitement pour la dépression, la stimulation cérébrale non invasive (transcranial direct current stimulationtranscranial magnetic stimulation) permet de moduler certains aspects du comportement. Les mécanismes d'action sous-jacents de ces effets impliqueraient un changement dans la polarité corticale et sous-corticale, mais demeurent indéterminés. Ses effets s'observant au-delà de la période de stimulation, la stimulation est considérée comme un outil non invasif favorisant la plasticité cérébrale.

La stimulation propose un potentiel intéressant dans la diminution des symptômes liés aux dépendances. En effet, certaines études indiquent qu'elle pourrait aider à réduire l'intensité du besoin en drogue et diminuer la quantité consommée lorsqu'appliquée au cortex préfrontal. De plus, ces travaux ont été réalisés chez des populations souffrant de dépendance à des substances diverses.

Ainsi, cette présentation traitera des dépendances, du rationnel de l'utilisation de la stimulation cérébrale dans ce contexte et de données intéressantes quant à l'utilisation de ces techniques dans la modulation de comportements liés aux dépendances.

 



81e Congrès de l'ACFAS

Effet de sevrage et réponse rapide aux variations des paramètres de stimulation du stimulateur du nerf vague en dépression pharmaco-résistante

Auteur : Elise LaGarde
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Depuis 2001, en Europe et au Canada, le traitement par stimulation du nerf vague (SNV) est reconnu comme traitement adjuvant en dépression réfractaire. 18 patients souffrant de dépression pharmaco-résistante ont été implantés d'un SNV suite à une évaluation clinique exhaustive. Le taux de réponse chez 13 patients qui ont reçu le traitement pour au moins 1 an se situe à 61.5%. Malgré une amélioration de plusieurs mois ou même d'années, des fluctuations symptomatiques parfois brutales ont été observées lors de changements même discrets des paramètres de stimulation. Ainsi, lors d'une diminution ou d'un arrêt de stimulation, accidentels ou planifiés, certains patients démontrent une détérioration rapide de leur état clinique, tel un effet de sevrage au traitement, en moins de 24 heures. Inversement, une augmentation de 0,25 mA ou simplement un changement de 20hz à 30hz motivés par un début de rechute, chez un patient auparavant amélioré, pourront résulter en une amélioration très rapide, parfois en quelques heures, de l'état clinique. Ces phénomènes soulèvent des questions quant aux mécanismes d'action du traitement par SNV et suggèrent une action passant certes par des modifications des circuits de la dépression (par exemple une modulation de plasticité neuronale – long terme) mais aussi par un effet immédiat, corrélé à la dose et propre au patient, à élucider (stimulation de la relâche de neurotransmetteurs ou

81e Congrès de l'ACFAS

Biomarqueurs neurodéveloppementaux présents chez l'enfant à risque et le patient adulte : défi des neurosciences cliniques pour les prochaines décennies

Auteur : Michel Maziade
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Les maladies psychiatriques majeures, comme la schizophrénie, la maladie bipolaire, la dépression et les troubles anxieux, affectent 6% de la population soit environ 50 millions de personnes dans les pays du G7. Ces maladies dites neurodéveloppementales résultent de différentes atteintes génétiques et environnementales qui peuvent survenir dès l'enfance. Or, on sait aujourd'hui que les anomalies neurodéveloppementales retrouvées chez les patients adultes (endophénotypes cognitifs et physiologiques), sont déjà détectables 10 à 15 ans avant le début de la maladie chez les enfants à risque. La recherche médicale moderne s'oriente non seulement vers la mise en évidence de ces déterminants infantiles mais également sur leur normalisation en vue d'une meilleure prévention des syndromes neuropsychiatriques. Cette approche est une tendance mondiale ancrée, déjà établie pour d'autres maladies complexes, comme les maladies cardiovasculaires. La présentation des résultats récents dans ce domaine sera intégrée aux thèmes développés par les conférenciers du colloque, dans la perspective de faire part des nouvelles tendances et directions prises par la recherche en neurosciences cliniques et fondamentales en santé mentale, pour les prochaines décennies.

81e Congrès de l'ACFAS

Introduction au colloque

Auteur : Rémi Quirion
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale
81e Congrès de l'ACFAS

Effets du stress chronique sur la flexibilité cognitive chez un modèle murin de réduction de la sérotonine cérébrale

Auteur : Francis Lemay
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Les dysfonctions cognitives sont des symptômes observés dans les troubles anxieux et de l'humeur (Murrough et al., 2011 ; Iosifescu, 2012). La flexibilité cognitive, fonction associée à la sérotonine (5-HT ; Homberg et al., 2012), est atteinte dans ces troubles. Étant donnée la relation connue entre le stress et les performances cognitives (Castaneda et al., 2008), ainsi qu'entre 5-HT et l'anxiété (Karg et al., 2011), un modèle animal génétique de réduction de 5-HT, la souris knockin Tph2 (Beaulieu et al., 2008), est utilisé. Des souris de deux génotypes (wildtype [WT] et homozygote [HO]) sont soumises à l'une de deux conditions : stress chronique de contention (n = 8 WT, 8 HO) ou absence de stress chronique (n = 8 WT, 8 HO) et leurs performances cognitives sont évaluées dans le labyrinthe en H (Del'Guidice et al., 2009). Dans la condition sans stress, les souris WT complètent plus souvent la tâche que les HO et font moins d'erreurs de persévération. Cependant, dans la condition de stress chronique, les résultats des souris des deux génotypes ne diffèrent pas. En comparaison avec la condition sans stress, les performances des HO demeurent inchangées, et celles des WT sont similaires à celles des HO stressées. Les résultats confirment le lien existant entre le stress chronique et la flexibilité cognitive. Il semblerait que le stress chronique affecte peu les performances cognitives de souris à 5-HT réduite, qui souffrent au départ de déficits de flexibilité cognitive.

81e Congrès de l'ACFAS

Liens entre le niveau d’éducation et les capacités fonctionnelles

Auteur : Marie-Maude Dubuc
Colloque    112 - Vieillissement

Contexte: La littérature présente un lien entre le niveau d’éducation et le risque de développer des problèmes de santé à l'âge adulte. Objectif: Déterminer si le niveau d’éducation d’adultes de 50 ans et plus est lié à leurs capacités fonctionnelles. Méthodes: 104 hommes(H) et 198 femmes post-ménopausées(F) âgés entre 50 et 89 ans ont participé à l’étude. La composition corporelle et la capacité fonctionnelle des participants ont été mesurées. Le niveau d’éducation des participants a été évalué par questionnaire. Les participants ont été répartis en deux groupes en fonction de leur niveau d’éducation: 1) ayant un diplôme d’études secondaires (DES: n=53, 17H et 36F) et 2) ayant atteint un niveau d’étude universitaire (NEU: n=249, 87H et 162F). Résultats: La composition corporelle est similaire entre les deux groupes. Le groupe NEU présente une puissance maximale des quadriceps, un équilibre unipodal, un test de l’escalier et de la chaise (p<0,05), une consommation maximale d’oxygène (p<0,005) et une santé perçue (SF-36; p<0,001) significativement plus élevés que le groupe DES, et ce, même si le groupe DES fait significativement plus de pas par jour (p<0,005) que le groupe NEU. Conclusion: Les résultats obtenus suggèrent que le niveau d’éducation d’un individu influence ses capacités fonctionnelles lors du vieillissement. Il serait intéressant de voir si le type de métier est impliqué dans ce lien.

81e Congrès de l'ACFAS

Séquençage de nouvelle génération : vers une caractérisation du rôle fonctionnel de l'hydroxyméthylation dans le cerveau des suicidés

Auteur : Jeffrey Gross
Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale

Le suicide est un phénomène complexe et il est important d'en comprendre la neurobiologie puisque celle-ci peut élucider certains facteurs étiologiques et informer de futures pistes d'intervention. La recherche sur les biomarqueurs est particulièrement importante. Jusqu'à date, les modifications épigénétiques telles la méthylation de la cytosine d'ADN ainsi que les modifications de la chromatine ont été suggérées dans certains phénotypes psychiatriques comme la schizophrénie, le trouble affectif bipolaire et le suicide. Récemment, il a été démontré que les cytosines méthylées sont converties en cytosines hydroxyméthylées (hmC), et que cette nouvelle modification pourrait servir de marqueur épigénétique. Afin de mieux caractérisé son rôle fonctionnel, l'ADN post-mortem a été extraite, fragmentée et enrichie pour hmC à partir de cerveaux d'individus sans psychopathologies ou suicidés. Les librairies d'ADN ont été préparées et séquencées sur des séquenceurs Illumina HiSeq 2000. Des analyses bio-informatiques seront employées pour déterminer les régions du génome qui présentent des niveaux élevés ou réduits d'hydroxyméthylation dans chaque groupe. Par la suite, nous différencierons les deux groupes sur cette même variable. La caractérisation du rôle de l'hydroxyméthylation dans le suicide et son impact sur les changements d'expression génétique seront essentiels dans la découverte de futurs biomarqueurs.

81e Congrès de l'ACFAS

Pause

Colloque    112 - Recherche de biomarqueurs et de biothérapeutiques en santé mentale