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Auteur et co-auteurs
Julien Michaud-Tétreault
UdeS - Université de Sherbrooke
Maryse Guay, Mathieu Roy et Mélissa Généreux
Université de Sherbrooke, Université de Sherbrooke, Université de Sherbrooke
5a. Résumé

La multimorbidité (MM), par ses impacts multiples et sa prévalence croissante, représente un enjeu central de santé publique. Pour y remédier, une meilleure compréhension des facteurs psychosociaux associés est essentielle. Le modèle salutogénique de la santé et son concept de base, le sentiment de cohérence (SoC), pourraient aider à cet effet. Notre étude visait à évaluer l'association entre le SoC et la MM.

Une analyse secondaire chez les adultes de 25 à 64 ans (n = 6529) a été effectuée à partir d'une enquête populationnelle transversale réalisée en 2018 en Estrie. Le SoC-3 (score entre 0 et 6) a été utilisé pour déterminer un SoC fort (5-6) ou faible (0-4). Le nombre de maladies chroniques auto-déclarées a été utilisé pour déterminer la présence de MM (≥ 2). Des analyses de régression logistique ont été réalisées pour étudier la relation entre le SoC et la MM.

Après ajustement pour le revenu, l’éducation, l’âge, la taille du ménage et les habitudes de vie, un SoC faible demeure associé à la MM chez les hommes (RC 1,92; IC 95%: 1,61-2,29) et les femmes (RC 1,84; IC 95%: 1,54-2,21).

La relation observée entre le SoC et la MM réitère la pertinence de considérer les facteurs psychosociaux lors de l'étude de la MM. Ces facteurs, dont le SoC, pourraient éventuellement aider à concevoir des interventions visant à réduire le fardeau relié à la MM. Les futures études devraient examiner le rôle médiateur du SoC dans la relation entre le statut socio-économique et la MM.