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Auteur et co-auteurs
Margot Guth
UdeM - Université de Montréal
Maryse Bouchard
Département de santé environnementale et santé au travail, Université de Montréal
5a. Résumé

Les parabènes sont ajoutés comme conservateurs dans de nombreux produits (soins personnels, pharmaceutiques et alimentaires). Des études animales rapportent que l’exposition peut causer des effets endocriniens, tels qu’un dérèglement du développement pubertaire et des hormones reproductives. Notre objectif était d'évaluer l'association entre les concentrations urinaires de parabènes et les concentrations sériques d’hormones reproductives chez des jeunes filles de la population générale canadienne. Nous avons analysé les données de l’Enquête Canadienne sur les Mesures de Santé (2014-15) sur 382 filles âgées de 6 à 17 ans et examiné les associations avec des régressions linéaires multivariées, ajustées pour les facteurs de confusion. La majorité (92 %) avait des niveaux détectables d’au moins un parabène dans l’urine. Les résultats montrent que des concentrations de parabènes plus élevées étaient associées à des concentrations significativement inférieures d'hormones reproductives, exceptées avec la progestérone. Un doublement des concentrations des parabènes était associé à des concentrations inférieures de 5,8 % d'estradiol [-9,3; -2,1], de 4,2 % d’hormone folliculostimulante [-7,9; -0,3] et de 10,8 % d’hormone lutéinisante [-17,4; -3,7]. Bien que le devis transversal ne permette pas de réaliser d’inférences causales, ces résultats concordent avec des études animales et suggèrent que ces substances puissent altérer le développement et le fonctionnement du système endocrinien.