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81e Congrès de l'ACFAS

Étude expérimentale sur les processus automatiques de la pensée dichotomique : comparaison d’individus présentant des traits faibles et élevés du trouble de la personnalité limite

Auteur : Félix Gauthier mongeon
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Malgré les impacts sévères du trouble de la personnalité limite (TPL) sur le fonctionnement, les mécanismes qui sous-tendent ce trouble demeurent largement incompris. La présente étude vise à enrichir la conception de la pensée dichotomique (évaluations extrêmes et instables) dans le TPL en distinguant ses manifestations à deux niveaux de traitement de l'information différents: automatique vs délibéré. Précisément, la présente étude propose un modèle antagoniste de l'influence des niveaux automatique et délibéré dans la pensée dichotomique; de plus, des modérateur potentiels sont considérés: impulsivité, clivage et inhibition. Une tâche d'association implicite et des mesures auto-rapportées reflètent les niveaux automatique et délibéré, respectivement. 30 étudiants sont séparés en deux groupes (traits de personnalité du TPL faibles vs traits TPL élevés); chaque participant visionne deux extraits de film mettant en scène les deux mêmes personnages dans le cadre d'une interaction conjugale. Les évaluations du personnage aux niveaux automatique (tâche cognitive) et délibéré (auto-rapporté) sont mesurées après chaque extrait. Les résultats préliminaires avec 6 participants montrent que la tendance à évaluer de façon extrême le personnage de l'extrait augmente en fonction des traits du TPL. Ce résultat apparait seulement au niveau automatique, il semble donc exister une distinction réelle des niveaux automatique et délibéré de la pensée dichotomique dans le TPL.

81e Congrès de l'ACFAS

Effets d'un stress chronique sur l'apprentissage d'une tâche spatiale et la consommation d'alcool chez un modèle animal naturalisé de réduction de la sérotonine cérébrale

Auteur : Francis Lemay
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

La sérotonine (5-HT) est un neurotransmetteur clé du système nerveux. On l’associe souvent à la dépression, l’anxiété, la dépendance aux substances  et les fonctions exécutives. Une mutation de l’enzyme Tph2 (R439H) peut mener à une réduction de 80% de 5-HT cérébrale et semble associée à des anomalies comportementales chez les souris porteuses (HO ; Beaulieu et al., 2008). Afin de déterminer de quelle façon le stress affecte les HO, des tâches de labyrinthe en H (Del’Guidice et al., 2009), de même que de préférence à l’alcool avec quinine (Yoneyama et al., 2008 ; Correia, 2009) et d’anxiété, sont administrées à des souris sous stress chronique de contention ou sans stress chronique. Les résultats indiquent que sans stress, les HO présentent de l’anxiété, des déficits cognitifs importants et une aversion moins marquée que celle des contrôles (WT) pour l’alcool et la quinine. Sous stress chronique, le niveau d’aversion des HO à l’alcool-quinine augmente, tandis que celui des WT diminue ; cette condition n’influence pas les performances cognitives des HO, quoiqu’elle nuise à celles des WT, annulant les différences observées, et elle inverse les niveaux d’anxiété des deux groupes. Ces résultats suggèrent que les déficits cognitifs associés à une réduction de 5-HT ne seraient pas exclusivement dus à une augmentation de l’anxiété ; cependant, la consommation d’alcool en conditions aversives pourrait être associé au niveau d’anxiété chez les souris porteuses de la mutation.

81e Congrès de l'ACFAS

Aspect distinctif des expressions référentielles en schizophrénie : évidences d’une tâche novatrice d’interaction verbale contrôlée

Auteur : Alexandra Loignon
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Les patients atteints de schizophrénie (SZ) présentent des déficits de cognition sociale intimement liés à leurs difficultés de fonctionnement. La communication est aussi une faculté ébranlée dans la SZ. Il a été démontré que lors d’une conversation, les patients éprouvent des difficultés à ajuster leur discours en fonction des connaissances de leur interlocuteur et utilisent des marqueurs de référence (MR) différents des personnes saines. Dans la présente étude, une tâche novatrice a permis d’examiner une gamme plus variée de MR et l’aspect distinctif des choix référentiels. Cette étude a permis de comparer un groupe de patients SZ (n=16) et un groupe contrôle (n=15). Chaque sujet a été soumis à deux conditions expérimentales (BD avec « rôles distinctifs » vs « rôles à définir » des personnages de l’histoire). La mesure d’intérêt était le nombre d’utilisation de têtes nominales distinctives pour les expressions référentielles indéfinies et définies. L’analyse des résultats n’a pas démontré d’effet de condition (F(1, 29) = 1.26, p= .271) mais a démontré un effet de groupe (F(1, 29) = 8.34, p< 0.001) ainsi qu’un effet d’interaction groupe X condition (F(1, 29)= 7.02, p= .013). Les analyses post hoc démontrent que les patients SZ utilisent moins d’expressions distinctives dans la condition «rôles à définir» (T(29) = -3.57, p= .001) alors que pour la condition «rôles définis», il n’y avait pas cette différence (T(29) = -.26, p= .794).

81e Congrès de l'ACFAS

AVC chronique et neurostimulation périphérique : effets sur les mécanismes neurophysiologiques du contrôle moteur et apport en réadaptation

Auteur : Louis-David Beaulieu
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

L’étude visait à tester les effets immédiats des stimulations magnétiques périphériques répétitives (rPMS) au niveau cortical, corticospinal et clinique pour la fonction sensorimotrice de la cheville parétique chez des sujets avec accident vasculaire cérébral (AVC) chronique. Dix-huit participants AVC ont été assignés aléatoirement à un groupe rPMS (N=9) et placebo (N=9), et ont été comparés à 14 participants en santé. Les résultats ont démontré que les rPMS ont : amélioré l'ampltude de flexion dorsale active; baissé la résistance des muscles fléchisseurs plantaires à l’étirement; amélioré la force musculaire des fléchisseurs dorsaux; augmenté l’excitabilité du cortex moteur primaire; et baissé la variabilité des mécanismes inhibiteurs intracorticaux. Aucun effet du placebo n’a été observé. Les améliorations cliniques étaient corrélées avec les changements du système corticospinal, et dépendaient de la fonction préalable de ce système (avant l’intervention). Cette plasticité dynamique rapide du système moteur, probablement induite par les afférences proprioceptives créées par la neurostimulation, pourrait permettre d'ouvrir une fenêtre thérapeutique lors de la rééducation du mouvement en réadaptation. D'autres études sont nécessaires pour mieux détailler les mécanismes neurophysiologiques qui sous-tendent ces changements.   

81e Congrès de l'ACFAS

Changements dans l’expression du récepteur α-7 nicotinique chez le singe parkinsonien dyskinétique

Auteur : Vincent Jourdain
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

La L-DOPA, précurseur de la dopamine, est le plus efficace des traitements pharmacologiques dans la maladie de Parkinson. Toutefois, des mouvements involontaires appelés dyskinésies se développent chez la majorité des patients après 5 ans de traitements. Une dysrégulation cholinergique est aussi observée dans le Parkinson et fait l’objet de la présente étude. Cette expérience a inclus 17 singes divisés en 4 contrôles, 4 traités au MPTP seulement, 4 singes MPTP traités avec de la L-DOPA ayant développés des dyskinésies et 5 singes MPTP traités avec de la L-DOPA et le Ro 61-8048, un inhibiteur de la kynurénine hydroxylase, qui ont développés moins de dyskinésies. Le Ro 61-8048 possède des activités antiglutamatergique et antagoniste pour le récepteur a-7 nicotinique (a7nAchR). La liaison spécifique au a7nAchRa été évaluée par autoradiographie avec le ligand [121I]a-bungarotoxin. La liaison spécifique aua7nAchR était augmentée par rapport aux contrôles dans la partie dorsale du putamen chez tous les singes ayant reçu de la L-DOPA. Les augmentations dues au MPTP ont été renversées par la L-DOPA dans le globus pallidus interne, tandis que l’addition du Ro 61-8048 a augmenté la densité dua7nAchR par rapport aux autres groupes investigués. Aucun changement n’a été observé dans les noyaux caudé et pédunculopontin. Ces données suggèrent que les niveaux dua7nAchR sont modifés dans les ganglions de la base par le traitement à la L-DOPA chez les singes MPTP.

81e Congrès de l'ACFAS

Évaluation de la justesse de la détection en fonction du bruit dans le tri de décharges neuronales

Auteur : Fabrice Valade
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Dans des expériences qui étudient la propagation de l’information dans le cerveau, les décharges simultanées de plusieurs neurones sont enregistrées à l’aide d’une seule électrode insérée dans le milieu extracellulaire. Le tri de décharges consiste à détecter les décharges dans le signal puis à les regrouper afin d’associer un train de décharge pour chaque neurone. L’objectif de ce travail est d’évaluer  la justesse de la détection automatique des décharges dans le signal.

La détection est effectuée en enregistrant toutes les décharges qui dépassent un seuil choisi, une méthode communément utilisée. La qualité de la détection est fonction de ce seuil déterminé généralement de façon automatique. À l’aide de signaux simulés,  il nous a été possible de déterminer un seuil optimal qui permet de minimiser les fausses détections positives et négatives pour un signal donné, ce qui ne serait pas possible pour des signaux réels.  Or, nous démontrons que le seuil optimal est différent de celui déterminé automatiquement par les algorithmes existants.   De plus,  nous observons que même en utilisant le seuil optimal, la quantité de détections erronées devient non négligeable lorsque l’amplitude du bruit augmente. 

Nous en concluons que les tris de décharges neuronales effectués à l’aide de ces algorithmes de détection sur des signaux réels risquent d’inclure une grande quantité d’erreurs qui doivent être considérées.

81e Congrès de l'ACFAS

Vivre avec une personne souffrant de la maladie d'Alzheimer à un jeune âge : perspective des proches aidants et des professionnels du système de santé

Auteur : Francine Ducharme
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Comme la maladie d’Alzheimer (MA) est étroitement liée au vieillissement, peu d’études portent sur l’expérience des proches aidants des personnes qui en sont atteintes à un jeune âge. Ayant encore souvent des enfants à la maison, leur détresse psychologique serait plus élevée que celle des aidants de personnes âgées. Par ailleurs, les  services de soutien offerts actuellement ne sont pas ajustés à leurs besoins singuliers. L’objectif de ce projet était ainsi de documenter l’expérience des aidants de personnes de moins de 60 ans atteintes de la MA, sous l’angle: 1) des difficultés vécues dans leur vie quotidienne et 2) des perceptions des professionnels des équipes interdisciplinaires quant aux services qui pourraient répondre à leurs besoins. Une approche qualitative a permis d’explorer en profondeur l’expérience de 20 proches dans le cadre d’une entrevue semi-dirigée, de même que la perspective de professionnels (n=10) à l’aide de deux groupes de discussion. L’analyse thématique des discours souligne des difficultés chez les aidants,  notamment quant à la quête et à la négation du diagnostic, la gestion des symptômes de la MA, la conciliation travail-famille, l’équilibre psychologique et la planification de l’avenir. Développer des formules de répit flexibles et des programmes psychoéducatifs sont parmi les pistes pour améliorer les mesures d’accompagnement dans un contexte où il est maintenant possible de dépister plus rapidement la MA chez  des personnes jeunes.

81e Congrès de l'ACFAS

Relation entre les traits de personnalité et la qualité subjective de sommeil chez les jeunes adolescents

Auteur : Noémie Lemieux
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Peu d’études se sont intéressées à la relation entre le sommeil et l’émergence de la personnalité à l’adolescence malgré les importants changements à ces niveaux qui ont cours durant cette période. La présente étude visait à explorer le lien entre la qualité subjective de sommeil et les traits de la personnalité chez les adolescents et de vérifier s’il s’exprime de la même façon chez les garçons et les filles. Cent-soixante-dix-neuf adolescents français âgés entre 13 et 15 ans ont complétés un questionnaire sur le sommeil (Index de qualité de sommeil de Pittsburgh) et un sur la personnalité (NEO-FFI). L’analyse des réponses indique que plus un adolescent présente un niveau élevé de neuroticisme, plus il obtient un score élevé à l’IQSP, signe d’une faible qualité de sommeil. Chez les garçons, on note que plus il est introverti, plus il perçoit sa qualité de sommeil comme étant mauvaise. Cette étude est l’une des premières à montrer un lien entre la personnalité normalement associés à certaines psychopathologies, comme la dépression et l’insomnie, et la qualité de sommeil non optimale chez des adolescents par ailleurs en bonne santé. Un suivi longitudinal de ces jeunes permettrait de vérifier si ces liens pourraient être précurseurs au développement de problèmes d’insomnie et/ou de dépression à l'äge adulte. Ceci offrirait une nouvelle piste à explorer pour mieux comprendre l’émergence des psychopathologies pour lesquelles le sommeil est aussi impliqué.

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Méta-analyse des thérapies cognitives et comportementales (TCC) pour les cauchemars comparées à la pharmacothérapie (Prazosin) pour la réduction des cauchemars post-traumatiques

Auteur : Delphine-Émilie Bourdon
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Les cauchemars récurrents touchent de 19% à 71% des individus ayant un état de stress post-traumatique (ÉSPT). Plusieurs méta-analyses soulignent l’efficacité des traitements cognitifs et comportementaux (TCC) pour l’ÉSPT en général. Cependant, des études révèlent que les cauchemars peuvent perdurer suite au traitement. On s’intéresse alors de plus en plus à traiter spécifiquement ce symptôme. La Révision et Répétition par Imagerie Mentale, la thérapie de l’apprentissage du rêve lucide et le Prazosin sont parmi les traitements les plus souvent mentionnés. Néanmoins, on en connaît peu sur leur efficacité respective. Notre objectif est alors d’effectuer une méta-analyse sur l’impact de ces traitements psychologiques comparativement au Prazosin, sur la réduction des cauchemars chez les adultes diagnostiqués avec un ÉSPT. Une recherche systématique d’études de 1980 à juillet 2012 rédigées en français ou en anglais a été effectuée sur PsycINFO, MedLine, PILOTS, et Proquest Dissertations and Theses. Le nombre d’études retenues est de 28, soit 10 études pour Prazosin et 18 études pour les TCC. Les tailles d’effet combinées obtenues pour les TCC et pour Prazosin sont respectivement de 0,55 (95% IC = [0,38;0,72]) avec un effet significatif de modéré à large et; de 2,38 (95% IC = [1,21; 3,55]) avec un effet significatif de modéré à large. D’autres éléments seront rapportés, tels que les données sur les types de traumatismes et les questionnaires utilisés pour évaluer les cauchemars.

81e Congrès de l'ACFAS

Innervations sérotoninergique et cholinergique du pallidum chez le singe écureuil : étude immunohistochimique en microscopie optique et électronique

Auteur : Lara Eid
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

L’objectif principal de cette étude est de comparer l’innervation serotoninergique (5-HT) et cholinergique (ACh) du segment interne (GPi) et externe (GPe) du pallidum chez le singe écureuil (Samiri sciureus) en utilisant des anticorps contre le transporteur membranaire de la 5-HT et contre la choline acétyltransférase. Nos résultats en microscopie optique démontrent que la densité de l’innervation 5-HT est semblable entre les deux segments pallidaux (0,6 x 106 varicosités/mm3) alors que l’ACh présente une innervation plus dense dans le GPe (0,7 x 106) que dans le GPi (0,3 x 106). L’innervation 5-HT et ACh de chacun des segments présente un gradient antéropostérieur décroissant. Nos résultats en microscopie électronique révèlent que seulement 25% des varicosités axonales 5-HT présentes dans le GPi et le GPe établissent des contacts synaptiques et que ces rares contacts synaptiques sont exclusivement retrouvés sur des dendrites. Puisqu’aucun contact synaptique axo-axonique n’a été observé, nos données suggèrent que l’effet neuromodulateur de la 5-HT sur les afférences pallidales s’effectue principalement par transmission diffuse alors que son influence directe sur les neurones du pallidum s’effectue à la fois par transmission synaptique et diffuse. Cette étude permet de mieux comprendre le rôle des afférences 5-HT et ACh en provenance du tronc cérébral dans la modulation de l’activité électrophysiologique des neurones du pallidum.

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Théorie de l’esprit et reconnaissance des émotions, tels que mesurés par la NEPSY auprès d’enfants victimes de maltraitance

Auteur : marie-hélène guilbault-pinel
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

La maltraitance, i.e. toute forme de sévices subis par un enfant alors qu’il est sous la responsabilité d’une personne en qui il a confiance ou dont il dépend (CNIVF, 2006), a des conséquences préoccupantes sur le développement de l’enfant. En plus des atteintes cognitives (Beers & De Bellis, 2002; Nolin & Ethier, 2007), les interactions sociales et la régulation des conduites semblent être affectées par les mauvais traitements, ce qui suppose des déficits au niveau des cognitions sociales (Ethier et al., 2010) . La théorie de l’esprit (ToM) est une composante de la cognition sociale qui correspond à une aptitude permettant d’inférer des états mentaux à autrui, comme des croyances, des désirs ou des intentions (Duval et al., 2011). Afin d’évaluer certaines composantes des cognitions sociales, 21 enfants (6 garçons et 15 filles; âge :M=9 ans) victimes de maltraitance et un groupe témoin composé de 21 enfants (10 garçons et 11 filles; âge : M=8.8 ans) ont complété les tâches de ToM et de reconnaissance des émotions de la NEPSY (N=42). Les comparaisons de moyennes ont montré une différence significative entre les deux groupes au sous-test de reconnaissance des émotions [(t(39) = -2.58, p = 0.14], mais pas au sous-test de ToM [(t(40) = -0.149, p = 0.883]. Les résultats démontrent une difficulté des enfants maltraités à reconnaitre les émotions mais suggèrent par ailleurs un bon fonctionnement de la ToM.

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Étude de la réponse inflammatoire dans un modèle de dégénérescence du plexus myentérique de souris parkinsoniennes

Auteur : Pauline Latzer
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

La maladie de parkinson (MP) est une maladie neurodégénérative caractérisée par une perte des neurones dopaminergiques (DA) dans le cerveau et l’apparition de corps de Lewy, et souvent associée à une inflammation progressive chronique. De nombreuses études suggèrent que le système nerveux entérique (SNE) des patients pourrait être touché plusieurs années avant l’atteinte cérébrale. Notre laboratoire a également démontré la présence d’une réponse inflammatoire au niveau du SNE associée à une infiltration de monocytes dans le plexus myentérique (PM) après traitement de souris avec la neurotoxine MPTP (1-methyl-4-phenyl-1,2,3,6-tetrahydropyridine). Notre objectif est de mieux comprendre le décours de cette réponse inflammatoire en étudiant la dégénérescence des neurones DA par microscopie intravitale multiphoton du PM du cæcum. Pour cela, nous avons croisé des souris transgéniques exprimant diverses protéines fluorescentes dans les neurones, les macrophages et les cellules entérogliales. Nous avons développé un appareil de contention qui nous permet de maintenir le cæcum stable malgré la respiration et le péristaltisme présent chez l’animal vivant anesthésié. Cette méthode nous permet d’investiguer à plusieurs jours d’intervalles l’infiltration des macrophages dans le PM ainsi que leur contribution dans la neurodégénérescence. Les mécanismes moléculaires impliqués dans la motilité des macrophages sont par la suite validés in vitro par microscopie confocale sur cellules vivantes

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Propriétés neuroprotectrices de l’oleuropéine sur les cellules PC12 neuronales

Auteur : imène achour
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

L’oleuropéine est une molécule extraite des feuilles de l’olivier connue pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Afin de cerner son rôle neuroprotecteur, l’oleuropéine a été mise à l’épreuve sur un modèle cellulaire de la maladie de Parkinson, les cellules PC12 neuronales exposées à la neurotoxine 6-hydroxydopamine (6-OHDA). Premièrement, nous avons démontré que l’oleuropéine réduit la mort neuronale induite par la 6-OHDA telle que mesurée par des essais de cytotoxicité. Ensuite, nous avons étudié l’effet de l’oleuropéine sur l’apoptose induite par la 6-OHDA en mesurant l’expression de certaines protéines pro- et anti-apoptotiques telles que Bax, Bcl-2 et PARP1, ainsi qu’en quantifiant la fragmentation de l’ADN. Les résultats ont démontré que l’oleuropéine diminue significativement l’apoptose. Enfin, pour comprendre les mécanismes par lesquels agit l’oleuropéine, nous avons observé l’apparition de vacuoles autophagiques dans le cytoplasme des cellules traitées avec la molécule naturelle, qui ont été mises en évidence par marquage à l’acridine orange, par marquage au Cyto-ID et par immunofluorescence avec un anticorps dirigé contre LC3. Les recherches récentes indiquent que le processus d’autophagie joue un rôle important dans la maladie de Parkinson et est même qualifié comme arbitre de la survie neuronale. Nos résultats probants nous encouragent à continuer sur cette voie pour déterminer le rôle de l’oleuropéine comme molécule neuroprotectrice.

81e Congrès de l'ACFAS

Les déficits de compréhension du langage non littéral dans la maladie de Parkinson sont-ils liés à un déficit de la théorie de l’esprit et des fonctions exécutives?

Auteur : Julie Vachon-Joannette
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie
Plusieurs études sur la maladie de Parkinson (MP) ont permis d’identifier un déficit langagier pragmatique (i.e. l’utilisation du langage dans un contexte précis de communication), plus spécifiquement de la compréhension du langage non littéral (LNL). Un déficit de théorie de l’esprit (TE) et des troubles exécutifs seraient également présents dans cette maladie et pourraient être associés aux troubles de compréhension du LNL. Objectifs: Le but de cette étude est de vérifier la présence de tels déficits dans la MP et s’il existe une association entre les trois. Méthode : Dans notre étude, 15 participants atteints de la MP et 17 participants contrôles ont été évalués avec une tâche de compréhension du LNL, une tâche de TE et ils ont également complété une batterie de tests évaluant les fonctions exécutives. Résultats : Le groupe atteint de la MP a obtenu des scores significativement plus faibles que le groupe contrôle aux tâches évaluant la TE et la compréhension du LNL. Une corrélation significative a été observée entre les scores obtenus à ces deux tâches. Les résultats de cette étude ont également démontré une association entre la compréhension du LNL et la flexibilité mentale. Discussion : Des déficits de compréhension du LNL et de TE sont présents dans la MP. De plus, nos résultats apportent une évidence en faveur d’une relation entre ces déficits chez les personnes atteintes de la MP. Il serait intéressant de vérifier s’il existe une association entre la compréhension du LNL, la TE et les fonctions exécutives à des stades plus avancés de la maladie.
81e Congrès de l'ACFAS

Glaucome et maladie d'Alzheimer : des mécanismes physiopathologiques communs ?

Auteur : Marius CHIASSEU
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Le glaucome, principale cause de cécité irréversible dans le monde, est une rétinopathie dégénérative due à la perte des cellules ganglionnaires de la rétine (CGR). La maladie d’Alzheimer (MA), est une maladie neurodégénérative caractérisée par la présence de plaques séniles formée d'amyloide-β et d’enchevêtrements neurofibrillaires formées d'agrégats de Tau hyper-phosphorylé. Il n’existe aucun traitement contre ces maladies, d’où la nécessité d’investiguer de nouvelles cibles thérapeutiques. Des études suggèrent que le glaucome et la maladie d’Alzheimer (MA), partagent des mécanismes pathologiques communs. Par exemple, la rétine des patients MA présente une perte extensive des cellules ganglionnaires de la rétine ainsi qu’une importante gliose réactive, des phénomènes rappelant le glaucome. Sachant le rôle de Tau dans l’évolution de la MA, il est important d'étudier sa contribution dans le glaucome. Pour cela nous avons utilisé un modèle expérimental du glaucome chez lequel le profil de phosphorylation de Tau a été déterminé par Western blot d’homogénats de rétine. Nos résultats montrent que comparativement aux sujets sains, les sujets glaucomateux présentent une hausse significative de la phosphorylation de  la protéine Tau rétinienne sur les résidus Serine 199, 396, et 404  respectivement. Ces données nouvelles renforcent l’hypothèse d’une physiopathologie commune au glaucome, et à la maladie d'Alzheimer en l'occurence l'implication de Tau.

81e Congrès de l'ACFAS

Caractérisation morphologique et stéréologique des interneurones du striatum exprimant la choline acétyl-transférase ou la calrétinine chez la souris Drd1a-tdTomato/Drd2-EGFP

Auteur : Sarah Petryszyn
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Les données portant sur les interneurones du striatum proviennent principalement d’études effectuées chez le rat et le primate. Peu d’informations sont présentement disponibles chez la souris et ce, malgré l’utilisation grandissante de modèles transgéniques murins. L’objectif principal de cette étude est de caractériser la morphologie et la distribution régionale des interneurones du striatum exprimant la choline acétyl-transférase (ChAT) ou la calrétinine (CR) chez la souris D1/D2, en utilisant une approche immunohistochimique quantitative. Les interneurones ChAT présentent un gradient rostro-caudal décroissant et sont caractérisés par une arborisation axonale locale dense et variqueuse. Les interneurones CR présentent une plus grande diversité morphologique. Le premier type montre un gradient rostro-caudal décroissant marqué et est caractérisé par un corps cellulaire sphérique ne possédant qu’un ou deux neurites variqueux et modérément arborisés. Le deuxième type présente un gradient rostro-caudal croissant et est caractérisé par un corps cellulaire allongé. Le troisième type, uniformément distribué dans le striatum, est caractérisé par un corps cellulaire intensément marqué et multipolaire. En conclusion, les interneurones ChAT sont plus abondants et plus largement distribués que les interneurones CR dans le striatum de la souris D1/D2. L’absence de colocalisation ChAT/CR chez la souris constitue une différence interspécifique importante entre primates et rongeurs.



81e Congrès de l'ACFAS

Évaluation des fonctions exécutives à l’aide du questionnaire auto-rapporté du Behavior Rating Inventory of Executive Function chez des enfants victimes de négligence parentale

Auteur : Mélanie Carpentier
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

L’approche neuropsychologique permet de mettre en évidence des troubles cognitifs
chez les enfants maltraités (Beers & De Bellis, 2002; Nolin & Ethier, 2007). Dans
l’étude de Nolin (2009), des différences significatives ont été obtenues chez un groupe
d’enfants négligés aux trois mesures des fonctions exécutives de la NEPSY (Korkman,
Kirk & Kemp, 1998). Dans cette présente étude, nous explorons le rendement au
Behavior Rating Inventory of Executive Function (BRIEF). Le questionnaire a été
complété par 29 parents négligents, référés par des Centre de Protection de la
Jeunesse, et par 29 parents du groupe contrôle. Les parents devaient évaluer le
fonctionnement exécutif de leurs enfants âgés de 6 à 12 ans. L’indice des fonctions
comportementales présente une différence significative pour les trois sous-tests :
inhibition [t(51.91) = 4.32, p = 0.000]; flexibilité [t(48.69) = 4.43, p = 0.000] et contrôle
émotionnel [t(56) = 3.69, p = 0.001]. Quatre composantes de l’indice des fonctions
métacognitives sont également déficitaires: initiative [t(56) = 3.33, p = 0.002]; mémoire
de travail [t(48.54) = 4.02, p = 0.001]; planification/organisation [t(56) = 6.36, p = 0.001]
et autorégulation [t(56) = 3.78, p = 0.000]. Seule la composante organisation matérielle
ne montre pas de différence significative [t(56) = 1.47, p = 0.147]. Les résultats
confirment la présence de dysfonctions exécutives chez les enfants négligés.

81e Congrès de l'ACFAS

Identification des récepteurs impliqués dans le rôle neuroprotecteur et anti-inflammatoire des estrogènes dans la neurodégérescence du plexus myentérique de souris parkinsoniennes

Auteur : Laurine Legroux
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

La plupart des patients atteints de la maladie de Parkinson (MP) présentent des dysfonctions précoces du système gastro-intestinal qui sont associées à des altérations du système nerveux entérique (SNE) qui contrôle le tube digestif. Notre laboratoire a démontré une contribution de l’inflammation dans la perte de neurones dopaminergiques (ND) du SNE. Il est établi que la MP touche plus les hommes que les femmes. Notre hypothèse est que les estrogènes pourraient avoir un rôle anti-inflammatoire et neuroprotecteur au niveau du SNE. Nous avons utilisé dans notre étude des souris prétraitées au PPT ou au DPN, qui sont respectivement des agonistes sélectifs des récepteurs estrogéniques ERα et ERβ afin de déterminer quel récepteur serait impliqué dans l’effet neuroprotecteur des estrogènes. Les souris étaient injectées par la suite au MPTP (1-méthyl 4-phényl1,2,3,6-tétrahydropyridine) pour induire la dégénérescence des ND. Nos résultats indiquent que les souris MPTP ayant reçu un prétraitement estrogénique bénéficiaient d’une protection contre la perte de ND au niveau du SNE par rapport aux souris MPTP contrôles. De plus, le prétraitement estrogénique réduisait l’afflux de macrophage dans le SNE des souris MPTP par rapport aux souris MPTP contrôles. Nos résultats préliminaires in vitro sur des lignées de macrophages confirment le rôle anti-inflammatoire du PPT et du DPN, ce qui suggère un double intérêt thérapeutique de ces molécules pour le traitement de la MP.

81e Congrès de l'ACFAS

Étude des protéines mal repliées et du stress associé au réticulum dans la pathogenèse de la sclérose latérale amyotrophique

Auteur : Audrey Labarre
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénératives qui attaque les neurones moteurs du cerveau et de la moelle épinière. Environ 10% des cas de SLA sont familiaux (SLAF) et 90% sont sporadiques (SLAS). A l'heure actuelle, des mutations dans le gène SOD1 demeure l’une des principales causes de SLAF. Toutefois, pour la plupart des cas de SLA, les causes sont encore inconnues. Notre hypothèse de travail, supportée par des résultats préliminaires, est que les cas sporadiques pourraient partager avec les cas familiaux une voie commune impliquant le mauvais repliement de la protéine SOD1. Le but du projet est de montrer qu’il est possible de réguler l’état conformationnel de la protéine SOD1 et que la modulation de la SOD1 mal repliée peut influencer sur l’apparition et la sévérité de la maladie. Une approche in vitro nous a permis de montrer, suite au traitement de nos cellules en culture par différents agents pharmacologiques et toxines environnementales, qu’il est possible d’induire le mauvais repliement de la protéine SOD1 de type sauvage (non mutée) et de détecter l’accumulation de cette dernière dans divers modèles cellulaires. Ce projet pourrait donc mener à une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans la pathogénèse de la SLAS et de définir des causes environnementales susceptibles d’être impliquées dans la SLA. Ceci constituerait donc une découverte majeure permettant de comprendre l’origine de cette maladie pour 90% des cas. 

81e Congrès de l'ACFAS

Biomarqueurs neurodéveloppementaux chez l’enfant à risque : nouvelles découvertes transférables en recherche préventive pour la schizophrénie et la maladie bipolaire

Auteur : Michel Maziade
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Les endophénotypes de la schizophrénie ou la maladie bipolaire possèdent une architecture génétique plus simple que le diagnostic DSM-IV. Or, les endophénotypes neurocognitifs et physiologiques observés chez le patient adulte sont détectables chez l’enfant à risque génétique de schizophrénie ou maladie bipolaire, 10-15 ans avant l’incidence de la maladie (Maziade et al., Schiz Bull 2011). Ces endophénotypes de risque : i) auraient des fenêtres temporelles de vulnérabilité ; ii) signent des empreintes neurodéveloppementales du cerveau de l’enfant à risque ; iii) des endophénotypes différents ont des trajectoires développementales différentes ; iv) trois formes de trajectoires ont déjà pu être identifiées de l’enfance à l’âge adulte : 1. Une stabilité du déficit ; 2. Une trajectoire non-linéaire avec un retard développemental en enfance suivi d’une récupération ; 3. Un retard tardif commençant à la fin de l’adolescence ; v) la forme de la trajectoire développementale importe. Les travaux soutiennent une définition d’un« syndrome de risque » infantile commun à la schizophrénie et à la maladie bipolaire et reposant sur des anomalies cognitives et physiologiques, la présence de symptômes atténués de psychose et une histoire familiale positive pour ces maladies. Incidemment, un tel syndrome de risque présente des points communs avec le syndrome de risque infantile des maladies métabolo-cardiovasculaires adultes. Ces découvertes mènent a des études d’interventions préventives.

81e Congrès de l'ACFAS

Le rôle et l’interaction des récepteurs des œstrogènes ERα, ERβ et GPER1 dans la neuroprotection du système dopaminergique nigrostrié

Auteur : Mélanie Bourque
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

L’estradiol en se liant aux récepteurs des œstrogènes (ER) α et β induit un effet neuroprotecteur pour contrer les dommages à la voie nigrostriée. Le rôle du nouveau récepteur des œstrogènes couplé à une protéine G (GPER1) dans l’effet protecteur de l’estradiol reste à investiguer ainsi que l’interaction entre les ERs et le GPER1. Les mesures des concentrations de dopamine ainsi que la liaison spécifique aux transporteurs de la dopamine montrent que l’agoniste spécifique du GPER1, le G1, est aussi puissant que l’estradiol à protéger les terminaisons et les corps cellulaires dopaminergiques chez la souris traitée avec le MPTP, pour modeler la maladie de Parkinson. L’antagoniste du GPER1, le G15, bloque complètement l’effet de l’estradiol au striatum et partiellement à la substance noire, montrant un rôle important de ce récepteur dans la neuroprotection. L’effet protecteur de l’agoniste du ERα est aboli en présence de l’antagoniste du GPER1, indiquant une collaboration entre ces deux récepteurs. La protection induite par l’agoniste du GPER1 n’est pas perdu en présence de l’antagoniste des ERs, montrant que l’effet protecteur du GPER se fait indépendamment des ERs. Nos résultats présentent un nouveau mécanisme d’action de l’estradiol et supportent qu’une interaction unidirectionnelle est présente entre le ERα et le GPER1. Étant un récepteur non-féminisant avec des propriétés neuroprotectrices, le GPER1 est une stratégie alternative intéressante à l’utilisation des œstrogènes.

81e Congrès de l'ACFAS

Caractérisation neuronale de cellules souches mésenchymales de chiens

Auteur : Julie Bournival
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Les cellules souches sont des cellules indifférenciées qui ont la capacité de se différencier en plusieurs types cellulaires. Il existe divers types de cellules souches, mais nos expérimentations sont axées sur l’utilisation de cellules souches mésenchymales qui se retrouvent principalement dans les tissus adipeux. Elles sont capables de se différencier en d’autres tissus d’origine mésenchymale ou non, comme les fibroblastes, les os, les tendons et les ligaments. De récentes études démontrent que certaines cellules souches peuvent se différencier en cellules neuronales. Nos travaux de recherche se
centralisent sur 1) l’établissement de la culture et de la différentiation des cellules souches de chiens et 2) sur la vérification de leur caractère neuronal et dopaminergique. Nos résultats démontrent que l’utilisation d’un milieu de différentiation pendant 4 jours est nécessaire pour établir les changements morphologiques typiques des cellules neuronales. Nos résultats de
caractérisation démontrent un caractère neuronal par l’expression accrue de marqueurs neuronaux tels que, les neurofilaments, b-3 tubuline, NeuN et GFAP par Western blot et immunofluorescence. Toutefois, le caractère dopaminergique (expression de TH et DAT) ne semble pas augmenter suite au traitement en milieu de différentiation. Ces résultats démontrent que le caractère neuronal est établi mais que d’autres voies doivent être explorées pour réussir à induire le caractère dopaminergique de ces cellules souches.

81e Congrès de l'ACFAS

L’imagerie médicale : une fenêtre sur l’alimentation énergétique et la structure du cerveau

Auteur : Christian-alexandre Castellano
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Avec l’âge,  la consommation du sucre – glucose, le principal carburant du cerveau, diminue. Ce phénomène augmenterait le risque de présenter des troubles de mémoire et même, dans certains cas, suite à un épuisement énergétique chronique, de développer la maladie d’Alzheimer.  Normalement, lorsque le glucose vient à manquer, les cétones, des dérivés hépatiques des graisses, vont être utilisés comme carburant alternatif. Cependant, les connaissances actuelles sur l’utilisation des cétones par le cerveau sont encore très limitées et plusieurs questions sont à élucider : 1) Est-ce qu’avec l’âge, la diminution de la capacité du cerveau à utiliser de l’énergie pour fonctionner concerne uniquement le glucose ou bien cela concerne-t-il aussi l’utilisation d’autres carburants comme les cétones? 2) Est-ce que cette baisse de la consommation énergétique du cerveau s’accompagne d’une réduction des performances intellectuelles? 3) Et est-ce que ce processus biologique est le même pour un vieillissement dit « normal » et pour vieillissement « pathologique »?La neuro-imagerie fonctionnelle (scanneur TEP) et structurelle (scanneur IRM) est un outil moderne qui nous donne aujourd’hui les moyens d’étudier ces problématiques. 

81e Congrès de l'ACFAS

Qualités psychométriques d’un instrument court de mesure du stress psychologique auprès d’une population universitaire

Auteur : Sébastien Gélinas
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Le MSP est un instrument qui mesure le stress psychologique, présent sous plusieurs versions (MSP-53, MSP-27, MSP-9), mais sa version courte (MSP-9) a fait l’objet de peu d’études concernant ses qualités psychométriques. L’objectif de cet article est donc de présenter quelques indices psychométriques importants pour le MSP-9, auprès d’un échantillon de 83 étudiant-e-s universitaires âgés de 19 à 50 ans. Les résultats des corrélations inter-items (0,22<r<0,81) suggèrent la présence d’un construit unidimensionnel. Les résultats des corrélations items-total (0,48<rc<0,84) et les résultats des alphas de Cronbach en cas de suppression des items (0,88<α<0,91) réitèrent que le modèle testé est unidimensionnel. Finalement, une analyse en composantes principales (0,56<Satf<0,89), qui explique 57,9% de la variance totale, ainsi que les qualités de représentation (0,31<h²<0,80), viennent confirmer l’unidimensionnalité du modèle en 9 items.Pour la fidélité de la mesure (α=0,91), l’instrument présente une consistance interne très satisfaisante. La principale conclusion de cette étude est que le MSP-9 est un instrument remplissant les critères psychométriques les plus répandus et qu’il peut être plus largement utilisé au Québec. Les autres interprétations et les implications pour la clinique et la recherche seront présentées et discutées. D’autres populations, de même que d’autres qualités métriques, devront être explorées par de nouvelles études.

81e Congrès de l'ACFAS

Études des premières étapes d’oligomérisation dans le processus d’agrégation de la protéine amyloïde α–synucléine

Auteur : Cindie Eugene
Colloque    105 - Neurosciences, santé mentale et toxicomanie

Certaines protéines se détournent parfois de leurs fonctions habituelles pour se réorganiser sous forme d’agrégats de protéines non solubles et toxiques menant à la formation de fibres amyloïdes impliquées dans de nombreuses maladies dégénératives telles la maladie d’Alzheimer et de Parkinson. Au cours des dernières années, l’attention des chercheurs s’est portée vers les premières étapes d’agrégation et la formation d’oligomères semblant être encore plus toxiques que les fibres. Les mécanismes d’assemblages de ces protéines sont complexes et leur nature hors- équilibre rend toute étude expérimentale très difficile. Dans ces conditions, il est utile de se tourner vers la simulation numérique pour essayer de comprendre la dynamique des premières étapes d’oligomérisation.

Ici, nous nous concentrons sur le monomère, le dimère et le trimère de l’α–synucléine, une protéine associée à la maladie de Parkinson. Combinant des méthodes de dynamique moléculaire avec réplique optimisées dans notre groupe à un potentiel gros-grain, OPEP, nous nous intéressons au rôle des divers acides aminés caractérisant les structures secondaires et regroupons l’ensemble des configurations selon leurs ressemblances à ce niveau. Ces analyses nous permettent de proposer un chemin d’agrégation pour cette protéine et de comparer avec ceux d’autres séquences amyloïdes afin de séparer les mécanismes d’oligomérisation particuliers et généraux, plus intéressants à cibler.