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Auteur et co-auteurs
Kevin Smith
UQAM - Université du Québec à Montréal
Martine Hébert, Mara Brendgen et Martin Blais
UQAM, UQAM, UQAM
5a. Résumé

La victimisation par les pairs (VP) et la victimisation dans les relations amoureuses (VRA) sont fréquentes chez les adolescents, et presque la moitié du temps rapportées conjointement. Ces formes de victimisation sont notamment associées à des problèmes intériorisés tels la dépression. L’hypothèse de la génération de stress stipule que les cognitions et comportements dépressifs peuvent générer des stresseurs interpersonnels. Ainsi, les jeunes vivant de la VP pourraient vivre davantage de problèmes intériorisés et conséquemment être plus à risque de subir de la VRA, mais peu d’études ont exploré cette hypothèse.

Un devis longitudinal à trois vagues a été utilisé (n = 4923). Les participants (59.6% filles, âgés entre 14 et 18 ans) ont rapporté leurs expériences de VP, de VRA et leur détresse psychologique (i.e., problèmes intériorisés). Une analyse de modèle autorégressif croisé a été réalisée pour tester l’effet médiateur de la détresse psychologique sur le lien entre la VP et la VRA. L’effet d’interaction par le genre dans le modèle a aussi été testé.

La relation longitudinale entre la VP et la VRA était significativement médiatisée par la détresse psychologique. L’effet d’interaction du genre n’était pas significatif.

Ces résultats soutiennent l’hypothèse de la génération de stress et ouvrent la voie à une différente stratégie pour prévenir la revictimisation : en s’attaquant aux problèmes intériorisés au lieu, ou en plus des efforts de prévention visant la victimisation.