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Auteur et co-auteurs
Camille Beaujoin
UdeM - Université de Montréal
Alice Bila, Frank Bicaba, Véronique Plouffe, Abel Bicaba et Thomas Druetz
Société d'Études et de Recherche en Santé Publique (Burkina Faso), Société d'Études et de Recherche en Santé Publique (Burkina Faso), Société d'Études et de Recherche en Santé Publique (Burkina Faso), Société d'Études et de Recherche en Santé Publique (Burkina Faso), École de Santé Publique de l'Université de Montréal
5a. Résumé

Au Burkina Faso, la politique nationale de gratuité des soins pour les femmes vise à réduire la mortalité maternelle en améliorant l’accès aux services de santé reproductive et de planification familiale. Si cette politique a permis d’alléger la barrière financière, d'autres obstacles limitent encore le recours aux soins, comme le manque de pouvoir décisionnel des femmes en matière de santé. L'objectif de notre étude est de décrire les processus de prise de décision qui s’opèrent au sein des ménages en matière d’accès aux soins reproductifs et de planification familiale. Ces processus décisionnels n’ont pas encore été étudiés en contexte de gratuité au Burkina Faso. 

Nous avons réalisé une étude qualitative descriptive. Les données ont été collectées au moyen d'entrevues semi-dirigées et de groupes de discussion, auprès de femmes burkinabè en âge de procréer en milieu rural (n = 23), de leur mari (n = 8), et d'informatrices clés (n = 4). 

Nos résultats montrent que la politique de gratuité semble efficace pour améliorer l'accès aux soins par les femmes en facilitant les processus de négociation au sein des ménages. Cependant, le poids des normes sociales et les inégalités de genre limitent encore le pouvoir décisionnel des femmes, car celles-ci doivent obtenir l’autorisation de leur mari avant de rejoindre les services de santé. Finalement, des pistes d'action à mettre en œuvre en complément de la politique de gratuité sont évoquées pour améliorer l'autonomisation des femmes.